Georges Didi-Huberman est philosophe et historien de l’art, auteur d’une trentaine d’ouvrages sur l’histoire et la théorie des images. Ses recherches portent sur les rapports entre histoire, mémoire, récit et images, dans un large champ d’étude qui va de la Renaissance jusqu’à l’art contemporain. Il enseigne à l’École des (...)Georges Didi-Huberman est philosophe et historien de l’art, auteur d’une trentaine d’ouvrages sur l’histoire et la théorie des images. Ses recherches portent sur les rapports entre histoire, mémoire, récit et images, dans un large champ d’étude qui va de la Renaissance jusqu’à l’art contemporain. Il enseigne à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) depuis 1990. Dernier ouvrage paru : Passés cités par JLG. L’Œil de l’histoire, 5 (Minuit, 2015).
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[Pierrefitte-sur-Seine • France]
« On se souvient des vers de Baudelaire : « Je brûle de peindre celle qui m’est apparue si rarement et qui a fui si vite, comme une belle chose regrettable derrière le voyageur emporté dans la nuit. Comme il y a longtemps déjà qu’elle a disparu »… Dans cette conférence (avec projections d’images), je proposerai quelques éléments d’une réflexion en cours sur la question des soulèvements : pourquoi, mais aussi depuis quoi, se soulève-t-on contre un certain état du temps présent ? À la question du « pourquoi » répond celle du désir, bien sûr. Alors on « brûle » de désir, on « brûle » de former l’image de son désir (ce qu’Ernst Bloch appelait le Principe Espérance) en vue de le réaliser dans la pratique. À la question du « depuis quoi » répond celle de la mémoire. Mais comment penser le fait que l’on puisse « brûler » (désirer) de mémoire ? » (Georges Didi-Huberman)

 

dans le cadre de la résidence de Frank Smith à l’Espace Khiasma et aux Archives nationales, un dispositif initié par le département de la Seine-Saint-Denis

Enregistré aux Archives nationales (site de Pierrefitte-sur-Seine) le mardi 2 juin 2015