▼ Mois
▼ Auteur-s
▼ Programme
▼ Catégorie
 

[Paris 10e • France]

 

Echapper, se cacher, lutter dans l’ombre : Opacité, transmission et toxicité

 

Discussion avec Bonaventure Son Bejeng Ndikung autour des interventions de Jepthé Carmil, Nadia Yala Kisukidi, Nadir Khanfour et Olivier Marboeuf. 

 

Plus d’informations sur Black Lens

 

 

Transcriptions :
Français

Enregistré le 29 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France]

 

Echapper, se cacher, lutter dans l’ombre : Opacité, transmission et toxicité

 

Nous traverserons des scènes marronnes à Saint-Domingue. Celles-ci sont vues comme des expériences de subjectivation, c’est-à-dire des moments où, le captif expérimente un usage libre de son corps et tente de créer un espace autre qui participe à la formation d’une nouvelle forme de commun.

 

Ces nouveaux espace-temps, très fugaces parfois instituent des lieux où le corps s’émancipe des cadres exclusivement producteurs implantés par le système plantationnaire. Ils offrent également un autre régime de visibilité et de perception des corps. Il s’agit d’une nouvelle topographie qui modifie le territoire des possibles au sein même de la plantation.

 

Cette lecture a pour enjeu de replacer ces scènes dans une histoire discontinue de la liberté des corps et de leur capacité expressive. J’accompagnerai mon propos d’un fragment de texte retraçant une scène de résistance qui a eu lieu sur un bateau négrier, ce dispositif technico-politique, lequel assure la traversée de l’Atlantique. Puis, à partir d’une archive numismatique, je présenterai la survivance du spectre du marronnage au cours de la seconde moitié du XXème siècle.

 

Plus d’informations sur Black Lens

Enregistré le 29 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

[Les Lilas • France]

 

L’exposition Kinesis accueillera la première des Black Code Sessions, une série de rencontres qui vise à déplier les questions qu’ouvrent le film Black Code/Code Noir, de Louis Henderson, afin d’en assembler de nouvelles versions. Réalisé dans l’urgence en 2015, Black Code/Code Noir est un ciné-tract assemblé en réaction à la mort de deux jeunes afro-américains, Michael Brown et Kajieme Powell, tués par la police. Dans une démarche archéologique, le film concentre de nombreux fragments de récits issus des profondeurs d’Internet pour saisir les origines complexes de ces tragédies. Arguant que derrière ce présent se cache une histoire sédimentée de l’esclavage conservée par les lois françaises du Code Noir et celles américaines dites des Black Codes, écrites au XVIIème siècle, le film suppose que ces codes se sont transformés en algorithmes qui guident les analyses des banques de données de la police et président aujourd’hui au contrôle nécropolitique des afro-américains. Dans un détournement historique vers un passé-futur, ce projet s’intéresse aux origines animistes de la révolution haïtienne comme symbole d’un futur possible. Si le Code Noir était la forme originelle de la gouvernance algorithmique alors la révolution haïtienne fut la première occurrence de son hacking. Aujourd’hui encore ne serait-elle pas un imaginaire capable de déconstruire ce code en le piratant ?

 

Rassemblés pour cette Black Code Session, les participants – chercheurs, artistes, cinéastes, activistes et étudiants – se réuniront à huis clos une journée durant pour mettre le film en débat et proposer de le modifier et l’étendre. Au lendemain de cette discussion, lors d’une grande soirée de restitution organisée à Khiasma, chacun des invités est amené à intervenir pour présenter l’aboutissement de ce processus collaboratif et le rouvrir au dialogue avec le public.   Au terme de cette première session participative et de l’exposition Kinesis, une nouvelle version étendue de Black Code/Code Noir sera réalisée et présentée au public lors du finissage de l’exposition, samedi 2 juillet. Elle sera la base des sessions suivantes, qui auront lieu ces prochains mois dans d’autres lieux en France comme à l’étranger.

Enregistré à l'espace Khiasma le Jeudi 16 juin 2016.

Mixage : Esther Porylès

Avec Erik Bullot (cinéaste et enseignant), Jephthé Carmil (Doctorant à l’université Paris-Diderot, travaille sur les liens
entre iconographie postcoloniale et art contemporain), Pascale Obolo (cinéaste, performeuse et rédactrice en chef de
la revue Afrikadaa), Karine Lebrun (Artiste et professeure « internet, numérique et documents » à l’École Européenne
Supérieure d’Art de Bretagne), Olivier Hadouchi (historien du cinéma et programmateur de films, auteur d’une thèse
en 2012 intitulée « Le cinéma dans les luttes de libération : genèses, initiatives pratiques et inventions formelles autour
de la Tricontinentale (1966-1975) »), Graeme Thomson & Silvia Maglioni (cinéastes), Sophie Wahnich (Historienne,
spécialiste de la Révolution française, membre du comité de rédaction de la revue Vacarme), Louis Henderson (cinéaste)
et Olivier Marboeuf (auteur, curateur, performeur et directeur de l’Espace Khiasma).
Les Black Code Sessions sont organisées avec le soutien du Dicréam