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Le jour de la nuit

[Strasbourg • France]
Le jour de la nuit est un documentaire rassurant et inquiétant sur certains phénomènes célestes impliquant de complexes et lents déplacements d’astres sur leurs massives écliptiques, mais surtout sur leurs façons tout à fait troublantes de nous toucher et de laisser leur forme dans notre mémoire.

 

 

La pièce a été écrite est composée par Pauline Lecerf.
Augustin Soulard s'est occupé du mastering.

[Grenoble • France]
Sur Terre et dans les airs est un documentaire de Betty Biedermann sur les enjeux de l’accompagnement dans la création de radios FM alternatives. Dans quel but les artistes et activistes interrogés encouragent-ils la création d’émetteurs et de stations ? Que ce soit dans des ateliers DIY d’émetteurs ou l’installation de stations de A à Z, la radio inspire et catalyse les échanges. Rencontre avec Sarah Wasington et Knut Aufermann du collectif Mobile Radio (Allemagne), Tetsuo Kogawa (Japon), Thomas Leyland-Collins (Écosse), et Anita Pouchard-Serra du collectif DTL! Comunicación Popular (Argentine).

Réalisé par Betty Biedermann, avec la participation de Chloé Sitzia.

Fragments From 6 Conversations on 5 Person Bufet

[Grenoble • France]
Fragments from 6 Conversations on 5 Person Bufet est un document sonore qui explore le processus créatif et de traduction entre son, langage et musique derriere ce projet avec les réponses de Deniz Gul en conversation avec Asli Seven, éditées ensemble avec les fragments de conversations entre Deniz Gul et ses 5 collaborateurs musicaux:  Katharine Young, Audrey Chen, Owen Davis, Carol Genetti et Frank Rosaly.

Fragments from 6 conversations on 5 Person Bufet est realisé par Asli Seven pour Take You There Radio et fait partie d’une série de documentaires portant sur le rapport entre le son et le langage et les pratiques artistiques explorant ce rapport.

[Avignon • France] 
Atelier Refaire le Monde du 13 janvier 2015, CASA HAS, Avignon.

Texte-manifeste de l’Atelier Refaire le Monde :

 

« Le précurseur est celui dont on ne sait qu’après qu’il venait avant. » Georges Canguilhem, cité par Edgar Morin, La Complexité humaine, Flammarion, 1994

 

Entendu que nous allons droit dans le mur si nous ne changeons pas la conduite et si nous n’ôtons pas le mur,
entendu que le monde n’a pas vocation à rester tel qu’il est, ni a fortiori, à s’encriser davantage,
entendu que nous avons des comptes à rendre à l’intraitable beauté du monde,
entendu que nous devons avoir le courage d’être jusqu’au bout la poésie qui nous concerne,
entendu que beaucoup de choses ne s’entendent pas, a fortiori si on ne se les dit pas,
Nous, atelier « refaire le monde », avons décidé d’écrire la constitution de ce qui nous constitue,
nous, atelier « refaire le monde », avons décidé d’entrer dans la clandestinité de nos rêves et de nos utopies,
nous, atelier « refaire le monde », avons décidé de prêter serment à ce qui vient et ne peut manquer,
nous, atelier « refaire le monde », avons décidé de former un gouvernement provisoire en exil des idées reçues, des évidences, des expertises, des probabilités, des statistiques et des indices de croissance,
nous, atelier « refaire le monde », avons décidé de refaire le monde.
Nomades de la langue et des gestes, sans papiers ni feuilles de route, nous irons là où le vent nous mène, 
anonymes du tout-monde, travailleurs d’humanités, artisans de la communauté inavouable, nous réveillerons d’anciens soubassements et ferons hospitalité aux idées neuves,
réfugiés de la dictature économiques, nous réhabiliterons la dépense et le ruissellement électrique,
déçus de la déception, exclus de l’inclusion, nous dirons la relation plutôt que les liens,
clandestins de la politique, nous ferons res publica, table d’hôte, arbre à palabres, atelier d’écritures, forge d’expériences, antichambre d’horizons, et d’autres choses qu’on ne sait pas encore.

Mettre la promesse en acte. Commencer à continuer, et vice versa. Y croire, juste y croire. Pour que l’existence soit autre chose que la remise à plus tard de l’existence. Refaire le monde, un chantier d’utopie(s), un « work in progress ». L’art n’est rien si nous n’en faisons pas tout, et pas seulement. Coopérative. Hospitalité. Ecoute. Tchatche. Respiration. Ce n’est qu’un début, mais il y a longtemps que ça a commencé.

Jean-Marc Adolphe, pour l’atelier « Refaire le monde »,
Paris, 5 janvier 2015

 

Extrait enregistré lors de l'Atelier Refaire le Monde du 13 janvier à Avignon

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Paris • France] 
Atelier Refaire le Monde du 5 janvier 2015.

