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Soirée revue N/Z : «Les tendres plaintes», par Perrine Lamy-Quique et les Marquises

[Paris • France]

 

Projection et lectures, poésie et images. Un projet documentaire de Perrine Lamy-Quique (1h20) accompagné d’une musique originale des Marquises.

 

Une nuit d’avril 1970, face au Mont-Blanc, un sanatorium pour enfants s’est effondré à la suite d’un glissement de terrain qui a fait 72 victimes dont 56 enfants. À l’époque, on a accusé la montagne et l’affaire a été classée. Aujourd’hui que s’effacent les dernières traces de cet effondrement, Perrine Lamy-Quique nous ramène dans cette vallée gris-fer pour nous donner à entendre la parole dégelée des victimes et dévoiler les strates qui sédimentent ce drame. Sa lecture filmique, aux frontières du documentaire et de la poésie, nous plonge dans une quête de sens au bord des failles, comme un défi lancé à l’oubli.

 

N/Z est une revue expérimentale à ciel ouvert qui s’intéresse à l’écriture comme processus de travail, en amont de sa formalisation définitive et sous toutes ses formes.

 

« C’est une histoire fracassée, une histoire qui a été maltraitée en 1970, volontairement. J’essaie depuis trois ans de rassembler les matières survivantes qui la racontent, de remettre en contact des êtres, des lieux et des archives qui se sont dispersés dans l’espace et dans le temps, pour extraire cette histoire de l’oubli et en remonter une version plus juste. Mon hypothèse, c’est que le passé ne passe pas, qu’il trouve toujours une niche où se cacher, et que plus le temps passe, plus le passé nous saute aux yeux. Il y a quelques mois, la Revue N/Z m’a proposé d’ouvrir temporairement les coulisses de ce double projet en cours. J’ai relevé le défi et je présente une forme de lecture-projection qui donne à sentir à la fois le film documentaire et le récit littéraire à venir. Cette performance est donc une forme éphémère, vouée à être avalée par les remontages à venir. » Perrine Lamy Quique

 

http://www.revuenz.fr/blog-lamyquique

 

Le travail de Perrine Lamy-Quique (née en 1983 en Haute-Savoie) associe écriture, film et photographie, autour des notions de périmètre et de transgression. Depuis 2010, ses créations – associant mots et images – amorcent une investigation poétique de l’oubli, entre frontalité et mystère, aux frontières du documentaire et de la poésie.

Lecture-projection enregistrée à la Maison de la Poésie (Paris), le 24 février 2017.
Mixage : Adrien Tripon.

Pot d’âne : recette en verre

[Toulouse • France]

 

Performance sonore et culinaire réalisée à partir du texte de Sophie Tiers, Pot d’Âne : Recette en verre (CMDE, 2016) au Centre Culturel Bellegarde (Toulouse), le 10 mars 2017.

 

La performance est construite comme un repas. En tête à tête, la lecture déploie une installation sonore, visuelle et olfactive.

 

Texte-Graphisme : Sophie Tiers
Lecture : Célio Paillard
Mise en son : Frédéric Mathevet

Soirée revue N/Z : «Le livre dense», par Raphaël Tiberghien

[Paris • France]

 

« Le langage nous est utile, à quoi ? J’aimerais profiter de l’occasion de ma participation à la revue N/Z pour établir une correspondance avec d’autres artistes de ma génération qui en font usage, afin de comprendre comment et pourquoi ils l’utilisent. Beaucoup de jeunes plasticiens manipulent les mots, qu’ils soient écrits, prononcés ou enregistrés, et l’on peut s’interroger sur cette pratique, sur ce qu’elle dit de notre époque. » — R. Tiberghien

 

Pour cette soirée de la revue N/Z, Raphaël Tiberghien invite Violaine Lochu, Sara Acremann et Timothée Dufresne à penser ensemble l’utilité du langage et l’usage qu’en font ces jeunes plasticiens à notre époque.

 

Éditée par le Bureau des activités littéraires, N/Z est une revue expérimentale à ciel ouvert qui s’intéresse à l’écriture comme processus de travail, en amont de sa formalisation définitive et sous toutes ses formes.

 

Déroulé de la soirée :

Violaine Lochu – Animal Mimesis, performance-conférence, 2015.

Sara Acremann – Présentation du travail Les Listes, et de ses différentes formes entre 2013 et 2016.

Raphaël Tiberghien – Danoisie – lecture sculptée.

Timothée Dufresne & Raphaël Tiberghien – Je suis la ligne, vidéo (non restituée dans cette captation)

Soirée enregistrée le 2 décembre 2016 à la Maison de la Poésie, Paris.
Mixage : Adrien Tripon

Morceaux de vie

[Paris IIIè • France]

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’actrice Garance Clavel nous a lu « Morceaux de vie » le parcours de vie d’une femme établi par Frank Smith dans le cadre de sa résidence d’écriture à l’Espace Khiasma et aux Archives nationales (France) (Pierrefitte-sur-Seine) en 2014-2015.

« Dans l’écriture, il n’y va pas de la manifestation ou de l’exaltation du geste d’écrire ; il ne s’agit pas de l’épinglage d’un sujet dans un langage ; il est question de l’ouverture d’un espace où le sujet écrivant ne cesse de disparaître » , dit Michel Foucault, au cours d’une conférence consacrée à la notion d’auteur en 1970 à l’université de Buffalo, New York.
Je ne suis pas l’auteur des lignes que Garance Clavel va vous lire. A la limite, je ne les ai pas écrites, elles se sont écrites. Quelqu’un a parlé, et je dis qu’importe que quelqu’un ait parlé.

Lecture : Garance Clavel
Commentaire : Frank Smith
Mix : Mathis Berchery

[Gentilly • France]

 

Si le Corps Collectif est connu pour être un groupe de performance et de danse, certains de ses 13 membres s’adonnent volontiers à la pratique de la poésie sonore et de l’écriture automatique. Dans cette pièce inédite, Nadia Vadori-Gauthier et Arthur Navellou nous donnent à entendre une interprétation du Crépuscule des baby dolls, performance qu’ils présentent au Générateur le 5 mars 2017.

 

http://legenerateur.com/spectacle/performances-de-mars-3/

Mix : Louise Manzanero
Voix : Nadia Vadori-Gauthier, Arthur Navellou, Louise Manzanero

[Les Lilas • France]

 

Non loin du Précheur, en Martinique, près de la rivière Sèche, il y a une grosse roche, immense bâtiment, que l’on voit depuis la route… Le tombeau des Caraïbes. Le bouche-à-oreille dit de la légende que les hommes recouverts de roucou, auraient sauté ensemble, dans le vide depuis le haut de la roche, pour fuir le futur des hommes garnis de dentelle. La chute, avant le suicide vaporeux. On a cherché sans retrouver d’ossements. C’est la voix sans visage d’un film et des bribes d’images qui apparaissent. Dans le ciel, c’est un début et une piste, depuis le drone qui survole cette roche, debout au milieu de la carrière de sable…

 

Né en 1986. Vit et travaille à Paris. Diplômé de l’école des beaux arts de Caen, du post-diplôme des beaux arts de Lyon, du Studio national des arts contemporain – Le Fresnoy à Tourcoing. Il est représenté par la galerie Doyang Lee à Paris. Son travail a fait récemment l’objet d’une exposition personnelle au Frac Basse Normandie à Caen (2015), au centre d’art contemporain de Juvisy sur Orge, à la galerie Doyang Lee à Paris (2013), à la fondation Sandretto Re Rebaudengo à Turin (2012). Suite à sa résidence au centre d’art La Galerie à Noisy le Sec, il a participé à l’exposition collective intitulée Scroll infini, en 2015. Ses projets en 2016 incluent : résidence Orange Rouge (Seine Saint Denis), Contre-Formes exposition collective au Centre Dramatique National de Caen, exposition personnelle à la Galerie Doyang Lee, seconde biennale de Kampala (Ouganda)…

Alien(s)kin : Queer other other lands of here

Alien(s)kin: Queer other Other Lands of Here est une performance poétique audiovisuelle qui traite du pouvoir d’action de la « POC » (‘Person of Colour’) queer, depuis les marges supposées, comme disruptions des récits et chrono-géographies dominants. Se jouant des limites et frontières, un oeil sur « l’espace » comme lieu de réalisation et de création de zones alternatives d’espace/temps — des zones où les récits alternatifs respirent et sèment des géographies transitoires.

