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Superformer(s) #choeur

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

http://lagalerie-cac-noisylesec.fr/

Enregistré à la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec
Voix : Karima Alem, Samera Ahmed, Milijana Banovic, Marc Bataille, Béatrice Bikime Mibene, Nadia Fidelin, Thierry Fourrière, Taco Gakou, Jocelyne Giraud Lepage, Zoulhera Ichou, Nathalie Labbé, Patricia Le Beller, Ghyslaine Pé, Francine Pierandréi, Hanane Sahnoun, Mario Silva
Réalisation : Violaine Lochu

Deux ans après le désastre nucléaire à Fukushima, une nouvelle île, émerge au Sud de la mer du Japon : Nishinoshima. Depuis l’année 2222, un.e voyageur.euse cyborg envoie une transmission, premières esquisses d’une cartographie transversale de cette île-monde en train de se constituer.

 

2222 est la première pièce radiophonique du projet “The Voyage Out”, recherche autour des nouvelles formes et dimensions de vie nées des cataclysmes écologiques qui ont suivi la catastrophe de Fukushima.

«2222», de Ana Vaz & Nuno da Luz.
21'33'', son stéréo.

Horrible trouble

[Paris • France]

 

Déni des mains assemblées. Mains divorcez. Mains partez. Mains dérapez. Mains échouez dans des digressions d’encre. Mains provoquez les boursouflures des paragraphes. Des passages raturés sous le pouce. Mains faites page dense et insensée. Illisible dans la mêlée des dates. Des gris anthracite. Des flous et des glauques. Mains d’humeur vespérale. Mains infusez vos astres. Mains induisez.

 

La paume est sèche. Ferme. Je sens ses lignes de vie contre les miennes.

«Horrible trouble», séquence 7 de l'antenne «Rester. Etranger».
Avec Abdellah Ismail, Hassan Abdallah, Abdulaziz Abdulkarim, Omar Haruone Aboubakr, Masri Omar et Hussein Abdallah.
Le projet «Rester. Etranger.» a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation nationale des arts graphiques et plastiques (FNAGP) qui lui a apporté son soutien.

The Hammer in my head

[Gentilly • France]

 

La pièce sonore The Hammer in my head  a été créée dans le cadre de la performance éponyme présentée au Générateur le 5 mars 2017 lors des Performances de Mars.

 

Née à Londres en 1991, Bonella Holloway vit et travaille à Toulouse. Son travail de performance, d’écriture et de vidéo investit la musique et la nourriture comme vecteurs d’une approche sensible de schémas sociaux, linguistiques et comportementaux. Le rythme et l’humour structurent ces échos du quotidien dans un ensemble de fragments répétitifs.

 

«The Hammer in my head», Bonnella Holloway et Rémi Blanes.

[Paris • France]

 

Un message pour ton peuple

 

Il se trame entre nous une espèce de famille. Soudaine et irrégulière elle habite toutes les fractures ostensibles et les interstices démodés. Elle s’organise dans les transitions. Elle est transition. Entre un intérieur et un extérieur qui partitionnent notre societé. Elle est le relais. Elle est mère. Elle est fils. Elle est Bonjour les amis. Elle résilie les chimères des identités assignées. Elle est pays.

«Wei Niré Eta», séquence 6 de l'antenne «Rester. Etranger».
Avec Hassan Abdallah et Omar Haruone.
Le projet «Rester. Etranger.» a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation nationale des arts graphiques et plastiques (FNAGP) qui lui a apporté son soutien.

 

Penché de l’un ou l’autre bord

 

Hésite

 

Plutôt que de jouer

en maniaque chenu

la partie

au nom des flots

 

être un autre

 

Toute pensée émet un coup de dé

 

Jouer avec Un coup de dés jamais n’abolira le hasard, poème de Mallarmé, éclaté sur les pages.
Jouer une partition sonore qui tente d’approcher l’équilibre instable de l’oscillation, les rebonds du balancement. Vaciller et vibrer, dans l’entre deux du choix et de son point de bascule.

«Point de bascule», création sonore d'Emilie Mousset inclue dans le CD du quatrième numéro de la revue Jef Klak, «Ch'val de course», actuellement disponible en librairie ! Points de vente sur www.jefklak.org.

[Montreuil • France]

 

Il s’agit de la troisième des cinq pièces sonores de la série Redshift, à écouter en visitant l’exposition […] aide à la vision, en strié, sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit. proposée par Marie Cantos, commissaire d’exposition invitée aux Instants Chavirés à Montreuil, jusqu’au 11 juin 2017.

 

Benjamin L.Aman présente pour la première fois cette série composée en 2017 et intitulée Redshift (décalage vers le rouge). Elle est divisée en cinq chapitres : Redshift #1 : L’étang (9’) — Redshift #2 : Le muret (9’30) — Redshift #3 : Le Monoptère (Temple d’absence) (17’) — Redshift #4 : L’arbre agité (13’) — Redshift #5 : Le ciel distant (10’).

 

Chaque pièce est diffusée sur un casque sans fil disponible à l’entrée de l’exposition, qui devient ainsi arpentable de manière visuelle et sonore.

 

Benjamin L. Aman (né en 1981) est artiste et musicien. Il est diplômé de l’Ecole nationale supérieure d’art de Nancy. Il vit et travaille actuellement à Aubervilliers. Il est représenté par les galeries PA | Plateforme de création contemporaine (Paris), L’Atelier-KSR (Berlin) et Kunstraum Michael Barthel (Leipzig).

 

Plus d’informations sur l’exposition :
http://www.instantschavires.com/aide-a-vision-striesur-sondes-lunairesa-retrodiffusion-grand-petit-joan-ayrton-benjamin-l-aman/

Teaser de l’expo :https://vimeo.com/215148393

Benjamin L. Aman, «Redshift #3 : Le monoptère (Temple d'absence)», 2017.
Pièce sonore pour casque nomade.

[Montreuil • France]

 

Il s’agit de la deuxième des 5 pièces sonores à écouter en visitant l’exposition […] aide à la vision, en strié, sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit. proposée par Marie Cantos, commissaire d’expositions invitée aux Instants Chavirés à Montreuil, jusqu’au 11 juin 2017.

 

Benjamin L.Aman présente pour la première fois cette série composée en 2017 et intitulée Redshift (décalage vers le rouge). Elle est divisée en 5 chapitres : Redshift #1 : L’étang (9’) — Redshift #2 : Le muret (9’30) — Redshift #3 : Le Monoptère (Temple d’absence) (17’) — Redshift #4 : L’arbre agité (13’) — Redshift #5 : Le ciel distant (10’).

 

Chaque pièce est diffusée sur un casque sans fil disponible à l’entrée de l’exposition, qui devient ainsi arpentable de manière visuelle et sonore.

 

Benjamin L. Aman (né en 1981) est artiste et musicien. Il est diplômé de l’Ecole nationale supérieure d’art de Nancy. Il vit et travaille actuellement à Aubervilliers. Il est représenté par les galeries PA | Plateforme de création contemporaine (Paris), L’Atelier-KSR (Berlin) et Kunstraum Michael Barthel (Leipzig).

 

Plus d’informations sur l’exposition :
http://www.instantschavires.com/aide-a-vision-striesur-sondes-lunairesa-retrodiffusion-grand-petit-joan-ayrton-benjamin-l-aman/

Teaser de l’expo : https://vimeo.com/215148393

Magie par transpositions

[Paris – Montigny-Lencoup • France]

 

Retour aux sources.
Aux premières discussions lors des Assemblées Générales.
Notre envie commune et folle de faire une revue.
D’explorer les interstices et les zones grises.

 

« C’est magique ».

 

Partir du constat que l’on entendait autour de nous ces mots dans des situations où, si l’on creusait un peu, absolument rien n’était magique justement – Amazon, je clique et je reçois mon livre le lendemain. Où les conditions d’exploitation étaient au maximum.

 

« C’est magique ».

 

On a choisi d’explorer.
Par l’image, par les mots, par les sons.
Appréhender le réel, trouver une prise, sans avoir peur de mêler poétique et politique, réel et fiction.

 

On a choisi une comptine, «Trois p’tits chats» et de la démarrer à «Marabout».
Notre outil pour explorer la magie, entre croire et pouvoir.
Pour désenchanter les faux-semblants, et préserver le mystère des zones d’enchantement qui demeurent.

 

Après deux pièces sonores extraites du tout dernier opus de la revue Jef Klak, l’antenne Jef Klak revient aux sources avec «Magie par transpositions», pièce sonore de Benoit Bories qui, en jouant de la transposition des sons et des glissements de sens, fait entendre le charme d’une magie opérante pourtant issue de la réalité assourdissante.

 

(Cette pièce sonore est issue du CD gratuit qui accompagne le premier numéro de la revue Jef Klak, « Marabout », toujours disponible. N’hésitez pas à solliciter votre libraire qui peut la commander).

Crédits :
«Magie par transpositions», création sonore de Benoit Bories.
5'26''
CD "Marabout", Jef Klak.
Avec les voix de Michel, imprimeur de Jef Klak alors, et de Chloé, créatrice sonore.

[Montreuil • France]

 

Il s’agit de la première des 5 pièces sonores à écouter en visitant l’exposition […] aide à la vision, en strié, sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit. proposée par Marie Cantos, commissaire d’expositions invitée aux Instants Chavirés à Montreuil, jusqu’au 11 juin 2017.

 

Benjamin L.Aman présente pour la première fois cette série composée en 2017 et intitulée Redshift (décalage vers le rouge). Elle est divisée en 5 chapitres : Redshift #1 : L’étang (9’) — Redshift #2 : Le muret (9’30) — Redshift #3 : Le Monoptère (Temple d’absence) (17’) — Redshift #4 : L’arbre agité (13’) — Redshift #5 : Le ciel distant (10’).

 

Chaque pièce est diffusée sur un casque sans fil disponible à l’entrée de l’exposition, qui devient ainsi arpentable de manière visuelle et sonore.

 

Benjamin L. Aman (né en 1981) est artiste et musicien. Il est diplômé de l’Ecole nationale supérieure d’art de Nancy. Il vit et travaille actuellement à Aubervilliers. Il est représenté par les galeries PA | Plateforme de création contemporaine (Paris), L’Atelier-KSR (Berlin) et Kunstraum Michael Barthel (Leipzig).

 

Plus d’informations sur l’exposition :
http://www.instantschavires.com/aide-a-vision-striesur-sondes-lunairesa-retrodiffusion-grand-petit-joan-ayrton-benjamin-l-aman/

Teaser de l’expo : https://vimeo.com/215148393

Les résidents et le robot

Les Résidents et le robot, est une œuvre sonore sur ce curieux « robot d’aide à la personne ». Interrogation poétique autour de sa présence en maison de retraite, elle donne l’occasion de rebondir sur la vision qu’en donne un reportage télé. Elle suit quelques pistes qui questionnent l’esthétique, la technique mais aussi la magie, sur les traces de Simondon et N. Wiener…

 

Cette narration de Laurent Bonnotte se déroule dans un paysage sonore créé avec son frère Gérard.

 

Si vous souhaitez voir (et savoir) en plus d’entendre, vous pouvez aussi regarder cet épisode du webdoc animé des lendemains hybrides : https://vimeo.com/153846122

Narration de Laurent Bonnotte, dans un paysage sonore créé avec son frère Gérard.

«Je sais pas m’arrêter alors je continue» | Confession de bistrot

[Seine-Saint-Denis • France]

 

« Parfois, c’est leur prénom que j’aime bien. Ah le 3 il est bien. Comment il s’appelle ? Poupée d’amour. Ah ben Poupée d’amour il va gagner »

 

Depuis son divorce, Marcus a le jeu dans la peau. Autour d’un café, il raconte à Jef Klak son itinéraire de joueur, lui explique à quoi il joue, à quoi il jouait, et comment.

 

Joueur un jour, joueur toujours ?

Création sonore d'Emmanuelle Tornero issue du quatrième numéro de la revue Jef Klak, «Ch'val de course» (avril 2017).

19 ans aujourd’hui

[Lyon • France]

 

Séquence#5 : 19 ans aujourd’hui

Avec Julien Abbes, Lucie Pavy, Rita Rochdi et Denis Mariotte

 

« Je préfère m’intéresser à ce qui m’entoure. Le point de vue de l’autre. Etre métisse c’est vivre sa mixité. Pour moi, c’est une chance. Ce problème d’étiquettes ça ne me va pas. C’est ma vie. On m’a mis dedans. C’est ce que ma maman me dit. Je ne serai jamais de la couleur locale ».

Lucie Pavy, 19 ans aujourd’hui

 

www.rester-etranger.fr

Antenne Rester. Étranger.
Séquence 1 : Je vole
Séquence 2 : C'est relou
Séquence 3 : Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.
Séquence 4 : Chaud comme la pluie
Séquence 5 : 19 ans aujourd'hui

 

La Règle du jeu : 
C’est une réalisation à 14 mains en ajout, couche, sur-couche, cuts, clarifications, suspens et superpositions. La règle, c’est qu’il en va du jeu comme dans la vie : on s’amuse, on se lance, on tente. Parfois, les choses se brouillent, on n’y comprend plus rien et ceux qui gagnent créent la surprise.

Reste une certitude : 
Ce n’est pas parce que l’on a des oreilles ou un micro que l’on est sûr.e de pouvoir tout capter ! 

 

Merci à celles et ceux qui se sont aussi prêtées au jeu : Cristina, Guillaume, Carla, Vincent, Lise, Arsène, Anouk, Fabrice, Antoine, les punks de la ferme du Haut Nueil.

Pièce collective de Jef Klak – 3 min 50
Nombre de joueuses : sept
Emilie Mousset, Aude Rabillon, Céline Della Savia, Cabiria Chomel,
Michelle Fikou, Cécile Debove, Emmanuelle Tornero.

