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Nuit Blanche : Journal de la fille qui cherche Egon Bondy

[Les Lilas • France]

 

« Qui est-il, cet homme en train d’écrire le journal de la fille qui cherche Egon Bondy, c’est-à-dire en quête de lui-même ? Poète-pornographe ? Philosophe évoquant des visions apocalyptiques de la fin de l’humanité ? Commentateur ironique de la petite bourgeoisie socialiste et consumériste ? […] Honza est un peu plus âgée que lui ; son père, Jaromir Krejcar, était avant la guerre un architecte d’avant-garde, sa mère, Milena Jesenska, la « Milena » des lettres de Franz Kafka. »

 

Jana Krejcarova dite Honza envoûte Zbynek Fiser alias Egon Bondy. Elle le fascine par son rapport au monde, sa libre pensée en matière de sexe, d’érotisme, de poésie, de philosophie, de politique… La lettre lue est celle de Honza à l’auteur, traduite du tchèque et éditée en 2004 aux éditions URDLA.

 

Emma Loriaut et Julien Clauss collaborent depuis 2012 pour des projets de performances, de lectures radiophoniques et d’installations. Leurs démarches se rencontrent sur les notions de réel et de déréalisation ainsi que sur des questions d’agencements politiques, de rassemblements, d’inscription dans des architectures et de situations.

 

https://108mhz.wordpress.com/

https://onentendlirejusquaubout.wordpress.com/

https://meteomondiale.bandcamp.com

www.cycliq.org

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

Lecture : Emma Loriaut
Synthétiseur modulaire : Julien Clauss

L'enregistrement et la diffusion (hertzienne et web) en direct furent réalisés par le collectif π-node, Radio BAL et la r22 Tout-monde. Captation réalisée à l'espace Khiasma durant la nuit du 7 au 8 octobre 2017. Enregistrement mixé par Esther Poryles.

Nuit Blanche : Black(s) To The Future

[Les Lilas • France]

 

« Nous sommes Black(s) To The Future et nous allons faire une ronde de lecture »

Avec des textes de Ghérasim Luca, Mawena Yehouessi, La Rumeur, Casey, Ralph Ellison, Nadir Khanfour, Tarek Lakhrissi

 

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

L'enregistrement et la diffusion (hertzienne et web) en direct furent réalisés par le collectif π-node, Radio BAL et la r22 Tout-monde. Captation réalisée à l'espace Khiasma durant la nuit du 7 au 8 octobre 2017. Enregistrement mixé par Esther Poryles.

Conversation avec Anne-James Chaton et Philippe Artières

[Les Lilas • France]

 

Deux orfèvres du fragment, deux livres rares des Editions Verticales. Deux manières de découper le temps, de fabriquer de l’Histoire et des histoires, de l’anonyme et du commun, l’imaginaire d’une époque.
Lectures suivies d’une conversation avec Olivier Marboeuf.

 

Miettes de Philippe Artières
«Relire trente-cinq ans après leur parution les petites annonces de «Sandwich» – l’éphémère supplément de Libération –, y chercher les miettes de l’année 1980, c’est ce que j’ai entrepris de faire, ciseaux à la main. Découper une colonne, fureter dans une double page, éplucher de bout en bout une rubrique ou procéder par collages subjectifs. Autant d’expériences de lecture qui ont fait naître ce recueil protéiforme. Aux petites annonces s’ajoutent des bulletins météo ou des relevés sismiques de la même période. À travers ces événements de faible intensité, je fais le pari rêveur de revisiter un segment de notre histoire si proche et si lointaine. En captant le grain le plus fin de ce qui s’est passé et qui toujours échappe. En enregistrant ce petit rien qui fait pourtant l’épaisseur de nos vies.»

