Alassane Diago est né en 1985 à Agnam Lidoubé, au Sénégal. Il participe au tournage de plusieurs films dont Lili et le baobab en 2004, et suit une formation en audio-visuel. Il suit les conseils de la réalisatrice-scénariste Chantal Richard et du documentariste Samba Félix Ndiaye. Il participe à plusieurs résidences d'écriture, (...)Alassane Diago est né en 1985 à Agnam Lidoubé, au Sénégal. Il participe au tournage de plusieurs films dont Lili et le baobab en 2004, et suit une formation en audio-visuel. Il suit les conseils de la réalisatrice-scénariste Chantal Richard et du documentariste Samba Félix Ndiaye. Il participe à plusieurs résidences d'écriture, dans le cadre du projet Africadoc, à Saint Louis du Sénégal en 2008, 2009 et 2010. Son premier long métrage documentaire, Les Larmes de l'émigration remporte le Prix du Festival du Cinéma de Tarifa en 2010 et le prix du public pour le meilleur documentaire au festival internation de films francophones de Namur.
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Décoloniser les imaginaires : La fabrique du réel dans les nouveaux cinémas africains

[Paris • France]
Les mouvements sociopolitiques des années 90 dans plusieurs pays africains ont placé la culture au cœur des problématiques de développement. Le cinéma documentaire reste néanmoins marginal eu égard au peu de moyens existants pour la production et la diffusion de ces films. Depuis plusieurs années, on assiste à l’émergence d’une nouvelle génération de documentaristes sur le continent qui réinvente un cinéma documentaire, avec le désir de produire des images et des sons à travers une recherche esthétique nouvelle. Le cinéma du réel est alors une forme d’expression artistique privilégiée de transmission et de réflexion, les documentaristes devenant en quelque sorte, les porte-paroles de l’histoire des peuples. En présence de réalisateurs invités, producteurs, diffuseurs, spécialistes de ces questions, le Festival des Nouveaux Cinémas Documentaires #3 est revenu sur cette nouvelle vague qui, selon l’expression d’Olivier Barlet (in Les cinémas d’Afrique des années 2000 : perspectives critiques, Paris, Ed. L’Harmattan, 2012) « innove face à l’enfermement identitaire et sort des fixations victimaires ».
En l’absence de salles de cinéma dans de nombreux pays d’Afrique, quelles sont les conditions de l’émergence de cette nouvelle génération de documentaristes sur le continent ? Quelle est la spécificité de leurs regards par rapport à ceux de leurs aînés cinéastes ? Quelles sont les relations possibles dans les projets de coopération internationale ? Comment travailler ensemble ? Quels rapports d’interdépendance sont souhaitables ?

Cette rencontre a été modérée par Thierno Ibrahima Dia, chercheur sénégalais en art et critique de cinéma.

Intervenants : 
• Sani Magori (réalisateur et producteur nigérien) 
• Alassane Diago (réalisateur sénégalais) 
• Faissol Fahad Gnonlonfin (réalisateur et producteur béninois) 
• Amina Zoubir (vidéaste plasticienne) 
• Africadoc Benin (association de formation et de diffusion au Bénin) 

En partenariat avec Africiné

Enregistré aux Ateliers Varant le 16 novembre 2013 dans le cadre du Festival des Nouveaux Cinémas Documentaires #3

Une transcription traduite en français et en arabe sera très prochainement disponible sur le site