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Le paysage en Otomi avec Guadalupe

[Querétaro • Mexique]

 

les autres langues, les langues autres : d’autres sons, d’autres modulations de sens oщ se disent des parcelles de temps et d’espace

alors, prend forme ce qui existe dans un endroit du monde, un endroit oщ ces sons sont compris, sont encore un peu compris. lа, eux seuls permettent de dire sa position au monde, de la comprendre dans la mйmoire de ce qui a été transmis

dans ce deuxième post de « glossolalie/unventer », une des premières langues entendues, il y a quelques mois, au hasard d’une rencontre dans la rue а Malaka, en Malaisie : le baba nyonya, une langue de mélange. ce qui est totalement le signe de toute langue, et du projet « unventer », au croisement des langues

et deux autres langues rencontrées il y a quelques semaines, au Mexique, dans l’Etat de Querétaro, le triqui et le hñäñho. c’est en hñäñho que j’apprends а décrire ce que je vois, le cactus, les pierres, le ciel, la maison, que je fais mes premiers pas ainsi dans la langue, dans la sierra, en plein territoire hñäñho

 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

[Querétaro • Mexique]

 

les autres langues, les langues autres : d’autres sons, d’autres modulations de sens oщ se disent des parcelles de temps et d’espace

alors, prend forme ce qui existe dans un endroit du monde, un endroit oщ ces sons sont compris, sont encore un peu compris. lа, eux seuls permettent de dire sa position au monde, de la comprendre dans la mйmoire de ce qui a été transmis

dans ce deuxième post de « glossolalie/unventer », une des premières langues entendues, il y a quelques mois, au hasard d’une rencontre dans la rue а Malaka, en Malaisie : le baba nyonya, une langue de mélange. ce qui est totalement le signe de toute langue, et du projet « unventer », au croisement des langues

et deux autres langues rencontrées il y a quelques semaines, au Mexique, dans l’Etat de Querétaro, le triqui et le hñäñho. c’est en hñäñho que j’apprends а décrire ce que je vois, le cactus, les pierres, le ciel, la maison, que je fais mes premiers pas ainsi dans la langue, dans la sierra, en plein territoire hñäñho

 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

[Tout-monde]

il y a une voix, il y a une autre voix, il y a une voix, une autre encore
de jour en jour, il y a des voix, des voix qui
dans des langues autres
des langues parlées sur de minuscules territoires
des îles, des vallées, des hauts-plateaux
ce sont des voix qui ne sont pas d’un pays
sont au-delà  d’un pays, à une autre échelle
ce sont des voix qu’on n’entend que si l’on est de la même famille, du même clan, de la même tribu, que si on est amis…
ce sont parfois des voix qui peinent, qui peinent à dire, parce qu’elles ne sont plus beaucoup dans cette langue-là , elles peuvent chercher les mots, elles peuvent mêler plusieurs langues, puisqu’elles s ‘adressent à quelqu’un qui ne comprend pas ce qui est dit (sur le moment)
et parler à quelqu’un qu’on ne comprend pas est une chose complexe, est-ce que c’est parler ? et de quelle manière cela parle ?
chacune est un mode d’être dans l’espace sonore singulier du sens, une autre manière de le chanter
chacune est une infinie variété de sons qui modulent le monde, le transforment en unités de signification
ce sont les voix d’une parcelle intime du monde, quand la langue est une racine, une source qui lie l’être au monde
le son de ces langues est le son humain des lieux où elles sont parlées depuis longtemps, ce sont les sons nés des liens entre les hommes et la terre 

ce ne sont pas des langues de la volontée de puissance, ce sont des langues de l’alliance


ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017.