 

Elle regarde passer les gens d’Anne-James Chaton
«Elle reproche aux habitants de l’immeuble de l’espionner. Elle révèle des matières. Elle fait surgir des formes. Elle façonne des idées. Elle se fait tout voler. […] Elle doit fuir. Elle retournera à Paris. Elle y a des amis. Elle part pour la Suisse. Elle est arrêtée à la frontière. Elle n’a pas de papiers. […] Elle est de retour à New York. Elle danse. Elle parle. Elle choque. Elle a dû écourter son programme. Elle fait le bilan. Elle a perdu beaucoup d’argent. […] Elle soupçonne quelque chose. Elle ne lui fait pas confiance. Elle se méfie de cette Mary. Elle tourne autour de John. Elle lui plaît. Elle n’est pas la seule.»

Derrière ce «Elle» à identités multiples se cachent treize destins de femmes ayant marqué l’imaginaire du XXe siècle. Les vies de ces célébrités anonymes, saisies au plus près de leur quotidien, se chevauchent en une biographie sans temps mort qui réinvente l’épopée de notre modernité.

Lecture de « Miettes » de Philippe Artières

[Les Lilas • France]

 

Miettes de Philippe Artières
«Relire trente-cinq ans après leur parution les petites annonces de «Sandwich» – l’éphémère supplément de Libération –, y chercher les miettes de l’année 1980, c’est ce que j’ai entrepris de faire, ciseaux à la main. Découper une colonne, fureter dans une double page, éplucher de bout en bout une rubrique ou procéder par collages subjectifs. Autant d’expériences de lecture qui ont fait naître ce recueil protéiforme. Aux petites annonces s’ajoutent des bulletins météo ou des relevés sismiques de la même période. À travers ces événements de faible intensité, je fais le pari rêveur de revisiter un segment de notre histoire si proche et si lointaine. En captant le grain le plus fin de ce qui s’est passé et qui toujours échappe. En enregistrant ce petit rien qui fait pourtant l’épaisseur de nos vies.»

Lecture de « Elle regarde passer les gens » par Anne-James Chaton

[Les Lilas • France]

 

Elle regarde passer les gens d’Anne-James Chaton
«Elle reproche aux habitants de l’immeuble de l’espionner. Elle révèle des matières. Elle fait surgir des formes. Elle façonne des idées. Elle se fait tout voler. […] Elle doit fuir. Elle retournera à Paris. Elle y a des amis. Elle part pour la Suisse. Elle est arrêtée à la frontière. Elle n’a pas de papiers. […] Elle est de retour à New York. Elle danse. Elle parle. Elle choque. Elle a dû écourter son programme. Elle fait le bilan. Elle a perdu beaucoup d’argent. […] Elle soupçonne quelque chose. Elle ne lui fait pas confiance. Elle se méfie de cette Mary. Elle tourne autour de John. Elle lui plaît. Elle n’est pas la seule.»

Derrière ce «Elle» à identités multiples se cachent treize destins de femmes ayant marqué l’imaginaire du XXe siècle. Les vies de ces célébrités anonymes, saisies au plus près de leur quotidien, se chevauchent en une biographie sans temps mort qui réinvente l’épopée de notre modernité.

Lectures de « Deux fois né » par Constantin Alexandrakis

[Les Lilas • France]

 

Une soirée de lectures avec deux nouveautés de deux petits nouveaux chez Verticales. Deux regards décalés, drôles et incisifs sur les identités contemporaines. Deux tentatives de garder le cap au cœur d’un monde qui doucement tangue et prend l’eau. Deux lectures autour de l’art de trouver son chemin en se perdant quand même un peu.

 

Deux fois né de Constantin Alexandrakis
Ce récit autobiographique part d’un malentendu. Courant 2011, Constantin Alexandrakis apprend que son père, prétendument mort, n’a tout simplement jamais su qu’il avait un fils. Cette révélation le conduit à Athènes, sur les traces du « Géniteur », un sexagénaire peu coopératif sinon fuyant. L’enquête généalogique se mue peu à peu en quête existentielle. En chemin, l’auteur aura évoqué son initiation à la mythologie antique et au grec moderne, ses crises de démangeaison, l’obtention d’un CAP de charpentier, mais aussi la visite d’un dispensaire autogéré à Thessalonique, un séjour sur l’île rebelle d’Ikaria et les liens hallucinatoires du peyotl mexicain avec l’art de la mètis chère à Ulysse.