[Saint-Denis • France]

 

Sous-sol, une pièce sonore conçue par les étudiants M1 du Master de création littéraire de l’université Paris 8.
Au mois de novembre 2016, les étudiants ont été invités à écrire avec et autour de l’exposition Habiter le campement qui se tenait dans les sous-sols du Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis.
Ils ont décidé de faire eux-mêmes l’expérience du campement en restant toute une nuit dans le théâtre. Durant cette longue nuit, ils ont fait des rondes successives afin de prendre soin les uns les autres, de dormir alternativement et d’écrire un texte collectif.
Ce texte a été enregistré dans le studio de Sébastien Trouvé qui lui a donné sa texture sonore et musicale.

Atelier animé par Olivia Rosenthal.
Merci aux intervenants, François Lorin, Fiona Meadows, Jean Bellorini, Claire Lecadet, Marion Canelas et Thierry Thieû Niang.
Merci à toute l’équipe du TGP qui a accueilli les étudiants dans ses murs jour et nuit.

Enregistrement et création sonore: Sébastien Trouvé
avec les voix de : Stéphanie Arc, Nicolas Attal, Perrine Baron, Camille Bonvalet, Caroline Boulord, Allan Deneuville, Leïla Dijoux, Millie Duyé, Mathilde Forget, Valérian Guillaume, Anna Mezey, Arthur Petin, Samuel Poisson-Quinton, Lucie Rico, Woosung Sohn, Anne-Lise Solanilla, Alexandra Sollogoub, Stéphanie Vivier, Guillaume Wavelet.

Chaud comme la pluie

[Paris • France]

 

La quatrième séquence, Chaud comme la pluie, diffracte plusieurs moments de la permanence à la Ménagerie de Verre. 

 

Le corps s’avance pour être prioritaire et il a raison. 

Le corps que j’ai abandonné ou qui s’est abandonné ou qui m’a abandonné. 

Celui-là je le ramasse parce que mon âme est à l’intérieur.

 

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Antenne Rester. Étranger, dirigée par Barbara Manzetti
séquence #1 : Je vole

séquence #2 : C'est relou

séquence #3 : Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.
séquence #4 : Chaud comme la pluie

Superformer(s) #Samera Amhed

[Noisy-le-Sec • France]

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

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Superformer(s) #Ghyslaine Pé

[Noisy-le-Sec • France]

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

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Superformer(s) #Patricia Le Beller

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

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Superformer(s) #Hanane Sahnoun

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

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Superformer(s) #Marc Bataille

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Superformer(s) #Jocelyne Giraud-Lepage

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Superformer(s) #Zoulhera Ichou

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Superformer(s) #Francine Pierandré

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Superformer(s) #Mario Silva

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Superformer(s) #Nadia Fidelin

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Qu’on enlève. Qu’on déchire pour manger.

[Paris XIè • France]

 

Dans la troisième séquence on enlève le cellophane. Qu’on déchire pour manger

Des scènes en temps réel. Drôle d’expression n’est-ce pas. Comme si le temps ne l’était pas à chaque instant. Réel. Pour tout vous dire je crois entretenir un problème de fond avec cet instant. Au cours duquel je me pose la question. Est-ce là. Maintenant. La réalité ? 

Antenne Rester. Étranger à la Ménagerie de verre
séquence #1 : Je vole
séquence #2 : C'est relou
séquence #3 : Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.
_
avec la contribution de:
Tanguy Nédélec
Pascaline Denimal
Viviana Moin
Charlotte Imbault
Helena
Et avec nous, les étrangers.

«Publier Tarnac» | Master création littéraire Paris 8

[Les Lilas • France]

 

« This is a dangerous book! », s’inquiétait Glenn Beck sur Fox News lors de la parution aux États-Unis de l’ouvrage du Comité invisible, L’Insurrection qui vient (2007, La Fabrique éditions). Du 23 au 26 janvier, les étudiants du Master de création littéraire de l’Université Paris 8 Saint-Denis ont occupé l’Espace Khiasma le temps d’un workshop. Avec comme point de départ le nom de Tarnac, ils se sont employés à penser les fictions politiques, à réfléchir le rôle et le place des media dans l’information, dans la non-information, dans la contre-information, imaginer aussi comment s’en emparer, la retourner, se l’approprier pour fabriquer une place neuve et commune, constituer des imaginaires littéraires, poétiques et critiques.

Et c’est lors d’une première soirée d’ouverture publique du programme Plateforme 2017 à Khiasma que les étudiants ont rendu compte de leurs productions, de leurs fictions et scénarisations, de leurs lectures et créations vidéos: de l’affaire Jean Petit (https://www.youtube.com/watch?v=HrCYQmMi0bI) au journal L’Immonde (www.journal-limmonde.tumblr.com), d’un ciné-poème (https://www.youtube.com/watch?v=MGuWcNhKaP0) à la réappropriation documentaire, ce sont des propositions diverses et richement collectives qui ont rythmé ce temps de rencontre et d’échange, autour d’un buffet libanais.

 

http://www.khiasma.net/rdv/publier-tarnac/

 

Enregistré à l'Espace Khiasma le 03 mars 2017
Réalisation : Esther Poryles

Superformer(s) #Thierry Fourrière

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

http://lagalerie-cac-noisylesec.fr/

Superformer(s) #Taco Gakou

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Superformer(s) #Milijiana Banovic

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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[Paris XIè • France]

 

La deuxième séquence, C’est relou, conjure mot à mot notre peur de la langue pointue.
Une nouvelle peur surgit. Très personnelle. Elle côtoie la première. Celle de ne pas être capable de prononcer les textes que j’écris dans la langue apprise.

 


Il ne faut pas avoir peur de ne pas comprendre

Parfois tu baignes dans la langue française
Comme un enfant dans la langue maternelle

Si je pousse la porte.
La peau de mon visage.
Se colle aux autres peaux.
Lustrées par l’usage.
J’admire les postures harmoniques.
Les manches retroussées. Les regards biaisés. Les sourires.
Et les mains qui s’affairent.
J’admire les pupilles noires saillantes.
D’autres regards opaques.
Et la corpulence mythique des migrants regroupés.
Rescapés des naufrages que l’on sait.
Assurés à présent aux écrans.
Leurs vestes paraissent toutes délavées.
Tellement leurs visages rayonnent.
De beauté.
Ou simplement de l’habitude qu’ils ont adoptée à cette survivance.

Antenne Rester. Etranger à la Ménagerie de verre
séquence #1 : Je vole
séquence #2 : C'est relou
séquence #3 : Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.
_
avec la contribution de : Audrey Gaisan Doncel, Chloé Schmidt, Bartolomeo Terrade, Eric Yvelin, Marian del Valle, Renaud Golo, Denis Mariotte et Hélène Hiratchet.
Et avec nous, les étrangers.

Superformer(s) #Béatrice Bikime

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

http://lagalerie-cac-noisylesec.fr/

Superformer(s) #Karima Alem

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Superformer(s) #Nathalie Labbé

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

http://lagalerie-cac-noisylesec.fr/

[Paris XIè • France]

 

La première séquence, Je vole, a été enregistrée et montée dans l’ignorance des codes et des techniques radiophoniques. Au sein du lieu au métabolisme aquatique. Un lieu comme une personne. Infatigable. Secoué par les frissons. Les spasmes. Les crissements. Les élans des artistes qui l’assiègent. Le contenu est parlé dans une langue française pas toujours maternelle. Mais systématiquement freinée. Maternée. Qui dit. Tu ne m’es pas étranger. Tu es. Peut-être. Mon fils. Tu es. La colonne vertébrale. Par ta seule présence. Tu enracines les mots. Qui s’étaient égarés. Dans mes pourparlers. 

Antenne rester. étranger à la ménagerie de verre
séquence #1 : Je vole
séquence #2 : C'est relou
séquence #3 : Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.
_
avec la contribution de : Audrey Gaisan Doncel, Chloé Schmidt, Bartolomeo Terrade, Eric Yvelin, Marian del Valle, Renaud Golo, Denis Mariotte et Hélène Hiratchet.
Et avec nous, les étrangers.

[Brest • France]

 

À l’occasion du 14è Festival de la radio et de l’écoute – Longueur d’Ondes, la R22 Tout-Monde était invitée le samedi 04/02/2017 à donner à entendre la pluralité des voix qui l’animent ! Une séance d’écoute qui s’est tenue à Passerelle – Centre d’Art Contemporain, à Brest ; une traversée des sons, des personnalités et des antennes qui nourrissent et font vibrer les ondes et les esprits de la communauté R22, radio des arts et du commun.

 

Liste de lecture

•  Sommeils, Ismaïl Bahri, Antenne Khiasma, 8’35’’ Há Terra, Ana   Vaz, Khiasma, 8’20’’ La très bouleversante confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la terre ait porté, Emmanuel Adely, David Haddad, Khiasma, 8’   Hymnes, Patrick Fontana, Khiasma, 6’Annonce publique, Sabrina Chou, Antenne Гcole du Magasin, 1’50’’    Le Malaise persiste-t-il ?, Anne-Laure Pigache, École du Magasin, 5’20’’ Tu aimes jouer ?, Antoine Boute, École du Magasin, 2’20’’  Flash info : l’univers, Sabrina Chou, École du Magasin, 1’    La Fin du monde – son corps léger, Patrick Fontana, Khiasma, 3’20’’ La Controverse Marboeuf, Olivier Marboeuf, Khiasma, 11’30’’ L’Éléphant, Mathilde, Tarira et Gabriel avec Sarah Haderbache, Antenne La Maison des Fougères, 1’50’’    Camps de base  cacahuètes,  Jean-Paul  Curnier, La Maison des Fougères, 5’ Scène primitive, Jean-Paul Curnier, Fantazio et Yves Robert, Khiasma, 1’40’’    Le sang, la fortune et la gloire, Jean-Paul Curnier, Khiasma, 6’30’’La Galerie / carte de visite sonore, Violaine Lochu, Antenne La Galerie de Noisy-le-Sec, 6’   Opéra-Archipel, Maxime Cervulle, La Galerie de Noisy-le-Sec, 8’10’’  •  Mantike #1, Violaine Lochu, Le Générateur, 3’20’’    D’autres gestes,  Françoise  Vergès,  Antenne Bétonsalon,  3’30’’  Chantez-vous – MO, Hélène Coeur, Antenne Le Musée Commun, 4’ Alien(s)kin, Jamika Ajalon,  Khiasma, 7’30’’ • Ma Science-fiction, Isabelle Stengers, Khiasma, 12min30   Lo Becat, Lise Barkas et Lisa Käuffert, Antenne Vie, 4’   •

Réalisation : Mathis Berchery et Esther Poryles

Chronologie du rapport bonheur et politique

Cette chronologie est extraite de l’installation intitulée L’année mondiale de l’indice postérieur net et du bonheur national brut de Magali Desbazeille, produite par la Maison populaire avec l’aide du CNC/dicream. L’œuvre porte sur la quantification du ressenti dans nos grandes institutions, c’est-à-dire, comment l’ONU, Eurostat ou encore l’Insee, quantifient le bonheur, le sens de la vie, la satisfaction, le moral… Cette chronologie exhaustive remonte au début de la révolution française…
 

Magali Desbazeille

Tutoriel de la quantification

Ce tutoriel est extrait de l’installation intitulée L’année mondiale de l’indice postérieur net et du bonheur national brut de Magali Desbazeille, produite par la Maison populaire avec l’aide du CNC/dicream. L’œuvre porte sur la quantification du ressenti dans nos grandes institutions, c’est à dire, comment l’ONU, Eurostat ou encore l’Insee, quantifient le bonheur, le sens de la vie, la satisfaction, le moral… Ce tutoriel questionne les systèmes de mesure comme constituant d’une forme de pouvoir… 
 

Magali Desbazeille

[Paris • France]

Des ponts des fragments, un livre oublié, des silhouettes furtives, des créatures étranges…

La pièce sonore Tu m’entends là, maintenant ?, écrite par l’artiste lors de sa résidence d’auteure à Noisy-le-Sec, a été conçue à partir du songe de Poliphile et enregistrée sur un lac en Suisse. Elle a été réalisée pour l’édition 2016 de Nuit Blanche et initialement diffusée à bord des Batobus  dans le cadre du programme radiophonique Floating ON AIR. 

La Galerie développe depuis 2014 une résidence d’une durée de deux mois, qui offre à un auteur la possibilité de développer un travail d’écriture, qui allie les domaines de la littérature avec l’écriture critique sur l’art dans une forme de “fiction-critique”. Il est également un partenaire privilégié pour la construction du programme culturel autour de la thématique de saison.

Delphine Chapuis Schmitz explore dans sa pratique artistique  les possibilités du langage pris à la fois comme vecteur de sens et comme matériau. Les textes qu’elle compose, le plus souvent à partir de fragments, peuvent prendre différentes formes en fonction de la situation dans laquelle ils s’inscrivent : installations, lectures, performances, publications papier ou en ligne.  Basée à Zurich, elle est docteur en philosophie et diplômée de l’Université des Arts de Zurich.  Son travail a été montré notamment au Centre Pompidou et à Jeune Création au 104 à Paris, au Museum Haus Konstruktiv et au Corner College à Zurich, à Interno 4 à Bologne et à la Fondation Ratti à Côme.

http://dchapuis-schmitz.com/info/

1er Octobre 2016
Production : La Galerie, centre d'art contemporain de Noisy-le-Sec
Courtesy Delphine Chapuis Schmitz

Tendez l’oreille… ! Anne-Laure Pigache et Anne-Julie Rollet invitent à un voyage de 15 minutes à travers une pièce sonore. Une expérimentation de l’écoute, des jeux de voix, de conversations et de chorales de mot réalisés avec un groupe de 18 personnes accueillies pendant une résidence au Générateur au printemps 2016.

 

Écouter le marché de Gentilly un samedi de février //// Écouter comment ça parle //// S’enfermer en cabine pour mieux s’enregistrer //// Répéter tout ce que dit l’autre //// Écouter la radio //// Parler, moduler, changer de langue //// Quel est l’espace depuis lequel on parle ? //// Quel est l’espace dont Perec parle ? //// Quel espace aime-t-on traverser ? //// Dans quel espace aime-t-on rester ?