 

Jamika Ajalon est une artiste pluridisciplinaire qui travaille de nombreux médiums indépendamment mais aussi en fusion, incorporant textes écrits et parlés, sons, musiques et visuels. Nomade, elle grandit aux Etats-Unis avant de vivre de nombreuses années en Europe, notamment au Royaume-Uni et en France. Au fil de voyages, notamment dans divers pays d’Afrique, elle a rencontré et collaboré avec d’autres artistes et universitaires qui récusent les « frontières », externes comme internalisées, et sèment des graines. Fan de science-fiction, elle a toujours considéré « l’espace » comme un lieu de réalisation et de discussion des futurs possibles. Ses publications et performances ont été diverses. Elles incluent une série d’anti-conférences audiovisuelles explorant la mémoire et la subjectivité nomade au travers d’un prisme « afrofuturiste ». Le long de sa route, elle a eu le plaisir de performer, enregistrer, tourner, publier et exposer/projeter son travail à Vienne, Londres, Berlin, en Afrique du Sud, au Sénégal, à Kampala, à Paris…

 

www.jamikaajalon.com

https://www.facebook.com/jamikaajalon.artistpage

[Les Lilas • France]

 

Liant art contemporain et poésie, glossolalie 2011-(…) est une oeuvre multiforme et plurilingue qui construit un récit — une épopée — poétique et plastique dans les 7000 langues de la planète. l’oeuvre-récit s’invente langue après langue, et doit son existence même dans ce passage d’une langue à une autre. elle n’existe que parce qu’elle crée un espace d’écriture qui est un seuil : celui où se rejoignent la nature propre de chaque langue et celle de l’auteur au moment où il écrit.

Son objet est de dire le monde dans/selon l’ensemble de ses langues. dire le monde, c’est travailler un large spectre de modes d’écritures : d’une langue première (ou de sa projection) aux dynamiques d’écritures contemporaines, en passant par des fragments d’histoires, par des récits de segments d’événements, des listes, etc.

S’agglomèrent ainsi dans glossolalie 2011-(…) des temps d’avant le temps, des récits qui semblent contemporains des mythes, d’autres relatifs à des époques historiques — sans jamais s’appuyer, cependant, sur des faits réels reconnaissables. il y aurait ainsi dans chaque fragment en langue quelque chose de famillier, qui évoquerait des invariants de l’histoire humaine, plutôt que des faits attestés — choix ancré d’ailleurs dans la conviction que le fait historique est souvent (toujours ?) rédigé dans la langue des vainqueurs, et qu’il y a donc tout lieu de le questionner…

 

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

[Les Lilas • France]

 

 

Il n’y a plus d’Histoire, depuis vingt-cinq ans il n’y a plus d’Histoire avec un grand H, l’Histoire avec un grand H s’est achevée avec le triomphe de la démocratie et désormais il n’y a plus d’Histoire, juste des histoires. Petites. Des repères. Il ne se passe rien. Dit-on. Rien.
Et dans ce rien submergé d’immédiateté, l’occident vainqueur vit. Bien. Protégé. Kim Kardashian va bien. François Pinault va bien. Autour ça grouille un peu, ça soubresaute, mais à l’intérieur ça va. Bien. Il ne se passe rien de grave. Ou pas grand-chose. Des guerres ailleurs, des maladies, des attentats ici…
Consigner ce rien, ou ce pas grand-chose, devient dès lors un défi. Puisque nous vivons bien, que vivons-nous bien, ici ?
Pour ces Eléments pour les années 00, Emmanuel Adely qui vient d’achever sa résidence au Musée commun, propose vingt-cinq ans de ce rien pacifique au travers d’un quotidien économique qui est notre plus petit dénominateur commun, strié de textes issus des ateliers donnés pendant l’année et de nouvelles telles que le 11-Septembre, Fukushima, des attentats : un puzzle dont chaque jour est une pièce surprenante qui s’emboîte aux autres pour donner un tableau final aussi drôle que désespérant.

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

[Les Lilas • France]

C. et Mike Brown sont les premiers portraits d’une série déterminée par des vies aux prises avec les faits et détails de notre époque. L’un est hacker et révèle quelques traits de sa vie dans l’ombre, l’autre est un Afro-Américain de 18 ans abattu par un policier blanc le 9 août 2014 à Ferguson aux États-Unis.

 

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

Enregistré à l'Espace Khiasma le dimanche 2 octobre 2016, dans le cadre du festival « Relectures 17 »
Mixage : Esther Poryles
Photo : Matthieu Gauchet

[Les Lilas • France]

« On voit l’arrière d’un gros bateau. Un singe y est attaché. Il est question des ancêtres communs de l’homme et du singe. Des espèces disparues sur ce long chemin de l’évolution. Plusieurs œuvres d’art contemporain sont évoquées. Des pélicans et des lézards, de passage… »

Alexis Fichet mène depuis plusieurs années un travail qui se confronte aux questions d’écologie, d’environnement, et plus largement aux rapports de l’Homme avec la « nature ». Le cycle Oralieu dure depuis 2013, et les différentes performances ont été créées puis jouées dans des lieux variés. Pour la première fois, les 4 performances sont présentées à la suite, au rythme d’une par jour, à l’espace Khiasma, dans le cadre de Relectures 17.

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

Enregistré à l'Espace Khiasma le dimanche 2 octobre 2016, dans le cadre du festival « Relectures 17 »
Mixage : Esther Poryles
Photo : Matthieu Gauchet

[Les Lilas • France]

« Que sont mes amis devenus » est une nouvelle série d’épisodes de l’épopée « L’an 2005 » écrite par Olivier Marboeuf. Une histoire alternative de la banlieue et de ses spectres tirée de sa résidence à la Grande Borne à Grigny. Au fil des années qu’égraine cette performance en forme de séances d’hypnose, une brève histoire des cavernes de Lascaux à Nouméa, les exercices de divination dans des flaques d’essence, le spectre de Marius Trésor et les courses de zombies en mini-moto alternent avec les épisodes de la fin du vingtième siècle de l’année 1983 au seuil de la fameuse année 1995.

 

Dans le cadre, du festival Relectures 17, de la Nuit Blanche 2016 aux Lilas et de la résidence d’écrivain d’Olivier Marboeuf à la Médiathèque Victor Hugo (Grigny), un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France.

