RELECTURES 16 ‘des récits du futur’ invite à un certain usage de la littérature de science-fiction : non seulement comme genre, mais aussi comme méthode. À un moment où notre vision du futur est marquée d’incertitudes politiques, économiques et climatiques, génératrices d’angoisse et de décomposition du lien social, le récit se (...)RELECTURES 16 ‘des récits du futur’ invite à un certain usage de la littérature de science-fiction : non seulement comme genre, mais aussi comme méthode. À un moment où notre vision du futur est marquée d’incertitudes politiques, économiques et climatiques, génératrices d’angoisse et de décomposition du lien social, le récit se présente comme un espace d’expérimentation, d’ouvertures. De ruptures créatives et motrices qui sont autant de possibles concourant à la fondation d’un futur commun. En lutte avec l’idéologie de la décadence et ses nostalgies mortifères, une question se profilera donc à l’horizon de chacune des formes proposées par le festival : comment accéder à un avenir qui conserve une dimension de promesse et de transformations radicales ?
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[Les Lilas • France]
Droit de vote, une nouvelle de Emmanuel Adely, publié dans le numéro du 20 juillet 2015 du journal L’Humanité, et complétée à l’occasion du Festival RELECTURES 16 ‘des récits du futur’ !

Enregistré à la Maison des Fougères le dimanche 4 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16.

Mixage : Benoit Baudinat

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

[Les Lilas • France]
PlayLife tient une place à part dans la bibliographie d’Emmanuel Adely. Il fut rédigé à l’occasion du quarantième anniversaire de la première loi sur la formation continue, pour un commanditaire qui n’est autre que l’AFPA). Un univers, celui de la formation professionnel des adultes, dont l’auteur dû assimiler les codes — et a fortiori les sigles ! —, naviguant de longues heures sur les sites spécialisés pour en nourrir son écriture…
Exhaustive notice à l’usage de l’humain de 2050, Playlife détaille, recommande, glorifie avec un enthousiasme glaçant l’avènement d’une société effroyablement parfaite. Une société qui semble avoir digéré les cauchemars de Huxley, Bradbury, Orwell et Philip K. Dick jusqu’à les transformer en préceptes bienveillants et sécuritaires. L’humain pucé, labellisé, pressurisé jusqu’à l’abnégation au profit d’une efficacité maximale s’y meut à la manière d’un programme paramètrable, reconfigurable à l’envie, euthanisable en cas d’obsolescence ; système dans le système, toujours sous la vigie de la tentaculaire entreprise LIFE. Par la mise en situation des aboutissements possibles de nos recherches contemporaines sur la connectivité, la cybernétique, la génétique et leurs vertigineuses conséquences politiques, PlayLife s’inscrit dans la pure tradition du récit de science-fiction et propose — non sans humour — une plongée stupéfiante de pragmatisme dans les rouages du meilleur des mondes, le nôtre.

 

Enregistré à la Maison des Fougères le dimanche 4 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16.
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

Rituel de libération des animaux

[Les Lilas • France]

Emmanuel Rabu n’est pas au centre de lui-même. En son centre, il y a son microbiote. Des archées, des protistes, des bactéries, des fungis, des virus. Et c’est sans compter ce qui l’entoure : tout un « règne animal » que l’on voudrait domestiqué. Passager clandestin, pilote du véhicule et/ou véhicule lui-même de ces différentes entités biologiques, Emmanuel Rabu tente de briser la glace de l’anthropocentrisme en engageant la conversation avec ce qui grouille, ce qui s’entre-dévore, ce qui se reproduit – enfin avec ce qui, comme lui, vit. Peut-on domestiquer un microbe ? Est-ce lui qui nous domine ? Qui tient le bout de la chaîne alimentaire ? Comment les animaux nous perçoivent-ils ? Entre nous et ce qui est en nous, entre nous et ce qui n’est pas nous, faut-il parler de symbiose, de compétition, de commensalisme, de neutralisme ?

« Nous sommes constitutivement des espèces de compagnie. » — Donna Haraway.
« Le choucas ne connaît pas du tout la forme de la sauterelle immobile. » — Jakob von Uexküll.
Et la relation d’Emmanuel Rabu à son chat ne repose pas sur le fantasme romantique d’une réciprocité des affects. Il n’y a pas d’association mutualiste.« La datation de la domestication du chien — du dernier ancêtre commun au chien et au loup — recule : 10 000 ans jusqu’à peu, 15 000 ans, 35 000 ans aujourd’hui — mais 300 ou 400 000 ans pour certains archéozoologues (elle précéderait l’apparition de sapiens sapiens). Cette association entre primates et canidés n’est pas corrélée à la sédentarisation — comme ce fut le cas pour les souris, les chats — et au début de la stratification sociale. Les primates ne chassent pas en groupe — sauf l’homme. Est-ce à cette première association que sapiens a dû ses techniques de chasse, une supplémentation en protéines, l’accroissement du volume de son cerveau, une décharge de temps qui lui a permis de développer ses facultés sociales. » (Emmanuel Rabu, Rituel de libération des animauxProlongement du texte de Rituel de libération des animaux : des pièces de poésie sonore minimalistes, répétitives dont les arguments — parfois imperceptibles — sont le relativisme perceptuel, l’interaction biologique, l’association et le parasitisme…