Anne-Laure Pigache & Anne-Julie Rollet
Avec les voix de Lise-Marie Baccan, Ghislaine Bergeroô, Irina Telkova, Marianne Roubaud, Nina Cholet, Aurore Laloy, François Durif, Bruno Siberchicot, Rémi Dauriac, Marie-Pierre Lepeintre, Christelle Delhommois, Pho Buu, Dorothée Beuzit.

[Les Lilas • France]

 

À la suite du texte Hymnes conçu pour l’atelier Lecture(s) de bouche(s) mené par Patrick Fontana, Nicolas Richard a entamé un vaste travail d’indexation poétique des hymnes nationaux, à l’échelle du monde. Pour cette lecture à Khiasma, il a sélectionné et mis en forme quelques entrées correspondant aux hymnes des États du continent africain et sud-américain.

 Le même soir, Patrick Fontana a diffusé la pièce Hymnes créée cette année avec les stagiaires de l’atelier Lecture(s) de bouche(s). Puis, Patrick Fontana et Nicolas Richard ont répondu aux questions d’Olivier Marboeuf à propos de cet atelier Lecture(s) de bouche(s) et du projet Hymnes qui en découle.

Ces deux moments sont également en réécoute sur la r22 Tout-Monde.

 

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 30 septembre 2016, dans le cadre du festival « Relectures 17 »
Mixage : Esther Poryles
Photos : Matthieu Gauchet

[Les Lilas • France]

Depuis huit ans, Patrick Fontana mène un atelier d’expérimentation d’apprentissage du français au sein de l’Atelier Formation de base d’Emmaüs-Solidarité à Paris, ainsi qu’à l’Unité « Arts & thérapie » du Centre Hospitalier Interdépartemental de l’Oise. Cet atelier Lecture(s) de bouche(s) se base sur la découverte et la lecture à haute voix de textes de la poésie et de la littérature contemporaines.

Hymnes, la pièce sonore qu’il a créée cette année avec les stagiaires, est une partition poétique élaborée par Nicolas Richard à partir des hymnes nationaux de chacun des participants de l’atelier.

 

Le même soir, Patrick Fontana et Nicolas Richard ont répondu aux questions d’Olivier Marboeuf à propos de cet atelier Lecture(s) de bouche(s) et du projet Hymnes qui en découle. Pour finir cette intervention, Nicolas Richard a lu son texte, Hymnes (AF-AMS), une extension d’Hymnes. Ces deux moments sont également en réécoute sur la r22 Tout-Monde.

 

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 30 septembre 2016, dans le cadre du festival « Relectures 17 »
Mixage : Esther Poryles
Photos : Matthieu Gauchet

A l’occasion des « Lignes d’Erre » organisées entre les centres d’art de Seine-Saint-Denis (entre les laboratoires d’Aubervilliers, l’espace Khiasma, la Galerie de Noisy-Le-Sec, Synesthésie), Violaine Lochu a réalisé les pièces sonores SongLines. S’inspirant de traditions des aborigènes d’Australie (chez qui les songlines ont pour fonction, entres autres, de décrire un parcours entre deux points éloignés), elle s’est déplacée en grande banlieue sans carte, demandant aux personnes croisées sur son chemin de lui indiquer la direction. Les pièces réalisées à partir de ces marches s’apparentent à des cartographies orales, mêlant indications géographiques et textures sonores collectées sur le parcours.

A l’occasion des « Lignes d’Erre » organisées entre les centres d’art de Seine-Saint-Denis (entre les laboratoires d’Aubervilliers, l’espace Khiasma, la Galerie de Noisy-Le-Sec, Synesthésie), Violaine Lochu a réalisé les pièces sonores SongLines. S’inspirant de traditions des aborigènes d’Australie (chez qui les songlines ont pour fonction, entres autres, de décrire un parcours entre deux points éloignés), elle s’est déplacée en grande banlieue sans carte, demandant aux personnes croisées sur son chemin de lui indiquer la direction. Les pièces réalisées à partir de ces marches s’apparentent à des cartographies orales, mêlant indications géographiques et textures sonores collectées sur le parcours.

Comment entendons-nous notre propre voix ? Quels rapports entretenons-nous avec elle ? Quelles sonorités aimons-nous ou au contraire détestons-nous en elle ? Telles sont les questions que Violaine Lochu a posé aux habitants du Saulnois lors de sa résidence à la Synagogue de Delme, mais également à des professionnels de la voix (chanteuses, comédien, professeur…). Il est conseillé d’écouter cette pièce sonore au casque.

Pour la lettre B de son Abécédaire vocal, Violaine Lochu est allée enregistrer les babils des enfants âgés de 8 à 10 mois du Multi-accueil de Dieuze. Elle a ensuite composé cette pièce sonore en baissant la fréquence des voix des tout petits afin qu’elles s’apparentent à celles d’adultes. Les sonorités ainsi produites oscillent entre paroles préhistoriques, chants ancestraux ou encore langage extraterrestre…

Le hurlement est sans doute le son le plus animal que peut émettre l’homme. Jouant de cette ambigüité, Violaine Lochu crée cette pièce sonore à partir de cris d’enfants oscillant entre chant d’oiseau, langage sifflé de Gomera ou encore joute vocale.

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Violaine Lochu est allée à la rencontre d’une soixantaine de personnes pour leur demander de lui chuchoter un secret, un mot doux, une rumeur, une confidence, une médisance… A partir de ce matériau recueilli, l’artiste propose cette pièce sonore qui par un jeu de montage révèle et cache à la fois les confidences, faisant du chuchotement une véritable texture sonore.

Première lettre de l’alphabet, le A est ici privatif : aphonie – sans voix. Dans le cadre de son projet de résidence Abécédaire Vocal, à la Synagogue de Delme, Violaine Lochu a composé cette pièce sonore à partir d’entretiens auprès de personnes ayant vécu ce symptome.

 

Mélanges

07.2016

Création sonore

Vie

1:33:54

 

[Divers • France]

 

Ce mix est une collection de sons sélectionnés par celles et ceux qui font ou ont fait usage de l’association Vie. Son caractère contingent en appellera d’autres. L’assemblage est le fruit d’une personne, qui vous souhaite une bonne écoute, comme tout le reste du réseau !

 

 

 

 

Celles et ceux qui veulent connaître la référence d’un morceau peuvent nous écrire à augustin.soulard@gmail.com

Une fenêtre. Place de la Porte Blanche

Une fenêtre. Place de la Porte Blanche est une chronique poétique des états d’une place, dans le quartier de la gare à Strasbourg. D’octobre à janvier se succèdent une série de notes hétérogènes, où la place et ses acteurs se racontent autant que la fenêtre de la chambre qui observe. 

 

« c’est moi, dans le théâtre que je fais le choix de noter, qui prête à ces hommes leur intrigante politique. »

 

Né à Brest en 1996, Iwan Warnet tente d’écrire, dessiner et peindre, sous le regard amusé des maîtres qu’il s’imagine. Il étudie, exilé loin de la mer, à Strasbourg, dans l’atelier de peinture de la Haute Ecole des Arts du Rhin, il est acteur au sein du réseau VIE. 

Une fenêtre. Place de la Porte Blanche est un texte de Iwan Warnet, qu'il lit.
La création sonore est réalisée avec l'immense collaboration de Ross Heselton, Simon Marini et Augustin Soulard.

[Montrouge • France]
Pièce sonore, 09:22mins, 2016

 

« Traitant le langage comme une matière malléable, les travaux d’Anne le Troter sont empreints d’une certaine trivialité, liée à l’utilisation de formes orales, ou des formes sans forme du langage utilitaire. S’inspirant de situations de la vie quotidienne, elle transforme en texte ses observations sur le monde qui l’entoure et questionne les fonctionnements du langage dans ce processus.

 

Utilisant la « mise en langage » comme instrument de connaissance, elle tente de décrire et partant, d’expliquer ce qu’elle observe du monde – tentative sans doute illusoire et sans fin, qui fait écho à cet extrait de Nathalie Quintane, auteure chère à l’artiste « Tout ça pour dire que ce n’est pas parce que tu écris que tu en sois moins embrouillé. Ça déplace l’embrouille, et voilà. »(1) » 

 

Isaline Vuille, Kunstbulletin, juillet-août 2014, ‘Anne le Troter – rollercoaster screams ou ça s’en va et ça revient’

 

(1) Extrait de ‘Crâne chaud’ de Nathalie Quintane, 2012, POL, Paris

 

Grand Prix du Salon et du Palais de Tokyo

Bourse de production : ADAGP

En collaboration avec les artistes ASMR : Final ASMR, Made In France ASMR, Miel ASMR, Mr Discrait, Sandra Relaxation ASMR, The French Whisperer.

Réalisation : Anne le Troter

La Maison Populaire / Carte de visite sonore

[Montreuil • France]
Un centre d’art en forme de hall d’accueil, où Auguste Rodin, Pablo Picasso, Robert Doisneau, Enrico Caruso et Martha Graham sont des noms de salle qui ouvrent des portes aux praticiens en herbe (avec certains, parmi les grands chanteurs actuels, ayant fait leur première scène dans celle d’à côté…), un lieu de rencontre et de vie « très montreuillois », maison de culture et d’éducation populaire : la Maison du même nom fête ses cinquante ans cette année ; roulement de tambour, pop-corn et claquettes !

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Juliette Gardé (chargée du développement des publics et de l'action culturelle et médiatrice), Louisa Ballant, Fabienne Gilles (céramiste), Delphine Mimpontel (danseuse), Malika Kaloussi (agent d’accueil et standardiste), Floriane Benjamin (coordinatrice du centre d'art et du secteur arts plastiques), Dominique Moulon (critique d'art et commissaire d'exposition), Caroline Delieutraz (artiste), les adhérant de la Maison Populaire, et un extrait de la création sonore « Portes entrouvertes » de Benoît Labourdette.

[Montrouge • France]
Tissu, carton et plâtre synthétique, installation sonore 30x26x21cm

 

« L’écriture est pour moi un fil d’Ariane, une pratique où les mots sont considérés comme des matériaux que l’on peut assembler et faire correspondre avec des objets ou des images. Si mes interventions empruntent diverses formes, elles sont traversées par des problématiques similaires.

 

Mes œuvres peuvent être de tailles variées, la plupart du temps en bois, métal ou céramique, et intègrent souvent des objets trouvés ou des enregistrements sonores, que j’utilise pour spatialiser le texte par l’intermédiaire de la voix. Partant d’une activité de poète qui prenait le livre pour seul support, j’ai progressivement ressenti le besoin de composer au-delà de la page, ce qui a déplacé ma pratique vers l’atelier et la production de volumes dialoguant entre eux dans l’espace.

 

En utilisant la sculpture, l’installation, et plus rarement l’image, je cherche à dépouiller le langage des conventions propres à nos usages coutumiers pour tenter de dégager un outil d’expression singulier. » Raphaël Tiberghien

Réalisation : Raphaël Tiberghien

La Poussière, poème déployé

[Montrouge • France]
La Poussière, poème déployé, 2013, gravure sur disque vinyle et installation sonore, 5’25

« La poussière suit méticuleusement son chemin, entre dans la maison, glisse sur les sols et les meubles avant d’investir le corps, les poumons, les yeux et la gorge enfin, là où le discours prend forme. Serait-ce donc elle qui grippe la belle mécanique du corps humain? Qui bloque l’élocution, qui vient couper, coller, fondre ou fendre les mots? Les bribes de mots ricochent et s’amalgament, des rimes se créent dans le choc des tronçons de paroles. Dans ce balbutiement apparent, le poème prend corps et les mots se chargent de matière, ils deviennent denses, physiques. Porteurs d’un sens autre que celui du langage, ils font presque douter de leur aptitude à communiquer quoi que ce soit. Pourtant ces paroles entrechoquées produisent un nouveaux flux, non conventionnel, qui n’annule pas la narration, ni la transmission. Les mots et les sons, devenus matériels, sont sculptés dans la couche du disque vinyle et permettent d’entrer à l’intérieur du langage, de creuser la surface des mots et du sens. » Agnès Werly

Réalisation : Raphaël Tiberghien

[Montrouge • France]
Stéréo, 10min26, 2016
Le Bruit des GaGas est une installation immersive qui joue sur la perception de la profondeur. À travers un paysage sonore et un paysage visuel, le spectateur est invité à fouiller les ombres au delà de ce qui semble identifiable et tangible. L’idée est d’invoquer les GaGas, esprits de la tribu aborigène de Taïwan, les Jianshi.

 

La bande sonore est diffusée en boucle dans une installation avec un caisson lumineux. 

Réalisation : Julie Vacher

[Bourges • France]
Lors de sa résidence de trois mois à La Box (galerie de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Bourges), Violaine Lochu développe le projet Animal Mimesis. Celui-ci interroge, de manière à la fois critique et poétique, la dimension collective de ce qu’il est convenu d’appeler la parole d’artiste. Censée révéler une vision de l’art et du monde subjective et individuelle, le « parler artiste », est pris en de nombreuses occurrences (presque toujours en fait) dans un régime de langage éminemment commun et construit. Parmi les instances de transmission de ce langage commun, l’école d’art occupe bien sûr une place privilégiée. Violaine Lochu mène cette recherche en réalisant une trentaine d’interviews avec les étudiants et enseignants de l’école ; dans les pièces sonores issues de ces interviews, des parallèles sont établis entre le phénomène de transmission de ce langage particulier et l’intelligence mimétique à l’œuvre dans les groupes animaux.

Réalisation : Violaine Lochu

[Bourges • France]
Lors de sa résidence de trois mois à La Box (galerie de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Bourges), Violaine Lochu développe le projet Animal Mimesis. Celui-ci interroge, de manière à la fois critique et poétique, la dimension collective de ce qu’il est convenu d’appeler la parole d’artiste. Censée révéler une vision de l’art et du monde subjective et individuelle, le « parler artiste », est pris en de nombreuses occurrences (presque toujours en fait) dans un régime de langage éminemment commun et construit. Parmi les instances de transmission de ce langage commun, l’école d’art occupe bien sûr une place privilégiée. Violaine Lochu mène cette recherche en réalisant une trentaine d’interviews avec les étudiants et enseignants de l’école ; dans les pièces sonores issues de ces interviews, des parallèles sont établis entre le phénomène de transmission de ce langage particulier et l’intelligence mimétique à l’œuvre dans les groupes animaux.

