www.betonsalon.net — Bétonsalon — Centre d’art et de recherche vise à développer un espace de réflexion et de confrontation à la confluence de l’art et la recherche universitaire, en donnant forme à des discours d’ordre esthétique, culturel, politique, social ou économique. Intégré au sein même de l’Université Paris Diderot située au cœur d’un (...)www.betonsalon.net — Bétonsalon — Centre d’art et de recherche vise à développer un espace de réflexion et de confrontation à la confluence de l’art et la recherche universitaire, en donnant forme à des discours d’ordre esthétique, culturel, politique, social ou économique. Intégré au sein même de l’Université Paris Diderot située au cœur d’un quartier en cours de reconstruction, la ZAC Paris Rive Gauche dans le 13ème arrondissement de Paris, Bétonsalon allie théorie et pratique pour réarticuler la place de la recherche et de la création artistique en société.
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 [Paris • France]

D’autres gestes  donne la parole à différent-e-s artistes, chercheur-se-s mais aussi collectifs et institutions qui interrogent les modalités de constitution, de conservation, de circulation et d’interprétation des archives et des patrimoines, notamment via la numérisation.  Le Jour d’après  et le travail de Maryam Jafri témoignent du rôle compliqué joué par la maitrise des outils de conservation et de diffusion du patrimoine (parfois celui des autres) dans la construction identitaire et idéologique des Etats après les indépendances. Alors que la légitimité de l’idée de Nation se trouve aujourd’hui mise à mal par la globalisation, les enjeux des archives et du patrimoine se déplacent. Quel rapport les «  communautés imaginaires  » décrites par Arjun Appadurai entretiennent-elles avec un patrimoine matériel et immatériel auxquels nous n’avons souvent accès qu’à travers des dispositifs médiatiques et numériques  ? Quelles sont les alternatives possibles à l’institution nationale de l’archive  ? Quels gestes, quels usages et quels réseaux sont-ils en jeu pour faire du patrimoine un outil d’émancipation et de connaissance  ? Avec  Lotte Arndt  (enseignante en théorie à l’École d’art et design de Valence),  Marian Nur Goni(historienne de la photographie),  Nana Oforiatta Ayim  (auteure, historienne),  Franck Ogou(archiviste, responsable de programme à l’Ecole du Patrimoine Africain),  Zineb Sedira  (artiste),Ashok Sukumaran  (artiste),  Françoise Vergès  (politologue) et  Emma Wolukau-Wanambwa(artiste).

Enregistré à Bétonsalon – Centre d'art et de recherche, le samedi 11 avril 2015, dans le cadre de l'après-midi d'étude « Images en dépendances »

[Paris • France]
A l’invitation de l’artiste Soufiane Ababri, Montassir Sakhi propose, en conversation avec Virginie Bobin, une réflexion autour de la présence et de la représentation des corps individuels et collectifs dans les images de l’histoire récente du Maroc : en partant d’une photographie des cérémonies de l’indépendance marocaine issue d’Independence Day 1934-1975 de Maryam Jafri, ils commentent les « chorégraphies sociales » en jeu dans les images, de l’indépendance du pays jusqu’au printemps arabe, et les « tentatives invérifiables de rentrer dans l’histoire » mises en œuvre par les différents corps représentés (officiels, social, en lutte…).

 

Images en dépendances est une après-midi d’études consacrée aux itinéraires des images et aux réseaux successifs de significations générés par les représentations et les récits historiques, depuis des perspectives postcoloniales et non-alignées. Organisée dans le cadre de l’exposition de Maryam Jafri Le jour d’après à Bétonsalon – Centre d’art et de recherche, Images en dépendances proposait à ses invités d’activer photographies, revues et autres matériaux présentés dans Le jour d’après pour questionner la manière dont l’histoire est cadrée par ses représentations et dont les images et leurs significations sont affectées par leur contexte de circulation. Avec Maryam Jafri (artiste), Sarah Frioux-Salgas (Responsable des archives et de la documentation des collections à la médiathèque du musée du quai Branly), Dominique Malaquais (Chargée de recherche au Centre d’études des Mondes Africains, CNRS), et Montassir Sakhi (militant et membre fondateur du mouvement 20 février et de l’Association Autre Maroc).