Enregistré à l'Espace Khiasma le dimanche 4 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16.
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

Cultiver son devenir : propositions pour une écologie du diagnostic

[Les Lilas • France]

Rencontre autour de la publication du livre de l’historienne des sciences et membre de Dingdingdong Katrin Solhdju L’épreuve du savoir – propositions pour une écologie du diagnostic qui part du récit d’Alice Rivières (Manifeste de Dingdingdong). Publication septembre 2015.
Une prise par la philosophie pragmatique de la situation princeps du test présymptomatique de Huntington, qui permet à des personnes « à risque » de savoir s’ils sont porteurs de la mutation MH – et le cas échéant voués à développer à coup sûr la maladie au milieu de leur vie. Comment construire différemment de telles pratiques de diagnostic afin de leur permettre d’être à la hauteur de cette « connaissance de l’avenir » que la génétique donne désormais aux médecins ?

 

dans le cadre de la résidence d’écrivain d’Alice Rivières à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

L’accumulation primitive de la noirceur

[Bagnolet • France]
En transposant de nouvelles figurations littéraires du mal dans les parkings, centres commerciaux, banlieues pavillonnaires ou autres non-lieux emblématiques de la suburbia mondiale, Bruce Bégout invente un ton qu’il qualifie de « post-gothique ». Dans cet univers étrangement familier où les forces des ténèbres s’incarnent dans le « potentiel de nuisance » de l’époque (appareils, produits de consommation, architectures, représentations sociales, tics de langage…), il s’agit d’outiller, par le recours à la fiction, une analyse philosophique des pathologies de la modernité. À la suite de Sphex (2009), Le ParK (2010) et s’inscrivant dans une quadrilogie dont le dernier opus, On ne dormira jamais, sortira en libraire en 2016, les histoires racontées dans L’Accumulation primitive de la noirceur poursuivent le constat de faillite de ce « grand récit » qu’est la modernité : projet toujours à venir et n’en finissant pas de trahir ses promesses. Lui qui, depuis le 18e siècle, devait nous apporter bonheur, émancipation et joie collective.

Enregistré à la Médiathèque de Bagnolet le samedi 3 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
Olivier Marboeuf installe ici une nouvelle projection de « cinéma à l’intérieur des crânes », véritable séance d’hypnose en direct qui propose de prévoir l’avenir à partir de l’an 2005. Un cinéma sans image, uniquement basé sur l’art du conte. Comme toujours les faits historiques viennent se mêler à des histoires de magies, les figures surgissent de l’ombre au milieu du panthéon national, et bientôt apparaissent à l’intérieur du feu les visages et les fables de l’avenir. Avec cette nouvelle performance, Olivier Marboeuf ouvre la série « épopée » où, renouant avec le genre du récit picaresque, il propose de raconter une histoire épique de la banlieue, de ses grands drames et petites histoires.

 

Dans le cadre de la Nuit Blanche 2015 aux Lilas

Enregistré à l'Espace Khiasma le samedi 3 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16.
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

Choeurs Politiques

[Les Lilas • France]
En résidence à l’Espace Khiasma et aux Archives nationales, Frank Smith explore les modes de fabrication d’une « langue démocratique », en mesure de construire la vérité et la continuité du monde à travers ses transformations. Cette volonté de remodéliser une langue est à comprendre dans les deux sens. D’abord, lire et relire — afin de les désarticuler, d’en saisir les arcanes — certains des documents produits par cette langue de la démocratie : émanation des pouvoirs centraux de l’État et des opérateurs nationaux, constitutive du corps social et ordonnatrice du territoire sur lequel celui-ci se déploie, dont elle accompagne la reconfiguration. Ensuite, bien noter que le concept de « langue démocratique » renvoie également — et plus directement peut-être — à ce droit pour chacun de prendre la parole, d’avoir voix au chapitre : faire de la langue le terrain d’expression d’une polyphonie de foule catalysée en « chœurs politiques »…

 

dans le cadre de la résidence « Écrivains en Seine-Saint-Denis » de Frank Smith à Khiasma et aux Archives nationales, un dispositif initié par le département de la Seine-Saint-Denis.