Enregistré à l'Espace Khiasma le jeudi 29 septembre 2016, dans le cadre du festival « Relectures 17 »
Mixage : Esther Poryles
Photo : Matthieu Gauchet

[Les Lilas • France]

« On voit un homme qui a les pieds dans l’eau, et des avions qui décollent, au-dessus de lui. Le jour tombe. Il est question de piqûres et de physique quantique. De la façon dont mon corps est là et pas ailleurs. De la façon dont mon corps voyage. »

Alexis Fichet mène depuis plusieurs années un travail qui se confronte aux questions d’écologie, d’environnement, et plus largement aux rapports de l’Homme avec la « nature ». Le cycle Oralieu dure depuis 2013, et les différentes performances ont été créées puis jouées dans des lieux variés. Pour la première fois, les 4 performances sont présentées à la suite, au rythme d’une par jour, à l’espace Khiasma, dans le cadre de Relectures 17.

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

Enregistré à l'Espace Khiasma le jeudi 29 septembre 2016, dans le cadre du festival « Relectures 17 »
Mixage : Esther Poryles
Photo : Matthieu Gauchet

[Les Lilas • France]

 

De l’échangeur autoroutier à la rue de la Dhuys à Bagnolet, Olivier Marboeuf vous invite à une balade d’observation sur les traces d’histoires perdues et de héros oubliés.

Lecture de bitume et de récits rupestres, traduction de fissures, géologie des chantiers et des montagnes de zoo, divination dans des flaques d’essence… le XXème siècle comme si vous y étiez.

 

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

[Les Lilas • France]
« On voit un petit rocher, au pied duquel une petite flaque. Un enfant dépose dans cette flaque des poissons, des crabes, des coquillages… La mer monte et recouvre tout. Le narrateur se retourne sur son enfance et s’interroge : d’où peut venir la fascination pour les animaux ? Il est question des marées, de leur lien avec la lune et les planètes, de l’eau qui rentre dans les coquillages et les fait grandir. »

Alexis Fichet mène depuis plusieurs années un travail qui se confronte aux questions d’écologie, d’environnement, et plus largement aux rapports de l’Homme avec la « nature ». Le cycle Oralieu dure depuis 2013, et les différentes performances ont été créées puis jouées dans des lieux variés. Pour la première fois, les 4 performances sont présentées à la suite, au rythme d’une par jour, à l’espace Khiasma, dans le cadre de Relectures 17.

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

Enregistré à l'Espace Khiasma le jeudi 29 septembre 2016, dans le cadre du festival « Relectures 17 »
Mixage : Esther Poryles
Photo : Matthieu Gauchet

Confédération Républicaine / De mon corps : au garde à vous !

[Les Lilas • France]

Chansons patriotiques pour corps privé en domaine public, ou éclatement de l’intime pour une mise en réseau dans les créneaux des secteurs correspondants.

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

Enregistré à l'Espace Khiasma le jeudi 29 septembre 2016, dans le cadre du festival « Relectures 17 »
Mixage : Esther Poryles
Photos : Matthieu Gauchet

[Les Lilas • France]
« On voit la mer, un bateau énorme se déplace sur l’horizon. Un homme fait une apnée et ne réapparait pas. Il est question d’une épave, en Grèce. Des poulpes, et de l’encre. De coquilles d’oursins, dont le vrai nom est « test », mot dont l’étymologie est proche de la tête. Il y est question d’apnée, du Monde du silence et de Cousteau.»

Alexis Fichet mène depuis plusieurs années un travail qui se confronte aux questions d’écologie, d’environnement, et plus largement aux rapports de l’Homme avec la « nature ». Le cycle Oralieu dure depuis 2013, et les différentes performances ont été créées puis jouées dans des lieux variés. Pour la première fois, les 4 performances sont présentées à la suite, au rythme d’une par jour, à l’espace Khiasma, dans le cadre de Relectures 17.

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

Enregistré à l'Espace Khiasma le jeudi 29 septembre 2016, dans le cadre du festival « Relectures 17 »
Mixage : Esther Poryles
Photos : Matthieu Gauchet

Accueilli en résidence à l’atelier de Lindre-Basse, au cœur d’une réserve d’oiseau, Violaine Lochu pour la lettre U comme ululer, a cherché à explorer les possibilités ornithologiques de sa voix. Pour composer cette performance vocale, elle s’est inspiré du ululement des chouettes effraie et hulotte mais aussi d’autres oiseaux vivant à proximité ; cigogne, butor étoilé, locustelle, foulque, pinson, vanneau huppé, pouillot véloce, caille des blés, milan noir, hirondelle…

violaine lochu

Pour la lettre R de son abécédaire, Violaine Lochu explore le principe de répétition au cours d’une courte performance vocale. Elle prend comme matériel d’exploration des mots dont on nous rabâche quotidiennement les oreilles ; slogans publicitaires, formules politiques, chansons populaires, répondeur téléphonique…  et se met à les répéter tant et tellement que leur pouvoir d’aliénation se révèle et s’annule à la fois, les mots si souvent entendus deviennent comme étrangers, se retournent sur eux même pour devenir matière sonore et poétique.

violaine lochu

Le lundi des Revues #8 – LA MOITIÉ DU FOURBI / Sylvain Pattieu

[Les Lilas • France]
La moitié du fourbi est une revue littéraire bi-annuelle de 112 pages, qui travaille à livre ouvert et à livre fermé. Elle voudrait incarner l’idée que « la littérature est l’exercice jubilatoire le plus sérieux du monde ».

 

Autour de 18 auteurs, chaque numéro explore librement et largement un thème unique, une proposition, une luciole. Par ce biais, la revue navigue notamment dans les eaux de la création non-fictionnelle, de la critique littéraire subjective, de la photographie, du récit-analyse, de l’entretien, du témoignage et de la parole vive.

 

Dans le cadre du festival Hors limites, Khiasma accueille la revue pour le lancement de son troisième numéro, dont l’ensemble des contributions gravite encore autour d’un seul mot : VISAGE.

 

Khiasma a donné carte blanche à trois auteurs de ce numéro.

 

Frank Smith, Alessandro Mercuri et Sylvain Pattieu présenteront une performance en résonance avec leurs textes respectifs. Ce spectacle littéraire sera suivi d’une rencontre avec les animateurs de la revue.

Le lundi des Revues #8 – LA MOITIÉ DU FOURBI / Alessandro Mercuri

[Les Lilas • France]
La moitié du fourbi est une revue littéraire bi-annuelle de 112 pages, qui travaille à livre ouvert et à livre fermé. Elle voudrait incarner l’idée que « la littérature est l’exercice jubilatoire le plus sérieux du monde ».

 

Autour de 18 auteurs, chaque numéro explore librement et largement un thème unique, une proposition, une luciole. Par ce biais, la revue navigue notamment dans les eaux de la création non-fictionnelle, de la critique littéraire subjective, de la photographie, du récit-analyse, de l’entretien, du témoignage et de la parole vive.

 

Dans le cadre du festival Hors limites, Khiasma accueille la revue pour le lancement de son troisième numéro, dont l’ensemble des contributions gravite encore autour d’un seul mot : VISAGE.

 

Khiasma a donné carte blanche à trois auteurs de ce numéro.

 

Frank Smith, Alessandro Mercuri et Sylvain Pattieu présenteront une performance en résonance avec leurs textes respectifs. Ce spectacle littéraire sera suivi d’une rencontre avec les animateurs de la revue.

Le lundi des Revues #8 – LA MOITIÉ DU FOURBI / Frank Smith

[Les Lilas • France]
La moitié du fourbi est une revue littéraire bi-annuelle de 112 pages, qui travaille à livre ouvert et à livre fermé. Elle voudrait incarner l’idée que « la littérature est l’exercice jubilatoire le plus sérieux du monde ».

 

Autour de 18 auteurs, chaque numéro explore librement et largement un thème unique, une proposition, une luciole. Par ce biais, la revue navigue notamment dans les eaux de la création non-fictionnelle, de la critique littéraire subjective, de la photographie, du récit-analyse, de l’entretien, du témoignage et de la parole vive.

