Jamika Ajalon est une artiste inter­dis­ci­pli­naire ayant col­la­boré avec des créa­tifs du monde entier. Ses médiums sont la créa­tion orale et écrite, le son, la pho­to­gra­phie, la vidéo et la musi­que. Elle a grandi aux Etats-Unis, et a obtenu un diplôme de l’uni­ver­sité Goldsmiths de Londres. Elle vit et tra­vaille (...)Jamika Ajalon est une artiste inter­dis­ci­pli­naire ayant col­la­boré avec des créa­tifs du monde entier. Ses médiums sont la créa­tion orale et écrite, le son, la pho­to­gra­phie, la vidéo et la musi­que. Elle a grandi aux Etats-Unis, et a obtenu un diplôme de l’uni­ver­sité Goldsmiths de Londres. Elle vit et tra­vaille en Europe depuis 20 ans.
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Precarious Homes — Squatting Giovanni’s Room — Discussion

[Paris • France]

 

[ Son en anglais ]

 

16h30 Discussion autour de la conférence performative « Squatting Giovanni’s Room (Squatter la Chambre de Giovanni) » par Jamika Ajalon

 

Cette confé­rence per­for­ma­tive se concen­tre sur les com­plexi­tés de l’alté­rité telle que décrite dans les textes de Baldwin. Elle se basera sur ses œuvres Notes of a Native Son, Another Country, et Giovanni’s Room (La Chambre de Giovanni). Les frag­ments issus de ces textes s’entre­mê­le­ront à une auto­bio-mytho­gra­phie : Baldwin ne m’a pas sim­ple­ment ras­su­rée à une période où je me sen­tais alié­née ; il m’a également poussé à regar­der les choses avec un œil « futu­riste », par-delà les concep­tions essen­tia­li­sées de l’iden­tité.

 

Alors que le dis­cours hégé­mo­ni­que blanc pro­po­sait une pola­ri­sa­tion sim­pli­fiée du « blanc vs noir » et que les codes en usage dans une large partie de la rhé­to­ri­que afro­cen­trée excluait les expé­rien­ces queer et alter­na­ti­ves des per­son­nes raci­sées, les récits de Baldwin aux mul­ti­ples facet­tes arti­cu­laient géné­reu­se­ment les com­plexi­tés des iden­ti­tés inter­sub­jec­ti­ves. Elles ont fourni un refuge pré­caire pour l’expé­rience dia­spo­ri­que qui était la mienne, celle d’une fémi­niste Noire amé­ri­caine qui a vécu et tra­vaillé en Europe depuis pres­que 20 années.

 

Cette anti-confé­rence audio-visuelle rési­de dans un espace inter­mé­diaire tou­jours en mou­ve­ment, ali­menté de sons, d’apar­tés phi­lo­so­phi­ques, de vidéos, de prose et de poésie, le tout abordé à tra­vers un prisme afro-futu­riste.

[Paris • France]

 

[ Son en anglais ]

 

16h00 Squatting Giovanni’s Room (Squatter la Chambre de Giovanni) par Jamika Ajalon, une anti-confé­rence audio-visuelle

 

Cette confé­rence per­for­ma­tive se concen­trera sur les com­plexi­tés de l’alté­rité telle que décrite dans les textes de Baldwin. Elle se basera sur ses œuvres Notes of a Native Son, Another Country, et Giovanni’s Room (La Chambre de Giovanni). Les frag­ments issus de ces textes s’entre­mê­le­ront à une auto­bio-mytho­gra­phie : Baldwin ne m’a pas sim­ple­ment ras­su­rée à une période où je me sen­tais alié­née ; il m’a également poussé à regar­der les choses avec un œil « futu­riste », par-delà les concep­tions essen­tia­li­sées de l’iden­tité.

