Julien Marine étudie la musicologie (Master en 2005) et perfectionne sa technique vocale auprès de professeurs de chant tels que Mickael Mardayer, Florence Schiffer ou Guillemette Laurens… (...)Julien Marine étudie la musicologie (Master en 2005) et perfectionne sa technique vocale auprès de professeurs de chant tels que Mickael Mardayer, Florence Schiffer ou Guillemette Laurens… La musique baroque tient une place importante dans le répertoire de l’interprète. Il intègre le Concert d’Astre pour la production de Jules César en Egypte, Palais Garnier, sous la direction d’Emmanuelle Haim, saison 12/13. Depuis 2009, le contre-ténor mêle l’art lyrique au répertoire de la Caraïbe en collaboration avec la compagnie Difé Kako en réinterprétant mazurkas, biguines, salsas… Il s’est produit notamment en Allemagne, en Italie, et sur de nombreuses scènes françaises. Dernièrement, on a pu l’entendre en solo dans la Passion selon Saint Jean de Johann Sebastian Bach sous la baguette de Béatrice Malleret et Jean Marie Puissant à Reims et en Ile de France. Il chante dans la mise en scène de Castor et Pollux de Barrie Kosky et dirigée par Emmanuelle Haim à Dijon et à Lille.
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Opéra-archipel, voix chargées et corps perdus [part 1]

[Noisy-le-Sec • France]
Opéra-archipel, voix chargées et corps perdus est une partie d’un ensemble plus vaste intitulé opéra-archipel que Julien Creuzet a initié lors de sa résidence à La Galerie. L’opéra-archipel puise dans diverses sources historiques ayant contribué à forger en France un imaginaire fantasmatique de paysages lointains, un exotisme de pacotille. Julien Creuzet démonte ces sources, les décortique, se demandant ce qu’est devenu, aujourd’hui, l’exotisme des Indes coloniales au pluriel.
Après les cessions consacrées aux plantes et à la danse, celle-ci ajoute une nouvelle dimension au projet d’investigation des formes contemporaines de l’exotisme. La voix du contre-ténor Julien Marine porte le livret de cet opéra composé de textes poétiques que Julien Creuzet a écrit à partir de ses observations tout au long de sa résidence. De ce point de départ, cœur de l’opéra, Romuald Fonkoua parle de la notion d’archipel chez Edouard Glissant. À sa suite, Maxime Cervulle livre une définition du « techno-racisme » ou comment les technologies, loin d’être neutres, sont conçues avec des paramètres discriminants et participent de la construction d’un imaginaire racialisé. Ces différentes voix apportent un éclairage à la fois poétique et théorique sur le projet de Julien Creuzet et sa quête des images des autres. Ce troisième volet d’opéra-archipel est une conférence-performance consacrée au langage, à l’oralité et à la perception des corps perdus, c’est-à-dire invisibles.

Enregistré à la médiathèque Roger Gouhier de Noisy-le-Sec, le samedi 21 mars 2015, dans le cadre de la conférence-performance Opéra-archipel, voix chargées et corps perdus
Mixage : Sébastien Zaegel