 

Dans le cadre du festival Hors limites, Khiasma accueille la revue pour le lancement de son troisième numéro, dont l’ensemble des contributions gravite encore autour d’un seul mot : VISAGE.

 

Khiasma a donné carte blanche à trois auteurs de ce numéro.

 

Frank Smith, Alessandro Mercuri et Sylvain Pattieu présenteront une performance en résonance avec leurs textes respectifs. Ce spectacle littéraire sera suivi d’une rencontre avec les animateurs de la revue.

[Les Lilas • France]
« Un ami n’est pas quelqu’un d’indispensable. Un ami n’est pas indispensable à la vie. Il n’est pas nécessaire. Il est même contingent. De ce point de vue là, un ami n’est pas un rat et le rat, peut-être, n’est pas notre ami. »

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 19 février 2016, dans le cadre de la soirée « Brouhaha, les mondes du contemporain »
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
« Si vous aussi vous avez une question à lui poser, elle vous répondra à cette adresse. Discrétion assurée. Elle travaille exceptionnellement ce soir. Elle est derrière son comptoir et elle est là pour parler. »

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 19 février 2016, dans le cadre de la soirée « Brouhaha, les mondes du contemporain »
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
« Nous avons organisé notre travail autour de quelques étapes que nous allons nommer ici instants :

– Instant métro.
– Instant agenda.
– Instant fac.
– Instant Caf.
– Instant haïku.
– Instant rose.
– Instant pub.
– Instant nocturne.
– Instant scandale.
– Instant performance.

On va pas tous vous les faire. »

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 19 février 2016, dans le cadre de la soirée « Brouhaha, les mondes du contemporain »
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
Droit de vote, une nouvelle de Emmanuel Adely, publié dans le numéro du 20 juillet 2015 du journal L’Humanité, et complétée à l’occasion du Festival RELECTURES 16 ‘des récits du futur’ !

Enregistré à la Maison des Fougères le dimanche 4 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16.

Mixage : Benoit Baudinat

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

[Les Lilas • France]
PlayLife tient une place à part dans la bibliographie d’Emmanuel Adely. Il fut rédigé à l’occasion du quarantième anniversaire de la première loi sur la formation continue, pour un commanditaire qui n’est autre que l’AFPA). Un univers, celui de la formation professionnel des adultes, dont l’auteur dû assimiler les codes — et a fortiori les sigles ! —, naviguant de longues heures sur les sites spécialisés pour en nourrir son écriture…
Exhaustive notice à l’usage de l’humain de 2050, Playlife détaille, recommande, glorifie avec un enthousiasme glaçant l’avènement d’une société effroyablement parfaite. Une société qui semble avoir digéré les cauchemars de Huxley, Bradbury, Orwell et Philip K. Dick jusqu’à les transformer en préceptes bienveillants et sécuritaires. L’humain pucé, labellisé, pressurisé jusqu’à l’abnégation au profit d’une efficacité maximale s’y meut à la manière d’un programme paramètrable, reconfigurable à l’envie, euthanisable en cas d’obsolescence ; système dans le système, toujours sous la vigie de la tentaculaire entreprise LIFE. Par la mise en situation des aboutissements possibles de nos recherches contemporaines sur la connectivité, la cybernétique, la génétique et leurs vertigineuses conséquences politiques, PlayLife s’inscrit dans la pure tradition du récit de science-fiction et propose — non sans humour — une plongée stupéfiante de pragmatisme dans les rouages du meilleur des mondes, le nôtre.

 

Enregistré à la Maison des Fougères le dimanche 4 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16.
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

[Les Lilas • France]
Olivier Marboeuf installe ici une nouvelle projection de « cinéma à l’intérieur des crânes », véritable séance d’hypnose en direct qui propose de prévoir l’avenir à partir de l’an 2005. Un cinéma sans image, uniquement basé sur l’art du conte. Comme toujours les faits historiques viennent se mêler à des histoires de magies, les figures surgissent de l’ombre au milieu du panthéon national, et bientôt apparaissent à l’intérieur du feu les visages et les fables de l’avenir. Avec cette nouvelle performance, Olivier Marboeuf ouvre la série « épopée » où, renouant avec le genre du récit picaresque, il propose de raconter une histoire épique de la banlieue, de ses grands drames et petites histoires.

 

Dans le cadre de la Nuit Blanche 2015 aux Lilas

Enregistré à l'Espace Khiasma le samedi 3 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16.
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

Choeurs Politiques

[Les Lilas • France]
En résidence à l’Espace Khiasma et aux Archives nationales, Frank Smith explore les modes de fabrication d’une « langue démocratique », en mesure de construire la vérité et la continuité du monde à travers ses transformations. Cette volonté de remodéliser une langue est à comprendre dans les deux sens. D’abord, lire et relire — afin de les désarticuler, d’en saisir les arcanes — certains des documents produits par cette langue de la démocratie : émanation des pouvoirs centraux de l’État et des opérateurs nationaux, constitutive du corps social et ordonnatrice du territoire sur lequel celui-ci se déploie, dont elle accompagne la reconfiguration. Ensuite, bien noter que le concept de « langue démocratique » renvoie également — et plus directement peut-être — à ce droit pour chacun de prendre la parole, d’avoir voix au chapitre : faire de la langue le terrain d’expression d’une polyphonie de foule catalysée en « chœurs politiques »…

 

dans le cadre de la résidence « Écrivains en Seine-Saint-Denis » de Frank Smith à Khiasma et aux Archives nationales, un dispositif initié par le département de la Seine-Saint-Denis.

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 2 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Face à ce qui se dérobe

[Les Lilas • France]
Le 10 décembre 2013, Thamsanqa Jantjie, énigmatique interprète en langue des signes, vole la vedette aux chefs d’État réunis au stade de Soweto pour la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela.
Guignol, usurpateur ou schizophrène dangereux…
6 heures en direct et en roue libre.
Sa chorégraphie a embarrassé la langue de bois des pantins sur l’estrade, avant de provoquer un imbroglio médiatique aux déclarations les plus invraisemblables.
Et l’isolement de cet homme ? « Il se meut là où l’autre n’entre pas » Henri Michaux.
Corps discordant et discordance des discours… Postures et impostures :
Un récit vidéo de Matthieu Dibelius suivi d’un solo silencieux d’Elsa Wolliaston.

Enregistré à l'Espace Khiasma le jeudi 1er octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
« Stevenson aurait écrit L’île au trésor d’après le dessin d’une île. À mesure qu’il en traçait les contours, l’île et le récit, s’entremêlant, se sont élaborés parallèlement. Ainsi le projet Yarn* est une déambulation orale, un cheminement au travers d’un territoire en expansion, périphérique à la trace de notre exploration. L’un construit l’autre réciproquement. En 2015, j’ai invité Thomas Lasbouygues à rejoindre l’équipage du Sea4C pour rapatrier le voilier en Europe depuis les îles vierges britanniques. Au retour, une correspondance a été amorcée. Le premier jet fut un extrait de mon journal de bord, il y répondit par un extrait du sien dans la continuité chronologique. Au fur et à mesure, des échanges de documents divers alimentèrent notre curiosité, élaborant un récit à plusieurs voix, une dérive au travers des récits de voyageurs vers différents lieux, pour différentes époques. » (Vincent Chevillon)Yarn* est une déambulation dans l’espace et le temps. Métamorphoses et révolutions, le récit proposé se déroule, glisse, emmêle trames historiques et récits fictionnels, pose les bases d’une architecture pour la renverser. Un univers fluctuant endogène à lui-même, paradoxalement obsédé par l’ailleurs.

