Pascale Gadon développe depuis plusieurs années un travail de recherche autour des processus naturels comme celui de la symbiose. Elle suit des études à l'ESI (Ecole Supérieure de l'Image) à Angoulême et se forme auprès de botanistes avec l'AFL, Association Française de Lichenologie. Elle possède un Diplôme National d'Arts Plastiques (...)Pascale Gadon développe depuis plusieurs années un travail de recherche autour des processus naturels comme celui de la symbiose. Elle suit des études à l'ESI (Ecole Supérieure de l'Image) à Angoulême et se forme auprès de botanistes avec l'AFL, Association Française de Lichenologie. Elle possède un Diplôme National d'Arts Plastiques (1997), un Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique (1999) et un DEA en Arts Numériques (2002). Ses recherches l'ont amenée à collaborer avec le laboratoire CNRS SIC au futuroscope, autour des questions de collection et d'indexation d'images jusqu'en 2004. Depuis elle se consacre au développement Extrait de l’étude menée par Pascale Gadon à l’EMCA (Ecole des Métiers du Cinéma d’Animation), à Angoulême (Charente).
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[Noisy-le-Sec • France]
Table ronde sur les méthodes d’apprentissage communes aux champs de l’art et de l’enseignement scolaire expérimental.
Le travail de médiation mené dans les centres d’art et l’enseignement développé par des écoles aux pédagogies expérimentales héritières de « l’Education nouvelle » ont en commun de partir de l’expérience des enfants pour construire un savoir fondé sur leur pratique et partagé collectivement.

La Galerie accueille environ deux classes par jours et y développe des ateliers menés par des artistes, fondés sur l’expérience sensible des œuvres. Une des particularités de la pédagogie menée dans les centres d’art est de proposer une expérience de l’œuvre à partir de laquelle l’enfant peut développer un discours sur l’art qui prenne appui sur ses propres sensations qu’il peut partager avec les autres. Il apprend ainsi à utiliser son regard, pour affiner son goût personnel et sa curiosité pour l’art. Les pédagogies scolaires expérimentales comme celle de Célestin Freinet qu’Yvette Servin a mis en place à Paris, dans les années 1950 ou comme celle de l’école publique Vitruve à Paris 20° depuis 50 ans développent des modes d’apprentissage basés sur l’observation de situations concrètes vécues par les enfants et prennent appui sur leur créativité. Dans les deux cas, il s’agit de construire les conditions d’une confiance en soi et en sa capacité d’observation et d’appropriation pour créer un désir d’apprendre et de partager son savoir avec les autres. La créativité, tant du côté des enseignants que du côté des enfants, est un facteur essentiel à la dimension expérimentale de cet enseignement. À partir de récits d’expériences d’apprentissage et de transmission, cette table ronde tente de voir comment les affects entrent en jeu dans l’apprentissage, qu’il s’agisse d’art ou de savoirs scolaires, et ce que ces différentes approches pédagogiques, à l’école ou dans un centre d’art, peuvent avoir en commun.

Avec :
Yvette Servin, enseignante de la pédagogie Freinet en établissements publics à Paris, de 1947 à 1978, deux enseignantes de l’école publique Vitruve, Paris, Pascale Gadon, fondatrice du projet le Pac’Bô, école d’art en milieu rural, et pour La Galerie, Thibault Brébant, artiste-intervenant avec Florence Marqueyrol, responsable du service des publics.
Modération, Emilie renard, directrice.

Enregistré à La Galerie – Centre d'art contemporain de Noisy-Le-Sec, le samedi 5 avril 2014, dans le cadre de l’exposition « Adieu tristesse, désir, ennui, appétit, plaisir »
Mixage : Sébastien Zaegel