▼ Mois
▼ Auteur-s
▼ Programme
▼ Catégorie
 

Black Lens | La conférence de Berlin et la naissance des pellicules Kodak : matérialité guerrière des images

[Paris 10e • France]

 

Echapper, se cacher, lutter dans l’ombre : Opacité, transmission et toxicité

 

La conférence explore quelques technologies de la vision – images, surveillance, catégories, terreur, représentation – qui nous éclairent sur le contexte historico-géographique du travail effectué par le film documentaire du PAIGC. Elle se penche notamment sur la conférence de Berlin, les innovations de Kodak en termes de pellicules et de développement, les usages impérialistes du combat contre l’esclavagisme, et les impératifs scopiques du colonialisme et de l’apartheid. Qu’en sont les contradictions et comment l’héritage du PAIGC peut-il nous aiguiller dans la poursuite d’une pratique décoloniale qui anime la conscience en rejouant l’expérience?

 

Plus d’informations sur Black Lens

Enregistré le 29 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

Black | Météorisations (Humble dérive d’Humus) — l’héritage matérialiste d’Amilcar Cabral

[Paris 10e • France]

 

Echapper, se cacher, lutter dans l’ombre : Opacité, transmission et toxicité

 

La lecture des écrits agronomiques d’Amilcar Cabral met en lumière les sous-sols d’une syntaxe émancipatrice, qui se performera par la suite dans une guérilla de lutte et de langage. En ces temps troublés, elle vient à point nommé nous entretenir d’un rassemblement des humbles qui réhabilitent le sol comme une rhizophère riche en être animés et en inscriptions de l’oppression. Un lieu à restituer afin de régénérer une multitude à venir qui a été morcelée par l’ingénierie violente de la Capitalocène. Cette interprétation, qui se déploie à partir des hypothèses de l’agronaute Amilcar Cabral, s’aventure à travers les cosmologies du sol, les mésologies, les météorisations, les zones de conflit entre la pierre et l’air, le composte en celluloïde, les consommations impériales? – la question du sucre. Et pose la question des questions qu’il importe de se poser.

 

Plus d’informations sur Black Lens

Enregistré le 29 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France]

 

Echapper, se cacher, lutter dans l’ombre : Opacité, transmission et toxicité

 

Discussion avec Bonaventure Son Bejeng Ndikung autour des interventions de Jepthé Carmil, Nadia Yala Kisukidi, Nadir Khanfour et Olivier Marboeuf. 

 

Plus d’informations sur Black Lens

 

 

Transcriptions :
Français

Enregistré le 29 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France] 

 

Partir d’un paradoxe : comment la peau, qui expose à toutes les interpellations policières, à toutes les désignations injurieuses, peut-elle devenir, aussi, le signe d’une hospitalité ? Comment produire théoriquement le nom « noir », pour indiquer, malgré toute une histoire de la violence, la possibilité d’un refuge?

 

C’est au cœur d’une scène imaginée entre les Amériques et l’Europe, saisie par les textes de Césaire, Baldwin et la voix de Jeanne Lee, qu’on tentera de spécifier l’ambivalence, les difficultés, tout comme les potentialités oniriques de l’idée d’ «hospitalité raciale».

 

Plus d’informations sur Black Lens

Enregistré le 29 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France]

 

Echapper, se cacher, lutter dans l’ombre : Opacité, transmission et toxicité

 

Il s’agit ici de penser l’opacité des corps dans le champ politique. Les gestes de voilement et de dévoilement des femmes dans l’Algérie française ont montré les potentialités stratégiques du recouvrement des corps face à l’optique de l’occupant. Harun Farocki en a saisi l’intérêt et prolongé le geste en 1988 avec Images du monde et inscription de la guerre, prenant le film comme espace de sauvetage des histoires fasciste et coloniale de l’Europe moderne. Cette intervention s’intéresse aux gestuelles contemporaines qui tentent d’échapper à l’identification policière, à la reconnaissance faciale et à toute forme d’assignation par la lumière.

