Éric Baudelaire est né à Salt Lake City (États-Unis) en 1973. Cinéaste, photographe et plasticien, il est titulaire d’un Bachelor of Arts de la Brown University à Providence (Rhode Island). Il se fait connaître en 2006 avec la photographie The Dreadful Details, qui fait scandale au festival Visa pour l’image de Perpignan. Le (...)Éric Baudelaire est né à Salt Lake City (États-Unis) en 1973. Cinéaste, photographe et plasticien, il est titulaire d’un Bachelor of Arts de la Brown University à Providence (Rhode Island). Il se fait connaître en 2006 avec la photographie The Dreadful Details, qui fait scandale au festival Visa pour l’image de Perpignan. Le cliché, qui montre une scène d’attentat en Irak dans un décor de séries hollywoodiennes, interroge les codes de l’image de guerre. En 2012, Éric Baudelaire reçoit le prix Audi Talents Awards pour son projet de fiction Enigma of memory : memory of enigma, qui explore les possibilités biographiques et documentaires d’un tournage, réalisé à Beyrouth. De 2011 à 2013, il enseigne à l’École Nationale supérieure des Beaux-arts de Lyon. Éric Baudelaire vit et travaille à Paris. Son œuvre est notamment présente dans les collections du Centre Pompidou, du Fond National d’Art Contemporain et du FRAC Auvergne.
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Session 4 : Les petits papiers de l’État — une conférence de Fabien Jobard

[Paris • France]
L’État, dit-on, est le monopole de la violence. L’État, ce serait d’abord l’armée, la police, la prison. Mais à bien y regarder, l’État est surtout un édifice de papiers. Il tire sa légitimité d’une Constitution écrite, non plus d’un droit coutumier ou divin. Ce document, et les Sceaux qui l’attestent, sont précisément gardés par le même ministère que celui qui gère les peines et les prisons. L’État et ses agents disposent d’une autorité, d’une puissance qui est avant tout de papier. À partir d’une recherche que nous avons menée à Paris sur les contrôles d’identité, cet acte si particulier qui voit des agents dépositaires de l’autorité publique relever l’identité des individus à partir de leurs papiers, nous vous proposons d’éclairer la formation de l’État saisie dans l’histoire et la consistance des papiers qui font le lien entre les individus et la puissance publique. Avoir des papiers. Avoir ses papiers. Perdre ses papiers. Les présenter. Est-ce bien ainsi que l’on fait État ?

Session 3 : Désir d’État — un séminaire de Nataša Petrešin-Bachelez & Elena Sorokina – part. 1

[Paris • France] 
En droit international, les raisons pour lesquelles des entités non-autonomes aspirent à l’indépendance sont énumérées comme suit : la notion de souveraineté et le désir d’indépendance et d’auto-détermination sont les aspirations qui viennent en premier ; l’opportunité de rejoindre des organisations internationales ouvertes uniquement aux États indépendants, la perspective d’être impliqué dans les Affaires étrangères et le droit d’utiliser la force en cas de légitime défense sont tout aussi importants. Mais qu’est-ce qui alimente ces désirs, quels affects sont en jeu, comment sont-ils suscités et exprimés ? Produite collectivement, la lutte pour la reconnaissance et la souveraineté est un type particulier d’affect, qui heurte généralement les strictes lois et règlements internationaux. Les intervenants invités présenteront leurs réflexions et perspectives sur un ensemble de sujets, allant de l’expression visuelle à la (re-)construction fictionnelle, en passant par des études de cas de différents endroits du monde. À la fin du séminaire, le clip de Björk Declare Independance sera projeté et analysé.

Session 3 : Désir d’État — un séminaire de Nataša Petrešin-Bachelez & Elena Sorokina – part. 2

[Paris • France]
En droit international, les raisons pour lesquelles des entités non-autonomes aspirent à l’indépendance sont énumérées comme suit : la notion de souveraineté et le désir d’indépendance et d’auto-détermination sont les aspirations qui viennent en premier ; l’opportunité de rejoindre des organisations internationales ouvertes uniquement aux États indépendants, la perspective d’être impliqué dans les Affaires étrangères et le droit d’utiliser la force en cas de légitime défense sont tout aussi importants. Mais qu’est-ce qui alimente ces désirs, quels affects sont en jeu, comment sont-ils suscités et exprimés ? Produite collectivement, la lutte pour la reconnaissance et la souveraineté est un type particulier d’affect, qui heurte généralement les strictes lois et règlements internationaux. Les intervenants invités présenteront leurs réflexions et perspectives sur un ensemble de sujets, allant de l’expression visuelle à la (re-)construction fictionnelle, en passant par des études de cas de différents endroits du monde. À la fin du séminaire, le clip de Björk Declare Independance sera projeté et analysé.

Session 2 : Ruse de l’identité et fictions dangereuses — un chantier animé par la revue Vacarme

[Paris • France] 
Nul n’est certain de savoir ce que signifie « identité », mais il est certain que toutes les minorités ont besoin de se fictionner des identités. Fictionner, c’est à la fois vendre la mèche et se dissimuler, résister à l’ordre dominant et accepter son jeu, mais en y jouant autrement. Pourtant lorsque la ruse de l’identité devient projet national et désir d’État, elle risque sans cesse de sombrer dans des reterritorialisations violentes ou tristes. Profitant de l’invitation des « Secession Sessions », Vacarme propose de tenir avec le public un Comité de rédaction fictif à toute fin de réfléchir un moment à l’articulation possible entre les différentes lignes qui la préoccupent : les fictions, les politiques d’émancipation, le rapport à l’État, et la montée des fascismes européens.

Session 1 : Improbable Abkhazie — une conversation entre Maxim Gvinjia et Leon Colm

[Paris • France]
Max et Leon se sont rencontrés en 2000. Max travaillait au Ministère des Affaires étrangères d’une Abkhazie autoproclamée, alors que Leon enseignait à l’Université de Londres sur des questions de sécurité et de séparatisme. Max devint finalement Ministre des Affaires étrangères, et Leon conseiller en chef pour une organisation internationale travaillant sur la gestion des conflits dans l’ex-Union soviétique. Pour les « Sessions du Samedi », une discussion entre Max et Leon revisitera l’Histoire – l’effondrement de l’URSS, la montée des États séparatistes – et une histoire, celle de deux hommes, de deux amis. Une petite histoire dans la grande Histoire.