Enregistré à Bétonsalon – Centre d'art et de recherche, le samedi 11 avril 2015, dans le cadre de l'après-midi d'étude « Images en dépendances »
Mixage : Sébastien Zaegel

Hors-champ, une après-midi ambivalente / Compositions-recompositions

[Paris • France]
Formé en 2014, le groupe de recherche égalité / hybridité / ambivalence, initié à l’Ecole supérieure d’art et de design de Toulon-Provence, s’attache à cartographier les généalogies possibles, les déplacements, les migrations et les liens théoriques entre, d’un côté, un principe d’égalité entendu comme principe éthique, politique et esthétique, et de l’autre les notions d’hybridité, d’ambivalence et de décentrage, aux héritages hétérogènes. Les ressources accumulées sont recomposées et partagées au moyen de Renkan, un outil de création de cartes heuristiques collaboratives.

Suite à ses échanges avec les participants du groupe de recherche, Maxime Guitton (programmateur, commissaire d’exposition) propose une séance d’écoute publique où se composent et recomposent, dans une circulation entre l’Amérique du nord et l’Inde (notamment), musiques militantes, populaires et savantes.

Transcriptions :
English

Enregistré à Bétonsalon – Centre d'art et de recherche, le samedi 25 avril 2015, dans le cadre de l'après-midi d'étude « Hors-champ, une après-midi ambivalente »
Mixage : Sébastien Zaegel

[Paris • France]
« Les Indépendances se sont faites aussi grâce à Présence Africaine », affirme la réalisatrice Sarah Maldoror en 2009, « et ça on le doit à Alioune Diop parce qu’il recevait tout le monde […] Cela a été un ressort, un tremplin, Présence Africaine est un socle, sur ce socle on a mis un tremplin et de là les gens ont sauté dans tous les pays du monde, voilà à quoi a servi Présence Africaine ». En contrepoint des images fondatrices de l’avènement des Indépendances rassemblées par Maryam Jafri, Sarah Frioux-Salgas propose de regarder l’envers du décor en abordant (pour l’Afrique noire exclusivement) la période des Indépendances à travers les activités et les publications des éditions Présence Africaine qui constituèrent la bibliothèque d’une histoire politique, littéraire et scientifique plurielle des intellectuels (francophones, anglophones et lusophones) d’Afrique et de la diaspora.

 

Images en dépendances est une après-midi d’études consacrée aux itinéraires des images et aux réseaux successifs de significations générés par les représentations et les récits historiques, depuis des perspectives postcoloniales et non-alignées. Organisée dans le cadre de l’exposition de Maryam Jafri Le jour d’après à Bétonsalon – Centre d’art et de recherche, Images en dépendances proposait à ses invités d’activer photographies, revues et autres matériaux présentés dans Le jour d’après pour questionner la manière dont l’histoire est cadrée par ses représentations et dont les images et leurs significations sont affectées par leur contexte de circulation. Avec Maryam Jafri (artiste), Sarah Frioux-Salgas. 

Enregistré à Bétonsalon – Centre d'art et de recherche, le samedi 11 avril 2015, dans le cadre de l'après-midi d'étude « Images en dépendances »
Mixage : Sébastien Zaegel

Session 4 : Les petits papiers de l’État — une conférence de Fabien Jobard

[Paris • France]
L’État, dit-on, est le monopole de la violence. L’État, ce serait d’abord l’armée, la police, la prison. Mais à bien y regarder, l’État est surtout un édifice de papiers. Il tire sa légitimité d’une Constitution écrite, non plus d’un droit coutumier ou divin. Ce document, et les Sceaux qui l’attestent, sont précisément gardés par le même ministère que celui qui gère les peines et les prisons. L’État et ses agents disposent d’une autorité, d’une puissance qui est avant tout de papier. À partir d’une recherche que nous avons menée à Paris sur les contrôles d’identité, cet acte si particulier qui voit des agents dépositaires de l’autorité publique relever l’identité des individus à partir de leurs papiers, nous vous proposons d’éclairer la formation de l’État saisie dans l’histoire et la consistance des papiers qui font le lien entre les individus et la puissance publique. Avoir des papiers. Avoir ses papiers. Perdre ses papiers. Les présenter. Est-ce bien ainsi que l’on fait État ?