 

Plus d’informations sur Black Lens

Enregistré le 29 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France]

 

Echapper, se cacher, lutter dans l’ombre : Opacité, transmission et toxicité

 

Nous traverserons des scènes marronnes à Saint-Domingue. Celles-ci sont vues comme des expériences de subjectivation, c’est-à-dire des moments où, le captif expérimente un usage libre de son corps et tente de créer un espace autre qui participe à la formation d’une nouvelle forme de commun.

 

Ces nouveaux espace-temps, très fugaces parfois instituent des lieux où le corps s’émancipe des cadres exclusivement producteurs implantés par le système plantationnaire. Ils offrent également un autre régime de visibilité et de perception des corps. Il s’agit d’une nouvelle topographie qui modifie le territoire des possibles au sein même de la plantation.

 

Cette lecture a pour enjeu de replacer ces scènes dans une histoire discontinue de la liberté des corps et de leur capacité expressive. J’accompagnerai mon propos d’un fragment de texte retraçant une scène de résistance qui a eu lieu sur un bateau négrier, ce dispositif technico-politique, lequel assure la traversée de l’Atlantique. Puis, à partir d’une archive numismatique, je présenterai la survivance du spectre du marronnage au cours de la seconde moitié du XXème siècle.

 

Plus d’informations sur Black Lens

Enregistré le 29 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

Black Lens | Fabriquer des lieux sûrs, se cacher dans la lumière

[Paris 10e • France]

 

Les lieux sûrs dont nous allons parler, peut-être pour les défaire et les reformer à plusieurs reprises, sont inscrits quelque part. Ils sont parlants à partir de quelque part, mais cette inscription ne dit rien de leur permanence, ils ne sont pas solides et pas toujours là avec la même intensité. Il faut les faire monter. Ce sont des présences à convoquer «sous certaines conditions ». Et ce sont peut-être ces conditions que nous avons cherché, cherchons et allons chercher tout au long de ces conversations, en navigant de la lumière à l’ombre, des mots à ce qui échappe aux mots, des images oubliées à notre manière de les faire revenir. À moins que ce ne soit elles qui reviennent et s’archivent dans nos corps. Le sujet est vaste et nous nous sommes proposés en particulier durant ce séminaire de nous intéresser à la question des différents régimes de visibilité et d’invisibilité possibles pour apprendre à «se cacher dans la lumière ». Pour le dire autrement, les lieux sûrs qui vont nous intéresser ne sont pas des utopies, ils ne sont pas hors du monde dans lequel nous vivons et partage même une part de sa toxicité, au sens où ils prennent leur part d’une histoire commune et parfois douloureuse.

 

Comme il fallait prendre un point de départ pour dessiner une lutte autant que des lieux à habiter, nous avons choisi quelques récits car il sera question tout au long de ces deux jours de manières de raconter et de faire apparaître, de donner forme ou peut-être contours à certaines situations, de faire des cinémas, et de ces cinémas des forces qui engagent. Comme nous ne voulions pas que ces récits soient racontés d’une seule voix, nous avons choisi de fuir la «figure » pour nous intéresser à la «scène » comme espace de la multitude, de la polyphonie, des corps indissociés qui savent et produisent des lieux possibles qui s’enfuient du jour.

 

Plus d’informations sur Black Lens

Enregistré le 29 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France]

 

A l’occasion de l’exposition conjointe des artistes Filipa César et Louis Henderson, «Op-Film: Une Archéologie de l’optique», à l’Espace Khiasma (du 29 mars au 28 avril aux Lilas), Khiasma a présenté Black Lens, séminaire expérimental de deux jours qui s’est déroulé à La Colonie (Paris 10è), les 29 et 30 Mars 2018. Il a mis en dialogue une série de projections, de performances audiovisuelles et de conversations d’artistes et de théoriciens basés en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et au Portugal.

