Sarah Frioux Salgas (née en 1978) a suivi des études d’Histoire Africaine à Paris 1 (recherches sur la traite négrière et l’esclavage dans les Caraïbes). Elle a été assistante d’exposition au Musée d’art et d’histoire du judaïsme. Depuis 2003, elle est responsable des archives à la médiathèque du musée du quai Branly. Elle a (...)Sarah Frioux Salgas (née en 1978) a suivi des études d’Histoire Africaine à Paris 1 (recherches sur la traite négrière et l’esclavage dans les Caraïbes). Elle a été assistante d’exposition au Musée d’art et d’histoire du judaïsme. Depuis 2003, elle est responsable des archives à la médiathèque du musée du quai Branly. Elle a collaboré avec Edouard Glissant en documentant 10 mai. Mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions, édité par lui aux éditions Gallaade (2010). Elle a été commissaire au musée du quai Branly des expositions « Présence Africaine. Une tribune, un mouvement, un réseau » (2009), présentée à Dakar en 2011 puis de « L’Atlantique noir de Nancy Cunard. Negro Anthology 1931-1934 » (2014).
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[Paris • France]
« Les Indépendances se sont faites aussi grâce à Présence Africaine », affirme la réalisatrice Sarah Maldoror en 2009, « et ça on le doit à Alioune Diop parce qu’il recevait tout le monde […] Cela a été un ressort, un tremplin, Présence Africaine est un socle, sur ce socle on a mis un tremplin et de là les gens ont sauté dans tous les pays du monde, voilà à quoi a servi Présence Africaine ». En contrepoint des images fondatrices de l’avènement des Indépendances rassemblées par Maryam Jafri, Sarah Frioux-Salgas propose de regarder l’envers du décor en abordant (pour l’Afrique noire exclusivement) la période des Indépendances à travers les activités et les publications des éditions Présence Africaine qui constituèrent la bibliothèque d’une histoire politique, littéraire et scientifique plurielle des intellectuels (francophones, anglophones et lusophones) d’Afrique et de la diaspora.

 

Images en dépendances est une après-midi d’études consacrée aux itinéraires des images et aux réseaux successifs de significations générés par les représentations et les récits historiques, depuis des perspectives postcoloniales et non-alignées. Organisée dans le cadre de l’exposition de Maryam Jafri Le jour d’après à Bétonsalon – Centre d’art et de recherche, Images en dépendances proposait à ses invités d’activer photographies, revues et autres matériaux présentés dans Le jour d’après pour questionner la manière dont l’histoire est cadrée par ses représentations et dont les images et leurs significations sont affectées par leur contexte de circulation. Avec Maryam Jafri (artiste), Sarah Frioux-Salgas. 

Enregistré à Bétonsalon – Centre d'art et de recherche, le samedi 11 avril 2015, dans le cadre de l'après-midi d'étude « Images en dépendances »
Mixage : Sébastien Zaegel