Session 3 : Désir d’État — un séminaire de Nataša Petrešin-Bachelez & Elena Sorokina – part. 1

[Paris • France] 
En droit international, les raisons pour lesquelles des entités non-autonomes aspirent à l’indépendance sont énumérées comme suit : la notion de souveraineté et le désir d’indépendance et d’auto-détermination sont les aspirations qui viennent en premier ; l’opportunité de rejoindre des organisations internationales ouvertes uniquement aux États indépendants, la perspective d’être impliqué dans les Affaires étrangères et le droit d’utiliser la force en cas de légitime défense sont tout aussi importants. Mais qu’est-ce qui alimente ces désirs, quels affects sont en jeu, comment sont-ils suscités et exprimés ? Produite collectivement, la lutte pour la reconnaissance et la souveraineté est un type particulier d’affect, qui heurte généralement les strictes lois et règlements internationaux. Les intervenants invités présenteront leurs réflexions et perspectives sur un ensemble de sujets, allant de l’expression visuelle à la (re-)construction fictionnelle, en passant par des études de cas de différents endroits du monde. À la fin du séminaire, le clip de Björk Declare Independance sera projeté et analysé.

Session 3 : Désir d’État — un séminaire de Nataša Petrešin-Bachelez & Elena Sorokina – part. 2

[Paris • France]
En droit international, les raisons pour lesquelles des entités non-autonomes aspirent à l’indépendance sont énumérées comme suit : la notion de souveraineté et le désir d’indépendance et d’auto-détermination sont les aspirations qui viennent en premier ; l’opportunité de rejoindre des organisations internationales ouvertes uniquement aux États indépendants, la perspective d’être impliqué dans les Affaires étrangères et le droit d’utiliser la force en cas de légitime défense sont tout aussi importants. Mais qu’est-ce qui alimente ces désirs, quels affects sont en jeu, comment sont-ils suscités et exprimés ? Produite collectivement, la lutte pour la reconnaissance et la souveraineté est un type particulier d’affect, qui heurte généralement les strictes lois et règlements internationaux. Les intervenants invités présenteront leurs réflexions et perspectives sur un ensemble de sujets, allant de l’expression visuelle à la (re-)construction fictionnelle, en passant par des études de cas de différents endroits du monde. À la fin du séminaire, le clip de Björk Declare Independance sera projeté et analysé.

Session 2 : Ruse de l’identité et fictions dangereuses — un chantier animé par la revue Vacarme

[Paris • France] 
Nul n’est certain de savoir ce que signifie « identité », mais il est certain que toutes les minorités ont besoin de se fictionner des identités. Fictionner, c’est à la fois vendre la mèche et se dissimuler, résister à l’ordre dominant et accepter son jeu, mais en y jouant autrement. Pourtant lorsque la ruse de l’identité devient projet national et désir d’État, elle risque sans cesse de sombrer dans des reterritorialisations violentes ou tristes. Profitant de l’invitation des « Secession Sessions », Vacarme propose de tenir avec le public un Comité de rédaction fictif à toute fin de réfléchir un moment à l’articulation possible entre les différentes lignes qui la préoccupent : les fictions, les politiques d’émancipation, le rapport à l’État, et la montée des fascismes européens.

Session 1 : Improbable Abkhazie — une conversation entre Maxim Gvinjia et Leon Colm

[Paris • France]
Max et Leon se sont rencontrés en 2000. Max travaillait au Ministère des Affaires étrangères d’une Abkhazie autoproclamée, alors que Leon enseignait à l’Université de Londres sur des questions de sécurité et de séparatisme. Max devint finalement Ministre des Affaires étrangères, et Leon conseiller en chef pour une organisation internationale travaillant sur la gestion des conflits dans l’ex-Union soviétique. Pour les « Sessions du Samedi », une discussion entre Max et Leon revisitera l’Histoire – l’effondrement de l’URSS, la montée des États séparatistes – et une histoire, celle de deux hommes, de deux amis. Une petite histoire dans la grande Histoire.