[Tout-monde]

il y a une voix, il y a une autre voix, il y a une voix, une autre encore
de jour en jour, il y a des voix, des voix qui
dans des langues autres
des langues parlées sur de minuscules territoires
des îles, des vallées, des hauts-plateaux
ce sont des voix qui ne sont pas d’un pays
sont au-delà  d’un pays, à une autre échelle
ce sont des voix qu’on n’entend que si l’on est de la même famille, du même clan, de la même tribu, que si on est amis…
ce sont parfois des voix qui peinent, qui peinent à dire, parce qu’elles ne sont plus beaucoup dans cette langue-là , elles peuvent chercher les mots, elles peuvent mêler plusieurs langues, puisqu’elles s ‘adressent à quelqu’un qui ne comprend pas ce qui est dit (sur le moment)
et parler à quelqu’un qu’on ne comprend pas est une chose complexe, est-ce que c’est parler ? et de quelle manière cela parle ?
chacune est un mode d’être dans l’espace sonore singulier du sens, une autre manière de le chanter
chacune est une infinie variété de sons qui modulent le monde, le transforment en unités de signification
ce sont les voix d’une parcelle intime du monde, quand la langue est une racine, une source qui lie l’être au monde
le son de ces langues est le son humain des lieux où elles sont parlées depuis longtemps, ce sont les sons nés des liens entre les hommes et la terre 

ce ne sont pas des langues de la volontée de puissance, ce sont des langues de l’alliance


ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017.

[Tout-monde]

il y a une voix, il y a une autre voix, il y a une voix, une autre encore
de jour en jour, il y a des voix, des voix qui
dans des langues autres
des langues parlées sur de minuscules territoires
des îles, des vallées, des hauts-plateaux
ce sont des voix qui ne sont pas d’un pays
sont au-delà  d’un pays, à une autre échelle
ce sont des voix qu’on n’entend que si l’on est de la même famille, du même clan, de la même tribu, que si on est amis…
ce sont parfois des voix qui peinent, qui peinent à dire, parce qu’elles ne sont plus beaucoup dans cette langue-là , elles peuvent chercher les mots, elles peuvent mêler plusieurs langues, puisqu’elles s ‘adressent à quelqu’un qui ne comprend pas ce qui est dit (sur le moment)
et parler à quelqu’un qu’on ne comprend pas est une chose complexe, est-ce que c’est parler ? et de quelle manière cela parle ?
chacune est un mode d’être dans l’espace sonore singulier du sens, une autre manière de le chanter
chacune est une infinie variété de sons qui modulent le monde, le transforment en unités de signification
ce sont les voix d’une parcelle intime du monde, quand la langue est une racine, une source qui lie l’être au monde
le son de ces langues est le son humain des lieux où elles sont parlées depuis longtemps, ce sont les sons nés des liens entre les hommes et la terre 

ce ne sont pas des langues de la volontée de puissance, ce sont des langues de l’alliance


ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017.

[Les Lilas • France]

 

Liant art contemporain et poésie, glossolalie 2011-(…) est une oeuvre multiforme et plurilingue qui construit un récit — une épopée — poétique et plastique dans les 7000 langues de la planète. l’oeuvre-récit s’invente langue après langue, et doit son existence même dans ce passage d’une langue à une autre. elle n’existe que parce qu’elle crée un espace d’écriture qui est un seuil : celui où se rejoignent la nature propre de chaque langue et celle de l’auteur au moment où il écrit.

Son objet est de dire le monde dans/selon l’ensemble de ses langues. dire le monde, c’est travailler un large spectre de modes d’écritures : d’une langue première (ou de sa projection) aux dynamiques d’écritures contemporaines, en passant par des fragments d’histoires, par des récits de segments d’événements, des listes, etc.

S’agglomèrent ainsi dans glossolalie 2011-(…) des temps d’avant le temps, des récits qui semblent contemporains des mythes, d’autres relatifs à des époques historiques — sans jamais s’appuyer, cependant, sur des faits réels reconnaissables. il y aurait ainsi dans chaque fragment en langue quelque chose de famillier, qui évoquerait des invariants de l’histoire humaine, plutôt que des faits attestés — choix ancré d’ailleurs dans la conviction que le fait historique est souvent (toujours ?) rédigé dans la langue des vainqueurs, et qu’il y a donc tout lieu de le questionner…

 

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.