*Yarn :
1 – Fil continue de textile enroulé autour d’un support (ex. : pelote de laine).
2 – récits de marins à propos de leurs véritables ou supposées aventures, récits réels ou fictifs s’enchainant inlassablement, racontars…

Enregistré à l'Espace Khiasma le samedi 27 septembre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Terreur, saison 1

[Les Lilas • France]
Terreur est un thriller se déployant sur une période d’environ cinquante ans, où des individus et des décideurs européens, de Hénin-Beaumont à Marbella et de Linas-Monthléry à Treblinka, vont être soumis à de nouveaux modes de vie et, pour certains, aux méthodes peu conventionnelles de l’entreprise LIFE. Fondée en 2014, cette entreprise va en quelques années révolutionner le marché de la dépression avec des molécules de nouvelle génération.

Enregistré à l'Espace Khiasma le samedi 26 septembre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

WOW ! (Conférence sur nos possibilités de vivre ailleurs)

[Les Lilas • France]
Les temps de l’espèce humaine sur Terre sont comptés. Anthropocène épuisant le globe, changement climatique irréversible, menace inévitable d’astéroïdes provoquant une extinction massive de la biodiversité, collision intergalactique, inversion du champ magnétique ou évolution du soleil, la terre ne sera un jour plus vivable. L’humanité devra donc partir. Pour aller où ? Y a-t-il une vie possible ailleurs ? Les premiers signes extraterrestres reçus et la découverte récente de plusieurs exoplanètes en zone d’habitabilité nourrissent tous les espoirs. Il y a peut-être une chance pour qu’on s’en sorte !

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 25 septembre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
Après une catastrophe mondiale.
Un groupe de survivants fuit un village dévasté. Accompagné dans son périple par une meute animale férale, le groupe va traverser des lieux dévastés ou repeuplés, et de nouvelles formes d’organisation sociale. Sans jamais se défaire d’un argument post-cataclysmique et de la trame linéaire du road-novel, Futur fleuve emprunte à la littérature conceptuelle et expérimentale — pour avancer ses personnages vers une rédemption écologique — impossible ? et questionner les processus de domination, de domestication et de marronnage.

Enregistré à l'Espace Khiasma le Vendredi 25 septembre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
Pour l’ouverture du festival RELECTURES 16 ‘des récits du futur’, Jean-Pierre Ostende propose une traversée de la ville imaginaire qu’il arpente dans le blog « Histoire sauvage » sur http://jeanpierreostende.com/. Une science-fiction douce, drôle et inquiétante, dans la lignée du roman La Présence (éditions Gallimard, 2007) et de sa machine narrative tout terrain : l’Explorateur Club ! À l’instar des activités développées par cette entreprise (de fiction) créée en 2003 autour du tourisme, de la formation, du conseil en relations humaines et du divertissement, l’« historien sauvage » de Notreville, narrateur dont on suit la correspondance, se fait tout aussi bien « interprète, recenseur, chroniqueur, ethnologue, dénombrer, documentariste ou archiviste ». Pour essayer d’atténuer le sentiment d’étrangeté qu’il ressent dans cette ville où il est né et qu’il n’a jamais vraiment quittée, il dresse ainsi des portraits, des vignettes, des prélèvements. Transforme ses rencontres en archives, et sa vie en performance…

Enregistré à l'Espace Khiasma le jeudi 24 septembre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Grenoble • France]
Voguing curatorial session est une série de lectures poétiques et théoriques, d’extraits musicaux portant sur la notion de voguing comme possibilité d’attitude curatoriale. C’est-à-dire de faire repasser par son propre corps les discours des autres, pour les incarner de façon plus affective et plus proche et de se revendiquer de la reception critique d’une certaine tradition Queer. Un voguing oral à partir de poètes et théoriciens noir-américains (Essex Hemphill, Fred Moten) qui ont écrit précisément pour l’oralité, pour la performance.

Opéra-archipel, voix chargées et corps perdus [part 1]

[Noisy-le-Sec • France]
Opéra-archipel, voix chargées et corps perdus est une partie d’un ensemble plus vaste intitulé opéra-archipel que Julien Creuzet a initié lors de sa résidence à La Galerie. L’opéra-archipel puise dans diverses sources historiques ayant contribué à forger en France un imaginaire fantasmatique de paysages lointains, un exotisme de pacotille. Julien Creuzet démonte ces sources, les décortique, se demandant ce qu’est devenu, aujourd’hui, l’exotisme des Indes coloniales au pluriel.
Après les cessions consacrées aux plantes et à la danse, celle-ci ajoute une nouvelle dimension au projet d’investigation des formes contemporaines de l’exotisme. La voix du contre-ténor Julien Marine porte le livret de cet opéra composé de textes poétiques que Julien Creuzet a écrit à partir de ses observations tout au long de sa résidence. De ce point de départ, cœur de l’opéra, Romuald Fonkoua parle de la notion d’archipel chez Edouard Glissant. À sa suite, Maxime Cervulle livre une définition du « techno-racisme » ou comment les technologies, loin d’être neutres, sont conçues avec des paramètres discriminants et participent de la construction d’un imaginaire racialisé. Ces différentes voix apportent un éclairage à la fois poétique et théorique sur le projet de Julien Creuzet et sa quête des images des autres. Ce troisième volet d’opéra-archipel est une conférence-performance consacrée au langage, à l’oralité et à la perception des corps perdus, c’est-à-dire invisibles.

Enregistré à la médiathèque Roger Gouhier de Noisy-le-Sec, le samedi 21 mars 2015, dans le cadre de la conférence-performance Opéra-archipel, voix chargées et corps perdus
Mixage : Sébastien Zaegel

[Grenoble • France]
Produit en résidence à Grenoble, Dream Diary est une série de performances enregistrées, chacune prenant comme départ la narration d’un rêve de la nuit précédente. La pièce explore l’espace entre le texte et sa vocalisation, c’est une narration onirique altérée par son passage par le corps de l’artiste, acquérant un effet quasi hypnotique par des procédés de répétition et de soustraction.

[Grenoble • France]
Produit en résidence à Grenoble, Dream Diary est une série de performances enregistrées, chacune prenant comme départ la narration d’un rêve de la nuit précédente. La pièce explore l’espace entre le texte et sa vocalisation, c’est une narration onirique altérée par son passage par le corps de l’artiste, acquérant un effet quasi hypnotique par des procédés de répétition et de soustraction.

[Grenoble • France]
Produit en résidence à Grenoble, Dream Diary est une série de performances enregistrées, chacune prenant comme départ la narration d’un rêve de la nuit précédente. La pièce explore l’espace entre le texte et sa vocalisation, c’est une narration onirique altérée par son passage par le corps de l’artiste, acquérant un effet quasi hypnotique par des procédés de répétition et de soustraction.

[Grenoble • France]
Produit en résidence à Grenoble, Dream Diary est une série de performances enregistrées, chacune prenant comme départ la narration d’un rêve de la nuit précédente. La pièce explore l’espace entre le texte et sa vocalisation, c’est une narration onirique altérée par son passage par le corps de l’artiste, acquérant un effet quasi hypnotique par des procédés de répétition et de soustraction.

Les Indomptables Rondes #1

[Reims • France]
proposées et animées par LES ALENTOURS 

Cycle de rencontres publiques.
Hics et tics et déclics et des hauts et débats.
Une invitation à explorer une zone de libre-échange
entre artistes, soignants et patients.