Réalisation : Violaine Lochu

[Bourges • France]
Lors de sa résidence de trois mois à La Box (galerie de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Bourges), Violaine Lochu développe le projet Animal Mimesis. Celui-ci interroge, de manière à la fois critique et poétique, la dimension collective de ce qu’il est convenu d’appeler la parole d’artiste. Censée révéler une vision de l’art et du monde subjective et individuelle, le « parler artiste », est pris en de nombreuses occurrences (presque toujours en fait) dans un régime de langage éminemment commun et construit. Parmi les instances de transmission de ce langage commun, l’école d’art occupe bien sûr une place privilégiée. Violaine Lochu mène cette recherche en réalisant une trentaine d’interviews avec les étudiants et enseignants de l’école ; dans les pièces sonores issues de ces interviews, des parallèles sont établis entre le phénomène de transmission de ce langage particulier et l’intelligence mimétique à l’œuvre dans les groupes animaux.

Réalisation : Violaine Lochu

[Bourges • France]
Lors de sa résidence de trois mois à La Box (galerie de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Bourges), Violaine Lochu développe le projet Animal Mimesis. Celui-ci interroge, de manière à la fois critique et poétique, la dimension collective de ce qu’il est convenu d’appeler la parole d’artiste. Censée révéler une vision de l’art et du monde subjective et individuelle, le « parler artiste », est pris en de nombreuses occurrences (presque toujours en fait) dans un régime de langage éminemment commun et construit. Parmi les instances de transmission de ce langage commun, l’école d’art occupe bien sûr une place privilégiée. Violaine Lochu mène cette recherche en réalisant une trentaine d’interviews avec les étudiants et enseignants de l’école ; dans les pièces sonores issues de ces interviews, des parallèles sont établis entre le phénomène de transmission de ce langage particulier et l’intelligence mimétique à l’œuvre dans les groupes animaux.

Réalisation : Violaine Lochu

BARAS (Février 2013)

[Montreuil • France]
« Nous sommes des migrants originaires de l’Afrique de l’Ouest et centrale et, pour la plupart, nous vivions en Libye depuis de nombreuses années… puis la guerre nous a forcé à partir. Aujourd’hui, nous sommes en France pour travailler et nous demandons au préfet de nous régulariser au plus vite ! Les critères imposés par la loi sont beaucoup trop restrictifs sur la régularisation par le travail. Pourtant la plupart des membres du collectif peuvent attester d’une promesse d’embauche et, même souvent, du soutien d’un employeur. Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration… tous ces secteurs nous exploitent, car nous n’avons actuellement pas de statut. Pour mettre fin à cela, il faut obtenir la régularisation de tous les sans-papiers ! Le Collectif Baras, mot qui signifie “travailleurs” en bambara, est tout autant déterminé à obtenir un toit pour l’ensemble de ses membres. Un squat comme le nôtre n’est pas une solution idéale, c’est une solution par défaut, pour répondre à l’urgence de la situation ! Nous demandons aux autorités de ne pas nous expulser de notre lieu de vie situé au 72 rue René Alazard à Bagnolet – ni celui de nos camarades qui ont obtenu un hébergement provisoire dans des foyers Adoma. Nous avons essayé de trouver d’autres logements, en faisant des demandes officielles qui n’ont rien donné, et en occupant des bâtiments vides, mais à chaque fois, la préfecture nous en a expulsés. »
 (collectif Baras)

 

En se basant sur l’histoire du collectif Baras, et après les avoir suivi lors de la manifestation du 13 février, dans un parcours où ces derniers se sont arrêtés, symboliquement, devant tous les endroits dont ils ont été expulsés, Frédéric Mathevet découpé les 20 minutes de sa pièce sonore en fonction du temps passé par les Baras dans les différents squats occupés.

 

« Les 1 077 120 minutes (de la naissance du collectif à la fête de soutient prévue le 18 mars 2016) ont été ainsi rabattues sur 20 minutes, et tous les événements importants de l’histoire des Baras, les différents procès, les expulsions musclées, mais aussi les fêtes de soutien et les manifestations, ont pu trouver une place et une durée (au pro-rata) dans chacune des 5 parties. Conséquemment, chaque partie porte les noms des lieux du squat et sa durée correspond au temps d’occupation du collectif jusqu’à son expulsion. Chaque événement sonore à l’intérieur de ces durées, chaque variation, correspond à un événement de la vie du collectif. 

 

J’ai donc transformé la narration plus ou moins précise du collectif en surface d’inscription temporelle avec des moments de montage précis. Or, se posaient deux problèmes qui, me semble-t-il, sont complémentaires : où poser son micro quand on suit un tel événement, et comment penser les moments de rupture du montage ? 

La réponse à ces deux questions se trouve dans la notion de hors-champs. Enfin de “hors-son” dans le cas d’une pièce sonore. Et le montage sonore n’est pas le montage cinématographique, de la même manière que l’écran du cinéma n’est pas l’espace de projection sonore “immersif” (c’est un mot à la mode qui témoigne à quel point les artistes sonores sont dans le déni des problématiques propres de leur discipline) qui spatialise, au minimum sur un dispositif stéréophonique. 

 

C’est François Laplantine qui m’a aidé à résoudre ce double problème. Je découvre François Laplantine (De tout petits liens, Mille et une nuit), et constate que les liens métis qu’il décrit sont très proches de la bande dessinée et de sa gouttière (l’espace blanc entre les vignettes) qui hante mon travail plastique et sonore. 

 

“Les petits liens métis […] ne se forment pas par simple contiguïté qui ferait simplement coexister ce qui est attenant ou adjacent. On ne parlera dans ce dernier cas que de ‘bon voisinage’. Un quartier dans lequel un groupe étranger peut laisser les uns parfaitement indifférents aux autres […]. Les liens qui nous intéressent ne sont pas des liens de juxtaposition ni même de superposition, c’est-à-dire de simultanéité, mais de successivité.” (p. 199) 

 

Ces liens métis sont affaire de rythme et de formes en mouvement, ce sont des liens plastiques (plastikos) de jonction de flux. Des lieux de métamorphose qui forcent à une auscultation des “cadences des petites flexions”. 

 

Où placer son micro pour saisir ce flux, pour l’attraper, le laisser filer et lui donner d’autres lignes de fuite ? “Entre le trop loin (l’indifférence) et le trop près (l’identification).” (p.45) 

 

Ne pas réduire l’enregistrement au champ du micro (si on peut dire), ce qui reviendrait à faire un reportage sur cet événement précis (“La manifestation du 13 février 2016”) et qui aurait alors fonctionné comme un “cache”. C’est-à-dire, que l’événement aurait caché l’ensemble du hors-champ de cette manifestation : les questions réelles que nous devons nous poser quant aux vieilles notions de frontières et de territoires. Notamment quand ces mêmes notions n’existent plus quand il s’agit de commerce et main-d’œuvre bon marché : les questions relevant des enjeux géopolitiques unilatéraux qui nourrissent des conflits locaux et imposent des migrations. » (Frédéric Mathevet)

Réalisation : Frédéric Mathevet

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

EMERSON (28 octobre 2013)

[Bagnolet • France]
« Nous sommes des migrants originaires de l’Afrique de l’Ouest et centrale et, pour la plupart, nous vivions en Libye depuis de nombreuses années… puis la guerre nous a forcé à partir. Aujourd’hui, nous sommes en France pour travailler et nous demandons au préfet de nous régulariser au plus vite ! Les critères imposés par la loi sont beaucoup trop restrictifs sur la régularisation par le travail. Pourtant la plupart des membres du collectif peuvent attester d’une promesse d’embauche et, même souvent, du soutien d’un employeur. Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration… tous ces secteurs nous exploitent, car nous n’avons actuellement pas de statut. Pour mettre fin à cela, il faut obtenir la régularisation de tous les sans-papiers ! Le Collectif Baras, mot qui signifie “travailleurs” en bambara, est tout autant déterminé à obtenir un toit pour l’ensemble de ses membres. Un squat comme le nôtre n’est pas une solution idéale, c’est une solution par défaut, pour répondre à l’urgence de la situation ! Nous demandons aux autorités de ne pas nous expulser de notre lieu de vie situé au 72 rue René Alazard à Bagnolet – ni celui de nos camarades qui ont obtenu un hébergement provisoire dans des foyers Adoma. Nous avons essayé de trouver d’autres logements, en faisant des demandes officielles qui n’ont rien donné, et en occupant des bâtiments vides, mais à chaque fois, la préfecture nous en a expulsés. »
 (collectif Baras)

 

En se basant sur l’histoire du collectif Baras, et après les avoir suivi lors de la manifestation du 13 février, dans un parcours où ces derniers se sont arrêtés, symboliquement, devant tous les endroits dont ils ont été expulsés, Frédéric Mathevet découpé les 20 minutes de sa pièce sonore en fonction du temps passé par les Baras dans les différents squats occupés.

 

« Les 1 077 120 minutes (de la naissance du collectif à la fête de soutient prévue le 18 mars 2016) ont été ainsi rabattues sur 20 minutes, et tous les événements importants de l’histoire des Baras, les différents procès, les expulsions musclées, mais aussi les fêtes de soutien et les manifestations, ont pu trouver une place et une durée (au pro-rata) dans chacune des 5 parties. Conséquemment, chaque partie porte les noms des lieux du squat et sa durée correspond au temps d’occupation du collectif jusqu’à son expulsion. Chaque événement sonore à l’intérieur de ces durées, chaque variation, correspond à un événement de la vie du collectif. 

 

J’ai donc transformé la narration plus ou moins précise du collectif en surface d’inscription temporelle avec des moments de montage précis. Or, se posaient deux problèmes qui, me semble-t-il, sont complémentaires : où poser son micro quand on suit un tel événement, et comment penser les moments de rupture du montage ? 

 

La réponse à ces deux questions se trouve dans la notion de hors-champs. Enfin de “hors-son” dans le cas d’une pièce sonore. Et le montage sonore n’est pas le montage cinématographique, de la même manière que l’écran du cinéma n’est pas l’espace de projection sonore “immersif” (c’est un mot à la mode qui témoigne à quel point les artistes sonores sont dans le déni des problématiques propres de leur discipline) qui spatialise, au minimum sur un dispositif stéréophonique. 

 

C’est François Laplantine qui m’a aidé à résoudre ce double problème. Je découvre François Laplantine (De tout petits liens, Mille et une nuit), et constate que les liens métis qu’il décrit sont très proches de la bande dessinée et de sa gouttière (l’espace blanc entre les vignettes) qui hante mon travail plastique et sonore. 

 

“Les petits liens métis […] ne se forment pas par simple contiguïté qui ferait simplement coexister ce qui est attenant ou adjacent. On ne parlera dans ce dernier cas que de ‘bon voisinage’. Un quartier dans lequel un groupe étranger peut laisser les uns parfaitement indifférents aux autres […]. Les liens qui nous intéressent ne sont pas des liens de juxtaposition ni même de superposition, c’est-à-dire de simultanéité, mais de successivité.” (p. 199) 

 

Ces liens métis sont affaire de rythme et de formes en mouvement, ce sont des liens plastiques (plastikos) de jonction de flux. Des lieux de métamorphose qui forcent à une auscultation des “cadences des petites flexions”. 

 

Où placer son micro pour saisir ce flux, pour l’attraper, le laisser filer et lui donner d’autres lignes de fuite ? “Entre le trop loin (l’indifférence) et le trop près (l’identification).” (p.45) 

 

Ne pas réduire l’enregistrement au champ du micro (si on peut dire), ce qui reviendrait à faire un reportage sur cet événement précis (“La manifestation du 13 février 2016”) et qui aurait alors fonctionné comme un “cache”. C’est-à-dire, que l’événement aurait caché l’ensemble du hors-champ de cette manifestation : les questions réelles que nous devons nous poser quant aux vieilles notions de frontières et de territoires. Notamment quand ces mêmes notions n’existent plus quand il s’agit de commerce et main-d’œuvre bon marché : les questions relevant des enjeux géopolitiques unilatéraux qui nourrissent des conflits locaux et imposent des migrations. » (Frédéric Mathevet)

Réalisation : Frédéric Mathevet

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

NATIXIS (10 août 2013)

[Bagnolet • France]
« Nous sommes des migrants originaires de l’Afrique de l’Ouest et centrale et, pour la plupart, nous vivions en Libye depuis de nombreuses années… puis la guerre nous a forcé à partir. Aujourd’hui, nous sommes en France pour travailler et nous demandons au préfet de nous régulariser au plus vite ! Les critères imposés par la loi sont beaucoup trop restrictifs sur la régularisation par le travail. Pourtant la plupart des membres du collectif peuvent attester d’une promesse d’embauche et, même souvent, du soutien d’un employeur. Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration… tous ces secteurs nous exploitent, car nous n’avons actuellement pas de statut. Pour mettre fin à cela, il faut obtenir la régularisation de tous les sans-papiers ! Le Collectif Baras, mot qui signifie “travailleurs” en bambara, est tout autant déterminé à obtenir un toit pour l’ensemble de ses membres. Un squat comme le nôtre n’est pas une solution idéale, c’est une solution par défaut, pour répondre à l’urgence de la situation ! Nous demandons aux autorités de ne pas nous expulser de notre lieu de vie situé au 72 rue René Alazard à Bagnolet – ni celui de nos camarades qui ont obtenu un hébergement provisoire dans des foyers Adoma. Nous avons essayé de trouver d’autres logements, en faisant des demandes officielles qui n’ont rien donné, et en occupant des bâtiments vides, mais à chaque fois, la préfecture nous en a expulsés. »
 (collectif Baras)

 

En se basant sur l’histoire du collectif Baras, et après les avoir suivi lors de la manifestation du 13 février, dans un parcours où ces derniers se sont arrêtés, symboliquement, devant tous les endroits dont ils ont été expulsés, Frédéric Mathevet découpé les 20 minutes de sa pièce sonore en fonction du temps passé par les Baras dans les différents squats occupés.

