Les lignes d’erre se présentent comme une mise en récits des chemins, qui relient différents lieux culturels du Nord-Est Parisien. (...)Les lignes d’erre se présentent comme une mise en récits des chemins, qui relient différents lieux culturels du Nord-Est Parisien. A partir du printemps 2016, on pourra les parcourir en bus ou à pied, un casque sur les oreilles à la manière d’un guide audio artistique pour citadins curieux, des Lilas à Montreuil, d’Aubervilliers à Noisy-le-Sec. Entre deux expositions, on découvrira en chemin les histoires de lieux remarquables ou inédits, la vie secrète des plantes, des contes fantastiques, des vies minuscules qui traversent la ville et d’autres pièces sonores crées avec les habitants.
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Espace culturel d’Anglemont | Carte de visite sonore

[Les Lilas • France]

 

L’Espace culturel d’Anglemont, situé aux Lilas, abrite à la fois le centre culturel Jean Cocteau, le conservatoire Gabriel Fauré, la bibliothèque André Malraux et le square Georges Gay.

 

Accompagné par l’équipe de Khiasma et une animatrice du Service jeunesse des Lilas, un groupe de sept adolescents a réalisé cette carte de visite sonore. En se familiarisant avec le matériel technique, les jeunes ont circulé dans les différents espaces pour capter des sons d’ambiance et réaliser des interviews du personnel et des usagers.

 

 

A l’occasion des « Lignes d’Erre » organisées entre les centres d’art de Seine-Saint-Denis (entre les laboratoires d’Aubervilliers, l’espace Khiasma, la Galerie de Noisy-Le-Sec, Synesthésie), Violaine Lochu a réalisé les pièces sonores SongLines. S’inspirant de traditions des aborigènes d’Australie (chez qui les songlines ont pour fonction, entres autres, de décrire un parcours entre deux points éloignés), elle s’est déplacée en grande banlieue sans carte, demandant aux personnes croisées sur son chemin de lui indiquer la direction. Les pièces réalisées à partir de ces marches s’apparentent à des cartographies orales, mêlant indications géographiques et textures sonores collectées sur le parcours.

A l’occasion des « Lignes d’Erre » organisées entre les centres d’art de Seine-Saint-Denis (entre les laboratoires d’Aubervilliers, l’espace Khiasma, la Galerie de Noisy-Le-Sec, Synesthésie), Violaine Lochu a réalisé les pièces sonores SongLines. S’inspirant de traditions des aborigènes d’Australie (chez qui les songlines ont pour fonction, entres autres, de décrire un parcours entre deux points éloignés), elle s’est déplacée en grande banlieue sans carte, demandant aux personnes croisées sur son chemin de lui indiquer la direction. Les pièces réalisées à partir de ces marches s’apparentent à des cartographies orales, mêlant indications géographiques et textures sonores collectées sur le parcours.

La Maison Populaire / Carte de visite sonore

[Montreuil • France]
Un centre d’art en forme de hall d’accueil, où Auguste Rodin, Pablo Picasso, Robert Doisneau, Enrico Caruso et Martha Graham sont des noms de salle qui ouvrent des portes aux praticiens en herbe (avec certains, parmi les grands chanteurs actuels, ayant fait leur première scène dans celle d’à côté…), un lieu de rencontre et de vie « très montreuillois », maison de culture et d’éducation populaire : la Maison du même nom fête ses cinquante ans cette année ; roulement de tambour, pop-corn et claquettes !

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Juliette Gardé (chargée du développement des publics et de l'action culturelle et médiatrice), Louisa Ballant, Fabienne Gilles (céramiste), Delphine Mimpontel (danseuse), Malika Kaloussi (agent d’accueil et standardiste), Floriane Benjamin (coordinatrice du centre d'art et du secteur arts plastiques), Dominique Moulon (critique d'art et commissaire d'exposition), Caroline Delieutraz (artiste), les adhérant de la Maison Populaire, et un extrait de la création sonore « Portes entrouvertes » de Benoît Labourdette.

Khiasma / Carte de visite sonore

[Les Lilas • France]
Khiasma ? Un lieu. Une association loi 1901. Une racine grecque. Une ancienne imprimerie. Ce qui se croise. Ce qui s’inverse. De l’inconnu inscrit dans le connu. Un point de vue qu’il faut toujours refonder pour arriver à voir quelque chose.