 

Alors que le dis­cours hégé­mo­ni­que blanc pro­po­sait une pola­ri­sa­tion sim­pli­fiée du « blanc vs noir » et que les codes en usage dans une large partie de la rhé­to­ri­que afro­cen­trée excluait les expé­rien­ces queer et alter­na­ti­ves des per­son­nes raci­sées, les récits de Baldwin aux mul­ti­ples facet­tes arti­cu­laient géné­reu­se­ment les com­plexi­tés des iden­ti­tés inter­sub­jec­ti­ves. Elles ont fourni un refuge pré­caire pour l’expé­rience dia­spo­ri­que qui était la mienne, celle d’une fémi­niste Noire amé­ri­caine qui a vécu et tra­vaillé en Europe depuis pres­que 20 années.

 

Cette anti-confé­rence audio-visuelle rési­dera dans un espace inter­mé­diaire tou­jours en mou­ve­ment, ali­menté de sons, d’apar­tés phi­lo­so­phi­ques, de vidéos, de prose et de poésie, le tout abordé à tra­vers un prisme afro-futu­riste.

[Les Lilas • France]

 

Le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir et son groupe de recherche Travelling féministe s’associent à l’Espace Khiasma pour organiser conjointement un séminaire qui prend son point de départ dans le dialogue, la controverse et la complexité des relations qu’entretiennent l’œuvre de Stuart Hall, les cultural studies britanniques et le féminisme transnational depuis près de trente ans. Ce séminaire a le privilège de recevoir les cinéastes John Akomfrah et Lina Gopaul, membres fondateurs du Black Audio Film Collective. Réalisé en 2013, le film de John Akomfrah The Stuart Hall Project sera projeté la veille du séminaire au MK2 Beaubourg, introduisant les nombreux sujets qui seront au cœur de la discussion. Malgré les analyses des cultural studies décryptant l’exercice du pouvoir dans la culture, les penseurs majoritairement masculins du Centre for Contemporary Cultural Studies à Birmingham se montrèrent hostiles aux critiques féministes des années 1970. La controverse enfla au point que les travaux du centre furent qualifiés par des féministes de « boyzone ». Au même moment, rares furent les articulations entre les situations vécues par les femmes blanches et racisées au sein des mouvements féministes. Fréquemment, les revendications priorisées universalisaient les conditions sociales des femmes non-racisées, de classe moyenne.

 

Pour cette journée d’étude, nous avons voulu inviter plusieurs penseuses contemporaines à alimenter une conversation au sujet des relations complexes et des influences mutuelles qu’ont entretenues le féminisme transnational et les approches interdisciplinaires des cultural studies, notamment les études entreprises par Stuart Hall et ses collègues à partir du milieu des années 1960. Comment les féministes au sein des cultural studies ont-elles négocié les frontières bâties par la racialisation et l’hégémonie blanche ? Comment le travail de Stuart Hall (qui était devenu rapidement une référence intellectuelle significative auprès de beaucoup d’artistes et de cinéastes du Black Arts Movement anglais des années 1980 et 1990) a-t-il été lu en lien avec le concept d’intersectionalité qui peut servir de base au décentrement des féminismes eurocentrés, et à la remise en cause du sujet blanc et mâle comme entité normative de l’imagination occidentale ? Quelles stratégies peuvent être trouvées dans les pratiques transversales des collectifs d’artistes, d’activistes et de chercheurs/ses du Black Arts Movement des années 1980 : pour résister aux tendances individualistes de l’art contemporain et pour y puiser une inspiration permettant de construire les alliances en devenir ?

Enregistré à l'espace Khiasma le 10 juin 2016.
Mixage: Esther Porylès

Concept / modération : Nataša Petrešin-Bachelez avec la collaboration de Lotte Arndt et Olivier Marboeuf et Giovanna Zapperi. En collaboration avec Le Centre Simone de Beauvoir (Travelling féministe) et la participation de l’INHA. Avec John Akomfrah and Lina Gopaul (cinéastes et producteurs / Smoking Dogs), Nana Adusei-Poku (chercheure et professeure à l’Université de Rotterdam), Jamika Ajalon (artiste, musicienne, poétesse), Sophie Orlando (chercheure associée au laboratoire Black Artists and Modernism, Chelsea/Middlesex University), Françoise Vergès (chaire Global South(s) du Collège d’études mondiales, FMSH, Paris), Lotte Arndt (théoricienne et enseignante à l’École Supérieure d’Art et Design de Valence) et Sonia Khurana (artiste).