Lecture de « L’amour, accessoires » par Fleur Breteau

[Les Lilas • France]

 

Une soirée de lectures avec deux nouveautés de deux petits nouveaux chez Verticales. Deux regards décalés, drôles et incisifs sur les identités contemporaines. Deux tentatives de garder le cap au cœur d’un monde qui doucement tangue et prend l’eau. Deux lectures autour de l’art de trouver son chemin en se perdant quand même un peu.

 

L’Amour, accessoires de Fleur Breteau

Dans ce récit documentaire, Fleur Breteau nous fait découvrir un lovestore de l’intérieur. Avec sa bienveillante ironie, elle alterne portraits de clients, mode d’emploi de sextoys et chronique de sa propre existence où surgit la figure d’une sulfureuse arrière grand-tante. On est touché par le regard acéré et vivifiant, jamais impudique, de cette femme qui a le goût des autres et abhorre la « pensée sexuelle unique ».

[Les Lilas • France]

 

Au cœur de l’été, Khiasma perdait l’un de ses plus précieux alliés, une voix chaleureuse mais sans concession, une pensée joyeuse et sauvage. Jean-Paul Curnier a cessé de penser dans la lisière et de tirer des flèches en plein cœur. 

 

Lors de sa résidence d’écriture à Khiasma en 2014 où il s’amusait à voyager aux origines diverses de la démocratie, saluant l’organisation anarchiste des pirates et la sauvagerie américaine, renvoyant au passage les Grecs à leurs contradictions, il avait éclairé des sentiers rarement débattus. Tout cela en musique, comme il se doit.

 

Impossible de penser lui rendre hommage aujourd’hui sans une belle table agrémentée de rhum et d’une humeur de fête. Durant cette soirée, des voix amies traversaient des textes, histoires, aventures et musiques qu’il a peuplés de sa présence si particulière. Parmi elles : Christophe Fiat, Gaëlle Obiégly, Alphonse Clarou, Marine Baudrillard, Laurent Malone, Alexis Forestier, Olivier Marboeuf, Jean-Pierre Ostende… 


0. Objet sonore non identifié – Chanson
Jean-Paul Curnier – Miam Miam Glou Glou : 0’16 – 1’30 
1. Olivier Marboeuf – Mot d’accueil : 1’30 – 4’00
2. Extrait radio r22 – Résidence de Jean-Paul Curnier à Khiasma : 4’00 – 9’52 
3. Jean-Pierre Ostende – Lecture de « La Piraterie dans l’âme » de Jean-Paul Curnier : 10’02 – 26’17
4. Christian Milovanoff – Lecture :  26’54 – 42’35
5. Objet sonore non identifié – Chanson Jean-Paul Curnier – Je m’examine : 42’36 – 44’12
6. Gaëlle Obliegly – Lecture de « Narrateur des plaines » de Gianni Celati : 44’40 – 51’28 
7. Objet sonore non identifié – Jean-Paul Curnier – Gilet Jaune : 51’29 – 54’00
8. Alphonse Clarou – Lecture de « Arles Catastrophe lente » de Jean-Paul Curnier : 54’37 – 60’59
9. Objet sonore non identifié – Jean-Paul Curnier – Petit Moulin : 60’59 – 63’04
10. Laurent Malone – Projection – Extrait d’un projet avec le collectif Pérou à Arles : 63’24 – 73’26
11. Rodolphe Burger – Lecture et vidéo : 73’56 – 86’55 
12. Christophe Fiat – Extrait musical et récit : 87’06 – 91’41 
13. Alexis Forestier – Chant, texte et musique : 92’04 – 107’26 
14. Melocoton de Colette Magny – écoute proposée par Pauline Curnier-Jardin : 108’30 – 110’10

 

 

 

[Montreuil • France]

 

Le Monde à 360° – Syntaxe

Un texte de Stéphanie Vivier, lu par celle-ci.

