Emma Wolukau-Wanambwa explore, à travers différents modes d’engagement, le rôle des archives comme mécanismes de contrôle. Elle s’intéresse à la manière dont les sociétés en font usage, pour donner forme et gouverner ce que l’on sait, ce que l’on dit et ce que l’on voit. Au cours de son intervention, elle abordera ces questions (...)Emma Wolukau-Wanambwa explore, à travers différents modes d’engagement, le rôle des archives comme mécanismes de contrôle. Elle s’intéresse à la manière dont les sociétés en font usage, pour donner forme et gouverner ce que l’on sait, ce que l’on dit et ce que l’on voit. Au cours de son intervention, elle abordera ces questions en se référant à la manière dont le gouvernement britannique a géré ses archives coloniales, ainsi qu’à ses recherches récentes dans les archives de « La Croisière Noire » - une épopée de 30 000 kilomètres depuis l’Algérie jusau’à Madagascar, orchestrée par le fabricant de voitures français Citroën et sponsorisée par Louis Vuitton. * Le titre est emprunté à une conférence de Stephen Dixon
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 [Paris • France]

D’autres gestes  donne la parole à différent-e-s artistes, chercheur-se-s mais aussi collectifs et institutions qui interrogent les modalités de constitution, de conservation, de circulation et d’interprétation des archives et des patrimoines, notamment via la numérisation.  Le Jour d’après  et le travail de Maryam Jafri témoignent du rôle compliqué joué par la maitrise des outils de conservation et de diffusion du patrimoine (parfois celui des autres) dans la construction identitaire et idéologique des Etats après les indépendances. Alors que la légitimité de l’idée de Nation se trouve aujourd’hui mise à mal par la globalisation, les enjeux des archives et du patrimoine se déplacent. Quel rapport les «  communautés imaginaires  » décrites par Arjun Appadurai entretiennent-elles avec un patrimoine matériel et immatériel auxquels nous n’avons souvent accès qu’à travers des dispositifs médiatiques et numériques  ? Quelles sont les alternatives possibles à l’institution nationale de l’archive  ? Quels gestes, quels usages et quels réseaux sont-ils en jeu pour faire du patrimoine un outil d’émancipation et de connaissance  ? Avec  Lotte Arndt  (enseignante en théorie à l’École d’art et design de Valence),  Marian Nur Goni(historienne de la photographie),  Nana Oforiatta Ayim  (auteure, historienne),  Franck Ogou(archiviste, responsable de programme à l’Ecole du Patrimoine Africain),  Zineb Sedira  (artiste),Ashok Sukumaran  (artiste),  Françoise Vergès  (politologue) et  Emma Wolukau-Wanambwa(artiste).

Enregistré à Bétonsalon – Centre d'art et de recherche, le samedi 11 avril 2015, dans le cadre de l'après-midi d'étude « Images en dépendances »