Exposition : « Bonjour tristesse, désir, ennui, appétit, plaisir » (...)Exposition : « Bonjour tristesse, désir, ennui, appétit, plaisir » Ruth Buchanan et Andreas Müller, Guillaume Désanges, Florence Doléac, Lola Gonzàlez, Thomas Hirschhorn, Jiří Kovanda, Laura Lamiel, Anna Principaud, John Smith et Benjamin Swaim 21 septembre – 16 novembre 2013 Exposition : « Adieu tristesse, désir, ennui, appétit, plaisir » Åbäke, Ruth Buchanan et Andreas Müller, Lola Gonzàlez, Johan van der Keuken, Nicolas Momein, james r. murphy, Jiri Skála, Benjamin Swaim 22 février 2014 – 19 avril 2014 Les affects qualifient un état intérieur chargé d’émotions. Ils mobilisent ou immobilisent le sujet affecté, et, dans les deux cas, le transforment. Ils déterminent ainsi une capacité à toucher et à être touché et donc, à agir ou à réagir, à influencer le monde. Chacune des expositions de la saison réunit des œuvres pour lesquelles l’implication affective et subjective de l’auteur est perceptible, où les affects prennent forme et où ils manifestent des positions de grande proximité entre l'auteur et sa recherche, entre l'artiste et son œuvre, dans une relation parfois exclusive. Aborder l’art sous cet angle, en tentant de percevoir les « formes des affects », c’est chercher à comprendre comment elles sont des facteurs d’immersion dans la relation au travail, c’est placer la question du point de vue au cœur de cette relation, les formes des affects constituant un moyen de repérer la place investie par l’auteur comme celle qu’occupe le spectateur. L’exposition réunit des auteurs qui, dès lors qu’ils ouvrent leur pratique à d’autres, maîtrisent et lâchent prise à la fois, des auteurs pour qui l’œuvre est le résultat d’un processus de négociations, avec sa part d’indétermination, pour le meilleur et pour le pire.
▼ Mois
▼ Auteur-s
▼ Programme
 

Politique des affects — Maxime Cervulle

[Noisy-le-Sec • France]
Cette conférence se propose de questionner les réactions affectives ou émotionnelles que peuvent provoquer la mise en lumière et en visibilité des groupes subalternes. Il s’agi d’interroger aussi bien les régimes de visibilité du racisme que la façon dont ils affectent les publics, à partir des travaux contemporains portant d’une part, sur la dimension politique des affects et d’autre part, sur la socio-histoire visuelle du racisme.

Enregistré à La Galerie – Centre d'art contemporain de Noisy-Le-Sec, le samedi 26 octobre 2013, dans le cadre de l’exposition « Bonjour tristesse, désir, ennui, appétit, plaisir »
Mixage : Sébastien Zaegel

[Noisy-le-Sec • France]
Table ronde sur les méthodes d’apprentissage communes aux champs de l’art et de l’enseignement scolaire expérimental.
Le travail de médiation mené dans les centres d’art et l’enseignement développé par des écoles aux pédagogies expérimentales héritières de « l’Education nouvelle » ont en commun de partir de l’expérience des enfants pour construire un savoir fondé sur leur pratique et partagé collectivement.

La Galerie accueille environ deux classes par jours et y développe des ateliers menés par des artistes, fondés sur l’expérience sensible des œuvres. Une des particularités de la pédagogie menée dans les centres d’art est de proposer une expérience de l’œuvre à partir de laquelle l’enfant peut développer un discours sur l’art qui prenne appui sur ses propres sensations qu’il peut partager avec les autres. Il apprend ainsi à utiliser son regard, pour affiner son goût personnel et sa curiosité pour l’art. Les pédagogies scolaires expérimentales comme celle de Célestin Freinet qu’Yvette Servin a mis en place à Paris, dans les années 1950 ou comme celle de l’école publique Vitruve à Paris 20° depuis 50 ans développent des modes d’apprentissage basés sur l’observation de situations concrètes vécues par les enfants et prennent appui sur leur créativité. Dans les deux cas, il s’agit de construire les conditions d’une confiance en soi et en sa capacité d’observation et d’appropriation pour créer un désir d’apprendre et de partager son savoir avec les autres. La créativité, tant du côté des enseignants que du côté des enfants, est un facteur essentiel à la dimension expérimentale de cet enseignement. À partir de récits d’expériences d’apprentissage et de transmission, cette table ronde tente de voir comment les affects entrent en jeu dans l’apprentissage, qu’il s’agisse d’art ou de savoirs scolaires, et ce que ces différentes approches pédagogiques, à l’école ou dans un centre d’art, peuvent avoir en commun.

Avec :
Yvette Servin, enseignante de la pédagogie Freinet en établissements publics à Paris, de 1947 à 1978, deux enseignantes de l’école publique Vitruve, Paris, Pascale Gadon, fondatrice du projet le Pac’Bô, école d’art en milieu rural, et pour La Galerie, Thibault Brébant, artiste-intervenant avec Florence Marqueyrol, responsable du service des publics.
Modération, Emilie renard, directrice.

Enregistré à La Galerie – Centre d'art contemporain de Noisy-Le-Sec, le samedi 5 avril 2014, dans le cadre de l’exposition « Adieu tristesse, désir, ennui, appétit, plaisir »
Mixage : Sébastien Zaegel