Romuald Fonkoua est professeur de Littérature francophone à l’université Paris-Sorbonne où il dirige le Centre International d’Etudes Francophones (CIEF) et la collection “Lettres Francophones” des PUPS (Presses Universitaires Paris-Sorbonne). Auteur de nombreux travaux sur la francophonie, il a publié notamment Aimé Césaire. (...)Romuald Fonkoua est professeur de Littérature francophone à l’université Paris-Sorbonne où il dirige le Centre International d’Etudes Francophones (CIEF) et la collection “Lettres Francophones” des PUPS (Presses Universitaires Paris-Sorbonne). Auteur de nombreux travaux sur la francophonie, il a publié notamment Aimé Césaire. 1913-2008 (Perrin, 2010 ; Tempus, 2013), qui a obtenu la distinction du Prix du Sénat du livre d’histoire et reçu le Prix Robert Delavignette de l’Académie des Sciences d’outre-mer, ainsi que Gabriel Mailhol, Le philosophe nègre (L’Harmattan, 2008) et Edouard Glissant. Essai sur une mesure du monde (Champion, 2002). Il a dirigé ou co-dirigé de nombreux ouvrages collectifs parmi lesquels, Robert Delavignette, savant et politique (1897-1976) (Karthala, 2009), Les Champs littéraires africains (Karthala, 2001) et Discours de voyages (Afrique- Antilles, Karthala, 1999). Ses recherches actuelles portent sur les questions de littérature générale et d’histoire littéraire en (et à partir de la) francophonie. Il est par ailleurs rédacteur en chef de la revue Présence africaine.
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[Noisy-le-Sec • France]
Opéra-archipel, voix chargées et corps perdus est une partie d’un ensemble plus vaste intitulé opéra-archipel que Julien Creuzet a initié lors de sa résidence à La Galerie. L’opéra-archipel puise dans diverses sources historiques ayant contribué à forger en France un imaginaire fantasmatique de paysages lointains, un exotisme de pacotille. Julien Creuzet démonte ces sources, les décortique, se demandant ce qu’est devenu, aujourd’hui, l’exotisme des Indes coloniales au pluriel.
Après les cessions consacrées aux plantes et à la danse, celle-ci ajoute une nouvelle dimension au projet d’investigation des formes contemporaines de l’exotisme. La voix du contre-ténor Julien Marine porte le livret de cet opéra composé de textes poétiques que Julien Creuzet a écrit à partir de ses observations tout au long de sa résidence. De ce point de départ, cœur de l’opéra, Romuald Fonkoua parle de la notion d’archipel chez Edouard Glissant. À sa suite, Maxime Cervulle livre une définition du « techno-racisme » ou comment les technologies, loin d’être neutres, sont conçues avec des paramètres discriminants et participent de la construction d’un imaginaire racialisé. Ces différentes voix apportent un éclairage à la fois poétique et théorique sur le projet de Julien Creuzet et sa quête des images des autres. Ce troisième volet d’opéra-archipel est une conférence-performance consacrée au langage, à l’oralité et à la perception des corps perdus, c’est-à-dire invisibles.

Enregistré à la médiathèque Roger Gouhier de Noisy-le-Sec, le samedi 21 mars 2015, dans le cadre de la conférence-performance Opéra-archipel, voix chargées et corps perdus
Mixage : Sébastien Zaegel