N/Z est une revue expérimentale à ciel ouvert qui s’intéresse à l’écriture comme processus de travail, en amont de sa formalisation définitive et sous toutes ses formes – de la poésie aux arts plastiques. C’est un laboratoire de création qui invite des écrivains et des artistes à participer pendant un an à des rencontres (...)N/Z est une revue expérimentale à ciel ouvert qui s’intéresse à l’écriture comme processus de travail, en amont de sa formalisation définitive et sous toutes ses formes – de la poésie aux arts plastiques. C’est un laboratoire de création qui invite des écrivains et des artistes à participer pendant un an à des rencontres publiques mensuelles (les soirées), à un site internet, à une revue (le papier) et à prendre en charge une rubrique dans chacun des formats.
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Soirée revue N/Z : «Les tendres plaintes», par Perrine Lamy-Quique et les Marquises

[Paris • France]

 

Projection et lectures, poésie et images. Un projet documentaire de Perrine Lamy-Quique (1h20) accompagné d’une musique originale des Marquises.

 

Une nuit d’avril 1970, face au Mont-Blanc, un sanatorium pour enfants s’est effondré à la suite d’un glissement de terrain qui a fait 72 victimes dont 56 enfants. À l’époque, on a accusé la montagne et l’affaire a été classée. Aujourd’hui que s’effacent les dernières traces de cet effondrement, Perrine Lamy-Quique nous ramène dans cette vallée gris-fer pour nous donner à entendre la parole dégelée des victimes et dévoiler les strates qui sédimentent ce drame. Sa lecture filmique, aux frontières du documentaire et de la poésie, nous plonge dans une quête de sens au bord des failles, comme un défi lancé à l’oubli.

 

N/Z est une revue expérimentale à ciel ouvert qui s’intéresse à l’écriture comme processus de travail, en amont de sa formalisation définitive et sous toutes ses formes.

 

« C’est une histoire fracassée, une histoire qui a été maltraitée en 1970, volontairement. J’essaie depuis trois ans de rassembler les matières survivantes qui la racontent, de remettre en contact des êtres, des lieux et des archives qui se sont dispersés dans l’espace et dans le temps, pour extraire cette histoire de l’oubli et en remonter une version plus juste. Mon hypothèse, c’est que le passé ne passe pas, qu’il trouve toujours une niche où se cacher, et que plus le temps passe, plus le passé nous saute aux yeux. Il y a quelques mois, la Revue N/Z m’a proposé d’ouvrir temporairement les coulisses de ce double projet en cours. J’ai relevé le défi et je présente une forme de lecture-projection qui donne à sentir à la fois le film documentaire et le récit littéraire à venir. Cette performance est donc une forme éphémère, vouée à être avalée par les remontages à venir. » Perrine Lamy Quique

 

http://www.revuenz.fr/blog-lamyquique

 

Le travail de Perrine Lamy-Quique (née en 1983 en Haute-Savoie) associe écriture, film et photographie, autour des notions de périmètre et de transgression. Depuis 2010, ses créations – associant mots et images – amorcent une investigation poétique de l’oubli, entre frontalité et mystère, aux frontières du documentaire et de la poésie.

Lecture-projection enregistrée à la Maison de la Poésie (Paris), le 24 février 2017.
Mixage : Adrien Tripon.

Soirée revue N/Z : «Le livre dense», par Raphaël Tiberghien

[Paris • France]

 

« Le langage nous est utile, à quoi ? J’aimerais profiter de l’occasion de ma participation à la revue N/Z pour établir une correspondance avec d’autres artistes de ma génération qui en font usage, afin de comprendre comment et pourquoi ils l’utilisent. Beaucoup de jeunes plasticiens manipulent les mots, qu’ils soient écrits, prononcés ou enregistrés, et l’on peut s’interroger sur cette pratique, sur ce qu’elle dit de notre époque. » — R. Tiberghien

 

Pour cette soirée de la revue N/Z, Raphaël Tiberghien invite Violaine Lochu, Sara Acremann et Timothée Dufresne à penser ensemble l’utilité du langage et l’usage qu’en font ces jeunes plasticiens à notre époque.

 

Éditée par le Bureau des activités littéraires, N/Z est une revue expérimentale à ciel ouvert qui s’intéresse à l’écriture comme processus de travail, en amont de sa formalisation définitive et sous toutes ses formes.

 

Déroulé de la soirée :

Violaine Lochu – Animal Mimesis, performance-conférence, 2015.

Sara Acremann – Présentation du travail Les Listes, et de ses différentes formes entre 2013 et 2016.

Raphaël Tiberghien – Danoisie – lecture sculptée.

Timothée Dufresne & Raphaël Tiberghien – Je suis la ligne, vidéo (non restituée dans cette captation)

Soirée enregistrée le 2 décembre 2016 à la Maison de la Poésie, Paris.
Mixage : Adrien Tripon