Cette nouvelle édition du festival Relectures s’intéresse à une écriture fragmentaire et polyphonique du présent, traversée par des textes sans qualité, des voix hétérogènes, des discours, sons qui la brouillent et la déplacent à la fois. Publier en archipels comme on suit le fil de récits qui habitent des corps, des voix et des (...)Cette nouvelle édition du festival Relectures s’intéresse à une écriture fragmentaire et polyphonique du présent, traversée par des textes sans qualité, des voix hétérogènes, des discours, sons qui la brouillent et la déplacent à la fois. Publier en archipels comme on suit le fil de récits qui habitent des corps, des voix et des espaces urbains et radiophoniques. Imaginaire des îles comme lieu en mouvement, comme manière liquide de faire monde, de transmettre par capillarité, de coder et décoder la langue. L’archipel comme autre récit du future qui oppose aux continents son incertitude et ses histoires parlées par mille lieux et narrateurs à la fois.
▼ Mois
▼ Auteur-s
▼ Programme
 

[Les Lilas • France]

 

« Perdus qui aiment se perdre / belle épine / vaste foin ». En 2013 naît le collectif Jef Klak. Une envie forte et commune de se déplacer, d’aller chercher du politique là où on ne pensait pas en trouver. Visiter les anti-zones, explorer les mirages, les interstices et les zones grises. 

 

« Devenir commun / Faire fou / Hors des sentiers où l’on marche ». Jef Klak taille dans la matière du réel pour trouver prise, mêle poétique et politique, enquête et fiction. Jef Klak, c’est « Monsieur et Madame tout le monde » en flamand, c’est aussi un collectif, un site internet, une revue et un disque de créations sonores. Les textes, images et sons s’y frottent et s’y rencontrent au rythme de la comptine « Trois p’tits chats ».

 

Pour Relectures, le groupe sonore de Jef Klak propose de refaire le chemin en compagnie du public : Marabout , Bout d’ficelle, Selle de Ch’val et Ch’val de course. Une traversée des numéros de Jef Klak par le son, c’est l’occasion de revivre les questions posées, les fonctionnements tâtonnés, en faisant part des expérimentations, écueils et réflexions dans la fabrique du commun et la création en collectif.

Nuit Blanche : Farewell Over Tears

[Les Lilas • France]

 

Farewell Over Tears est une pièce ambiante de guitare joué par Marin Esteban, membre du groupe Rhodes Tennis Court Avenue.

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

Nuit Blanche : Journal de la fille qui cherche Egon Bondy

[Les Lilas • France]

 

« Qui est-il, cet homme en train d’écrire le journal de la fille qui cherche Egon Bondy, c’est-à-dire en quête de lui-même ? Poète-pornographe ? Philosophe évoquant des visions apocalyptiques de la fin de l’humanité ? Commentateur ironique de la petite bourgeoisie socialiste et consumériste ? […] Honza est un peu plus âgée que lui ; son père, Jaromir Krejcar, était avant la guerre un architecte d’avant-garde, sa mère, Milena Jesenska, la « Milena » des lettres de Franz Kafka. »

 

Jana Krejcarova dite Honza envoûte Zbynek Fiser alias Egon Bondy. Elle le fascine par son rapport au monde, sa libre pensée en matière de sexe, d’érotisme, de poésie, de philosophie, de politique… La lettre lue est celle de Honza à l’auteur, traduite du tchèque et éditée en 2004 aux éditions URDLA.

 

Emma Loriaut et Julien Clauss collaborent depuis 2012 pour des projets de performances, de lectures radiophoniques et d’installations. Leurs démarches se rencontrent sur les notions de réel et de déréalisation ainsi que sur des questions d’agencements politiques, de rassemblements, d’inscription dans des architectures et de situations.

