Cabiria Chomel, née à Paris en 1987, est une auteure de documentaires radiophoniques. Diplômée d'un master en Histoire et Sciences politiques à la Sorbonne en 2010, elle développe ses techniques de création radiophonique à l'ACSR – Radio and Sound Design Lab. Elle a depuis menée plusieurs émissions comme Les mangeurs de (...)Cabiria Chomel, née à Paris en 1987, est une auteure de documentaires radiophoniques. Diplômée d'un master en Histoire et Sciences politiques à la Sorbonne en 2010, elle développe ses techniques de création radiophonique à l'ACSR – Radio and Sound Design Lab. Elle a depuis menée plusieurs émissions comme Les mangeurs de hérissons en 2014, Les habitués de nuit et L'éscamoteur en 2015.
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[ Tout-monde ]

 

2018 on joue partout ! Dans la rue, les places et les squares aux quatre coins du ça rit, ça chante et ça crie! Cabiria Chomel nous fait écouter ici des prises de son aux origines diverses qui s’entremêlent et qui créent un paysage mouvant où l’enfance donne le rythme. 

 

« Que l’espace du dehors soit celui du jeu, de l’enfant en transe et de ses règles éphémères. Que l’on passe de place en place comme une comptine te mène de mot en mot, c’est comme ça que l’envie est née. J’ai alors lancé un appel aux amis des ondes, à ceux qui ont toujours un enregistreur dans la poche pour rassembler ces sons d’enfants qui jouent dans l’espace public. J’ai reçu avec générosité de la délicatesse et de l’énergie brute, des instantanés, beaucoup de cris et de rires. Il a ensuite fallu tisser l’ensemble douce ment et soigneusement, pour que ces terrains de jeux aux quatre coins de la planète, entrent en résonance. »

 

Avec, par ordre d’apparition dans la pièce, les prises de son de : Marine Bestel [ Dyo • France] – Caroline Fontana et Hamedine Kane [ Jungle de Calais • France ] – Flavien Gillé [ Sal Rei • Cap-Vert ] – Corinne Dubien [ Athènes • Grèce ] – Cabiria Chomel [Molenbeek • Belgique] – Corinne Dubien [ Athènes • Grèce ] – Cyril Mossé [ Nzundu • République Démocratique du Congo ] Céline Della Savia [ Albi • France ] – Cyril Mossé [ Midyat • Turquie ] – Willem Sannen [ Schaerbeek • Belgique] – Felix Blume [ Tanger • Maroc ] – Felix Blume [ Diafarabe • Mali ] – Anna Raimondo [ Casablanca • Maroc ] – Flavien Gillé [ Istanbul • Turquie ] – Chloé Despax [ Toulouse • France ] – Felix Blume [ Malatya • Turquie ] – Cabiria Chomel [ Bruxelles • Belgique ]

Pièce de Cabiria Chomel pour le CD du quatrième numéro de la revue Jef Klak: "Ch'val de course" (toujours en librairie).
Montage : Cabiria Chomel
Mixage : Corinne Dubien
Merci à : Flavia Cahn, Livia Cahn, Lucas Le Bart, Aurélien Lebourg, Guillaume Abgrall, Marie-Noëlle Battaglia, Michelle Fikou, Emilie Mousset, Bastien Hidalgo Ruiz et Roxane Brunet.

«Aires de jeux» | Jef Klak invite Vincent Romagny

[Les Lilas • France]

 

Le 18 mai 2017 à Khiasma, la revue Jef Klak invitait Vincent Romagny, enseignant en théorie de l’art, à prolonger le dernier numéro de la revue, «Ch’val de course», qui s’intéresse au jeu, en présentant l’oeuvre The Model de Palle Nielsen, vaste aire de jeux pour enfants installée au Moderna Museet de Stockholm en 1968. Mais avant cela, et à l’occasion de l’ouverture de l’antenne Jef Klak sur la r22, la soirée s’ouvrait avec une séance d’écoute de la pièce sonore De jeux en places de Cabiria Chomel, issue du CD inclus avec le dernier numéro de Jef Klak, et un échange autour des pratiques sonores au sein du collectif.

 

« Le jeu est l’exposition. L’exposition est le travail des enfants eux-mêmes. Il n’y a pas d’exposition. Ce n’est une exposition que parce que les enfants jouent dans un musée d’art. Ce n’est une exposition que pour ceux qui ne jouent pas. » C’est en ces termes que l’artiste Palle Nielsen présentait son expérimentation au Moderna Museet de Stockholm qu’il avait transformé en aire de jeux géante durant quelques semaines de l’année 1968.

 

Accompagné d’une projection d’images d’archive, Vincent Romagny, enseignant en théorie de l’art en école d’art, commissaire d’exposition, doctorant en esthétique sur la question des rapports entre aires de jeux et oeuvre d’art (Université Paris 8), aborde les paradoxes non seulement soulevés par cette exposition dans le contexte de l’après mai 68, mais surtout à l’occasion des relectures auxquelles elle a donné lieu lors de récentes réactivations. L’occasion de mettre en évidence les différents sens des idées d’enfance et de jeu alors implicitement invoqués.

 

L’occasion également de discuter avec l’équipe de la revue Jef Klak, dont le dernier numéro « Ch’val de course », qui vient de paraître en librairie, s’amuse sérieusement avec les questions sociales du jeu, du pari et du risque. Le texte inclus dans ce numéro « Le gouvernement des playgrounds », par Ferdinand Cazalis, retrace notamment l’histoire sociale des terrains de jeu, aux États-Unis et en France des années 1880 à aujourd’hui. Loin de se limiter à des toboggans et tourniquets ultrasécurisés, les premiers playgrounds américains participaient en effet d’une éducation à la citoyenneté et au patriotisme, prolongeant les discriminations et les logiques de classe d’un pays en pleine expansion industrielle.

 

Où s’arrête l’aire du jeu et où commencent celles de l’art et du politique ? À moins qu’elles n’aient toujours été congruentes…

Soirée enregistrée à l'Espace Khiasma, le 18 mai 2017.
La soirée s'ouvre avec la pièce sonore de Cabiria Chomel, «De jeux en places» (12'27''), mixée par Corinne Dubien.
Mixage : Adrien Tripon.