David Legrand est un agitateur. Depuis 20 ans il bouscule les idées et les pratiques collectives, perturbe les écoles et les règles trop établies, réactive la fraicheur et les pratiques insurrectionnelles dans la tradition des avant-gardes. Son engagement physique est total, que ce soit comme acteur inspiré de performances actionnelles ou (...)David Legrand est un agitateur. Depuis 20 ans il bouscule les idées et les pratiques collectives, perturbe les écoles et les règles trop établies, réactive la fraicheur et les pratiques insurrectionnelles dans la tradition des avant-gardes. Son engagement physique est total, que ce soit comme acteur inspiré de performances actionnelles ou instigateur d’expérimentations filmiques hors champs. Il a démarré ses activités d’artistes avec Fabrice Cotinat et Henrique Martins-Duarte au sein de leur galerie du cartable, mais a depuis travaillé frénétiquement avec de nombreux artistes singuliers, tels Rainier Lericolais, Michel Aubry, Philippe Zunino, Michel Giroud, Chus Martinez, Joseph Morder ou Boris Lehman, devenu vieux complice de ce dernier.
▼ Mois
▼ Auteur-s
▼ Programme
 

Lundi de Phantom n°11 : Pierre Michelon – Performance documentaire d’un discours non-prononcé

[Les Lilas • France]
À partir de la performance que David Legrand proposa dans le cadre du « Lundi de Phantom » consacré au film en cours de montage de Pierre Michelon, Un petit morceau de bois, ce dernier a composé une pièce sonore revenant sur les thèmes qui traversent son projet. Ce discours non-prononcé par André Malraux à Cayenne sert en effet de point de départ à l’approche sensible de l’enquête historique qu’il mène de concert avec Jean Mariema, une figure importante du militantisme guyanais. Procéder au reenactment d’un texte documentant un événement qui n’a pas eu lieu lui permet ainsi d’appréhender un épisode marquant de l’histoire de la départementalisation en Guyane française : le référendum de septembre 1958 portant sur la Constitution de la Ve République. Par le montage des voix et des récits d’André Malraux et de Jean Mariema, Un petit morceau de bois réactualise les enjeux de ce « non événement ». « Approuvez-vous la Constitution qui vous a été proposée par le Gouvernement de la République ? » Question laissée sans réponse, ou constamment épuisée par les luttes guyanaises qui se poursuivent au présent de l’indicatif : enclavement économique, cohésion sociale, pillages officiels ou clandestins, Université de plein exercice…