 

https://108mhz.wordpress.com/

https://onentendlirejusquaubout.wordpress.com/

https://meteomondiale.bandcamp.com

www.cycliq.org

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

[Les Lilas • France]

 

« Les dessinateurs japonais, pensaient qu’en représentant un sujet ou une scène sur papier, ils la capturait. D’une certaine manière, la chose dessinée préexistait dans l’air et qu’en la faisant apparaitre, elle devenait leur. Ils avaient donc un pouvoir. Celui de créer et de posséder ce qu’ils dessinaient. »

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

[Les Lilas • France]

 

« Cet été, sur les pas de Stevenson, nous avons erré dans la région du Gévaudan. Au cours de nos marches en montagne, de nos haltes dans les églises rencontrées et de nos campements en forêt, nous avons écouté, produit et collecté de multiples sons. Nous en avons fait un voyage sonore double face. Une face jour et une face nuit. Le jour, nous avions pour guides l’Enfer de Dante, Moments d’Henri Michaux et les Élégies de Duino de Rilke. La nuit, nous dormions du mieux que nous pouvions. »

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

[Les Lilas • France]

 

« Cet été, sur les pas de Stevenson, nous avons erré dans la région du Gévaudan. Au cours de nos marches en montagne, de nos haltes dans les églises rencontrées et de nos campements en forêt, nous avons écouté, produit et collecté de multiples sons. Nous en avons fait un voyage sonore double face. Une face jour et une face nuit. Le jour, nous avions pour guides l’Enfer de Dante, Moments d’Henri Michaux et les Élégies de Duino de Rilke. La nuit, nous dormions du mieux que nous pouvions. »

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

Nuit Blanche : Black(s) To The Future

[Les Lilas • France]

 

« Nous sommes Black(s) To The Future et nous allons faire une ronde de lecture »

Avec des textes de Ghérasim Luca, Mawena Yehouessi, La Rumeur, Casey, Ralph Ellison, Nadir Khanfour, Tarek Lakhrissi

 

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

[Les Lilas • France]

 

En Marche !

 

Les (r)évolutions sont perpétuelles, intimes ou collectives, parfois invisibles, souvent en politique le résultat d’un amas de concepts digérés et réinterprétés. La mascarade démocratique règne dans le lit du peuple telle une maîtresse déifiée mais, partout dans le monde, nombreux sont celles et ceux qui souhaitent voir cette union érotique cesser.  Partout semble souffler une énergie « nouvelle » mais le temps politique n’est-il pas toujours similaire à celui qui vient de s’écouler lorsque la « violence légitime » reste l’apanage des états ?

 

Cet objet est un collage. Réalisé dans l’urgence, en échos à celle qu’il y a à prendre la parole et à agir face à cette Marche forcée, en échos à l’instinct nécessaire au corps-à-corps. Il ne témoigne pas d’une perfection sonore mais d’un geste brut et instinctif. Ici, l’ensemble des sons proviennent des internets, du monde entier, car dans ce monde globalisé, l’effet papillon est une réalité, une totalité.

 

Mettons-nous En Marche !

Dans une autre direction…

Reste à savoir laquelle

 

Charles-Henri Despeignes est journaliste, auteur, producteur radio et créateur sonore.

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

Nuit blanche : The Diluted Hours

[Les Lilas • France]

 

«Avec The Diluted Hours, nous sommes plongés dans le cœur/corps sismique de l’intentionnalité des artistes : la mutation symbolico-esthétique d’une science-fiction fantastique qui se fait le démiurge du naufrage de notre temps. Annonce prophétique de la catastrophe qui loin de la morbidité irradie le spectre d’une imagination des possibles de nos luttes futures. Mais là où il y a danger croît aussi ce que sauve. La dissection de nos maux se fait le miroir d’un corps neuf dont nous nous devrons d’être les architectes insolents.» Philippe Boisnard

 

Depuis leur rencontre, en 2001, l’œuvre conjointe de Magali Daniaux et Cédric Pigot est marquée du double sceau de l’expérimentation et de la performance. Leurs pièces mêlent des médias divers et associent des registres opposés avec une prédilection pour les correspondances entre science-fiction et documentaire, ingénierie de pointe et contes fantastiques, matériaux lourds et sensations fugaces. Aux installations et objets, dessins et collages de leurs débuts se sont progressivement ajoutés des expérimentations et gestes artistiques plus immatériels. Vidéos, créations sonores, musique, poésie, recherches olfactives, œuvres virtuelles aux confins de l’art numérique ont formé un cycle d’oeuvres consacré aux étendues Arctiques et qui abordent des problématiques liées au changement climatique, les questions économiques, politiques et géostratégiques, le développement urbain et la gestion des ressources alimentaires. 