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 2 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Face à ce qui se dérobe

[Les Lilas • France]
Le 10 décembre 2013, Thamsanqa Jantjie, énigmatique interprète en langue des signes, vole la vedette aux chefs d’État réunis au stade de Soweto pour la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela.
Guignol, usurpateur ou schizophrène dangereux…
6 heures en direct et en roue libre.
Sa chorégraphie a embarrassé la langue de bois des pantins sur l’estrade, avant de provoquer un imbroglio médiatique aux déclarations les plus invraisemblables.
Et l’isolement de cet homme ? « Il se meut là où l’autre n’entre pas » Henri Michaux.
Corps discordant et discordance des discours… Postures et impostures :
Un récit vidéo de Matthieu Dibelius suivi d’un solo silencieux d’Elsa Wolliaston.

Enregistré à l'Espace Khiasma le jeudi 1er octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
Enquête sur les modes d’existence – une anthropologie des modernes, paru en 2012 aux éditions de la Découverte est un ouvrage auquel est associée une série de rencontres visant à apprendre à composer le monde commun avec les acteurs qu’il concerne et implique.
Cette enquête a pour but de donner une définition plus précise aux expériences rassemblées sous l’expression vague de « modernisation ». Et surtout plus acceptable pour les autres civilisations qui sont soumises, elles aussi, à la même découverte : il n’y a pas de Terre pour s’y moderniser « à l’ancienne ». Il faut donc reprendre ce qu’on entend par ce terme en apprenant à hériter du projet de la modernisation en le composant tout autrement.
Parmi la quinzaine de modes d’existence auquel cet ouvrage fait référence, celui de la Métamorphose résonne tout particulièrement avec les questionnements romanesques et existentiels actuels d’Alice Rivières, en résidence à Khiasma cette année, qui s’efforce de trouver une manière d’accueillir dignement l’expérience de métamorphose auquel sa vie de Huntingtonienne la voue désormais. S’il y a bien métamorphose, alors qu’en est-il de l’être qui lui serait associé ? Est-il possible d’enquêter sur cet être, et si oui, comment ?

 

dans le cadre de la résidence d’écrivain d’Alice Rivières à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

[Les Lilas • France]
« Stevenson aurait écrit L’île au trésor d’après le dessin d’une île. À mesure qu’il en traçait les contours, l’île et le récit, s’entremêlant, se sont élaborés parallèlement. Ainsi le projet Yarn* est une déambulation orale, un cheminement au travers d’un territoire en expansion, périphérique à la trace de notre exploration. L’un construit l’autre réciproquement. En 2015, j’ai invité Thomas Lasbouygues à rejoindre l’équipage du Sea4C pour rapatrier le voilier en Europe depuis les îles vierges britanniques. Au retour, une correspondance a été amorcée. Le premier jet fut un extrait de mon journal de bord, il y répondit par un extrait du sien dans la continuité chronologique. Au fur et à mesure, des échanges de documents divers alimentèrent notre curiosité, élaborant un récit à plusieurs voix, une dérive au travers des récits de voyageurs vers différents lieux, pour différentes époques. » (Vincent Chevillon)Yarn* est une déambulation dans l’espace et le temps. Métamorphoses et révolutions, le récit proposé se déroule, glisse, emmêle trames historiques et récits fictionnels, pose les bases d’une architecture pour la renverser. Un univers fluctuant endogène à lui-même, paradoxalement obsédé par l’ailleurs.

*Yarn :
1 – Fil continue de textile enroulé autour d’un support (ex. : pelote de laine).
2 – récits de marins à propos de leurs véritables ou supposées aventures, récits réels ou fictifs s’enchainant inlassablement, racontars…

Enregistré à l'Espace Khiasma le samedi 27 septembre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Narrations spéculatives et jeu vidéo

[Les Lilas • France] 
Peut-on appréhender un jeu vidéo en terme d’écriture et de récit spécifiques ?Le jeu est-il une fabrique narrative particulière ?Jouer est-il une nouvelle forme de lecture ?Dans cette conférence à deux voix, Fabien Siouffi (Dingdingdong) et Paul Sztulman posent deux regards différents sur le vocabulaire et les potentialités narratives d’une production culturelle omniprésente.

 

dans le cadre de la résidence d’écrivain d’Alice Rivières à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

 

Terreur, saison 1

[Les Lilas • France]
Terreur est un thriller se déployant sur une période d’environ cinquante ans, où des individus et des décideurs européens, de Hénin-Beaumont à Marbella et de Linas-Monthléry à Treblinka, vont être soumis à de nouveaux modes de vie et, pour certains, aux méthodes peu conventionnelles de l’entreprise LIFE. Fondée en 2014, cette entreprise va en quelques années révolutionner le marché de la dépression avec des molécules de nouvelle génération.

