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Phone [carte blanche à bela part.3]

 

Troisième volet de la carte blanche à bela:

 

Phone [carte blanche à bela part 3]

 

La pratique de la musique comme outil

de résilience en milieu hostile;

 

Privé de son ordinateur personnel,

son principal outil de travail (interdit dans

l’enceinte de la base militaire),

bela recourt au système D afin de

continuer à faire de la musique,

pratiquant la contrainte.

Dans la publication précédente

(cl4ss1f13d [carte blanche à bela part 2] ),

c’est en utilisant l’autoradio d’un camion

de ravitaillement de carburant pour les

avions de chasse qu’ille avait enregistré

un mix; ici c’est à l’aide de son

smartphone clandestinement introduit

dans l’enceinte du complexe militaire et

d’application rudimentaires dédiées

à la création musicale qu’ont été

façonnés les morceaux qui composent

cette pièce sonore.

Tels des courts poèmes, ils révèlent une

pratique régulière voir quotidienne,

qui approfondit un peu plus la relation

intime entretenue avec la musique,

qui préserve, protège et soigne, dans

un environnement subi et violent.

 

[english]

 

Third opus of bela’s Carte blanche:

Phone [carte blanche à bela part 3]

Creating music as a tool of resilience

in hostile grounds.

Deprived of personal computer and

principal work tool (forbidden inside the

military base), bela are  compelled to create

with the very less, under constraint.

In the previous post

(cl4ss1f13d [carte blanche à bela part 2] )

they recorded a mixtape

using an aircraft supply truck’s radio.

Since a few months, bela crafted a series of

tracks, with a rudimentary music app on

their secretly kept cellphone.

The following sound piece is compilation of

these short poems, that reveal a very regular

or even daily practice.

It intensifies the intimate relationship

with music, developed in the previous parts

of this carte blanche, and its capacity to

preserve, protect and heal in an endured

and violent environment.

 

 

composé et mixé par bela

Points-Bascule. Carnet de recherche (Plongée) : Part 1

Le projet Points-Bascule est une création expérimentale issue d’un travail de recherche à long terme mené par le duo d’artistes Julia Borderie et Éloïse Le Gallo. Le projet vise à repenser la cartographie du territoire français par rapport à l’eau – en tant que substance, matière, corps et information. Les artistes se concentrent sur le dialogue et les possibilités de coexistence entre les parties rompues de la carte de France, à savoir les territoires de Métropole et d’Outre-mer, et notamment l’île de La Réunion. L’idée de l’Outremer, point de départ du projet, est prétexte à entamer une réflexion plus globale sur le rapport entre la terre métropolitaine et les régions géographiquement discontinues. Celles-ci mènent leur existence séparément, tout en lui étant liées. Quel est le rapport entre le corps et ses éléments qui se développe en détachement, sans accès direct ?

 

Le projet interroge la méthode de la recherche artistique : de nombreuses rencontres y compris avec des professionnels – hydrogéologues, écrivains, musiciens – ont conduit à la constitution d’une archive substantielle de connaissances. Situé au croisement de la production intellectuelle et plastique, le projet examine l’eau-matière en tant que substance existante en rapport anthropologique avec les territoires qu’elle baigne.

 

Alliant les différents types de connaissance, du scientifique à l’ésotérique, Borderie et Le Gallo tissent le récit des divers témoignages sans pour autant tomber dans la documentation. Elles se servent du cadre du projet comme d’un dispositif, une table ronde qui réunit des invités avec des parcours variés, leurs histoires et experiences, leurs angoisses et fantaisies, leurs rêves et visions du futur. Avec beaucoup d’empathie, les artistes donnent à entendre les voix des autres, en attirant l’attention sur des questions cruciales de la société contemporaine vue de différents angles.

 

Cette deuxième publication évoque différents dimensions de déplacement – sous l’eau, dans le vortex, vers l’horizon qui ne s’approche pas.

Artistes : Julia Borderie & Éloïse Le Gallo

Curatrice : Ekaterina Shcherbakova

Compositeur, musicien, designer sonore : Martin Balmand
Première publication avec les voix de :
Christine Confiance
Jean-Pascal Quod
Mato Sapa
L'île de La Réunion – l’Hexagone
 2016-2018

Architecture, numérique, genre : la possibilité de spatialités queer ?

[Noisy-le-Sec • La Galerie]

 

Jean-Charles de Quillacq reçoit son cousin, Eric de Thoisy, « Architecture, numérique, genre : la possibilité de spatialités queer ? »

 

Dans sa lecture du travail de Eric de Thoisy, Vanessa Desclaux évoque la dimension spatiale de termes aujourd’hui employés pour décrire les sexualités : orientation, straight, queer, etc. Parallèlement, on voit émerger de nombreuses architectures décrites comme féminines, utérines voire vaginales.

 

Le rapport entre genres / sexualités et espace serait-il décisif ? L’histoire que veut démonter la philosophe féministe Donna Haraway est celle d’un « homme dans l’espace » (Manifeste Cyborg) ; le passage à la culture numérique du cyborg est alors, selon elle, le moment de l’émergence d’ « accouplements fâcheux ». Quelle en serait l’architecture ? Le “ jeu de l’imitation ” (autre résonance avec le travail de Jean-Charles de Quillacq) proposé par le mathématicien Alan Turing, pionnier de la culture numérique, est peut-être le point de départ d’une nouvelle pensée queer de l’espace.
 