 

Texte-manifeste de l’Atelier Refaire le Monde :

 

« Le précurseur est celui dont on ne sait qu’après qu’il venait avant. » Georges Canguilhem, cité par Edgar Morin, La Complexité humaine, Flammarion, 1994

 

Entendu que nous allons droit dans le mur si nous ne changeons pas la conduite et si nous n’ôtons pas le mur,
entendu que le monde n’a pas vocation à rester tel qu’il est, ni a fortiori, à s’encriser davantage,
entendu que nous avons des comptes à rendre à l’intraitable beauté du monde,
entendu que nous devons avoir le courage d’être jusqu’au bout la poésie qui nous concerne,
entendu que beaucoup de choses ne s’entendent pas, a fortiori si on ne se les dit pas,
Nous, atelier « refaire le monde », avons décidé d’écrire la constitution de ce qui nous constitue,
nous, atelier « refaire le monde », avons décidé d’entrer dans la clandestinité de nos rêves et de nos utopies,
nous, atelier « refaire le monde », avons décidé de prêter serment à ce qui vient et ne peut manquer,
nous, atelier « refaire le monde », avons décidé de former un gouvernement provisoire en exil des idées reçues, des évidences, des expertises, des probabilités, des statistiques et des indices de croissance,
nous, atelier « refaire le monde », avons décidé de refaire le monde.
Nomades de la langue et des gestes, sans papiers ni feuilles de route, nous irons là où le vent nous mène, 
anonymes du tout-monde, travailleurs d’humanités, artisans de la communauté inavouable, nous réveillerons d’anciens soubassements et ferons hospitalité aux idées neuves,
réfugiés de la dictature économiques, nous réhabiliterons la dépense et le ruissellement électrique,
déçus de la déception, exclus de l’inclusion, nous dirons la relation plutôt que les liens,
clandestins de la politique, nous ferons res publica, table d’hôte, arbre à palabres, atelier d’écritures, forge d’expériences, antichambre d’horizons, et d’autres choses qu’on ne sait pas encore.

Mettre la promesse en acte. Commencer à continuer, et vice versa. Y croire, juste y croire. Pour que l’existence soit autre chose que la remise à plus tard de l’existence. Refaire le monde, un chantier d’utopie(s), un « work in progress ». L’art n’est rien si nous n’en faisons pas tout, et pas seulement. Coopérative. Hospitalité. Ecoute. Tchatche. Respiration. Ce n’est qu’un début, mais il y a longtemps que ça a commencé.

Jean-Marc Adolphe, pour l’atelier « Refaire le monde »,
Paris, 5 janvier 2015

Extrait enregistré lors de l'Atelier Refaire le Monde du 5 janvier à Paris

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Paris • France]
Parler du rôle de l’école publique rue Léon Frapié, ou : du bon usage (politique) de la toponymie !

Réalisé par Hélène Cœur à La Maison des Fougères, dans le cadre du projet La Fougère à l’écoute du temps, production Espace Khiasma

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Paris • France]
Le quartier des Fougères est « un monde très simple, mais c’est moi qui le voit selon ma façon ». Un monde où le bruit du périphérique se fait oublier comme celui de la mer, et peut même servir de baromètre, où le quotidien se transforme en petites histoires, où « je peux sortir la vie d’un arbre mort » « car j’ai de chaque chose extrait la quintessence, tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or » (Charles Baudelaire).

Réalisé par Hélène Cœur à La Maison des Fougères, dans le cadre du projet La Fougère à l’écoute du temps, production Espace Khiasma

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

La Voie est Libre

[Montreuil • France]
Sur l’autoroute A186 rendue piétonne par ses riverains, l’éco-festival « La Voie est Libre » réunifie pour une journée le Haut et le Bas Montreuil et rassemble tout ce que la ville compte d’artistes et d’acteurs sociaux. Les membres du collectif Quartier Général y ont promené leurs enregistreurs, et d’un réjouissant brouhaha se dégagent des prises de paroles singulières…

Réalisé par Le QG du 116, à l’occasion du festival « La Voie est Libre » qui s’est tenu le 21 septembre 2013 à Montreuil

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Paris • France]
« La vie champêtre fait irruption dans la ville, une chèvre entre dans un appartement, au rez-de-chaussée d’un HLM de la rue le Vau, on compte les étoiles filantes les soirs d’été, et on refait le monde au petit matin, après le bal, sur la Zone. » (Hélène Cœur)

Réalisé par Hélène Cœur à La Maison des Fougères, dans le cadre du projet La Fougère à l’écoute du temps, production Espace Khiasma

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Paris • France]
« J’ai été frappée par ce que cette « Zone » porte d’imaginaire, de légendes : interlope, champêtre, de bric et de broc, floue, à la limite de… en bordure… terrain vague. » (Hélène Cœur)

Réalisé par Hélène Cœur à La Maison des Fougères, dans le cadre du projet La Fougère à l’écoute du temps, production Espace Khiasma

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site