Enregistré à l'Espace Khiasma le samedi 26 septembre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

WOW ! (Conférence sur nos possibilités de vivre ailleurs)

[Les Lilas • France]
Les temps de l’espèce humaine sur Terre sont comptés. Anthropocène épuisant le globe, changement climatique irréversible, menace inévitable d’astéroïdes provoquant une extinction massive de la biodiversité, collision intergalactique, inversion du champ magnétique ou évolution du soleil, la terre ne sera un jour plus vivable. L’humanité devra donc partir. Pour aller où ? Y a-t-il une vie possible ailleurs ? Les premiers signes extraterrestres reçus et la découverte récente de plusieurs exoplanètes en zone d’habitabilité nourrissent tous les espoirs. Il y a peut-être une chance pour qu’on s’en sorte !

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 25 septembre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
Après une catastrophe mondiale.
Un groupe de survivants fuit un village dévasté. Accompagné dans son périple par une meute animale férale, le groupe va traverser des lieux dévastés ou repeuplés, et de nouvelles formes d’organisation sociale. Sans jamais se défaire d’un argument post-cataclysmique et de la trame linéaire du road-novel, Futur fleuve emprunte à la littérature conceptuelle et expérimentale — pour avancer ses personnages vers une rédemption écologique — impossible ? et questionner les processus de domination, de domestication et de marronnage.

Enregistré à l'Espace Khiasma le Vendredi 25 septembre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
Pour l’ouverture du festival RELECTURES 16 ‘des récits du futur’, Jean-Pierre Ostende propose une traversée de la ville imaginaire qu’il arpente dans le blog « Histoire sauvage » sur http://jeanpierreostende.com/. Une science-fiction douce, drôle et inquiétante, dans la lignée du roman La Présence (éditions Gallimard, 2007) et de sa machine narrative tout terrain : l’Explorateur Club ! À l’instar des activités développées par cette entreprise (de fiction) créée en 2003 autour du tourisme, de la formation, du conseil en relations humaines et du divertissement, l’« historien sauvage » de Notreville, narrateur dont on suit la correspondance, se fait tout aussi bien « interprète, recenseur, chroniqueur, ethnologue, dénombrer, documentariste ou archiviste ». Pour essayer d’atténuer le sentiment d’étrangeté qu’il ressent dans cette ville où il est né et qu’il n’a jamais vraiment quittée, il dresse ainsi des portraits, des vignettes, des prélèvements. Transforme ses rencontres en archives, et sa vie en performance…

Enregistré à l'Espace Khiasma le jeudi 24 septembre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Bande annonce RELECTURES 16

[Les Lilas • France]

Du 24 septembre au 4 octobre, à l’Espace KHIASMA et dans des lieux partenaires, la 16e édition du festival RELECTURES renouera avec les puissances de la fabulation !

RELECTURES 16 ‘des récits du futur’ invite à un certain usage de la littérature de science-fiction : non seulement comme genre, mais aussi comme méthode. À un moment où notre vision du futur est marquée d’incertitudes politiques, économiques et climatiques, génératrices d’angoisse et de décomposition du lien social, le récit se présente comme un espace d’expérimentation, d’ouvertures. De ruptures créatives et motrices qui sont autant de possibles concourant à la fondation d’un futur commun. En lutte avec l’idéologie de la décadence et ses nostalgies mortifères, une question se profilera donc à l’horizon de chacune des formes proposées par le festival : comment accéder à un avenir qui conserve une dimension de promesse et de transformations radicales ?

Tous les évènements seront captés et diffusés ici-même, du jour pour le lendemain, tout au long du festival.

RELECTURES propose chaque année une programmation croisant les littératures actuelles aux pratiques d’écriture issues de l’art contemporain. RELECTURES est thématique et décline, d’une édition à l’autre, des problématiques liées à la question du récit. Festival des littératures vivantes, RELECTURES met en évidence les démarches transdisciplinaires d’auteurs et d’artistes ouvrant d’autres espaces à la littérature pour se faire entendre (la scène, l’écran, les ondes, le flux, l’installation, le néon, l’affiche, le haut-parleur ou le corps du performeur). Créé en 2006, RELECTURES a lieu pendant deux semaines, entre septembre et octobre. Débutant à l’Espace Khiasma (Les Lilas – 93), il se déploie ensuite dans des lieux partenaires, en Seine-Saint-Denis et dans le 20e arrondissement de Paris.

[Les Lilas • France]
Confrontée à l’angoisse d’avoir à créer une pièce sur le thème de la divination, Violaine Lochu décide de consulter une voyante afin qu’elle lui prédise la performance qu’elle donnera le 30.09.15 à l’Espace Khiasma, dans le cadre du festival Relectures 16 ‘des récits du futur’.