▼ Mois
▼ Auteur-s
▼ Programme
▼ Catégorie
 

Utopie, (Dystopie, Mazzerati)

[Paris 20e • France]

 

De février à mai 2017, l’artiste Luca Wyss a travaillé sur le quartier des Fougères – Le Vau dans le cadre d’une résidence entre différentes structures de ce territoire : la Maison des Fougères, le Cap de Bonne Espérance, l’Espace Paris Jeunes Mahalia Jackson, la Cabane Fleury et le collège Pierre Mendès-France. Dans chacun de ces lieux l’artiste a proposé des ateliers avec les différents publics qui les fréquentent. Au début, il s’est agi d’imaginer des récits sur le futur du quartier. Comment sera le quartier dans 20 ans ? Comment serons nous dans 20 ans ? En jouant les ethnologues du futur, les participants se sont interrogés les uns aux autres. Puis, ces histoires ont été mises en images (photo, vidéo, dessin, collage…), mais pas par le même groupe qui les a produites : l’artiste a fait circuler les récits d’un lieu à l’autre. Ainsi, par exemple, un groupe de collégiens se retrouve à faire des petits films sur le monde imaginé par des adultes usagers de la psychiatrie du CAP de Bonne Espérance.

Les résultats de ces ateliers ont été exposés dans les structures impliquées lors d’un parcours artistique de restitution festif et convivial le 13 mai. Les glissements se sont poursuivi à cette occasion, car les œuvres n’ont pas été montrées là où elles ont été produites, participant ainsi à la circulation des publics et à son mélange.

 

Face à la violence sociale présente tout autour de nous, je suis à la recherche des lueurs présentes dans la vie quotidienne ; ces petits gestes, mots, rythmes et actes qui défient l’oppression. Dans ce but, je travaille à partir de la conversation ; enregistrant des entretiens, organisant des espaces de dialogue, examinant les pratiques sociales, partageant des rencontres.

Mes travaux sont des procédures invitant au dialogue. Comme dans la pratique documentaire, j’utilise la réalité comme matière première pour mon travail. Les résultats prennent la forme de performances, d’événements culinaires, de films documentaires et de interventions quotidiennes. Ma recherche m’a amené dans une station radio alternative dans un Kosovo occupé par l’ONU, à suivre un tournoi de football dans une banlieue d’Alger, à demander l’avenir à des amis sans-papiers à Paris, à interroger mes collègues artistes à propos de leurs jobs alimentaires, à organiser un réseau d’aliments biologiques à Buenos Aires, à voler avec les cerfs-volants d’une favela de Rio de Janeiro…
Je traduis ces moments d’émancipation en récits pour libérer leur possibilité d’être des ponts au-delà de frontières culturelles/territoriales/sociales.

Luca Wyss

(Utopie,) Dystopie, (Mazzerati)

[Paris 20e • France]

 

De février à mai 2017, l’artiste Luca Wyss a travaillé sur le quartier des Fougères – Le Vau dans le cadre d’une résidence entre différentes structures de ce territoire : la Maison des Fougères, le Cap de Bonne Espérance, l’Espace Paris Jeunes Mahalia Jackson, la Cabane Fleury et le collège Pierre Mendès-France. Dans chacun de ces lieux l’artiste a proposé des ateliers avec les différents publics qui les fréquentent. Au début, il s’est agi d’imaginer des récits sur le futur du quartier. Comment sera le quartier dans 20 ans ? Comment serons nous dans 20 ans ? En jouant les ethnologues du futur, les participants se sont interrogés les uns aux autres. Puis, ces histoires ont été mises en images (photo, vidéo, dessin, collage…), mais pas par le même groupe qui les a produites : l’artiste a fait circuler les récits d’un lieu à l’autre. Ainsi, par exemple, un groupe de collégiens se retrouve à faire des petits films sur le monde imaginé par des adultes usagers de la psychiatrie du CAP de Bonne Espérance.