Leur travail a notamment été montré au Anchorage Museum en Alaka en 2016, au Musée du Jeu de Paume à Paris en 2014, à la Biennale d’Architecture de Venise en 2014, au Barents Spektakel en Norvège, en 2013, à l’opéra d’Oslo pour le festival Ultima en 2011, au Palais de Tokyo à Paris en 2011, à la Qui Vive International Biennial à Moscow en 2010.

 

http://daniauxpigot.com/

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

[Les Lilas • France]

 

« C’est une proposition que l’on fait pour la rencontre d’aujourd’hui, à Khiasma, ce 7 octobre, en écho à la démarche amorcée ici-même en avril, lors du workshop EVOL qui était un atelier d’une semaine, ici, avec différents collectifs dont la plupart sont à nouveau présents aujourd’hui.

La radio un très bon moyen de donner un support réflexif à la construction des situations relationnelles, de façon plus sensible que d’habitude, puisque son dispositif donne une matérialité à la construction des situations relationnelles et permet justement de défaire les genres de l’intervention et de passer à des registres de parole très différents les uns des autres : la conférence, l’entretien, le récit, etc. Et de là, comment on peut faire varier tous ces genres et modifier les situations relationnelles pour arriver à quelque chose qui prend d’autres sens politiques que ceux auxquels on a affaire tout le temps. »

 

Avec Sophia Djitli, performeuse et poétesse, Yasmina Kebbab, doctorante d’anthropologie et militante, Olivier Marboeuf, performer, curateur, producteur, et Béatrice Rettig, artiste et militante.

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

[Les Lilas • France]

 

La Permanence.

 

« Nous faisons partie d’un groupe de discussion qui s’appelle la Permanence. À la suite des déclarations racistes de Marie-Thérèse Allier, la directrice de la Ménagerie de verre en avril dernier, nous avons voulu nous réunir en un groupe de personnes désireuses de se questionner sur les discriminations et les préjugés racistes dans le milieu de la danse. » 

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.

 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

 

 

[Les Lilas • France]

 

Radio Brouhaha revient à Khiasma pour explorer avec Olivier Cadiot les « histoires de la littérature récente ». Alors que notre imaginaire littéraire évolue, le besoin d’écrire une autre histoire littéraire, alternative, se fait sentir. Ce besoin réunit le travail d’Olivier Cadiot et celui d’un certain nombre de jeunes écrivains et chercheurs de l’Université Paris VIII Vincennes – Saint-Denis.

Alors que les deux volumes de l’Histoire de la littérature récente ne cessent de revenir sur la nécessité d’une transmission, cette émission se propose d’en expérimenter les conditions, en articulant et confrontant plusieurs histoires alternatives de la littérature.

 

Conversation avec Anne-James Chaton et Philippe Artières

[Les Lilas • France]

 

Deux orfèvres du fragment, deux livres rares des Editions Verticales. Deux manières de découper le temps, de fabriquer de l’Histoire et des histoires, de l’anonyme et du commun, l’imaginaire d’une époque.
Lectures suivies d’une conversation avec Olivier Marboeuf.

 

Miettes de Philippe Artières
«Relire trente-cinq ans après leur parution les petites annonces de «Sandwich» – l’éphémère supplément de Libération –, y chercher les miettes de l’année 1980, c’est ce que j’ai entrepris de faire, ciseaux à la main. Découper une colonne, fureter dans une double page, éplucher de bout en bout une rubrique ou procéder par collages subjectifs. Autant d’expériences de lecture qui ont fait naître ce recueil protéiforme. Aux petites annonces s’ajoutent des bulletins météo ou des relevés sismiques de la même période. À travers ces événements de faible intensité, je fais le pari rêveur de revisiter un segment de notre histoire si proche et si lointaine. En captant le grain le plus fin de ce qui s’est passé et qui toujours échappe. En enregistrant ce petit rien qui fait pourtant l’épaisseur de nos vies.»