Dépasser les lignes de divisions. Féminisme transnational et cultural studies. 3/4

[Les Lilas • France]

 

Le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir et son groupe de recherche Travelling féministe s’associent à l’Espace Khiasma pour organiser conjointement un séminaire qui prend son point de départ dans le dialogue, la controverse et la complexité des relations qu’entretiennent l’œuvre de Stuart Hall, les cultural studies britanniques et le féminisme transnational depuis près de trente ans. Ce séminaire a le privilège de recevoir les cinéastes John Akomfrah et Lina Gopaul, membres fondateurs du Black Audio Film Collective. Réalisé en 2013, le film de John Akomfrah The Stuart Hall Project sera projeté la veille du séminaire au MK2 Beaubourg, introduisant les nombreux sujets qui seront au cœur de la discussion. Malgré les analyses des cultural studies décryptant l’exercice du pouvoir dans la culture, les penseurs majoritairement masculins du Centre for Contemporary Cultural Studies à Birmingham se montrèrent hostiles aux critiques féministes des années 1970. La controverse enfla au point que les travaux du centre furent qualifiés par des féministes de « boyzone ». Au même moment, rares furent les articulations entre les situations vécues par les femmes blanches et racisées au sein des mouvements féministes. Fréquemment, les revendications priorisées universalisaient les conditions sociales des femmes non-racisées, de classe moyenne.

 

Pour cette journée d’étude, nous avons voulu inviter plusieurs penseuses contemporaines à alimenter une conversation au sujet des relations complexes et des influences mutuelles qu’ont entretenues le féminisme transnational et les approches interdisciplinaires des cultural studies, notamment les études entreprises par Stuart Hall et ses collègues à partir du milieu des années 1960. Comment les féministes au sein des cultural studies ont-elles négocié les frontières bâties par la racialisation et l’hégémonie blanche ? Comment le travail de Stuart Hall (qui était devenu rapidement une référence intellectuelle significative auprès de beaucoup d’artistes et de cinéastes du Black Arts Movement anglais des années 1980 et 1990) a-t-il été lu en lien avec le concept d’intersectionalité qui peut servir de base au décentrement des féminismes eurocentrés, et à la remise en cause du sujet blanc et mâle comme entité normative de l’imagination occidentale ? Quelles stratégies peuvent être trouvées dans les pratiques transversales des collectifs d’artistes, d’activistes et de chercheurs/ses du Black Arts Movement des années 1980 : pour résister aux tendances individualistes de l’art contemporain et pour y puiser une inspiration permettant de construire les alliances en devenir ?

Enregistré à l'espace Khiasma le 10 juin 2016.
Mixage: Esther Porylès

Concept / modération : Nataša Petrešin-Bachelez avec la collaboration de Lotte Arndt et Olivier Marboeuf et Giovanna Zapperi. En collaboration avec Le Centre Simone de Beauvoir (Travelling féministe) et la participation de l’INHA. Avec John Akomfrah and Lina Gopaul (cinéastes et producteurs / Smoking Dogs), Elsa Dorlin (chercheure et professeure Paris 8), Nana Adusei-Poku (chercheure et professeure à l’Université de Rotterdam), Jamika Ajalon (artiste, musicienne, poétesse), Sophie Orlando (chercheure associée au laboratoire Black Artists and Modernism, Chelsea/Middlesex University), Françoise Vergès (chaire Global South(s) du Collège d’études mondiales, FMSH, Paris), Lotte Arndt (théoricienne et enseignante à l’École Supérieure d’Art et Design de Valence) et Sonia Khurana (artiste).

[Brest • France]

 

À l’occasion du 14è Festival de la radio et de l’écoute – Longueur d’Ondes, la R22 Tout-Monde était invitée le samedi 04/02/2017 à donner à entendre la pluralité des voix qui l’animent ! Une séance d’écoute qui s’est tenue à Passerelle – Centre d’Art Contemporain, à Brest ; une traversée des sons, des personnalités et des antennes qui nourrissent et font vibrer les ondes et les esprits de la communauté R22, radio des arts et du commun.