Les résultats de ces ateliers ont été exposés dans les structures impliquées lors d’un parcours artistique de restitution festif et convivial le 13 mai. Les glissements se sont poursuivi à cette occasion, car les œuvres n’ont pas été montrées là où elles ont été produites, participant ainsi à la circulation des publics et à son mélange.

 

Face à la violence sociale présente tout autour de nous, je suis à la recherche des lueurs présentes dans la vie quotidienne ; ces petits gestes, mots, rythmes et actes qui défient l’oppression. Dans ce but, je travaille à partir de la conversation ; enregistrant des entretiens, organisant des espaces de dialogue, examinant les pratiques sociales, partageant des rencontres.

Mes travaux sont des procédures invitant au dialogue. Comme dans la pratique documentaire, j’utilise la réalité comme matière première pour mon travail. Les résultats prennent la forme de performances, d’événements culinaires, de films documentaires et de interventions quotidiennes. Ma recherche m’a amené dans une station radio alternative dans un Kosovo occupé par l’ONU, à suivre un tournoi de football dans une banlieue d’Alger, à demander l’avenir à des amis sans-papiers à Paris, à interroger mes collègues artistes à propos de leurs jobs alimentaires, à organiser un réseau d’aliments biologiques à Buenos Aires, à voler avec les cerfs-volants d’une favela de Rio de Janeiro…
Je traduis ces moments d’émancipation en récits pour libérer leur possibilité d’être des ponts au-delà de frontières culturelles/territoriales/sociales.

Luca Wyss

(Utopie, Dystopie,) Mazzerati

[Paris 20e • France]

 

De février à mai 2017, l’artiste Luca Wyss a travaillé sur le quartier des Fougères – Le Vau dans le cadre d’une résidence entre différentes structures de ce territoire : la Maison des Fougères, le Cap de Bonne Espérance, l’Espace Paris Jeunes Mahalia Jackson, la Cabane Fleury et le collège Pierre Mendès-France. Dans chacun de ces lieux l’artiste a proposé des ateliers avec les différents publics qui les fréquentent. Au début, il s’est agi d’imaginer des récits sur le futur du quartier. Comment sera le quartier dans 20 ans ? Comment serons nous dans 20 ans ? En jouant les ethnologues du futur, les participants se sont interrogés les uns aux autres. Puis, ces histoires ont été mises en images (photo, vidéo, dessin, collage…), mais pas par le même groupe qui les a produites : l’artiste a fait circuler les récits d’un lieu à l’autre. Ainsi, par exemple, un groupe de collégiens se retrouve à faire des petits films sur le monde imaginé par des adultes usagers de la psychiatrie du CAP de Bonne Espérance.

Les résultats de ces ateliers ont été exposés dans les structures impliquées lors d’un parcours artistique de restitution festif et convivial le 13 mai. Les glissements se sont poursuivi à cette occasion, car les œuvres n’ont pas été montrées là où elles ont été produites, participant ainsi à la circulation des publics et à son mélange.

 

Face à la violence sociale présente tout autour de nous, je suis à la recherche des lueurs présentes dans la vie quotidienne ; ces petits gestes, mots, rythmes et actes qui défient l’oppression. Dans ce but, je travaille à partir de la conversation ; enregistrant des entretiens, organisant des espaces de dialogue, examinant les pratiques sociales, partageant des rencontres.

Mes travaux sont des procédures invitant au dialogue. Comme dans la pratique documentaire, j’utilise la réalité comme matière première pour mon travail. Les résultats prennent la forme de performances, d’événements culinaires, de films documentaires et de interventions quotidiennes. Ma recherche m’a amené dans une station radio alternative dans un Kosovo occupé par l’ONU, à suivre un tournoi de football dans une banlieue d’Alger, à demander l’avenir à des amis sans-papiers à Paris, à interroger mes collègues artistes à propos de leurs jobs alimentaires, à organiser un réseau d’aliments biologiques à Buenos Aires, à voler avec les cerfs-volants d’une favela de Rio de Janeiro…
Je traduis ces moments d’émancipation en récits pour libérer leur possibilité d’être des ponts au-delà de frontières culturelles/territoriales/sociales.

Luca Wyss