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Olivier Marboeuf (directeur), Simon Quéheillard (artiste), François Daireaux (artiste), Alice Rivières (personnage conceptuel), Sébastien Zaegel (coordinateur du pôle littérature), les extraits d’une performance d’Emmanuel Adely et de David Haddad et de la création sonore « Archipel » de Vincent Chevillon et de Marion Cros

Le 116 / Carte de visite sonore

[Montreuil • France]
Un centre d’art né d’un chantier, une maison bourgeoise restaurée et son extension en acier corten, un projet artistique portant un regard aimant un habitat collectif dés-associé de son utopie sociale, des couleurs prélevées sur les façades, des oeuvres en papiers peints, un Mémoire Palace : au 116 de la rue de Paris, à Montreuil, l’architecture raconte une histoire. La création s’y drape dans le tissu urbain en impliquant les habitants, les artistes en résidence y habitent aussi et des espaces à « vivre-ensemble dans l’espace » s’y dessinent… suivez le guide pour une visite « à l’aveugle » !

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Heidi Wood (artiste), Etaïnn Zwer, Marlène Rigler (ancienne directrice), Sidonie Rocher (artiste médiatrice), les visiteurs du 116, ainsi que des extraits de « Mémoire Palace » de Violaine Lochu

[Noisy-le-Sec • France]
L’ancienne mairie ? Un minichâteau ? Une maison historique ? La Galerie, tel le bateau des argonautes dont chacune des pièces fut remplacée au cours du voyage, entraine la fable dans son sillage. Sans doute parce qu’avant de devenir le centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec, elle fut successivement cabinet de notaire, musée de la préhistoire, bibliothèque, centre de loisirs, et qu’à travers ses multiples identités et attributions, elle a su garder cette fonction de véhicule. C’est ainsi qu’aujourd’hui, les « corps se mêlent [à nos] chaussures », les robots nous saluent en passant, et les immeubles flottants de Noisy-le-Sec la mal nommée — puisqu’envahie par les eaux ! — dérivent pour un retour au pays natal, en passant par le pays imaginaire…

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Florence Marqueyrol (responsable des publics et de l'action culturelle), Émilie Renard (directrice), julien Creuzet (artiste), Anna Principaud (artiste responsable des ateliers éducatifs), et celles des Noiséens

Les Instants Chavirés / Carte de visite sonore

[Montreuil • France]
Première structure associative à ouvrir une salle de concert de Seine-Saint-Denis, Les Instants Chavirés travaillent autour des musiques dites « expérimentales » et des arts visuels. À noter au bilan (provisoire) de leurs 25 ans d’activités : un cheminement artistique, des compagnonnages, des rencontres qui se font comme ça, des choses qui se sont construites, des évolutions sur le long terme, des employés polyvalents, des ateliers pédagogiques qui ouvrent des portes et permettent de faire comprendre ce qui se passe derrière des murs, du vin naturel et de la bière d’abbaye, de la poésie sonore, du rock’n’roll noise, de la musique contemporaine, de la culture qui se fait, « beaucoup de différentes choses ». Moralité : l’improvisation, ça s’organise et, parfois, même le spectacle sonne vrai !

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Charles Pennequin (artiste), Marianne Le Petit (responsable de l’intendance), Régis Darthez (responsable du bar), Jean-François Pichard (responsable de la programmation / communication musique), Jean-Luc Guionnet (artiste), Thierry Schaeffer (directeur), Nina Garcia (responsable de la médiation culturelle), les élèves de l’école Daniel Renoult, Guillaume Constantin (responsable des arts visuels / commissaire invité), ainsi que des extraits du concert de Charles Pennequin et Jean-François Pauvros du 5 juin 2015, du concert de Jean-Luc Guionnet et de Seijiro Murayama, et de la soirée performance « Le souci du père de famille, chapitre 1 » du 11 juin 2015, programmée lors de l’exposition Odradek

« L’impénitent », entretien avec Olivier Marboeuf

[Les Lilas • France]
Décrire son outil de travail. Dans cet entretien, réalisé par Simon Quéheillard et Violaine Lochu au mois de juin 2015, Olivier Marboeuf revient sur l’histoire, les enjeux sociaux et politiques de L’Espace Khiasma, depuis sa création en 2004. Quelle réalité sociale recouvre le terme générique de « centre d’art » ? Comment entrer en révolution en se donnant pour outil le cadre institutionnel ? La posture de l’impénitent consiste à nommer le paradoxe d’un milieu social, comme vecteur d’une normalité, qui ne se reconnait pas lui-même. Elle exprime ici les possibilités comme les impasses de la production collective d’un savoir, que rejoue actuellement le retour de la notion « d’éducation populaire ». La mise en oeuvre d’une situation de pensée collective est ensuite abordée sous l’angle de la relation maître-élève, puis de la nécessité de la forme particulière que requiert la parole publique.