 

Black Lens a été construit comme une longue conversation traversant 4 demi-journées, un espace de travail ouvert où ont été mis en partage des formes et des recherches qui interrogent les conditions d’invention de lieux sûrs (safe spaces) par le geste et le récit, le code et le corps. En suivant les lignes de fuite de l’exposition Op-Film: An Archaeology of Optics, Black Lens a tenté de tracer, au cœur des technologies du visible, le contour d’écologies minoritaires, de formes de vie et de transmission de savoir. De l’humus à l’océan, de l’algorithme au créole, de la surface à la profondeur, où se cristallisent et se dessinent les nouvelles zones de conflit, où s’écrivent et se tissent les voix dont nous avons besoin pour lutter ?

 

Avec : Erika Balsom, Zach Blas, Christa Blümlinger, Jephthé Carmil, The Otolith Group (Kodwo Eshun & Anjalika Sagar), Denise Ferreira da Silva, Ciarán Finlayson, Ayesha Hameed, Onyeka Igwe, Nadia Yala Kisukidi, Nadir Khanfour, Margarida Mendes, Olivier Marboeuf, Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, Arjuna Neuman, Rachel O’Reilly, Lorenzo Pezzani & Charles Heller, Ruth Wilson Gilmore.

 

 

Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

[Querétaro • Mexique]

 

quand, à bord du cargo container le Von Humboldt, Roger, messman philippin, évoque (un peu) sa vie en warai warai, sa langue, qu’il parle en famille et avec ses amis — ailleurs, il parle tagalog, la langue véhiculaire des Philippines ; un mois après, à l’Universitas Gadjah Mada, une étudiante se souvient un peu de son samawa… et quelques mois plus tard, à Querétaro (Mexique), Gloria parle en zapothèque et chante une berceuse, que reprend sa fille. 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

[Philippines]

 

quand, à bord du cargo container le Von Humboldt, Roger, messman philippin, évoque (un peu) sa vie en warai warai, sa langue, qu’il parle en famille et avec ses amis — ailleurs, il parle tagalog, la langue véhiculaire des Philippines ; un mois après, à l’Universitas Gadjah Mada, une étudiante se souvient un peu de son samawa… et quelques mois plus tard, à Querétaro (Mexique), Gloria parle en zapothèque et chante une berceuse, que reprend sa fille. 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

[Yogyakarta • Indonésie]

 

quand, à bord du cargo container le Von Humboldt, Roger, messman philippin, évoque (un peu) sa vie en warai warai, sa langue, qu’il parle en famille et avec ses amis — ailleurs, il parle tagalog, la langue véhiculaire des Philippines ; un mois après, à l’Universitas Gadjah Mada, une étudiante se souvient un peu de son samawa… et quelques mois plus tard, à Querétaro (Mexique), Gloria parle en zapothèque et chante une berceuse, que reprend sa fille. 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

[Fès • Maroc]

 

Dans un Maroc en pleine effervescence à différents niveaux, le paysage des villes change ainsi que le concept d’urbanité et l’appropriation des espaces publics par les individus connaît des mutations remarquables. Les « villes nouvelles » sont des espaces qui accueillent un mode de vie moderne. L’impact des circonstances historiques sur ces espaces ne peut pas être négligé. 

Table ronde : Diversité culturelle dans l’héritage architectural colonial 

00 : 00 : 00 — Mohammed Hamdouni, Introduction
00 : 06 : 18 — Carlos Perez Marin, L’architecture coloniale espagnole à Tetouan 
00 : 52 : 10 — Flore Grassiot, Présentation du projet des itinéraires de Ain Chock Casablanca et le projet Azemmour Memoire du Futur 

 

 

 

Enregistré par Takafes le 26 janvier 2018 à l'institut Cervantes.

[Noisy-Le-Sec • France]

 

Proposé par l’artiste intervenante Céline Drouin Laroche avec l’école élémentaire D’Estienne d’Orves, Noisy-le-Sec, Mme Frisz (CM1)

 

Cet atelier est réalisé dans le cadre du programme 1, 2, 3 Prunelles mis en place par La Galerie à destination des groupes scolaires. Il se présente en trois séances dont deux ayant lieux à La Galerie où les enfants découvre l’exposition en cours et réalisent des ateliers. La dernière séance prend place dans une structure culturelle partenaire.