 

« Les 1 077 120 minutes (de la naissance du collectif à la fête de soutient prévue le 18 mars 2016) ont été ainsi rabattues sur 20 minutes, et tous les événements importants de l’histoire des Baras, les différents procès, les expulsions musclées, mais aussi les fêtes de soutien et les manifestations, ont pu trouver une place et une durée (au pro-rata) dans chacune des 5 parties. Conséquemment, chaque partie porte les noms des lieux du squat et sa durée correspond au temps d’occupation du collectif jusqu’à son expulsion. Chaque événement sonore à l’intérieur de ces durées, chaque variation, correspond à un événement de la vie du collectif. 

 

J’ai donc transformé la narration plus ou moins précise du collectif en surface d’inscription temporelle avec des moments de montage précis. Or, se posaient deux problèmes qui, me semble-t-il, sont complémentaires : où poser son micro quand on suit un tel événement, et comment penser les moments de rupture du montage ? 

 

La réponse à ces deux questions se trouve dans la notion de hors-champs. Enfin de “hors-son” dans le cas d’une pièce sonore. Et le montage sonore n’est pas le montage cinématographique, de la même manière que l’écran du cinéma n’est pas l’espace de projection sonore “immersif” (c’est un mot à la mode qui témoigne à quel point les artistes sonores sont dans le déni des problématiques propres de leur discipline) qui spatialise, au minimum sur un dispositif stéréophonique. 

 

C’est François Laplantine qui m’a aidé à résoudre ce double problème. Je découvre François Laplantine (De tout petits liens, Mille et une nuit), et constate que les liens métis qu’il décrit sont très proches de la bande dessinée et de sa gouttière (l’espace blanc entre les vignettes) qui hante mon travail plastique et sonore. 

 

“Les petits liens métis […] ne se forment pas par simple contiguïté qui ferait simplement coexister ce qui est attenant ou adjacent. On ne parlera dans ce dernier cas que de ‘bon voisinage’. Un quartier dans lequel un groupe étranger peut laisser les uns parfaitement indifférents aux autres […]. Les liens qui nous intéressent ne sont pas des liens de juxtaposition ni même de superposition, c’est-à-dire de simultanéité, mais de successivité.” (p. 199) 

 

Ces liens métis sont affaire de rythme et de formes en mouvement, ce sont des liens plastiques (plastikos) de jonction de flux. Des lieux de métamorphose qui forcent à une auscultation des “cadences des petites flexions”. 

 

Où placer son micro pour saisir ce flux, pour l’attraper, le laisser filer et lui donner d’autres lignes de fuite ? “Entre le trop loin (l’indifférence) et le trop près (l’identification).” (p.45) 

 

Ne pas réduire l’enregistrement au champ du micro (si on peut dire), ce qui reviendrait à faire un reportage sur cet événement précis (“La manifestation du 13 février 2016”) et qui aurait alors fonctionné comme un “cache”. C’est-à-dire, que l’événement aurait caché l’ensemble du hors-champ de cette manifestation : les questions réelles que nous devons nous poser quant aux vieilles notions de frontières et de territoires. Notamment quand ces mêmes notions n’existent plus quand il s’agit de commerce et main-d’œuvre bon marché : les questions relevant des enjeux géopolitiques unilatéraux qui nourrissent des conflits locaux et imposent des migrations. » (Frédéric Mathevet)

Réalisation : Frédéric Mathevet

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

WILSON (4 août 2015)

[Montreuil • France]
« Nous sommes des migrants originaires de l’Afrique de l’Ouest et centrale et, pour la plupart, nous vivions en Libye depuis de nombreuses années… puis la guerre nous a forcé à partir. Aujourd’hui, nous sommes en France pour travailler et nous demandons au préfet de nous régulariser au plus vite ! Les critères imposés par la loi sont beaucoup trop restrictifs sur la régularisation par le travail. Pourtant la plupart des membres du collectif peuvent attester d’une promesse d’embauche et, même souvent, du soutien d’un employeur. Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration… tous ces secteurs nous exploitent, car nous n’avons actuellement pas de statut. Pour mettre fin à cela, il faut obtenir la régularisation de tous les sans-papiers ! Le Collectif Baras, mot qui signifie “travailleurs” en bambara, est tout autant déterminé à obtenir un toit pour l’ensemble de ses membres. Un squat comme le nôtre n’est pas une solution idéale, c’est une solution par défaut, pour répondre à l’urgence de la situation ! Nous demandons aux autorités de ne pas nous expulser de notre lieu de vie situé au 72 rue René Alazard à Bagnolet – ni celui de nos camarades qui ont obtenu un hébergement provisoire dans des foyers Adoma. Nous avons essayé de trouver d’autres logements, en faisant des demandes officielles qui n’ont rien donné, et en occupant des bâtiments vides, mais à chaque fois, la préfecture nous en a expulsés. »
 (collectif Baras)

 

En se basant sur l’histoire du collectif Baras, et après les avoir suivi lors de la manifestation du 13 février, dans un parcours où ces derniers se sont arrêtés, symboliquement, devant tous les endroits dont ils ont été expulsés, Frédéric Mathevet découpé les 20 minutes de sa pièce sonore en fonction du temps passé par les Baras dans les différents squats occupés.

 

« Les 1 077 120 minutes (de la naissance du collectif à la fête de soutient prévue le 18 mars 2016) ont été ainsi rabattues sur 20 minutes, et tous les événements importants de l’histoire des Baras, les différents procès, les expulsions musclées, mais aussi les fêtes de soutien et les manifestations, ont pu trouver une place et une durée (au pro-rata) dans chacune des 5 parties. Conséquemment, chaque partie porte les noms des lieux du squat et sa durée correspond au temps d’occupation du collectif jusqu’à son expulsion. Chaque événement sonore à l’intérieur de ces durées, chaque variation, correspond à un événement de la vie du collectif. 

 

J’ai donc transformé la narration plus ou moins précise du collectif en surface d’inscription temporelle avec des moments de montage précis. Or, se posaient deux problèmes qui, me semble-t-il, sont complémentaires : où poser son micro quand on suit un tel événement, et comment penser les moments de rupture du montage ? 

 

La réponse à ces deux questions se trouve dans la notion de hors-champs. Enfin de “hors-son” dans le cas d’une pièce sonore. Et le montage sonore n’est pas le montage cinématographique, de la même manière que l’écran du cinéma n’est pas l’espace de projection sonore “immersif” (c’est un mot à la mode qui témoigne à quel point les artistes sonores sont dans le déni des problématiques propres de leur discipline) qui spatialise, au minimum sur un dispositif stéréophonique. 

 

C’est François Laplantine qui m’a aidé à résoudre ce double problème. Je découvre François Laplantine (De tout petits liens, Mille et une nuit), et constate que les liens métis qu’il décrit sont très proches de la bande dessinée et de sa gouttière (l’espace blanc entre les vignettes) qui hante mon travail plastique et sonore. 

 

“Les petits liens métis […] ne se forment pas par simple contiguïté qui ferait simplement coexister ce qui est attenant ou adjacent. On ne parlera dans ce dernier cas que de ‘bon voisinage’. Un quartier dans lequel un groupe étranger peut laisser les uns parfaitement indifférents aux autres […]. Les liens qui nous intéressent ne sont pas des liens de juxtaposition ni même de superposition, c’est-à-dire de simultanéité, mais de successivité.” (p. 199) 

 

Ces liens métis sont affaire de rythme et de formes en mouvement, ce sont des liens plastiques (plastikos) de jonction de flux. Des lieux de métamorphose qui forcent à une auscultation des “cadences des petites flexions”. 

 

Où placer son micro pour saisir ce flux, pour l’attraper, le laisser filer et lui donner d’autres lignes de fuite ? “Entre le trop loin (l’indifférence) et le trop près (l’identification).” (p.45) 

 

Ne pas réduire l’enregistrement au champ du micro (si on peut dire), ce qui reviendrait à faire un reportage sur cet événement précis (“La manifestation du 13 février 2016”) et qui aurait alors fonctionné comme un “cache”. C’est-à-dire, que l’événement aurait caché l’ensemble du hors-champ de cette manifestation : les questions réelles que nous devons nous poser quant aux vieilles notions de frontières et de territoires. Notamment quand ces mêmes notions n’existent plus quand il s’agit de commerce et main-d’œuvre bon marché : les questions relevant des enjeux géopolitiques unilatéraux qui nourrissent des conflits locaux et imposent des migrations. » (Frédéric Mathevet)

Réalisation : Frédéric Mathevet

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

[Bagnolet • France]
« Nous sommes des migrants originaires de l’Afrique de l’Ouest et centrale et, pour la plupart, nous vivions en Libye depuis de nombreuses années… puis la guerre nous a forcé à partir. Aujourd’hui, nous sommes en France pour travailler et nous demandons au préfet de nous régulariser au plus vite ! Les critères imposés par la loi sont beaucoup trop restrictifs sur la régularisation par le travail. Pourtant la plupart des membres du collectif peuvent attester d’une promesse d’embauche et, même souvent, du soutien d’un employeur. Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration… tous ces secteurs nous exploitent, car nous n’avons actuellement pas de statut. Pour mettre fin à cela, il faut obtenir la régularisation de tous les sans-papiers ! Le Collectif Baras, mot qui signifie “travailleurs” en bambara, est tout autant déterminé à obtenir un toit pour l’ensemble de ses membres. Un squat comme le nôtre n’est pas une solution idéale, c’est une solution par défaut, pour répondre à l’urgence de la situation ! Nous demandons aux autorités de ne pas nous expulser de notre lieu de vie situé au 72 rue René Alazard à Bagnolet – ni celui de nos camarades qui ont obtenu un hébergement provisoire dans des foyers Adoma. Nous avons essayé de trouver d’autres logements, en faisant des demandes officielles qui n’ont rien donné, et en occupant des bâtiments vides, mais à chaque fois, la préfecture nous en a expulsés. »
(collectif Baras)

 

En se basant sur l’histoire du collectif Baras, et après les avoir suivi lors de la manifestation du 13 février, dans un parcours où ces derniers se sont arrêtés, symboliquement, devant tous les endroits dont ils ont été expulsés, Frédéric Mathevet découpé les 20 minutes de sa pièce sonore en fonction du temps passé par les Baras dans les différents squats occupés.

 

« Les 1 077 120 minutes (de la naissance du collectif à la fête de soutient prévue le 18 mars 2016) ont été ainsi rabattues sur 20 minutes, et tous les événements importants de l’histoire des Baras, les différents procès, les expulsions musclées, mais aussi les fêtes de soutien et les manifestations, ont pu trouver une place et une durée (au pro-rata) dans chacune des 5 parties. Conséquemment, chaque partie porte les noms des lieux du squat et sa durée correspond au temps d’occupation du collectif jusqu’à son expulsion. Chaque événement sonore à l’intérieur de ces durées, chaque variation, correspond à un événement de la vie du collectif.

 

J’ai donc transformé la narration plus ou moins précise du collectif en surface d’inscription temporelle avec des moments de montage précis. Or, se posaient deux problèmes qui, me semble-t-il, sont complémentaires : où poser son micro quand on suit un tel événement, et comment penser les moments de rupture du montage ?

 

La réponse à ces deux questions se trouve dans la notion de hors-champs. Enfin de “hors-son” dans le cas d’une pièce sonore. Et le montage sonore n’est pas le montage cinématographique, de la même manière que l’écran du cinéma n’est pas l’espace de projection sonore “immersif” (c’est un mot à la mode qui témoigne à quel point les artistes sonores sont dans le déni des problématiques propres de leur discipline) qui spatialise, au minimum sur un dispositif stéréophonique.

 

C’est François Laplantine qui m’a aidé à résoudre ce double problème. Je découvre François Laplantine (De tout petits liens, Mille et une nuit), et constate que les liens métis qu’il décrit sont très proches de la bande dessinée et de sa gouttière (l’espace blanc entre les vignettes) qui hante mon travail plastique et sonore.

 

“Les petits liens métis […] ne se forment pas par simple contiguïté qui ferait simplement coexister ce qui est attenant ou adjacent. On ne parlera dans ce dernier cas que de ‘bon voisinage’. Un quartier dans lequel un groupe étranger peut laisser les uns parfaitement indifférents aux autres […]. Les liens qui nous intéressent ne sont pas des liens de juxtaposition ni même de superposition, c’est-à-dire de simultanéité, mais de successivité.” (p. 199)

 

Ces liens métis sont affaire de rythme et de formes en mouvement, ce sont des liens plastiques (plastikos) de jonction de flux. Des lieux de métamorphose qui forcent à une auscultation des “cadences des petites flexions”.

 

Où placer son micro pour saisir ce flux, pour l’attraper, le laisser filer et lui donner d’autres lignes de fuite ? “Entre le trop loin (l’indifférence) et le trop près (l’identification).” (p.45)

 

Ne pas réduire l’enregistrement au champ du micro (si on peut dire), ce qui reviendrait à faire un reportage sur cet événement précis (“La manifestation du 13 février 2016”) et qui aurait alors fonctionné comme un “cache”. C’est-à-dire, que l’événement aurait caché l’ensemble du hors-champ de cette manifestation : les questions réelles que nous devons nous poser quant aux vieilles notions de frontières et de territoires. Notamment quand ces mêmes notions n’existent plus quand il s’agit de commerce et main-d’œuvre bon marché : les questions relevant des enjeux géopolitiques unilatéraux qui nourrissent des conflits locaux et imposent des migrations. » (Frédéric Mathevet)

Réalisation : Frédéric Mathevet

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

Khiasma / Carte de visite sonore

[Les Lilas • France]
Khiasma ? Un lieu. Une association loi 1901. Une racine grecque. Une ancienne imprimerie. Ce qui se croise. Ce qui s’inverse. De l’inconnu inscrit dans le connu. Un point de vue qu’il faut toujours refonder pour arriver à voir quelque chose.