 

Elle regarde passer les gens d’Anne-James Chaton
«Elle reproche aux habitants de l’immeuble de l’espionner. Elle révèle des matières. Elle fait surgir des formes. Elle façonne des idées. Elle se fait tout voler. […] Elle doit fuir. Elle retournera à Paris. Elle y a des amis. Elle part pour la Suisse. Elle est arrêtée à la frontière. Elle n’a pas de papiers. […] Elle est de retour à New York. Elle danse. Elle parle. Elle choque. Elle a dû écourter son programme. Elle fait le bilan. Elle a perdu beaucoup d’argent. […] Elle soupçonne quelque chose. Elle ne lui fait pas confiance. Elle se méfie de cette Mary. Elle tourne autour de John. Elle lui plaît. Elle n’est pas la seule.»

Derrière ce «Elle» à identités multiples se cachent treize destins de femmes ayant marqué l’imaginaire du XXe siècle. Les vies de ces célébrités anonymes, saisies au plus près de leur quotidien, se chevauchent en une biographie sans temps mort qui réinvente l’épopée de notre modernité.

Lecture de « Miettes » de Philippe Artières

[Les Lilas • France]

 

Miettes de Philippe Artières
«Relire trente-cinq ans après leur parution les petites annonces de «Sandwich» – l’éphémère supplément de Libération –, y chercher les miettes de l’année 1980, c’est ce que j’ai entrepris de faire, ciseaux à la main. Découper une colonne, fureter dans une double page, éplucher de bout en bout une rubrique ou procéder par collages subjectifs. Autant d’expériences de lecture qui ont fait naître ce recueil protéiforme. Aux petites annonces s’ajoutent des bulletins météo ou des relevés sismiques de la même période. À travers ces événements de faible intensité, je fais le pari rêveur de revisiter un segment de notre histoire si proche et si lointaine. En captant le grain le plus fin de ce qui s’est passé et qui toujours échappe. En enregistrant ce petit rien qui fait pourtant l’épaisseur de nos vies.»

Lecture de « Elle regarde passer les gens » par Anne-James Chaton

[Les Lilas • France]

 

Elle regarde passer les gens d’Anne-James Chaton
«Elle reproche aux habitants de l’immeuble de l’espionner. Elle révèle des matières. Elle fait surgir des formes. Elle façonne des idées. Elle se fait tout voler. […] Elle doit fuir. Elle retournera à Paris. Elle y a des amis. Elle part pour la Suisse. Elle est arrêtée à la frontière. Elle n’a pas de papiers. […] Elle est de retour à New York. Elle danse. Elle parle. Elle choque. Elle a dû écourter son programme. Elle fait le bilan. Elle a perdu beaucoup d’argent. […] Elle soupçonne quelque chose. Elle ne lui fait pas confiance. Elle se méfie de cette Mary. Elle tourne autour de John. Elle lui plaît. Elle n’est pas la seule.»

Derrière ce «Elle» à identités multiples se cachent treize destins de femmes ayant marqué l’imaginaire du XXe siècle. Les vies de ces célébrités anonymes, saisies au plus près de leur quotidien, se chevauchent en une biographie sans temps mort qui réinvente l’épopée de notre modernité.

Lectures de « Deux fois né » par Constantin Alexandrakis

[Les Lilas • France]

 

Une soirée de lectures avec deux nouveautés de deux petits nouveaux chez Verticales. Deux regards décalés, drôles et incisifs sur les identités contemporaines. Deux tentatives de garder le cap au cœur d’un monde qui doucement tangue et prend l’eau. Deux lectures autour de l’art de trouver son chemin en se perdant quand même un peu.

 

Deux fois né de Constantin Alexandrakis
Ce récit autobiographique part d’un malentendu. Courant 2011, Constantin Alexandrakis apprend que son père, prétendument mort, n’a tout simplement jamais su qu’il avait un fils. Cette révélation le conduit à Athènes, sur les traces du « Géniteur », un sexagénaire peu coopératif sinon fuyant. L’enquête généalogique se mue peu à peu en quête existentielle. En chemin, l’auteur aura évoqué son initiation à la mythologie antique et au grec moderne, ses crises de démangeaison, l’obtention d’un CAP de charpentier, mais aussi la visite d’un dispensaire autogéré à Thessalonique, un séjour sur l’île rebelle d’Ikaria et les liens hallucinatoires du peyotl mexicain avec l’art de la mètis chère à Ulysse.