 

Cet atelier a pour objectif de mener une réflexion autour de la notion d’hospitalité, de sa définition et de ce qu’elle induit. La visite de l’exposition est l’occasion de découvrir les différentes façons dont les artistes présentés s’approprient la question de l’hospitalité dans leurs œuvres.

 

À travers leurs différentes interprétations et leurs ressentis, les enfants débattent du sens de cette notion. Le but de cet atelier est de créer un lieu qui garde en mémoire et transmet le temps d’une saison leurs réflexions à propos de l’hospitalité. Ainsi chaque enfant inscrit au feutre coloré sa propre définition de l’hospitalité sur les murs de la salle d’atelier. Ils doivent également interroger des membres de leur entourage ainsi que différentes personnes, pouvant être des passants et des membres du personnel de La Galerie, afin de leur demander de définir à leur tour la notion d’hospitalité.

Enregistrement et réalisation : Céline Drouin Laroche

Si Di Kubi Public Recording Sessions #2

[Beirut • Liban]

 

Hicham Khalidi écrit, à propos de l’exposition qu’il a réalisé pour la biennale de Sharjah au Beirut Art Center, « l’artiste franco algérien Mohamed Bourouissa a initié une plateforme avec des artistes de Paris et de Beirut, dont DJ SINA, le musicien Sharif Sehnaoui, la photographe Dorine Potel, les artistes Tony Chakar et Ghida Bahsoun. Ensemble ils ont conçu des compilations musicales qui interrogent directement les mécaniques néolibérales qui sous-tendent la production musicale, proposant une approche plus collaborative et open-source de la notion de droits d’auteur.

 

Chacun des albums ainsi produits détermine une thématique liée au langage, à la gentrification, à l’économie, et sera redistribuée dans les circuits informels de la distribution et de l’échange. »

 

Les enregistrements mensuels ont eu lieu dans l’installation dont Mohamed Bourouissa a été l’instigateur, et ont ainsi intégré une forme de collection permanente, amplifiant ainsi le répertoire musical mis à disposition du public pour qu’il se l’approprie et qu’il entre en relation avec ses contenus.

Enregistré par Mohammed Bourouissa

[Les Lilas • France]

Dans le cadre d’une invitation de l’Université Paris 1 – Ecole des arts de la Sorbonne, l’Espace Khiasma a eu le plaisir d’accueillir l’anthropologue et théoricienne américaine Elizabeth Povinelli pour une soirée autour des films récents du Karrabing Film Collective.

Povinelli a développé depuis de longues années une collaboration avec une communauté indigène de Nord de l’Australie qui a nourri ses recherches les plus ambitieuses. Avec Karrabing Film Collective, ils ont inventé un espace cinématographique unique et baroque, jouant habilement de la satire et déjouant l’Histoire officielle et les lois de l’Etat australien pour défendre leur identité, revendiquer leurs droits et la puissance de leur imaginaire.

Durant cette soirée où a été projetés deux films – Wutharr, Saltwater Dreams (2016, 28:53) et The Jealous One (2017, 29:17) – et évoqué le dernier opus du collectif, Night Time Go, Elizabeth Povinelli a dialogué avec Louis Henderson et Olivier Marboeuf autour des pratiques collectives de cinéma, des enjeux de transmission et d’invention d’autres régimes de l’Histoire à partir des langages et expériences minoritaires.

Enregistré à l'espace Khiasma le 8 mars 2018. Mixé par Esther Porylès.