Émilie Renard avec Jean-Charles de Quillacq, conversation

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jusque-là, ma langue reposait dans ma bouche comme si de rien n’était. Puis on a parlé d’elle et elle a pris un certain poids, occupé un certain volume dans ma bouche. Elle est devenue une chose à part, en partie visible et en partie invisible, pas tout à fait en moi ni tout à fait à moi. « La langue de ma bouche », c’est aussi une langue qui fourche, qui se fait entendre avant de se faire comprendre, une créature indépendante douée de parole, un instrument émetteur avec sa propre technique. Cette langue-là n’est plus si familière à cette bouche qui est la sienne et qui est la mienne.

Une conversation avec Jean-Charles de Quillacq et Émilie Renard

Enregistré par l'équipe de la r22 Tout-monde le 17 mars 2018 à la Galerie.

De nos âmes arrimées

[Tout-monde]

 

Un voyage au cœur d’un chant mystique dédié aux sortilèges de l’extase. Deux entretiens s’arc-boutent sur une énigme électro-modulée, des fragments de voix irisent l’espace… Ces déflagrations oniriques évoquent à la fois les pratiques d’un magnétiseur au souffle vital et le bois sacré utilisé par les Pygmées lorsqu’ils pratiquent le rite du Bwiti. Ce rite renoue avec un dialogue perdu où la chair se frotte à la mort imminente.

 

Le voyageur accède à un état intérieur d’extralucidité par la prise d’un psychotrope naturel : la racine de l’iboga. Les conséquences psychiques de cette connexion mystique bouleversent la vie entière de l’initié – la mort se liquéfie, le corps se délivre de la nuit, les os humains inversent leur vieillissement par le rire, la bave, le souffle… Une guérison par l’extase.

Évasion documentée de Sigolène Valax
pour le premier numéro de la revue Jef Klak – Marabout (toujours disponible en librairie)
Avec Laurent Dubouchet et Pierre Yonas.

[Nanterre • France]
 
Angela Davis & Tariq Ali en conversation avec Françoise Vergès et Marcus Rediker

 

Deux immenses personnalités du militantisme et de l’activisme ont été réunies pour une soirée: Angela Davis, mondialement connue pour sa lutte contre le racisme, le sexisme et le système carcéral américain, et Tariq Ali, farouche opposant à la dictature militaire du Pakistan, devenu figure de la gauche internationale et écrivain. Tous deux on conversé avec la chercheuse et militante Françoise Vergès, l’historien Marcus Rediker et le public du Théâtre Nanterre-Amandiers.

 

Tous deux ont parlé du néolibéralisme, de la destruction systématique de pays du Sud global par les guerres des USA, de la Palestine, du nécessaire soutien à BDS, du féminisme abolitionniste, de la musique… Une discussion à écouter en anglais et en français. 

 

Global 68 est une série de conférences organisées par Françoise Vergès, Marcus Rediker, Oscar Guardiola-Rivera et Sylvie Robic, grâce au soutien du Collège d'études mondiales (FMSH), de l'Université de Pittsburgh, du Birkbeck College (Université de Londres) et de l’Université de Paris-Nanterre.

La traduction de cette conférence a été assuré par Nacira Guénif-Souilamas et Geoffrey Pleyers.

Enregistré au théâtre Nanterre-Amandiers le 3 mai 2018.

[Paris 10e • France]

 

En perçant la surface et le fond des océans : nouvelles cartographies et terrains de lutte

 

What is Deep Sea Mining? est une web-série de cinq épisodes autour de la question de l’exploitation minière des grands fonds marins, une nouvelle frontière à l’extraction de ressources au fond de l’océan annoncée pour les prochaines années. Les perspectives ouvertes par cette forme d’exploitation minière nouvelle et expérimentale réactualisent la mentalité coloniale et la mentalité du pionnier et redéfinissent les économies extractivistes pour le siècle à venir. Cette web-série aborde différents problèmes liés à ce procédé, de la question des ressources politiques à celle d’une gouvernance de l’océan par des organismes internationaux, invitant au passage à une «économie bleu» tout en s’efforçant à défendre une connaissance viable des eaux profondes, de leurs espèces et de leurs ressources en grande partie non-cartographiées et non-étudiées.

 

Plus d’informations sur Black Lens

Enregistré le 30 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

Black Lens | « Prologue » (work in progress) de Rachel O’Reilly

[Paris 10e • France]

 

En perçant la surface et le fond des océans : nouvelles cartographies et terrains de lutte

 

Poète, artiste et critique d’origine australienne, Rachel O’Reilly produit avec Pa.LaC.E (Valle Medina and Benjamin Reynolds) son premier travail d’image en mouvement de son projet de recherche artistique en cours à The Gas Imaginary. Depuis 2013, à travers la poésie, le dessin collaboratif, ainsi qu’un ensemble de conférences publiques et de projections de l’histoire du cinéma, The Gas Imaginary a schématisé le drame de l’installation et de la mise en désordre politique produit par l’extraction de gaz non conventionnelle (fracking), alors qu’elle se déployait au coeur de la Nouvelle Économie – en Australie, entre le port de Gladstone la ville natale de l’artiste dans le Queensland (qui fut quatre mois durant en 1847 la capitale d’une colonie de l’Australie du nord) et les zones agraires dans l’arrière pays de la côte est de l’Australie. L’industrie menace aujourd’hui les communautés Aborigène isolées du centre du pays où, dix ans auparavant, l’intervention du Territoire du Nord conduisait à une expropriation des terres à grande échelle.

 

Considérant la différence entre les techniques d’extraction modernes (verticales) et les techniques non conventionnelles (en rhizome) qui posent des défis aux citoyennetés colonialistes, le projet d’O’Reilly relie la mine au développement portuaire, la terre à l’océan, et examine les contradictions des idéaux démocratiques et de justice des propriétaires matériels sous un colonialisme de peuplement.

 

Plus d’informations sur Black Lens

Enregistré le 30 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.