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Olivier Marboeuf (directeur), Simon Quéheillard (artiste), François Daireaux (artiste), Alice Rivières (personnage conceptuel), Sébastien Zaegel (coordinateur du pôle littérature), les extraits d’une performance d’Emmanuel Adely et de David Haddad et de la création sonore « Archipel » de Vincent Chevillon et de Marion Cros

Le 116 / Carte de visite sonore

[Montreuil • France]
Un centre d’art né d’un chantier, une maison bourgeoise restaurée et son extension en acier corten, un projet artistique portant un regard aimant un habitat collectif dés-associé de son utopie sociale, des couleurs prélevées sur les façades, des oeuvres en papiers peints, un Mémoire Palace : au 116 de la rue de Paris, à Montreuil, l’architecture raconte une histoire. La création s’y drape dans le tissu urbain en impliquant les habitants, les artistes en résidence y habitent aussi et des espaces à « vivre-ensemble dans l’espace » s’y dessinent… suivez le guide pour une visite « à l’aveugle » !

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Heidi Wood (artiste), Etaïnn Zwer, Marlène Rigler (ancienne directrice), Sidonie Rocher (artiste médiatrice), les visiteurs du 116, ainsi que des extraits de « Mémoire Palace » de Violaine Lochu

Plantes Résistantes – Atlas Sensible, Episode 1

[Les Lilas • France]

 

La Bande Est 20e déploie le premier épisode de ses ateliers d’exploration urbaine en compagnie d’Olivier Marboeuf et de l’artiste Younès Rahmoun.

 

Une déambulation active entre la Maison des Fougères et Khiasma en forme de porte d’entrée vers le travail impactant de Younès Rahmoun, et l’occasion de porter un regard neuf sur la ville, ses brèches et ses failles, à la recherche de tout ce qui germe, monte en graine, éclot, fleurit, pollinise et s’hybride. Au détour d’une rue, au détour d’une forêt, l’horizon s’ouvre à hauteur de chaussures. Ici, on surprend une montagne intégrée en zone urbaine. Là, des graines migrantes. Partout, des êtres qui s’adaptent et résistent. Une captation de promenade parlée comme un voyage immobile à travers la friche, le jardin, les blocs, le pavillon, la jachère et la culture.

 

L’installation de Younès Rahmoun, «Montagne-Terre-Pierre », est visible jusqu’au 19 décembre à l’Espace Khiasma dans le cadre de l’exposition Les propriétés du sol.

Réalisation : Benoit Baudinat

[Noisy-le-Sec • France]
L’ancienne mairie ? Un minichâteau ? Une maison historique ? La Galerie, tel le bateau des argonautes dont chacune des pièces fut remplacée au cours du voyage, entraine la fable dans son sillage. Sans doute parce qu’avant de devenir le centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec, elle fut successivement cabinet de notaire, musée de la préhistoire, bibliothèque, centre de loisirs, et qu’à travers ses multiples identités et attributions, elle a su garder cette fonction de véhicule. C’est ainsi qu’aujourd’hui, les « corps se mêlent [à nos] chaussures », les robots nous saluent en passant, et les immeubles flottants de Noisy-le-Sec la mal nommée — puisqu’envahie par les eaux ! — dérivent pour un retour au pays natal, en passant par le pays imaginaire…

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Florence Marqueyrol (responsable des publics et de l'action culturelle), Émilie Renard (directrice), julien Creuzet (artiste), Anna Principaud (artiste responsable des ateliers éducatifs), et celles des Noiséens

Les Instants Chavirés / Carte de visite sonore

[Montreuil • France]
Première structure associative à ouvrir une salle de concert de Seine-Saint-Denis, Les Instants Chavirés travaillent autour des musiques dites « expérimentales » et des arts visuels. À noter au bilan (provisoire) de leurs 25 ans d’activités : un cheminement artistique, des compagnonnages, des rencontres qui se font comme ça, des choses qui se sont construites, des évolutions sur le long terme, des employés polyvalents, des ateliers pédagogiques qui ouvrent des portes et permettent de faire comprendre ce qui se passe derrière des murs, du vin naturel et de la bière d’abbaye, de la poésie sonore, du rock’n’roll noise, de la musique contemporaine, de la culture qui se fait, « beaucoup de différentes choses ». Moralité : l’improvisation, ça s’organise et, parfois, même le spectacle sonne vrai !

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Charles Pennequin (artiste), Marianne Le Petit (responsable de l’intendance), Régis Darthez (responsable du bar), Jean-François Pichard (responsable de la programmation / communication musique), Jean-Luc Guionnet (artiste), Thierry Schaeffer (directeur), Nina Garcia (responsable de la médiation culturelle), les élèves de l’école Daniel Renoult, Guillaume Constantin (responsable des arts visuels / commissaire invité), ainsi que des extraits du concert de Charles Pennequin et Jean-François Pauvros du 5 juin 2015, du concert de Jean-Luc Guionnet et de Seijiro Murayama, et de la soirée performance « Le souci du père de famille, chapitre 1 » du 11 juin 2015, programmée lors de l’exposition Odradek

Rituel de libération des animaux

[Les Lilas • France]

Emmanuel Rabu n’est pas au centre de lui-même. En son centre, il y a son microbiote. Des archées, des protistes, des bactéries, des fungis, des virus. Et c’est sans compter ce qui l’entoure : tout un « règne animal » que l’on voudrait domestiqué. Passager clandestin, pilote du véhicule et/ou véhicule lui-même de ces différentes entités biologiques, Emmanuel Rabu tente de briser la glace de l’anthropocentrisme en engageant la conversation avec ce qui grouille, ce qui s’entre-dévore, ce qui se reproduit – enfin avec ce qui, comme lui, vit. Peut-on domestiquer un microbe ? Est-ce lui qui nous domine ? Qui tient le bout de la chaîne alimentaire ? Comment les animaux nous perçoivent-ils ? Entre nous et ce qui est en nous, entre nous et ce qui n’est pas nous, faut-il parler de symbiose, de compétition, de commensalisme, de neutralisme ?

« Nous sommes constitutivement des espèces de compagnie. » — Donna Haraway.
« Le choucas ne connaît pas du tout la forme de la sauterelle immobile. » — Jakob von Uexküll.
Et la relation d’Emmanuel Rabu à son chat ne repose pas sur le fantasme romantique d’une réciprocité des affects. Il n’y a pas d’association mutualiste.« La datation de la domestication du chien — du dernier ancêtre commun au chien et au loup — recule : 10 000 ans jusqu’à peu, 15 000 ans, 35 000 ans aujourd’hui — mais 300 ou 400 000 ans pour certains archéozoologues (elle précéderait l’apparition de sapiens sapiens). Cette association entre primates et canidés n’est pas corrélée à la sédentarisation — comme ce fut le cas pour les souris, les chats — et au début de la stratification sociale. Les primates ne chassent pas en groupe — sauf l’homme. Est-ce à cette première association que sapiens a dû ses techniques de chasse, une supplémentation en protéines, l’accroissement du volume de son cerveau, une décharge de temps qui lui a permis de développer ses facultés sociales. » (Emmanuel Rabu, Rituel de libération des animauxProlongement du texte de Rituel de libération des animaux : des pièces de poésie sonore minimalistes, répétitives dont les arguments — parfois imperceptibles — sont le relativisme perceptuel, l’interaction biologique, l’association et le parasitisme…

Enregistré à l'Espace Khiasma le dimanche 4 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16.
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

[Les Lilas • France]
Confrontée à l’angoisse d’avoir à créer une pièce sur le thème de la divination, Violaine Lochu décide de consulter une voyante afin qu’elle lui prédise la performance qu’elle donnera le 30.09.15 à l’Espace Khiasma, dans le cadre du festival Relectures 16 ‘des récits du futur’.

[Rotterdam • Pays-Bas]
Les annonces publiques de Sabrina Chou est une série de 10 émissions courtes prenant la forme de séquences de flash info et de bulletins météo, au croisement de la science fiction et la réalité. Se faisant passer pour de véritables tropes radiophoniques, les émissions viennent interrompre la grille de programmation de la radio pour créer une altération dans la perception de la réalité. Les titres des Annonces publiques : 1. Breaking News – Mountain I / 2. PSA – Listen / 3. Breaking News – Universe I / 4 PSA – Isometrics / 5. PSA – Destroy Earth / 6. Breaking News – Universe II / 7. Weather – Moon I / 8. Breaking News – Mountain II / 9. PSA – Militarize Art / 10. Weather – Moon II

[Rotterdam • Pays-Bas]
Les annonces publiques de Sabrina Chou est une série de 10 émissions courtes prenant la forme de séquences de flash info et de bulletins météo, au croisement de la science fiction et la réalité. Se faisant passer pour de véritables tropes radiophoniques, les émissions viennent interrompre la grille de programmation de la radio pour créer une altération dans la perception de la réalité. Les titres des Annonces publiques : 1. Breaking News – Mountain I / 2. PSA – Listen / 3. Breaking News – Universe I / 4 PSA – Isometrics / 5. PSA – Destroy Earth / 6. Breaking News – Universe II / 7. Weather – Moon I / 8. Breaking News – Mountain II / 9. PSA – Militarize Art / 10. Weather – Moon II

[Rotterdam • Pays-Bas]
Les annonces publiques
de Sabrina Chou est une série de 10 émissions courtes prenant la forme de séquences de flash info et de bulletins météo, au croisement de la science fiction et la réalité. Se faisant passer pour de véritables tropes radiophoniques, les émissions viennent interrompre la grille de programmation de la radio pour créer une altération dans la perception de la réalité.
Les titres des Annonces publiques : 1. Breaking News – Mountain I / 2. PSA – Listen / 3. Breaking News – Universe I / 4 PSA – Isometrics / 5. PSA – Destroy Earth / 6. Breaking News – Universe II / 7. Weather – Moon I / 8. Breaking News – Mountain II / 9. PSA – Militarize Art / 10. Weather – Moon II

Annonce publique: Détruire la terre

[Rotterdam • Pays-Bas]
Les annonces publiques de Sabrina Chou est une série de 10 émissions courtes prenant la forme de séquences de flash info et de bulletins météo, au croisement de la science fiction et la réalité. Se faisant passer pour de véritables tropes radiophoniques, les émissions viennent interrompre la grille de programmation de la radio pour créer une altération dans la perception de la réalité. Les titres des Annonces publiques : 1. Breaking News – Mountain I / 2. PSA – Listen / 3. Breaking News – Universe I / 4 PSA – Isometrics / 5. PSA – Destroy Earth / 6. Breaking News – Universe II / 7. Weather – Moon I / 8. Breaking News – Mountain II / 9. PSA – Militarize Art / 10. Weather – Moon II

[Rotterdam • Pays-Bas]
Les annonces publiques
de Sabrina Chou est une série de 10 émissions courtes prenant la forme de séquences de flash info et de bulletins météo, au croisement de la science fiction et la réalité. Se faisant passer pour de véritables tropes radiophoniques, les émissions viennent interrompre la grille de programmation de la radio pour créer une altération dans la perception de la réalité.
Les titres des Annonces publiques : 1. Breaking News – Mountain I / 2. PSA – Listen / 3. Breaking News – Universe I / 4 PSA – Isometrics / 5. PSA – Destroy Earth / 6. Breaking News – Universe II / 7. Weather – Moon I / 8. Breaking News – Mountain II / 9. PSA – Militarize Art / 10. Weather – Moon II

Les événements nous ont-ils dépassés ?

[Grenoble • France]

Tous les matins pendant cinq jours, Anne-Laure Pigache est venue enregistrer au studio de Take You There Radio.

Un article pris dans la presse ou une phrase, qu’elle découpe/performe/répète/exagère avec sa voix, un rapport au texte ayant pour base sa pratique de vocaliste, inspirée par la poésie sonore.

Les articles parlent de robots, de futurs possible et de technologies qui nous permettent de nous améliorer, le bug d’un monde meilleur.

 

[Rotterdam • Pays-Bas]
Les annonces publiques de Sabrina Chou est une série de 10 émissions courtes prenant la forme de séquences de flash info et de bulletins météo, au croisement de la science fiction et la réalité. Se faisant passer pour de véritables tropes radiophoniques, les émissions viennent interrompre la grille de programmation de la radio pour créer une altération dans la perception de la réalité. Les titres des Annonces publiques : 1. Breaking News – Mountain I / 2. PSA – Listen / 3. Breaking News – Universe I / 4 PSA – Isometrics / 5. PSA – Destroy Earth / 6. Breaking News – Universe II / 7. Weather – Moon I / 8. Breaking News – Mountain II / 9. PSA – Militarize Art / 10. Weather – Moon II

Dormir pour modifier ses idées reçues

[Grenoble • France]

Tous les matins pendant cinq jours, Anne-Laure Pigache est venue enregistrer au studio de Take You There Radio.

Un article pris dans la presse ou une phrase, qu’elle découpe/performe/répète/exagère avec sa voix, un rapport au texte ayant pour base sa pratique de vocaliste, inspirée par la poésie sonore.

Les articles parlent de robots, de futurs possible et de technologies qui nous permettent de nous améliorer, le bug d’un monde meilleur.

 

 

[Grenoble • France]
Conçue dans sa forme originale comme une installation sonore, l’oeuvre de Marie Michelle Deschamps Don’t trip over the wire..! s’inspire d’une part du méthode développé par Louis Wolfson pour bloquer la langue anglaise par des procédés de traduction phonétique et etymologique; et de l’autre, de l’usage de la notation graphique en musique. La pièce sonore est suivie d’une conversation entre Asli Seven et l’artiste à propos de sa correspondence avec Louis Wolfson et ses travaux récents qui examinent le langage comme espace.

Don’t trip over the wire est une oeuvre réalisée par Marie Michelle Deschamps dans le cadre du festival d’art d’Edimbourg et produit pour le "Satellites Program" de la Collective Gallery en Ecosse, en 2014. Cette émission est réalisée par Asli Seven pour Take You There Radio et fait partie d’une série de documentaires portant sur le rapport entre le son et le langage et les pratiques artistiques explorant ce rapport.