Lecture de « L’amour, accessoires » par Fleur Breteau

[Les Lilas • France]

 

Une soirée de lectures avec deux nouveautés de deux petits nouveaux chez Verticales. Deux regards décalés, drôles et incisifs sur les identités contemporaines. Deux tentatives de garder le cap au cœur d’un monde qui doucement tangue et prend l’eau. Deux lectures autour de l’art de trouver son chemin en se perdant quand même un peu.

 

L’Amour, accessoires de Fleur Breteau

Dans ce récit documentaire, Fleur Breteau nous fait découvrir un lovestore de l’intérieur. Avec sa bienveillante ironie, elle alterne portraits de clients, mode d’emploi de sextoys et chronique de sa propre existence où surgit la figure d’une sulfureuse arrière grand-tante. On est touché par le regard acéré et vivifiant, jamais impudique, de cette femme qui a le goût des autres et abhorre la « pensée sexuelle unique ».

Discussion avec Fleur Breteau et Constantin Alexandrakis

[Les Lilas • France]

 

Une soirée de lectures avec deux nouveautés de deux petits nouveaux chez Verticales. Deux regards décalés, drôles et incisifs sur les identités contemporaines. Deux tentatives de garder le cap au cœur d’un monde qui doucement tangue et prend l’eau. Deux lectures autour de l’art de trouver son chemin en se perdant quand même un peu.

 

Deux fois né de Constantin Alexandrakis
Ce récit autobiographique part d’un malentendu. Courant 2011, Constantin Alexandrakis apprend que son père, prétendument mort, n’a tout simplement jamais su qu’il avait un fils. Cette révélation le conduit à Athènes, sur les traces du « Géniteur », un sexagénaire peu coopératif sinon fuyant. L’enquête généalogique se mue peu à peu en quête existentielle. En chemin, l’auteur aura évoqué son initiation à la mythologie antique et au grec moderne, ses crises de démangeaison, l’obtention d’un CAP de charpentier, mais aussi la visite d’un dispensaire autogéré à Thessalonique, un séjour sur l’île rebelle d’Ikaria et les liens hallucinatoires du peyotl mexicain avec l’art de la mètis chère à Ulysse.

 

L’Amour, accessoires de Fleur Breteau

Dans ce récit documentaire, Fleur Breteau nous fait découvrir un lovestore de l’intérieur. Avec sa bienveillante ironie, elle alterne portraits de clients, mode d’emploi de sextoys et chronique de sa propre existence où surgit la figure d’une sulfureuse arrière grand-tante. On est touché par le regard acéré et vivifiant, jamais impudique, de cette femme qui a le goût des autres et abhorre la « pensée sexuelle unique ».

[Les Lilas • France]

 

Les « Pratiques du hacking » réunissent un groupe* de recherche autour du hacking comme forme emblématique de notre époque. Émanant de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne, elles questionnent depuis 2016 les pratiques artistiques irriguées par l’esprit hacker qui frappe toutes les strates de notre société.

 

Sous la forme d’une conversation ouverte et à l’appui de documents, une partie des membres du groupe  traverse les recherches passées et en cours, présente quelques pistes de travail et partage publiquement ses interrogations sur ce que Pascal Nicolas-le Strat a appelé la « recherche de plein vent »**.

 

Cette soirée est appréhendée comme une étape particulière de travail où la recherche s’envisage hors du terrain habituel du chercheur, à découvert et hors sol. Entre autres questions qui apparaitront au gré des échanges : la situation paradoxale que les Pratiques du hacking soulèvent dans le cadre institutionnel de l’école, l’écart entre les attentes de la recherche et ce que les membres du groupe cherchent déjà en tant qu’artistes et praticiens de la théorie, et les horizons incertains où toute recherche de plein vent nous mène nécessairement.