De quelle manière l’artiste peut-il «embarquer» sans prétendre «mener la barque» ?
 De quelle manière le soignant peut-il s’émanciper de l’injonction à la rentabilité quand rien n’est plus suspect qu’une tentative de faire autre chose, et que toute impulsion novatrice équivaut à soulever des montagnes ?
 Et comment faire pour que l’action artistique en milieu de soin ne se limite pas à la seule anticipation de ses effets thérapeutiques ?

Aux « actions transversales et mutualisées » – notions fumeuses utilisées à tort et à travers – LES ALENTOURS proposent de répondre par l’ancien terme « esgarder » :
quelque part entre « regard », « égard » et « s’égarer ».

L’avènement prime sur l’évènement :
Un espace commun d’hospitalité et d’imaginaires partagés,
où l’on n’a pas peur de dérailler dans l’imprévu

Enregistré à l’Espace Khiasma le vendredi 22 mai 2015, dans le cadre de la rencontre Les Indomptables Rondes #1
Mixage : Sébastien Zaegel

[Grenoble • France]
Produit en résidence à Grenoble, Dream Diary est une série de performances enregistrées, chacune prenant comme départ la narration d’un rêve de la nuit précédente. La pièce explore l’espace entre le texte et sa vocalisation, c’est une narration onirique altérée par son passage par le corps de l’artiste, acquérant un effet quasi hypnotique par des procédés de répétition et de soustraction.

[Grenoble • France]
Produit en résidence à Grenoble, Dream Diary est une série de performances enregistrées, chacune prenant comme départ la narration d’un rêve de la nuit précédente. La pièce explore l’espace entre le texte et sa vocalisation, c’est une narration onirique altérée par son passage par le corps de l’artiste, acquérant un effet quasi hypnotique par des procédés de répétition et de soustraction.

[Grenoble • France]
Produit en résidence à Grenoble, Dream Diary est une série de performances enregistrées, chacune prenant comme départ la narration d’un rêve de la nuit précédente. La pièce explore l’espace entre le texte et sa vocalisation, c’est une narration onirique altérée par son passage par le corps de l’artiste, acquérant un effet quasi hypnotique par des procédés de répétition et de soustraction.

[Grenoble • France]
Produit en résidence à Grenoble, Dream Diary est une série de performances enregistrées, chacune prenant comme départ la narration d’un rêve de la nuit précédente. La pièce explore l’espace entre le texte et sa vocalisation, c’est une narration onirique altérée par son passage par le corps de l’artiste, acquérant un effet quasi hypnotique par des procédés de répétition et de soustraction.

[Les Lilas • France]
Le festival Hors limites s’associe à l’Espace Khiasma et aux Archives nationales pour accueillir l’une des cartes blanches ponctuant la résidence d’écriture de Frank Smith. Marqué, comme beaucoup d’autres, par la parution d’Un ABC de la barbarie de Jacques-Henri Michot, celui-ci a donc convié son auteur à en proposer une lecture, à l’occasion de la réédition de l’ouvrage aux éditions Al Dante. Cartographie des lieux communs émaillant le langage journalistique, miscellanées rassemblant les paroles de ceux qui, artistes et écrivains, rechargent au contraire la langue en capacités à dire le monde, récit d’une écriture et des tribulations d’un manuscrit s’inscrivant dans la grande tradition romanesque du Quichotte ; la richesse et la portée critique de ce texte en ont fait outil essentiel pour qui veut résister à l’impact propagandiste des médias sur notre façon de nous formuler le réel. En écho manifeste avec cette idée d’une « langue démocratique » développée par Frank Smith dans Chœurs politiques, poème dramatique pour voix, l’échange qui suit s’annonce donc nourris d’aperçus passionnants sur le « bon usage » (politique) de la faculté de parole !

dans le cadre de la résidence de Frank Smith à l’Espace Khiasma et aux Archives nationales, un dispositif initié par le département de la Seine-Saint-Denis

Mathieu Amalric lit Édouard Levé — Autoportrait [part 1]

[Saint-Ouen • France] 
Autoportrait, dernier livre paru du vivant d’Édouard Levé n’est ni plus ni moins que ce que son nom indique. Ainsi l’auteur ne nous cache-t-il rien de ce qui le constitue, le désigne au regard des autres comme au sien, tant sur le plan physique que psychologique, voire sentimental ou sexuel, politique, philosophique, esthétique…
Mathieu Amalric, nous fait l’honneur de prêter voix et corps à ce portrait individuel-universel. Édouard Levé, écrivain, photographe, artiste, est mort en 2007 quelques jours après avoir rendu à son éditeur P.O.L son dernier manuscrit Suicide, qui évoque celui d’un ami proche et qui ‘annonce’ le sien.

Mathieu Amalric lit Édouard Levé — Autoportrait [part 2]

[Saint-Ouen • France] 
Autoportrait, dernier livre paru du vivant d’Édouard Levé n’est ni plus ni moins que ce que son nom indique. Ainsi l’auteur ne nous cache-t-il rien de ce qui le constitue, le désigne au regard des autres comme au sien, tant sur le plan physique que psychologique, voire sentimental ou sexuel, politique, philosophique, esthétique… 
Mathieu Amalric, nous fait l’honneur de prêter voix et corps à ce portrait individuel-universel. Édouard Levé, écrivain, photographe, artiste, est mort en 2007 quelques jours après avoir rendu à son éditeur P.O.L son dernier manuscrit Suicide, qui évoque celui d’un ami proche et qui ‘annonce’ le sien.

Mathieu Amalric lit Édouard Levé — Autoportrait [part 3]

[Saint-Ouen • France]
Autoportrait, dernier livre paru du vivant d’Édouard Levé n’est ni plus ni moins que ce que son nom indique. Ainsi l’auteur ne nous cache-t-il rien de ce qui le constitue, le désigne au regard des autres comme au sien, tant sur le plan physique que psychologique, voire sentimental ou sexuel, politique, philosophique, esthétique…
Mathieu Amalric, nous fait l’honneur de prêter voix et corps à ce portrait individuel-universel. Édouard Levé, écrivain, photographe, artiste, est mort en 2007 quelques jours après avoir rendu à son éditeur P.O.L son dernier manuscrit Suicide, qui évoque celui d’un ami proche et qui ‘annonce’ le sien.

Mémoire Palace, la restitution

[Montreuil • France]
« Cette performance a tenté de rendre compte de la mémoire d’un lieu et de ses habitants dans leur diversité. Pour cela, j’ai mêlé, dans la plus grande liberté et sans hiérarchie, ces paroles hétéroclites, protéiformes, de toutes origines géographiques et sociales. C’est pour cela que l’on passe du tube de l’été à un poème engagé en persan, de l’hymne national ukrainien à une comptine, de la recette sénégalaise du Tiep bou dien à un rap, ou encore à une prière en vietnamien ou en français, et par des chants traditionnels kabyles, gascons, chiliens, suédois, yiddish, bretons et burkinabés. On croise ainsi plus de vingt langues, sachant qu’il y en a une trentaine qui m’ont été confiées. Et tout ça n’a été possible que parce que des générations de femmes et d’hommes ont lutté pour cette liberté d’expression… »
Violaine Lochu

Enregistré au 116 le samedi 10 janvier 2014, dans le cadre de la résidence de Violaine Lochu au 116 du 15 sept au 10 janvier, et de la fabrication de son projet "Mémoire Palace"
Partition : Violaine Lochu
Projet soutenu par le Conseil Général de la Seine Saint-Denis
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

La très bouleversante confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la Terre ait porté