Annonce publique : Militariser l’art

[Rotterdam • Pays-Bas]
Les annonces publiques de Sabrina Chou est une série de 10 émissions courtes prenant la forme de séquences de flash info et de bulletins météo, au croisement de la science fiction et la réalité. Se faisant passer pour de véritables tropes radiophoniques, les émissions viennent interrompre la grille de programmation de la radio pour créer une altération dans la perception de la réalité. Les titres des Annonces publiques : 1. Breaking News – Mountain I / 2. PSA – Listen / 3. Breaking News – Universe I / 4 PSA – Isometrics / 5. PSA – Destroy Earth / 6. Breaking News – Universe II / 7. Weather – Moon I / 8. Breaking News – Mountain II / 9. PSA – Militarize Art / 10. Weather – Moon II

L’armée à la recherche du soldat augmenté

[Grenoble • France]

Tous les matins pendant cinq jours, Anne-Laure Pigache est venue enregistrer au studio de Take You There Radio.

Un article pris dans la presse ou une phrase, qu’elle découpe/performe/répète/exagère avec sa voix, un rapport au texte ayant pour base sa pratique de vocaliste, inspirée par la poésie sonore.

Les articles parlent de robots, de futurs possible et de technologies qui nous permettent de nous améliorer, le bug d’un monde meilleur.

 

[Rotterdam • Pays-Bas]
Les annonces publiques de Sabrina Chou est une série de 10 émissions courtes prenant la forme de séquences de flash info et de bulletins météo, au croisement de la science fiction et la réalité. Se faisant passer pour de véritables tropes radiophoniques, les émissions viennent interrompre la grille de programmation de la radio pour créer une altération dans la perception de la réalité. Les titres des Annonces publiques : 1. Breaking News – Mountain I / 2. PSA – Listen / 3. Breaking News – Universe I / 4 PSA – Isometrics / 5. PSA – Destroy Earth / 6. Breaking News – Universe II / 7. Weather – Moon I / 8. Breaking News – Mountain II / 9. PSA – Militarize Art / 10. Weather – Moon II

Bienvenue dans l’ère des machines créatives

[Grenoble • France]

Tous les matins pendant cinq jours, Anne-Laure Pigache est venue enregistrer au studio de Take You There Radio.

Un article pris dans la presse ou une phrase, qu’elle découpe/performe/répète/exagère avec sa voix, un rapport au texte ayant pour base sa pratique de vocaliste, inspirée par la poésie sonore.

Les articles parlent de robots, de futurs possible et de technologies qui nous permettent de nous améliorer, le bug d’un monde meilleur.

 

[Grenoble • France]

Tous les matins pendant cinq jours, Anne-Laure Pigache est venue enregistrer au studio de Take You There Radio.

Un article pris dans la presse ou une phrase, qu’elle découpe/performe/répète/exagère avec sa voix, un rapport au texte ayant pour base sa pratique de vocaliste, inspirée par la poésie sonore.

Les articles parlent de robots, de futurs possible et de technologies qui nous permettent de nous améliorer, le bug d’un monde meilleur.

[Les Lilas • France]
La conquête de l’Ouest américain ? « Une grande période de prédation contrariée, puisqu’elle aboutit à une démocratie », selon le philosophe Jean-Paul Curnier. Période, dont le western — « équivalant de ce que l’Iliade et l’Odyssée sont pour l’Antiquité » — porte la trace et forme le grand récit : celui de la naissance d’une nation (qui est par ailleurs le titre du premier long métrage de l’histoire du cinéma…).
En organisant donc, dans le cadre de sa résidence d’écriture, une projection de Pat Garett et Billy the kid à l’Espace Khiasma, Jean-Paul Curnier plaçait ce quatrième rendez-vous public sous le patronage de Bob Dylan, dont la musique habite le film de Sam Peckinpah, et de ces deux grandes figures au travers desquelles certaines contradictions historiques de la société américaine se sont incarnées.
Réalisé spécialement pour la r22 Tout-monde, ce programme radiophonique croise des échanges qui ont eu lieu avec la salle à l’issue de cette projection, avec les extraits d’une conversation entre Jean-Paul Curnier et Christophe Cognet — cinéaste également en résidence à Khiasma pour son projet Miserrimus. Il s’agissait d’explorer la charge mythique de ce duel à mort — entre Pat Garett, voyou devenu shérif, et Billy the kid, son ancien compagnon de route — où se joue les derniers soubresauts anarchisants d’une Amérique sans frontières, peu à peu gagnée par l’ordre et la propriété terrienne, et de montrer comment celle-ci traverse encore notre imaginaire politique…

Réalisé par Jean-Paul Curnier et Sébastien Zaegel à l’Espace Khiasma, dans le cadre du programme de résidences d’écrivains conduit par le service livre de la Région Île-de-France

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Paris • France]
Cécile et Minh Tam se sont rencontrées lors d’un vide grenier dans le quartier, alors que je recrutais des chanteurs pour ma collecte. Elles ont décidé de chanter ensemble, Minh Tam écoutait la variété française quand elle était enfant. Elles ont travaillé une version bilingue de « Viens m’embrasser » de Julio Iglesias, elles ont trouvé une version sur youtube, par une chanteuse vietnamienne au succès international, elles s’amusent des décors du clip qu’elles ont sous les yeux.

Réalisé par Hélène Cœur au Musée Commun, dans le cadre du projet « Chantez vous », une collecte de chansons et réalisation de portraits chantés, dans le territoire de Saint-Blaise

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

RIF-POST RÉSIDENCES/EXPÉDITIONS – Sofia Aguiar / Audioguide

[Rabat • Maroc] 
Dans le cadre de la première partie de l’exposition RIF-POST RÉSIDENCES/EXPÉDITIONS à L’appartement22 du, 24 octobre 2014 au 15 février 2015, Sofia Aguiar revient sur les œuvres réalisées dans la Rif Résidence Sabra et FloraSabra est une œuvre collaborative autour de la broderie réalisée avec la communauté, autour du motif floral. Flora est un herbier des fleurs qui composent l’environnement proche de la résidence. Un couple de plants de Kif, autour des plantes de potager, met en tension les enjeux sociaux du contexte de la résidence. 
Pour plus d’informations, cliquez sur l’onglet « Transcription ».

Transcriptions :
Français / English

Enregistré à L’appartement22, dans le cadre de l’exposition RIF-POST RÉSIDENCES /EXPÉDITIONS qui à eu lieu du 15 Janvier au 15 Février 2015

Une transcription traduite en anglais et en français sera très prochainement disponible sur le site

[Paris • France]
Pour enterrer les amours mortes, il vaut mieux choisir un joli cimetière !

Réalisé par Hélène Cœur au Musée Commun, dans le cadre du projet « Chantez vous », une collecte de chansons et réalisation de portraits chantés, dans le territoire de Saint-Blaise

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

RIF-POST RÉSIDENCES/EXPÉDITIONS – Tomas Colaço / Audioguide

[Rabat • Maroc]
Dans le cadre de la première partie de l’exposition RIF-POST RÉSIDENCES/EXPÉDITIONS à L’appartement22 du 24 octobre 2014 au 15 février 2015, Tomas Colaco revient sur son installation Vivre avec les autres, récréant le contexte de la création des œuvres au sein de la résidence dans l’espace d’exposition. Des objets du quotidien peints et collectés sont implantés et échangés dans le village de Beni Boufrah au sein de la communauté. Des performances ont également été réalisées avec ces mêmes objets tels qu’une série de selles d’ânes que l’artiste a peints et fait déambuler sur le dos d’un âne dans l’environnement et l’architecture autour de la résidence. Pour plus d’informations, cliquez sur l’onglet « Transcription ».

Transcriptions :
Français / English

Enregistré à L’appartement22, dans le cadre de l’exposition RIF-POST RÉSIDENCES /EXPÉDITIONS qui à eu lieu du 15 Janvier au 15 Février 2015

Une transcription traduite en anglais et en français sera très prochainement disponible sur le site

[Paris • France]
Enfilez votre manteau, la poésie de Baz cisaille dans le blizzard le portrait d’un amour perdu. A cette époque, l’hiver était joyeux, car c’est là qu’il l’attendait.

Réalisé par Hélène Cœur au Musée Commun, dans le cadre du projet « Chantez vous », une collecte de chansons et réalisation de portraits chantés, dans le territoire de Saint-Blaise

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

RIF-POST RÉSIDENCES/EXPÉDITIONS – Mustapha Akrim / Audioguide

Rabat • Maroc]
Dans le cadre de la première partie de l’exposition RIF-POST RÉSIDENCES /EXPÉDITIONS à L’appartement22 du 24 octobre 2014 au 15 février 2015, Mustapha Akrim parle d’Article 25, une série d’œuvres autour des articles de la nouvelle constitution marocaine datant de 2011. L’œuvre qu’il présente à L’appartement22, décontextualisée du lieu où l’œuvre a été créée, est la phrase gravée de l’article 25 sur un bidon de chantiers. La déclaration constitutionnelle est mise en porte à faux par la nature de l’objet, mais également par le contexte historique et politique du Rif, d’où provient l’objet. L’artiste définit le bidon comme une archive sur lequel viendraient se confronter deux temporalités.
Pour plus d’informations, cliquez sur l’onglet « Transcription ».

Transcriptions :
Français / English

Enregistré à L’appartement22, dans le cadre de l’exposition RIF-POST RÉSIDENCES /EXPÉDITIONS qui à eu lieu du 15 Janvier au 15 Février 2015

Une transcription traduite en anglais et en français sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France] 
sommeils, pièce radiophonique qui emprunte son nom à l’exposition d’Ismaïl Bahri à l’Espace Khiasma, tisse entre elles des prises de paroles semées à la croisée des vents — ce courant d’air, qui soulève en ce moment même et jusqu’au 13 décembre les cloisons du centre d’art, rejouant l’espace devenu chambre noire, camera obscura, « espace du dedans […] chambre d’écho d’un dehors », et se jouant des perceptions sensorielles des spectateurs.
Construite autour d’un dispositif de captation très simple dans son principe : un rectangle de papier placé devant l’objectif et servant d’obturateur (membrane sensible et oscillante, actionnée par le vent et conditionnant le régime d’apparition/disparition des images), cette installation vidéo se caractérise par son recours aux voix. Des voix tunisiennes, issue d’un même « dehors » que cette lumière de Tunisie qu’exfiltre sporadiquement l’entrebâillement du papier. Les voix des passants, croisés lors du tournage, qui voient le mécanisme à l’œuvre, et participent de cette œuvre à leur insu. Qui, par leurs commentaires, mettent en lumière le fonctionnement du dispositif et certains de ses enjeux, devenant ainsi, auprès des spectateurs de l’exposition, les intercesseurs d’un hors champ.
sommeils recueille ce qui se dit à la marge de l’œuvre et devient catalyseur de récits. Un geste continué lors de tous les rendez-vous publics d’Ismaïl Bahri à l’Espace Khiasma, dans la pénombre d’une exposition « habitée en paroles ». Voix des commissaires d’expositions Olivier Marboeuf et Guillaume Désanges, de l’artiste Simon Quéheillard écrivant une lettre (Les images veillent sur moi), voix d’Ismaïl Bahri lui-même, traduisant la parole des autres comme on raconte sa propre histoire — voix que rassemble cette création sonore réalisée tout spécialement pour la r22 Tout-monde !

Pour ceux qui voudraient en apprendre plus, un extrait de la correspondance qu’Ismaïl bahri entretient avec Olivier Marboeuf et où il est question de Sommeil, est consultable en cliquant sur « Transcription ».

Transcriptions :
Français / English

Programme :
sommeils 

Réalisé par Ismaïl Bahri et Sébastien Zaegel à l’Espace Khiasma, dans le cadre de l'exposition sommeils programmée du 9 octobre au 13 décembre 2014

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Montreuil • France]
Si la remémoration et l’oubli avaient un son, quel serait-il? C’est à partir de cette question que Violaine Lochu crée Le mot qui vient, constitué de heu, hum, du shmol, j’me souviens plus, attendez, bah… autant de tics de langage que l’on émet pour retrouver ce qu’on a sur le bout de la langue.

Pièce sonore réalisée par Violaine Lochu dans le cadre de sa résidence au 116 et de la fabrication de son projet Mémoire Palace, du 15 sept au 10 janvier.
Partition : Violaine Lochu

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

[Montreuil • France]
Depuis septembre, Violaine Lochu a commencé son travail de collectage sur tout Montreuil. Lors de rencontres organisées dans des structures ou des associations – Maison des Babayagas, Collectif 14, Ecod’rom, le 116, lycée Condorcet, bibliothèque Daniel Renoult, centre social du Bel Air, Nouveau Théâtre de Montreuil, bibliothèque Colonel Fabien, fête des Ramenas, fondation Rothschild – la jeune artiste a demandé aux montreuillois de lui transmettre quelque chose qu’ils connaissaient par cœur (chant, poésie, prière, recette de cuisine, etc. ) dans la langue de leur choix. A partir de ces matériaux sonores, elle propose deux pièces sonores construites sous la forme d’anadiploses ; une figure de style consistant en la reprise du dernier mot d’une proposition à l’initiale d’une proposition qui suit.

Pièce sonore réalisée par Violaine Lochu dans le cadre de sa résidence au 116 et de la fabrication de son projet Mémoire Palace, du 15 sept au 10 janvier.
Partition : Violaine Lochu

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Montreuil • France]
Auriez vous pensé qu’une recette de tchep sénégalais pouvait un jour croiser le chemin de l’Invitation au voyage de Baudelaire?

Pièce sonore réalisée par Violaine Lochu dans le cadre de sa résidence au 116 et de la fabrication de son projet Mémoire Palace, du 15 sept au 10 janvier.
Partition : Violaine Lochu

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

[Montreuil • France]
Sept personnes ont chanté La souris verte à Violaine Lochu, faisant de la chanson enfantine l’élément le plus transmis lors du collectage de Mémoire Palace. La jeune artiste se propose de superposer ces versions les unes avec les autres, faisant apparaître à la fois différences et ressemblances entre elles. Une véritable polyphonie se fait alors entendre.