 

Liste de lecture

•  Sommeils, Ismaïl Bahri, Antenne Khiasma, 8’35’’ Há Terra, Ana   Vaz, Khiasma, 8’20’’ La très bouleversante confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la terre ait porté, Emmanuel Adely, David Haddad, Khiasma, 8’   Hymnes, Patrick Fontana, Khiasma, 6’Annonce publique, Sabrina Chou, Antenne Гcole du Magasin, 1’50’’    Le Malaise persiste-t-il ?, Anne-Laure Pigache, École du Magasin, 5’20’’ Tu aimes jouer ?, Antoine Boute, École du Magasin, 2’20’’  Flash info : l’univers, Sabrina Chou, École du Magasin, 1’    La Fin du monde – son corps léger, Patrick Fontana, Khiasma, 3’20’’ La Controverse Marboeuf, Olivier Marboeuf, Khiasma, 11’30’’ L’Éléphant, Mathilde, Tarira et Gabriel avec Sarah Haderbache, Antenne La Maison des Fougères, 1’50’’    Camps de base  cacahuètes,  Jean-Paul  Curnier, La Maison des Fougères, 5’ Scène primitive, Jean-Paul Curnier, Fantazio et Yves Robert, Khiasma, 1’40’’    Le sang, la fortune et la gloire, Jean-Paul Curnier, Khiasma, 6’30’’La Galerie / carte de visite sonore, Violaine Lochu, Antenne La Galerie de Noisy-le-Sec, 6’   Opéra-Archipel, Maxime Cervulle, La Galerie de Noisy-le-Sec, 8’10’’  •  Mantike #1, Violaine Lochu, Le Générateur, 3’20’’    D’autres gestes,  Françoise  Vergès,  Antenne Bétonsalon,  3’30’’  Chantez-vous – MO, Hélène Coeur, Antenne Le Musée Commun, 4’ Alien(s)kin, Jamika Ajalon,  Khiasma, 7’30’’ • Ma Science-fiction, Isabelle Stengers, Khiasma, 12min30   Lo Becat, Lise Barkas et Lisa Käuffert, Antenne Vie, 4’   •

Réalisation : Mathis Berchery et Esther Poryles

Alien(s)kin : Queer other other lands of here

Alien(s)kin: Queer other Other Lands of Here est une performance poétique audiovisuelle qui traite du pouvoir d’action de la « POC » (‘Person of Colour’) queer, depuis les marges supposées, comme disruptions des récits et chrono-géographies dominants. Se jouant des limites et frontières, un oeil sur « l’espace » comme lieu de réalisation et de création de zones alternatives d’espace/temps — des zones où les récits alternatifs respirent et sèment des géographies transitoires.

 

Jamika Ajalon est une artiste pluridisciplinaire qui travaille de nombreux médiums indépendamment mais aussi en fusion, incorporant textes écrits et parlés, sons, musiques et visuels. Nomade, elle grandit aux Etats-Unis avant de vivre de nombreuses années en Europe, notamment au Royaume-Uni et en France. Au fil de voyages, notamment dans divers pays d’Afrique, elle a rencontré et collaboré avec d’autres artistes et universitaires qui récusent les « frontières », externes comme internalisées, et sèment des graines. Fan de science-fiction, elle a toujours considéré « l’espace » comme un lieu de réalisation et de discussion des futurs possibles. Ses publications et performances ont été diverses. Elles incluent une série d’anti-conférences audiovisuelles explorant la mémoire et la subjectivité nomade au travers d’un prisme « afrofuturiste ». Le long de sa route, elle a eu le plaisir de performer, enregistrer, tourner, publier et exposer/projeter son travail à Vienne, Londres, Berlin, en Afrique du Sud, au Sénégal, à Kampala, à Paris…

 

www.jamikaajalon.com

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