[France]
 
Fiction de Raphaël Mouterde et Élisa Monteil pour le premier numéro de la revue Jef Klak – Marabout (toujours disponible en librairie)
 
Les mauvaises, les dangereuses, les laides, les bannies, les brûlées vives, les noyées : les sorcières. Ces femmes qui dans l’imaginaire commun ont un pouvoir. L’imaginaire commun a suffi aux inquisiteurs pour mettre en place une vaste chasse aux sorcières, aux « praticiens infernaux », atteignant son apogée aux XVIe et XVIIe siècles. Entre 50 et 100.000 personnes périrent : 80% d’entre elles étaient des femmes des classes populaires.
Après l’écrasement, que reste-t-il des femmes, des pratiques, de l’insoumission, des corps ? Il jaillit une lettre, une adresse, un acte, un geste.
 
 

Avec les voix de Christine Monot, Éric Thannberger, Josiane Berthias, Camille Ducellier, Anouk, Lorca, Élisa Monteil et Raphaël Mouterde. Mixé avec François Gueurce.

Extraits de : Onanisme avec troubles nerveux chez deux petites filles, de Démétrius Zambaco, Solin, 1978 (publication originale en 1882, dans L’encéphale) / Malleus Maleficarum (Le marteau des sorcières), de Henri Institoris et Jacques Sprenger, publié à Strasbourg en 1486 ou 1487 / Sorcières mes sœurs, film de Camille Ducellier, 2011.

Noise La ville / Carte de visite sonore

[Île de France • France]

 

Noise La Ville, c’est une communauté d’étudiants et jeunes diplômés réunie par la vision d’un village urbain où s’expriment de multiples cultures.

 

Animée par une quinzaine de membres actifs, elle se rassemble autour d’un webzine participatif et d’un attirail d’événements fédérateurs : apéros, débats, expositions, projections, ateliers… Depuis trois ans ces activités disséminées tout au long de l’année culminent et se rencontrent au mois de mars dans le cadre du Noise Festival.

 

Pour la cinquième année consécutive, Noise la Ville vous invite à son festival dédié aux cultures de la ville ! Quatre jours et six lieux qui accueilleront concerts, club, conférences, débats, performances et projections, entre Paris, Villejuif et Saint-Denis.

Webzine : http://www.noise-laville.fr

Interview: Yveline Ruaud
Prise de son / Mixage: Esther Poryles
Musique: Anitek – Broke Inside My Mind ft. Ellie Griffiths

[Noisy-Le-Sec • France]

 

“ Le Dokidoki du benoubek ” atelier par l’artiste intervenante Anna Principaud, avec la classe de CE1 de Mme Dubois et Mme Morin, Ecole élémentaire Paul Langevin, Noisy-le-Sec.

 

Cet atelier est réalisé dans le cadre du programme 1, 2, 3 Prunelles mis en place par La Galerie à destination des groupes scolaires. Il se présente en trois séances dont deux ayant lieux à La Galerie où les enfants découvre l’exposition en cours et réalisent des ateliers. La dernière séance prend place dans une structure culturelle partenaire.

 

A partir de la thématique de la saison 2017-2018 portant sur l’hospitalité, l’atelier propose aux enfants de s’ouvrir à de nouvelles langues et sonorités. Ils y découvrent des mots issus de langues venant du monde entier et n’ayant pas d’équivalent en français.

 

Par groupe de deux, les enfants adoptent un mot sans en connaître le sens. Ils en apprivoisent le son à travers différents petits jeux puis la définition leur est révélée.
Ils s’approprient le sens de ce mot à travers le dessin puis tentent, avec leurs propres mots de le transmettre, à travers un enregistrement audio, aux noiséens.

 

Mots enregistrés par la classe de Mmes Dubois Morin, CE1, école Langevin, Noisy-le-sec


1 – Schizzinoso (italien)

2 – Pienka (russe)
3 – Alhourak (arabe)
4 – Dor (roumain)
5 – Karat (arménien)
6 – Saudade (portugais)
7 – Bob (anglais)
8 – Honuhonu (hawaiien)
9 – Orrugu (basque)
10 – Metanoïa (grec ancien)
11 – Termangu-mangu (indonésien)

Source ayant nourrie l’atelier : Les mots qui nous manquent de Yolande Zauberman et Pauline Spiechowicz
Enregistrement et réalisation : Anna Principaud