Pièce sonore réalisée par Violaine Lochu dans le cadre de sa résidence au 116 et de la fabrication de son projet Mémoire Palace, du 15 sept au 10 janvier.
Partition : Violaine Lochu

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

Greffer, Espalier, Dresser – Mohssin Harraki / Audioguide

[Rabat • Maroc]
Réalisé dans le cadre de l’exposition Greffer, Espalier, Dresser de Mohssin Harraki, qui a eu lieu du 25 juin au 16 août 2014 à L’appartement22, cet audioguide vous permettra de suivre cet événement à distance – à la fois dans l’espace et dans le temps. L’artiste y évoque son questionnement du lignage et de la filiation à partir d’une réflexion sur le motif de l’arbre généalogique appréhendé de façon littérale, comme une espèce végétale sur laquelle il serait possible de pratiquer l’horticulture. Un aperçu de son travail au son des outils qui y prennent part : meuleuse, arc à souder – lui permettant d’imprimer à même la surface du fer ses arborescences aux allures d’organigrammes.

 

Nous invitons nos auditeurs non-arabophones qui souhaiteraient en savoir plus à lire la présentation de l’exposition par Emma Chubb, disponible en cliquant sur l’onglet « Transcription ».

Transcriptions :
Français / English

Audioguide réalisé par L’appartement22, dans le cadre de l’exposition Greffer, Espalier, Dresser de Mohssin Harraki qui a eu lieu du 25 juin au 16 août 2014

Une transcription traduite en anglais et en français sera très prochainement disponible sur le site

[Montreuil • France]
Un jour, dans l’espace du Centre d’art Le 116, le QG a chuchoté à l’oreille des visiteurs :
« Quel a été le moment déclencheur, l’étincelle ? »
« Qu’est-ce qui t’inspire ? »
« Qu’est-ce que tu produis dans le monde ? »

L’objectif de ces 3 questions : enquêter le « satori », un mot japonais difficile à traduire, désignant ce moment d’illumination que nous avons tous pu avoir quand, soudainement, un événement, et notamment une expérience esthétique, a provoqué en nous une compréhension de l’ordre de l’éveil spirituel, qui nous enseigne indistinctement quelque chose de très important sur notre soi profond et sur le monde. Les visiteurs ont écrit leurs réponses sur des feuilles blanches, dont voici la compilation.

Collecter et faire entendre ces moments de satori auprès du public du 116 consistait pour le QG à se mettre à l’écoute de la sensibilité intérieure de ce public, de lui donner un lieu d’expression et de mise en commun au sein du centre d’art.

Réalisation: Pour le QG: Anna Recalde Miranda, Claire Fouquet, Romain Di Vozzo.
Merci à Sarina Basta et Marianne Cornil pour l'inspiration.

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Montreuil • France]
De quoi parle t-on le plus à Montreuil ? Quel serait le thème favoris des montreuillois ? L’amour bien sûr ! Violaine Lochu regroupe chansons, poésies, blagues, expressions… pour constituer un véritable Hymne à l’amour protéiforme.

Pièce sonore réalisée par Violaine Lochu dans le cadre de sa résidence au 116 et de la fabrication de son projet Mémoire Palace, du 15 sept au 10 janvier.
Partition : Violaine Lochu

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Montreuil • France]
A partir de promenades dans Montreuil, Violaine Lochu se questionne sur la manière dont on entend l’espace lors de déplacements urbains. Strates sonores, bruits soudains, changements d’ambiance, variation de volume sonore… autant de phénomène que la jeune artiste cherche à retranscrire dans Ballade.

Pièce sonore réalisée par Violaine Lochu dans le cadre de sa résidence au 116 et de la fabrication de son projet Mémoire Palace, du 15 sept au 10 janvier.
Partition : Violaine Lochu

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

[Montreuil • France]
Depuis septembre, Violaine Lochu a commencé son travail de collectage sur tout Montreuil. Lors de rencontres organisées dans des structures ou des associations – Maison des Babayagas, Collectif 14, Ecod’rom, le 116, lycée Condorcet, bibliothèque Daniel Renoult, centre social du Bel Air, Nouveau Théâtre de Montreuil, bibliothèque Colonel Fabien, fête des Ramenas, fondation Rothschild – la jeune artiste a demandé aux montreuillois de lui transmettre quelque chose qu’ils connaissaient par cœur (chant, poésie, prière, recette de cuisine, etc. ) dans la langue de leur choix. A partir de ces matériaux sonores, elle propose deux pièces sonores construites sous la forme d’anadiploses ; une figure de style consistant en la reprise du dernier mot d’une proposition à l’initiale d’une proposition qui suit.

Pièce sonore réalisée par Violaine Lochu dans le cadre de sa résidence au 116 et de la fabrication de son projet Mémoire Palace, du 15 sept au 10 janvier.
Partition : Violaine Lochu

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Lundi de Phantom n°11 : Pierre Michelon – Performance documentaire d’un discours non-prononcé

[Les Lilas • France]
À partir de la performance que David Legrand proposa dans le cadre du « Lundi de Phantom » consacré au film en cours de montage de Pierre Michelon, Un petit morceau de bois, ce dernier a composé une pièce sonore revenant sur les thèmes qui traversent son projet. Ce discours non-prononcé par André Malraux à Cayenne sert en effet de point de départ à l’approche sensible de l’enquête historique qu’il mène de concert avec Jean Mariema, une figure importante du militantisme guyanais. Procéder au reenactment d’un texte documentant un événement qui n’a pas eu lieu lui permet ainsi d’appréhender un épisode marquant de l’histoire de la départementalisation en Guyane française : le référendum de septembre 1958 portant sur la Constitution de la Ve République. Par le montage des voix et des récits d’André Malraux et de Jean Mariema, Un petit morceau de bois réactualise les enjeux de ce « non événement ». « Approuvez-vous la Constitution qui vous a été proposée par le Gouvernement de la République ? » Question laissée sans réponse, ou constamment épuisée par les luttes guyanaises qui se poursuivent au présent de l’indicatif : enclavement économique, cohésion sociale, pillages officiels ou clandestins, Université de plein exercice…

Enregistré à l’Espace Khiasma le lundi 31 mars 2014, dans le cadre des Lundis de Phantom, et à Bourges, avec David Legrand, le vendredi 27 juin 2014.
Montage : Pierre Michelon

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Paris • France]
Puisque les chansons de la Commune sont un patrimoine (du) commun, tous ensemble au Grand Métingue du Métropolitain !

Réalisé par Hélène Cœur au Musée Commun, dans le cadre du projet « Chantez vous », une collecte de chansons et réalisation de portraits chantés, dans le territoire de Saint-Blaise

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
L’hôte peut désigner la personne qui est reçue ou celle qui reçoit, un double sens que Jean-Paul Curnier a décidé de mettre à profit dans le cadre de sa résidence à l’espace Khiasma. Pour cette soirée, il a donc invité Jacques Durand, écrivain taurin de renommé, à venir s’entretenir avec lui sur l’éthique et l’esthétique de la tauromachie, dont ce dernier exprima toutes les facettes dans les chroniques qu’il livra jusqu’en 2012 au journal Libération. Aussi, ce qui pourrait ressembler à première vue à une cambiada – passe destinée à détourner la charge du taureau – dans la réflexion de Jean-Paul Curnier se révèle comme le développement d’une intuition première. Sous les traits du torero défiant la mort avec panache, et sacrifiant parfois sa vie à son goût pour le risque et les actions d’éclat, Jean-Paul Curnier discerne en effet la figure voisine du pirate dont l’existence brève, joyeuse et violente, toute en dépenses et en excès, fut le creuset de formes d’organisations politiques basées sur l’autogestion, l’égalité, et le souci du bien commun. C’est donc par un biais inattendu que son exploration des liens entre démocratie et prédation se poursuit, empruntant l’épée du matador ou le sabre d’abordage comme autant de façon possible de philosopher à l’arc !

Réalisé par Jean-Paul Curnier et Sébastien Zaegel à l’Espace Khiasma, dans le cadre du programme de résidences d’écrivains conduit par le service livre de la Région Île-de-France

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Chanter en chœur ? Une question de foi. Et de foule qui entre en échos avec une « soif d’idéal » qui « nourrit de l’intérieur »…

Réalisé par Hélène Cœur au Musée Commun, dans le cadre du projet « Chantez vous », une collecte de chansons et réalisation de portraits chantés, dans le territoire de Saint-Blaise

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
Le travail de Jean-Paul Curnier, en résidence à l’Espace Khiasma, se nourrit de rencontres organisées dans le cadre d’évènements publics de différentes natures (conversations, performances, concerts, etc.). Tout bien considéré fait suite à l’invitation du collectif PEROU (Pôle d’Exploration des Ressources Urbaines) pour deux soirées de réflexion consacrées aux questions soulevées par la destruction du bidonville de Ris-Orangis et par l’expulsion de ses occupants. Y étaient présents Sébastien Thiéry, fondateur et animateur du PEROU, des membres militants du PEROU, ainsi que des auteurs du livre collectif Considérant qu’il est plausible que de tels évènements puissent à nouveau survenir, paru en mars 2014 chez post-éditions.

Réalisé par Jean-Paul Curnier et Sébastien Zaegel à l’Espace Khiasma, dans le cadre du programme de résidences d’écrivains conduit par le service livre de la Région Île-de-France

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Radiomaton 30-10-13 — Evguenia

[Montreuil • France]
Le Radiomaton, proposition sonore et performative de Célio Paillard et Frédéric Mathevet (L’Autre Musique), s’est installé dans Le 116, nouveau centre d’art contemporain de Montreuil, du 16 octobre au 13 décembre 2013. En voici la « récolte » : fragments de vie et de désirs collectifs…

Réalisé par Célio Paillard et Frédéric Mathevet (L'Autre Musique), dans le cadre du projet Radiomaton au 116, production Espace Khiasma

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Paris • France] 
Racines
: un morceau chanté en mandingue, la langue maternelle de Mo, avec un deuxième couplet en espagnol — entre Mexique et Sénégal, Racines, un morceau qui se chante en polyglotte !

Réalisé par Hélène Cœur au Musée Commun, dans le cadre du projet « Chantez vous », une collecte de chansons et réalisation de portraits chantés, dans le territoire de Saint- Blaise

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France] 
Le travail de Jean-Paul Curnier, en résidence à l’Espace Khiasma, se nourrit de rencontres organisées dans le cadre d’évènements publics de différentes natures (conversations, performances, concerts, etc.). Ainsi, le premier de ces rendez-vous mensuels a été consacré à l’exploration intérieure de la prédation, et de ce qu’elle implique comme forme de relation à la proie (et donc aux animaux) dans l’expérience qui lui est personnelle de la chasse à l’arc. Pièce radiophonique conçue à partir de matériaux collectés lors de cette soirée, Archéologos transpose et restitue cette étape de recherche sous une forme différente de celle — traditionnelle — de l’essai philosophique.

Réalisé par Jean-Paul Curnier et Sébastien Zaegel à l’Espace Khiasma, dans le cadre du programme de résidences d’écrivains conduit par le service livre de la Région Île-de-France

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Thabrate (Correspondance), 2011 — de Badr à Fadma

[Rabat • Maroc]
Le projet Thabrate, littéralement « lettre » est un projet artistique qui s’inspire de l’oralité des populations du Rif, une pratique qui se trouve limitée par la distance et l’analphabétisme. Dans les années 1960-70, les dialogues se sont prolongés par les outils techniques de reproductibilité du son. Les familles éclatées entre l’Europe et le Maghreb ont trouvé dans la technologie de la K7 magnétique le moyen de maintenir les échanges parlés. Les artistes, Badr Hammami et Fadma Kaddouri, ont mis en pratique des conversations qui réactivent cette histoire immatérielle par des archives et une discussion par cassettes interposées, entre 2010 et 2011.

La vidéo Thabrate (Correspondance) est actuellement exposée au SAVVY Contemporary (Berlin) dans le cadre de l’exposition GIVING CONTOURS TO SHADOWS

Thabrate (Correspondance), 2011 — de Fadma à Badr

[Rabat • Maroc]
Le projet Thabrate, littéralement « lettre » est un projet artistique qui s’inspire de l’oralité des populations du Rif, une pratique qui se trouve limitée par la distance et l’analphabétisme. Dans les années 1960-70, les dialogues se sont prolongés par les outils techniques de reproductibilité du son. Les familles éclatées entre l’Europe et le Maghreb ont trouvé dans la technologie de la K7 magnétique le moyen de maintenir les échanges parlés. Les artistes, Badr Hammami et Fadma Kaddouri, ont mis en pratique des conversations qui réactivent cette histoire immatérielle par des archives et une discussion par cassettes interposées, entre 2010 et 2011.

La vidéo Thabrate (Correspondance) est actuellement exposée au SAVVY Contemporary (Berlin) dans le cadre de l’exposition GIVING CONTOURS TO SHADOWS

Radiomaton 23-10-13 — Sophie Haluk

[Montreuil • France]
Le Radiomaton, proposition sonore et performative de Célio Paillard et Frédéric Mathevet (L’Autre Musique), s’est installé dans Le 116, nouveau centre d’art contemporain de Montreuil, du 16 octobre au 13 décembre 2013. En voici la « récolte » : fragments de vie et de désirs collectifs…

Réalisé par Célio Paillard et Frédéric Mathevet (L'Autre Musique), dans le cadre du projet Radiomaton au 116, production Espace Khiasma

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Une chanson traditionnelle, une chanson retrouvée, une chanson historique : une histoire sur laquelle on a écrit un livre qu’on n’a pas lu, une tragédie qui parle « du marquis, sa femme et le roi », une façon de communiquer et de transmettre — un message que l’on fait passer en chantant !

Réalisé par Hélène Cœur au Musée Commun, dans le cadre du projet « Chantez vous », une collecte de chansons et réalisation de portraits chantés, dans le territoire de Saint-Blaise

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site