[Paris • France]
Se coulant dans le registre épique d’une chanson de geste en vers libres et rythmés, le flux de conscience logorrhéique de La très bouleversante confession… émane de vingt-trois cerveaux galvanisés par le stress et l’excitation : ceux des membres du commando de Navy Seals — les forces spéciales de la marine américaine — pendant le raid visant à abattre « le plus grand fils de pute que la terre ait jamais porté », « la star numéro Un du mal », a.k.a Oussama Ben Laden.
Steve, Joss, Ryan… : héros « dont les prénoms ont été modifiés », mais qui ne purent pourtant se résoudre à l’anonymat auquel les condamnait l’accord de non-divulgation d’informations qu’ils avaient signé. Pas moins de six versions différentes de la mort du chef d’Al Quaida furent ainsi livrées à la presse, et des informations monnayées à des scénaristes de films et des concepteurs de jeux vidéo.
Usant de ce matériau dans une démarche comparable à celle de Reznikoff, Emmanuel Adely forge avec humour une langue pour dire l’héroïsme gonflé au vide de cette guerre sans honneur et charriant avec elle, comme une variation contemporaine de l’épithète homérique, tous les clichés générés par son traitement médiatico-hollywoodien. Pour RELECTURES, a été faite une lecture intégrale de cette épopée, tandis que David Haddad en a improvisé les mondes sonores…

[Montreuil • France]

 

soirée de lancement de la résidence de Violaine Lochu au 116
 

La Chanson de Roland est un exemple fameux du glissement qui s’opère de l’Histoire à la légende, lorsque les événements sont pris en charge par un récit dont la portée dépasse leur dimension strictement factuelle. Ainsi, bien que la réalité historique de la bataille de Roncevaux ait été rétablie par croisement de sources documentaires, l’œuvre littéraire qui en procède continue à faire « monument » dans la mémoire et dans la langue. Or, c’est toute une série d’altérations linguistiques que Violaine Lochu lui fait subir, laquelle « ruine » littéralement le texte dans un temps archéologique accéléré. Érosion, fragmentation, sédimentation : ces phénomènes appliqués au langage se déclinent en chuchotements, silences, bruits, chants interrompus. Le poème est donné à entendre sous une autre forme, un autre relief — des aspérités nouvelles, qui laissent entrevoir sa splendeur passée. Dans une vision quasi romantique, le vestige est envisagé ici comme une re-création du langage.

Suite à sa performance, Violaine Lochu a présenté le travail qu’elle mène en résidence au 116 depuis octobre 2014, se proposant de réactiver la pratique antique de l’ars memoriae pour constituer, à travers la contribution des habitants, une mémoire plurielle de Montreuil : un « Palais de Mémoire » sous forme de cartographie, d’édition et d’interventions perforées.

Till R. raconte ses voyages et ceux des autres

[Paris • France] 
RELECTURES ayant souhaité fêter la sortie, courant octobre, d’À propos de quelques points dans l’espace aux éditions Al Dante, Till Roeskens nous propose de retraverser avec lui vingt-cinq ans de voyages, d’explorations et de rencontres. À la façon dont ce livre — qui tient de l’autobiographie, du récit d’aventures, du manifeste et du catalogue raisonné — se propose d’en rassembler les traces, images et témoignages.

 

« Je voudrais tenter de relier entre eux quelques points de la surface terrestre qu’il m’a été donné de connaître, comme on tendrait des fils entre de petits drapeaux sur une carte. Fragments d’une carte possible de ma vie traversée par d’autres vies, assemblés ici non pour me trouver, mais pour comprendre où je me trouve – pour repartir de là. Désirant partager ce bout de route avec vous. »

Pour clore la soirée, Till Roeskens réactivera sa performance de 2002, Till R. raconte ses voyages et ceux des autres, une « conférence-diaporama, comme cela se fait au retour des grands voyages. Mais le voyage en question consistait à prendre le voyage des autres. Faire de l’autostop en continu, pendant deux jours une nuit, sans direction préétablie. Suivre chaque personne qui vous prend jusqu’à sa destination. Continuer droit devant. »

[Les Lilas • France]
La table des opérations
est un essai d’investigations poétiques en cours d’écriture. Frank Smith y déploiera la typologie des dispositifs, protocoles et processus qu’il met en œuvre dans son traitement poétique du matériau documentaire. Pour RELECTURES, c’est cette table elle-même qui s’est matérialisée en plateau de jeu (dit « de société ») : communion sous le sigle de l’AFP, dont les règles et le rite ont été inspirés par l’ABC de la guerre de Bertolt Brecht.

 

dans le cadre de la résidence de Frank Smith à l’Espace Khiasma et aux Archives nationales, un dispositif initié par le département de la Seine-Saint-Denis

Spinoza in China, commencement

[Les Lilas • France]
Spinoza in China
 est (pour peu de temps encore) un chantier d’écriture : «autobiographie de l’enfant Ernesto, âgé de 10 ans et quelques secondes, ou, et, quelques siècles», «récit des multiples instants d’une émancipation, lente, laborieuse, mais tenace», «ode à l’amour» et «programme éditorial poétique, pour les 34 prochaines années».

Du reste, au fur et à mesure que tombent les dépêches AFP : « Spinoza in China est également une exposition des Visages d’Ernesto, au quotidien, sous forme d’une série de portraits dont le titre d’ensemble est le suivant : Si l’état du monde est visible un peu sur mon visage alors je peux dire un peu je suis de ce monde. »

[Les Lilas • France]
Exposés des faits
questionne les mécanismes de la construction du récit à partir de la rhétorique du témoignage. En déplaçant la langue du droit de la salle d’audience à l’espace du livre, Vanessa Place procède par montages de documents provenant de dossiers qu’elle fut amenée à traiter, en tant qu’avocate commise d’office. Seuls sont dissimulés le nom des victimes et certains détails qui permettraient trop facilement de les identifier.
Nous confrontant à des matériaux bruts et sommés de reconstituer, à partir de l’« exposition » des faits, leur (problématique) vérité, l’expérience de lecture devient celle de « l’effet Rashomon » : subjectivité de notre appréhension des situations, et donc de notre capacité de jugement.
Suite à sa lecture, Vanessa Place s’entretient avec Frank Smith au sujet du projet, VanessaPlace Inc. (première firme internationale de poésie), et fait entendre sa nouvelle pièce sonore, Last Words, construite à partir des dernières déclarations de tous les détenus exécutés au Texas depuis 1982.

 

Carte blanche à Frank Smith, dans le cadre de la soirée de lancement de sa résidence « Écrivains en Seine-Saint-Denis » à Khiasma et aux Archives nationales. Un dispositif initié par le département de la Seine-Saint-Denis.

