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[Paris 10e • France]

 

En perçant la surface et le fond des océans : nouvelles cartographies et terrains de lutte

 

What is Deep Sea Mining? est une web-série de cinq épisodes autour de la question de l’exploitation minière des grands fonds marins, une nouvelle frontière à l’extraction de ressources au fond de l’océan annoncée pour les prochaines années. Les perspectives ouvertes par cette forme d’exploitation minière nouvelle et expérimentale réactualisent la mentalité coloniale et la mentalité du pionnier et redéfinissent les économies extractivistes pour le siècle à venir. Cette web-série aborde différents problèmes liés à ce procédé, de la question des ressources politiques à celle d’une gouvernance de l’océan par des organismes internationaux, invitant au passage à une «économie bleu» tout en s’efforçant à défendre une connaissance viable des eaux profondes, de leurs espèces et de leurs ressources en grande partie non-cartographiées et non-étudiées.

 

Plus d’informations sur Black Lens

Enregistré le 30 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

Black Lens | « Prologue » (work in progress) de Rachel O’Reilly

[Paris 10e • France]

 

En perçant la surface et le fond des océans : nouvelles cartographies et terrains de lutte

 

Poète, artiste et critique d’origine australienne, Rachel O’Reilly produit avec Pa.LaC.E (Valle Medina and Benjamin Reynolds) son premier travail d’image en mouvement de son projet de recherche artistique en cours à The Gas Imaginary. Depuis 2013, à travers la poésie, le dessin collaboratif, ainsi qu’un ensemble de conférences publiques et de projections de l’histoire du cinéma, The Gas Imaginary a schématisé le drame de l’installation et de la mise en désordre politique produit par l’extraction de gaz non conventionnelle (fracking), alors qu’elle se déployait au coeur de la Nouvelle Économie – en Australie, entre le port de Gladstone la ville natale de l’artiste dans le Queensland (qui fut quatre mois durant en 1847 la capitale d’une colonie de l’Australie du nord) et les zones agraires dans l’arrière pays de la côte est de l’Australie. L’industrie menace aujourd’hui les communautés Aborigène isolées du centre du pays où, dix ans auparavant, l’intervention du Territoire du Nord conduisait à une expropriation des terres à grande échelle.

 

Considérant la différence entre les techniques d’extraction modernes (verticales) et les techniques non conventionnelles (en rhizome) qui posent des défis aux citoyennetés colonialistes, le projet d’O’Reilly relie la mine au développement portuaire, la terre à l’océan, et examine les contradictions des idéaux démocratiques et de justice des propriétaires matériels sous un colonialisme de peuplement.

 

Plus d’informations sur Black Lens

Enregistré le 30 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France]

 

Mémoire humaine et œil de machine

 

Le drone perpétue-t-il la séparabilité ou bien est-il un outil de mise en fuite? Nous nous poserons cette question avec les mots et les images qui illustrent chaque ensemble de possibilités. Il sera question de la visibilité, comme de l’imposition d’une séparabilité et sa relation avec le postulat essentialiste qui assujetti le monde et ses parties. En même temps, être détaché de la terre permet aux drones de voir au travers de nombreux axes d’espace-temps, qui pose la migration comme un mode d’être au monde et qui offre la mise en fuite comme un véritable encodage pour l’existence.

 

Plus d’informations sur Black Lens

Enregistré le 29 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

Black Lens | De la visibilité dans l’œuvre d’Harun Farocki : une archéologie de l’image

[Paris 10e • France]

 

Mémoire humaine et œil de machine

 

Un nombre considérable des films et installations de Farocki réunit des matériaux issus d’archives. Ils peuvent en ce sens être reconnus comme des «montages» ou des films de compilation. Toutefois, aucun de ces termes ne fonctionne pour résumer l’approche particulière de l’artiste-cinéaste. Dans son travail, ré-éditer est certainement un processus de pensée autour des images; et l’acte d’assembler des plans préexistants évoque sûrement l’idée d’une «collection de documents» («compilation»), constituant une figure explicite dans de nombreux films-essais de Farocki, et exposant des matériaux d’archives aux processus de répétition et de permutation autant qu’à une interaction complexe entre l’acoustique et le visuel.

 

Le medium, en assumant la fonction d’une « archive archivante » (Derrida) participe à la génération d’images futures. Nous pourrions qualifier la critique de l’image par Farocki d’ «archéologique», en ayant à l’esprit les prospections de Michel Foucault d’un système de pensée historiquement déterminé et son travail sur les sources ayant pour but de rendre compte de l’ordre de la pensée. Comme une extension à cette approche archéologique, nous pourrions souligner l’importance de la matérialité des techniques. Cette intervention vise à montrer comment, dans le travail de Farocki, le montage amène une pensée de la visibilité autant qu’il suggère ce qui demeure impensé dans l’archive et sa relation avec l’ensemble des points aveugles que laisse de côté le processus d’enregistrement.