 

Le travail de Stéphanie Vivier (1988) emprunte autant à l’art contemporain qu’aux sciences du langage, à la poésie sonore et contemporaine. Il s’articule autour des notions de langage, plus précisément de polysémie, de malentendu, et des ruptures et ouvertures qu’ils engendrent dans le dialogue. Titulaire d’un Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (École Supérieure d’Art de Bretagne – Site de Rennes) et d’une licence en Sciences du Langage (Université Rennes 2), elle poursuit actuellement sa formation en Master de création littéraire à l’Université Paris 8. 

http://stephanievivier.org/

 

Enregistrement réalisé le 27 mai aux Instants chavirés dans le cadre de l’exposition de Joan Ayrton & Benjamin L. Aman, […] Aide à la vision, en strié sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit. Une proposition de Marie Cantos.

 

Cette lecture était précédée de La Surface, un essai de voix — pièce test #3 (Lecture spatialisée d’un texte inédit d’Henri Lefebvre, par le poète lui-même avec la participation de l’artiste Stéphanie Vivier) en écoute ici.

Lecture enregistrée le 27 mai 2017 aux Instants chavirés dans le cadre de l’exposition de Joan Ayrton & Benjamin L. Aman, «[…] Aide à la vision, en strié sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit». Une proposition de Marie Cantos sur une invitation de Guillaume Constantin.

[Montreuil • France]

 

La Surface, un essai de voix — pièce test #3

Lecture spatialisée d’un texte inédit d’Henri Lefebvre, par le poète lui-même avec la participation de l’artiste Stéphanie Vivier.

 

Enregistrement réalisé le 27 mai aux Instants chavirés dans le cadre de l’exposition de Joan Ayrton & Benjamin L. Aman, […] Aide à la vision, en strié sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit. Une proposition de Marie Cantos.

 

Henri Lefebvre (1959) est auteur de poésie ainsi que d’oeuvres en prose (fictions, notes, essais). Il a publié dans les revues L’Oeil-de-boeuf, Laps, Po&sie, If, Hypercourt, Myopies, Critique. Il a créé et dirige Les Cahiers de la Seine, maison d’édition consacrée à la poésie contemporaine. Ont paru chez Manuella éditions Les Unités perdues (2011), liste d’œuvres inachevées, disparues, oubliées, détruites ou parfois même jamais réalisées comme un inventaire des manques quasi incantatoire, ainsi que Les Restes, prototype (2013), tableau récapitulatif des suppressions qu’il a effectuées lors de la correction d’oeuvres en cours d’écriture, entre le mois d’août 2001 et le mois d’août 2010. Il travaille actuellement sur de nouveaux livres dont il livrera ici quelques pistes.

http://www.manuella-editions.fr/auteur/lefebvre-henri.html

 

Le travail de Stéphanie Vivier (1988) emprunte autant à l’art contemporain qu’aux sciences du langage, à la poésie sonore et contemporaine. Il s’articule autour des notions de langage, plus précisément de polysémie, de malentendu, et des ruptures et ouvertures qu’ils engendrent dans le dialogue. Titulaire d’un Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (École Supérieure d’Art de Bretagne – Site de Rennes) et d’une licence en Sciences du Langage (Université Rennes 2), elle poursuit actuellement sa formation en Master de création littéraire à l’Université Paris 8. 

http://stephanievivier.org/

 

Cette lecture fut suivie de : Le Monde à 360° – Syntaxede et par l’artiste Stéphanie Vivier — en écoute sur la r22.

Lecture enregistrée le 27 mai 2017 aux Instants chavirés dans le cadre de l’exposition de Joan Ayrton & Benjamin L. Aman, «[…] Aide à la vision, en strié sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit». Une proposition de Marie Cantos sur une invitation de Guillaume Constantin.