Le petit parlement (conférence pour adulte à partir de dix ans)

[Les Lilas • France]
Jean-Paul-le-Philosophe réunit autour de lui un « petit parlement » pour discuter de son drôle de métier. Un métier que l’on exerce, d’ailleurs, souvent en discutant ! Alors, de fil en aiguille, de l’arc à la cible et de l’imagination au réel, Jean-Paul-le-Philosophe soulève bien d’autres questions auxquelles même les adultes de beaucoup plus de dix ans n’avaient jamais pris le temps de réfléchir…

dans le cadre de la résidence d’écrivain de Jean-Paul Curnier à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

Cela ne va pas être possible : c’est administratif

[Les Lilas • France]
Cela ne va pas être possible : c’est administratif
devait être le récit-performance documenté d’un parcours dans les méandres des administrations françaises, accompagnant une personne « sans papier » dans ses démarches de régularisation. Une histoire racontée « d’après documents » : documents-cadres (textes de loi, jurisprudences, circulaires, directives, règlements européens…), documents à produire (extrait d’acte de naissance, attestation de domicile, formulaires CERFA n° 13653*03 et n° 13662*05, passeport, visa, certificat de nationalité, acte de mariage, promesse d’embauche, certificat de scolarité, relevés de notes, rapport médical, documents justifiant sa présence ininterrompue en France : ordonnances médicales, factures, fiches de paie… ) afin d’obtenir les documents qui attestent, légitiment des statuts et instituent des identités (titres de séjour, carte nationale d’identité…), pour montrer à quel point les documents peuvent être au centre des existences « en situation irrégulière ». Seulement, les histoires n’appartiennent pas qu’à ceux qui les racontent, et Céline Ahond nous conte son expérience pour témoigner de cette rencontre.
Cette dernière, pour qui prendre la parole, c’est tracer le chemin d’une pensée en construction, a donc dû penser à tracer des chemins de traverses et de contournement, afin d’évoquer en creux cette histoire dont elle devait respecter l’intimité. Il fallait alors se détacher du « contexte » pour se concentrer sur le « cadre » — celui de l’art. C’est à dire, celui où — et d’où — l’artiste parle : ce qui revient à réfléchir sur la place de ce dernier. Ne pas raconter pour mieux dire autre chose, et traduire tout cela dans son vocabulaire et sa grammaire formelle. Céline Ahond dessina donc une « ligne orange » pour sauter la barrière sans pour autant franchir la ligne rouge, transforma un document vierge en passeport pour partout, et a peint des portes en vert d’incrustation vidéo, créant ainsi des ouvertures vers encore ailleurs…

[Les Lilas • France]
Homère Homer joue à la tragédie grecque pour raconter la crise des subprimes. L’histoire est inéluctable : Homer (celui qui mange des donuts) doit faire face à la crise économique. Une fois sa maison confisquée et sa famille disloquée, il finira par se crever les yeux pour ne plus voir son malheur. Après une longue errance, à la recherche de sa fille Lisa, il deviendra Homère (celui qui raconte des histoires). Alternant séquences tragiques (vraiment) surjouées et explications économiques (faussement) improvisées, Homère Homer provoque le rire, ainsi qu’une réelle compréhension des mécanismes économiques contemporains.

[Les Lilas • France]
« Il s’agit de décrire un lieu à l’oral. Il y en a cinq : cinq lieux dans le Monde, en bord de mer. Cinq lieux où suffisamment de choses se tissaient pour que je puisse les déconstruire en une performance. Cinq performances. Parfois des amis me demandent, en me voyant m’intéresser aux animaux qui m’entourent, d’où me vient cet intérêt. C’est en partie pour répondre à cette question que je me lance dans Oralieu : c’est une enquête. Pour décrire les lieux, je ne me sers pas de mon imagination, mais de choses que je savais déjà, de l’observation d’un animal, d’informations que j’ai collectées après coup. L’ensemble forme un savoir, mais un savoir qui n’est ni froid ni objectif. Dans Oralieu, le savoir est poétique. Oralieu traite d’un humain heureux de tout ce qui le rattache à ce qui l’entoure. Un humain curieux de ses attachements. C’est une écologie joyeuse, curieuse, et non pas alarmiste et dépressive. »

Découvrez l’intégralité du projet d’Alexis Fichet sur le blog d’Oralieu : http://oralieu.blogspot.fr/

Enregistré à l’Espace Khiasma le dimanche 29 septembre 2013, dans le cadre du festival Relectures 14

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

La controverse Marboeuf

[Les Lilas • France] « Avec Jean-Yves Jouannais, en son absence », Olivier Marboeuf introduit le principe d’une polémique à distance autour de la figure du plus grand écrivain n’ayant jamais écrit, Félicien Marboeuf, grand-père commun des deux auteurs. Après Deuxième Vie, l’auteur revient sur l’origine de son nom de famille et sur la capture de son grand-père, revisitant sa biographie au travers de cartes mentales inspirées des pratiques de Barthes. Partant de son patronyme, il dérive progressivement vers de nouvelles filiations, réelles ou imaginées, qui révèlent son prénom secret et, avec lui, une nouvelle lecture de l’histoire coloniale : où l’on découvrira les étonnants Pikiki et leur mystérieux leader « Œ », où il y sera question d’héritage, de spoliation et de danse des morts. Une opération identitaire critique où la dimension politique est abordée de manière oblique, à la fois tragi-comique et fantastique.

Enregistré à l’Espace Khiasma le vendredi 27 septembre 2013, dans le cadre du festival Relectures 14

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Les déterritorialisations du vecteur

[Les Lilas • France] 
Le moustique-tigre aime les hommes, mais ces derniers ne lui rendent pas. En perpétuelle déterritorialisation, il s’installe là où on le cherche. Dans sa performance, Frédéric Ferrer nous emporte dans une épopée improbable entre Asie et Méditerranée, pneus, maladies, aires d’autoroutes et insecticides.

Transcriptions :
العربية

Enregistré à l’Espace Khiasma le lundi 28 septembre 2013, dans le cadre du festival Relectures 14

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

En dehors (avec les outsiders) #1

[Les Lilas • France] 
En ouverture de Relectures 14, Nicolas Richard rend un hommage vibrant et caustique aux outsiders de la musique avec une nouvelle performance en cours d’écriture, présentée pour la première fois en public. Il nous entraîne sans ménagement sous les torrents synthétiques et les chants à tâtons de ces princes du web ; chanteurs sans peur à la recherche d’une gloire hypothétique. Souvent hilarantes, l’écriture et la playlist font mouche sans jamais pour autant se départir d’une tendresse pour « ceux qui chantent, mais ne chantent pas ». Nicolas Richard est là où on l’attend, formidable accélérateur d’une phrase qui part dans le décor, mais aussi en d’autres lieux, celui d’une conférence qui déplie au travers du portrait de quelques éminents outsiders un plaidoyer pour l’engagement dans l’art, aussi approximatif soit-il. Tout sauf continuer à faire semblant.

Transcriptions :
Français / English

Enregistré à l’Espace Khiasma le lundi 23 septembre 2013, dans le cadre du festival Relectures 14

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France] 
« C’est là que, en fermant les yeux, à ma grande surprise, des choses sont apparues violemment derrière mes paupières closes. […] Un entrecroisement complexe et omnicolore, […] comme les dédales : l’enchevêtrement de salles et de couloirs d’un labyrinthe en pleine expansion. »

Sous l’influence du peyotl, certaines hallucinations ont, dans l’esprit de Gwyneth Bison, ainsi jeté des ponts entre la pensée magique du chamanisme mexicain et la pensée technique et créatrice de Dédale, architecte fameux du non moins fameux labyrinthe où l’on enferma le Minotaure. Frayant son chemin à travers les pistes multiples, ouvertes à mesure qu’il en déroule l’écheveau, c’est sous le patronage de ce dernier que Gwyneth Bison a placé cette conférence dé(riv/lir)ante. S’autorisant détours, embardées et corrélations surprenantes, il relie le Mexique à la Grèce ancienne par une ligne droite, les rapprochant par une ligne courbe, comme une chaine d’anneaux qu’il déviderait : ligne de boucles, combinaison de linéarité de circularité, ou comme « à Nogent-le-Rotrou, en vacances avec son oncle, dans un circuit touristique où le point de départ est aussi l’arrivée »…

Transcriptions :
Français / English

Enregistré à l’Espace Khiasma le lundi 28 septembre 2013, dans le cadre du festival Relectures 14

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site