 

Plus d’informations sur Black Lens

Enregistré le 29 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

Black Lens | What is the Content of (Your) (Black) Technique? : Le geste comme technologie

[Paris 10e • France]

 

Mémoire humaine et œil de machine

 

Onyeka présentera les vidéos et explicitera leurs objectifs — appréhender l’usage de la danse, du corps, du mouvement et du geste comme des technologies et des approches analytiques. Suite à la projection du film, Ciaran lira un texte au sujet des différents travaux qui développent certains de leurs thèmes de recherche en relation avec le travail récent de Rizvana Bradley et d’Andrew Benjamin sur les questions du geste, les thèses d’Adorno sur la technique et la technologie et en réponse à cette hypothèse provocatrice de Moten et de Harney qui veut que “l’esthétique noire ne concerne pas la technique, elle n’est pas une technique…”

 

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Enregistré le 29 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

Black Lens | Vision et camouflage à l’heure du World Wide Web

[Paris 10e • France]

 

Mémoire humaine et œil de machine

 

Lors de cette conférence, l’artiste Zach Blas s’abîme dans les boules de cristal de la Silicon Valley et prévoit la transmutation du big data en une substance magique qui anticipe et régule notre futur. En se penchant sur l’appropriation par les start-ups de la Silicon Valley et par les agences de surveillance gouvernementales du mysticisme et de la magie, Blas suggère que la boule de cristal, un appareil transparent qui permet à chacun de lire son avenir, est devenu paradigmatique de la manière dont les “tech” entrepreneurs en viennent à imaginer le traitement algorithmique de l’information.

 

Plus d’informations sur Black Lens

Enregistré le 29 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

Black Lens | La conférence de Berlin et la naissance des pellicules Kodak : matérialité guerrière des images

[Paris 10e • France]

 

Echapper, se cacher, lutter dans l’ombre : Opacité, transmission et toxicité

 

La conférence explore quelques technologies de la vision – images, surveillance, catégories, terreur, représentation – qui nous éclairent sur le contexte historico-géographique du travail effectué par le film documentaire du PAIGC. Elle se penche notamment sur la conférence de Berlin, les innovations de Kodak en termes de pellicules et de développement, les usages impérialistes du combat contre l’esclavagisme, et les impératifs scopiques du colonialisme et de l’apartheid. Qu’en sont les contradictions et comment l’héritage du PAIGC peut-il nous aiguiller dans la poursuite d’une pratique décoloniale qui anime la conscience en rejouant l’expérience?

 

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Enregistré le 29 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
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Black | Météorisations (Humble dérive d’Humus) — l’héritage matérialiste d’Amilcar Cabral

[Paris 10e • France]

 

Echapper, se cacher, lutter dans l’ombre : Opacité, transmission et toxicité

 

La lecture des écrits agronomiques d’Amilcar Cabral met en lumière les sous-sols d’une syntaxe émancipatrice, qui se performera par la suite dans une guérilla de lutte et de langage. En ces temps troublés, elle vient à point nommé nous entretenir d’un rassemblement des humbles qui réhabilitent le sol comme une rhizophère riche en être animés et en inscriptions de l’oppression. Un lieu à restituer afin de régénérer une multitude à venir qui a été morcelée par l’ingénierie violente de la Capitalocène. Cette interprétation, qui se déploie à partir des hypothèses de l’agronaute Amilcar Cabral, s’aventure à travers les cosmologies du sol, les mésologies, les météorisations, les zones de conflit entre la pierre et l’air, le composte en celluloïde, les consommations impériales? – la question du sucre. Et pose la question des questions qu’il importe de se poser.

 

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Enregistré le 29 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France]

 

Echapper, se cacher, lutter dans l’ombre : Opacité, transmission et toxicité

 

Discussion avec Bonaventure Son Bejeng Ndikung autour des interventions de Jepthé Carmil, Nadia Yala Kisukidi, Nadir Khanfour et Olivier Marboeuf. 

 

Plus d’informations sur Black Lens

 

 

Transcriptions :
Français

Enregistré le 29 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France] 

 

Partir d’un paradoxe : comment la peau, qui expose à toutes les interpellations policières, à toutes les désignations injurieuses, peut-elle devenir, aussi, le signe d’une hospitalité ? Comment produire théoriquement le nom « noir », pour indiquer, malgré toute une histoire de la violence, la possibilité d’un refuge?

 

C’est au cœur d’une scène imaginée entre les Amériques et l’Europe, saisie par les textes de Césaire, Baldwin et la voix de Jeanne Lee, qu’on tentera de spécifier l’ambivalence, les difficultés, tout comme les potentialités oniriques de l’idée d’ «hospitalité raciale».

 

Plus d’informations sur Black Lens

Enregistré le 29 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France]

 

Echapper, se cacher, lutter dans l’ombre : Opacité, transmission et toxicité

 

Il s’agit ici de penser l’opacité des corps dans le champ politique. Les gestes de voilement et de dévoilement des femmes dans l’Algérie française ont montré les potentialités stratégiques du recouvrement des corps face à l’optique de l’occupant. Harun Farocki en a saisi l’intérêt et prolongé le geste en 1988 avec Images du monde et inscription de la guerre, prenant le film comme espace de sauvetage des histoires fasciste et coloniale de l’Europe moderne. Cette intervention s’intéresse aux gestuelles contemporaines qui tentent d’échapper à l’identification policière, à la reconnaissance faciale et à toute forme d’assignation par la lumière.