 

Pour cette soirée, le groupe de recherche invite David-Olivier Lartigaud, professeur spécialisé en théorie et pratiques numériques à l’ESAD Saint-Étienne et à l’ENSBA Lyon. En 2015, il a été co-commissaire avec Samuel Vermeil de l’exposition « A-T-T-E-N-T-I-O-N » à la Biennale Internationale Design Saint-Étienne et co-commissaire en 2013 avec François Brument de l’exposition « Singularité » pour cette même biennale. Il a dirigé l’ouvrage ART++ paru aux éditions HYX (Orléans) en 2011 et Objectiver (éditions Cité du Design-ESADSE) en 2017. Il est docteur en Art et Sciences de l’Art (Esthétique) de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

*Le groupe «Pratiques du hacking» regroupe Pierre Akrich, Fabrice Gallis, Tamara Lang, Karine Lebrun, John Lejeune, Jan Middelbos, Julie Morel et Stephen Wright. Seront présents à Khiasma : Karine Lebrun (artiste, enseignante EESAB site de Quimper et coordinatrice des « Pratiques du hacking »), Tamara Lang (étudiante EESAB site de Quimper), Pierre Akrich (artiste), Jan Middelbos (artiste, ouvrier-technicien de plateau et doctorant en esthétique).

[Les Lilas • France]

 

Au cœur de l’été, Khiasma perdait l’un de ses plus précieux alliés, une voix chaleureuse mais sans concession, une pensée joyeuse et sauvage. Jean-Paul Curnier a cessé de penser dans la lisière et de tirer des flèches en plein cœur. 

 

Lors de sa résidence d’écriture à Khiasma en 2014 où il s’amusait à voyager aux origines diverses de la démocratie, saluant l’organisation anarchiste des pirates et la sauvagerie américaine, renvoyant au passage les Grecs à leurs contradictions, il avait éclairé des sentiers rarement débattus. Tout cela en musique, comme il se doit.

 

Impossible de penser lui rendre hommage aujourd’hui sans une belle table agrémentée de rhum et d’une humeur de fête. Durant cette soirée, des voix amies traversaient des textes, histoires, aventures et musiques qu’il a peuplés de sa présence si particulière. Parmi elles : Christophe Fiat, Gaëlle Obiégly, Alphonse Clarou, Marine Baudrillard, Laurent Malone, Alexis Forestier, Olivier Marboeuf, Jean-Pierre Ostende… 


0. Objet sonore non identifié – Chanson
Jean-Paul Curnier – Miam Miam Glou Glou : 0’16 – 1’30 
1. Olivier Marboeuf – Mot d’accueil : 1’30 – 4’00
2. Extrait radio r22 – Résidence de Jean-Paul Curnier à Khiasma : 4’00 – 9’52 
3. Jean-Pierre Ostende – Lecture de « La Piraterie dans l’âme » de Jean-Paul Curnier : 10’02 – 26’17
4. Christian Milovanoff – Lecture :  26’54 – 42’35
5. Objet sonore non identifié – Chanson Jean-Paul Curnier – Je m’examine : 42’36 – 44’12
6. Gaëlle Obliegly – Lecture de « Narrateur des plaines » de Gianni Celati : 44’40 – 51’28 
7. Objet sonore non identifié – Jean-Paul Curnier – Gilet Jaune : 51’29 – 54’00
8. Alphonse Clarou – Lecture de « Arles Catastrophe lente » de Jean-Paul Curnier : 54’37 – 60’59
9. Objet sonore non identifié – Jean-Paul Curnier – Petit Moulin : 60’59 – 63’04
10. Laurent Malone – Projection – Extrait d’un projet avec le collectif Pérou à Arles : 63’24 – 73’26
11. Rodolphe Burger – Lecture et vidéo : 73’56 – 86’55 
12. Christophe Fiat – Extrait musical et récit : 87’06 – 91’41 
13. Alexis Forestier – Chant, texte et musique : 92’04 – 107’26 
14. Melocoton de Colette Magny – écoute proposée par Pauline Curnier-Jardin : 108’30 – 110’10