Mohamed Larbi Rahhali, né en 1956, vit et travaille à Tétouan. Ses expositions collectives récentes inclues Here and Elsewhere, New Museum, New York (2015), Sous nos yeux part.3, MACBA, Barcelone (2015), Sous nos yeux Part.2, Kunsthalle centre d’art contemporain, Mulhouse (2013), Sentences on the bank and other (...)Mohamed Larbi Rahhali, né en 1956, vit et travaille à Tétouan. Ses expositions collectives récentes inclues Here and Elsewhere, New Museum, New York (2015), Sous nos yeux part.3, MACBA, Barcelone (2015), Sous nos yeux Part.2, Kunsthalle centre d’art contemporain, Mulhouse (2013), Sentences on the bank and other activities, Darat Al Funun, Aman, Jordanie (2010). Il a participé au workshop 3RS Maroc mené par Seamus Farrell et organisé par L’appartement 22 entre Rabat, Fes et Tetouan (2007). Mind Moves Matter présentée à L’appartement 22 est la première exposition personnelle de l’artiste.
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Mind Moves Matter – Mohamed Larbi Rahhali / entretien avec Natasha Ginwala

[Rabat • Maroc] 
Mind Moves Matter est la première exposition montrant la pensée et le travail d’une vie de l’artiste tétouanais Mohamed Larbi Rahhali. Par une animation des formes du quotidien et une compréhension perspicace du temps qui, bien que profondément personnelle, s’étend aussi à une échelle planétaire, Larbi révèle la pratique de la vie en tant qu’expérience constante de la création artistique. L’espace-temps de L’appartement 22 va capturer l’atmosphère de la maison et studio d’artiste, rappelant un mini musée constitué d’une scénographie absurde, d’un re-traitement imaginatif d’objets trouvés et de dispositifs conçus pour évoquer les relations d’aujourd’hui entre l’homme et la terre.

Larbi possède un parcours professionnel multiple en tant qu’artiste visuel, ayant appris différentes techniques artisanales pratiquées dans la médina de Tétouan, construit des décors de cinéma élaborés et également travaillé à l’Institut des Beaux-Arts en tant que technicien les années précédentes. Par ailleurs, sa relation intrinsèque avec la mer en tant que pêcheur est crucial afin d’envisager sa pratique artistique comme un tout.

Dans une Gesamtkunstwerk réconciliant les vocabulaires conceptuels, scientifiques et artisanaux, nous sommes témoins des intérieurs infimes d’une boite d’allumettes, des mouvements d’un cadran solaire artisanal et de l’étendue complexe de filets de pêches englobant la connaissance de la mer qui agissent comme des dispositifs chorégraphiques entre l’ordre et le chaos, l’horizon de la mer et l’espace interstellaire, la mémoire personnelle et la psyché collective.

Commissaire : Natasha Ginwala ( délégation artistique)