 

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Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
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Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France]

 

Echapper, se cacher, lutter dans l’ombre : Opacité, transmission et toxicité

 

Nous traverserons des scènes marronnes à Saint-Domingue. Celles-ci sont vues comme des expériences de subjectivation, c’est-à-dire des moments où, le captif expérimente un usage libre de son corps et tente de créer un espace autre qui participe à la formation d’une nouvelle forme de commun.

 

Ces nouveaux espace-temps, très fugaces parfois instituent des lieux où le corps s’émancipe des cadres exclusivement producteurs implantés par le système plantationnaire. Ils offrent également un autre régime de visibilité et de perception des corps. Il s’agit d’une nouvelle topographie qui modifie le territoire des possibles au sein même de la plantation.

 

Cette lecture a pour enjeu de replacer ces scènes dans une histoire discontinue de la liberté des corps et de leur capacité expressive. J’accompagnerai mon propos d’un fragment de texte retraçant une scène de résistance qui a eu lieu sur un bateau négrier, ce dispositif technico-politique, lequel assure la traversée de l’Atlantique. Puis, à partir d’une archive numismatique, je présenterai la survivance du spectre du marronnage au cours de la seconde moitié du XXème siècle.

 

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Enregistré le 29 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

Black Lens | Fabriquer des lieux sûrs, se cacher dans la lumière

[Paris 10e • France]

 

Les lieux sûrs dont nous allons parler, peut-être pour les défaire et les reformer à plusieurs reprises, sont inscrits quelque part. Ils sont parlants à partir de quelque part, mais cette inscription ne dit rien de leur permanence, ils ne sont pas solides et pas toujours là avec la même intensité. Il faut les faire monter. Ce sont des présences à convoquer «sous certaines conditions ». Et ce sont peut-être ces conditions que nous avons cherché, cherchons et allons chercher tout au long de ces conversations, en navigant de la lumière à l’ombre, des mots à ce qui échappe aux mots, des images oubliées à notre manière de les faire revenir. À moins que ce ne soit elles qui reviennent et s’archivent dans nos corps. Le sujet est vaste et nous nous sommes proposés en particulier durant ce séminaire de nous intéresser à la question des différents régimes de visibilité et d’invisibilité possibles pour apprendre à «se cacher dans la lumière ». Pour le dire autrement, les lieux sûrs qui vont nous intéresser ne sont pas des utopies, ils ne sont pas hors du monde dans lequel nous vivons et partage même une part de sa toxicité, au sens où ils prennent leur part d’une histoire commune et parfois douloureuse.

 

Comme il fallait prendre un point de départ pour dessiner une lutte autant que des lieux à habiter, nous avons choisi quelques récits car il sera question tout au long de ces deux jours de manières de raconter et de faire apparaître, de donner forme ou peut-être contours à certaines situations, de faire des cinémas, et de ces cinémas des forces qui engagent. Comme nous ne voulions pas que ces récits soient racontés d’une seule voix, nous avons choisi de fuir la «figure » pour nous intéresser à la «scène » comme espace de la multitude, de la polyphonie, des corps indissociés qui savent et produisent des lieux possibles qui s’enfuient du jour.

 

Plus d’informations sur Black Lens

Enregistré le 29 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France]

 

A l’occasion de l’exposition conjointe des artistes Filipa César et Louis Henderson, «Op-Film: Une Archéologie de l’optique», à l’Espace Khiasma (du 29 mars au 28 avril aux Lilas), Khiasma a présenté Black Lens, séminaire expérimental de deux jours qui s’est déroulé à La Colonie (Paris 10è), les 29 et 30 Mars 2018. Il a mis en dialogue une série de projections, de performances audiovisuelles et de conversations d’artistes et de théoriciens basés en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et au Portugal.

 

Black Lens a été construit comme une longue conversation traversant 4 demi-journées, un espace de travail ouvert où ont été mis en partage des formes et des recherches qui interrogent les conditions d’invention de lieux sûrs (safe spaces) par le geste et le récit, le code et le corps. En suivant les lignes de fuite de l’exposition Op-Film: An Archaeology of Optics, Black Lens a tenté de tracer, au cœur des technologies du visible, le contour d’écologies minoritaires, de formes de vie et de transmission de savoir. De l’humus à l’océan, de l’algorithme au créole, de la surface à la profondeur, où se cristallisent et se dessinent les nouvelles zones de conflit, où s’écrivent et se tissent les voix dont nous avons besoin pour lutter ?

 

Avec : Erika Balsom, Zach Blas, Christa Blümlinger, Jephthé Carmil, The Otolith Group (Kodwo Eshun & Anjalika Sagar), Denise Ferreira da Silva, Ciarán Finlayson, Ayesha Hameed, Onyeka Igwe, Nadia Yala Kisukidi, Nadir Khanfour, Margarida Mendes, Olivier Marboeuf, Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, Arjuna Neuman, Rachel O’Reilly, Lorenzo Pezzani & Charles Heller, Ruth Wilson Gilmore.

 

 

Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.