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[Montreuil • France]

 

En 2006, Google lance « Search History » ; la nouvelle fonctionnalité semble bénéficier plus au géant du web qu’aux internautes puisqu’il s’agit de stocker les recherches qu’ils émettent via le moteur de recherche.

 

Depuis plus de dix années l’artiste Albertine Meunier, qui a fait des usages en ligne sa matière première, compile scrupuleusement la trace de ses recherches. Cette somme immense, étrange, poétique, dérangeante, intime et connectée s’incarne, hors de son ordinateur en une forme publiée et en une forme performée. 

Evénement enregistré dans le cadre de l’exposition « En fuyant ils cherchent une arme 1/3 : des surfaces dénuées d’innocence » de la commissaire en résidence Stéphanie Vidal.

Passagers clandestins : Laura Huertas Millán : Voyage en la terre, autre­ment dite

[Paris • France]

 

Projection et dis­cus­sion avec l’artiste autour de son film.

 

Accompagnant les conquê­tes impé­ria­les, les récits de voya­ges d’explo­ra­tion natu­relle et eth­no­gra­phi­que par­ti­ci­pent à l’inven­tion des ter­ri­toi­res colo­ni­sés. La récur­rence de cer­tains tropes, une dra­ma­tur­gie pres­que géné­ra­li­sée qui laisse surgir ce monde nou­veau pour les Occidentaux, laisse per­ce­voir à quel point les atten­tes des voya­geurs impé­riaux façon­nent leur objet.

 

Voyage en la terre autre­ment dite se base sur un corpus large de ces récits d’explo­ra­tions et s’inter­roge sur la per­sis­tance des ima­gi­nai­res exo­ti­sants dans le cinéma contem­po­rain. Il est entiè­re­ment tourné dans le huis clos d’une serre équatoriale à Lille, cons­truite en 1970 par l’archi­tecte Jean-Pierre Secq. Tout comme il reve­nait aux « eth­no­lo­gues en fau­teuil » (arm­chair eth­no­lo­gists) de cano­ni­ser un savoir sur les terres colo­ni­sées et leurs habi­tant.e.s, l’ima­gi­naire des Amériques se com­pose ici au tra­vers de récits qui pré­fi­gu­rent le regard. Le film inves­tit cet ima­gi­naire et vient aus­si­tôt le dés­ta­bi­li­ser en intro­dui­sant des déca­la­ges, des camou­fla­ges et des irri­ta­tions, mineu­res et majeu­res.

 

Laura Huertas Millán (1983) est une artiste et réa­li­sa­trice franco-colom­bienne. Elle est diplô­mée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et du Fresnoy et détient un doc­to­rat d’art et de créa­tion por­tant sur les fic­tions eth­no­gra­phi­ques (ENS Ulm, Beaux-Arts de Paris). En 2014 elle a été cher­cheuse invi­tée au Sensory Ethnography Lab. Entre 2014 et 2017, elle a été cher­cheuse invi­tée au Film Study Center de la Harvard University. Ses films sont dif­fu­sés au cinéma et dans des ins­ti­tu­tions artis­ti­ques. Son der­nier film, Sol Negro (2016) a été récom­pensé au FIDMarseille (France), à Doclisboa (Portugal) et au Fronteira Film Festival (Brésil). Les tra­vaux de Laura Huertas Millán entre­la­cent les genres, mêlant docu­ments et dif­fé­ren­tes formes de fic­tion. Utilisant l’écriture comme une exten­sion de sa pra­ti­que ciné­ma­to­gra­phi­que, elle a récem­ment publié dans Spike Art Quarterly en col­la­bo­ra­tion avec Raimundas Malasauskas.

Passagers clan­des­tins — Teresa Castro : Le cinéma et quel­ques-unes de ses fables végé­ta­les (Discussion)

[Paris • France] 

 

Au cinéma, le végé­tal s’anime : les arbres dan­sent, les cham­pi­gnons fré­mis­sent et les fleurs tour­noient. Grâce à ses res­sour­ces expres­si­ves et à sa puis­sance fabu­la­trice, le cinéma – médium de la moder­nité et avatar de l’objec­ti­vité – devient ainsi, et para­doxa­le­ment, le divul­ga­teur de « l’âme végé­tale », bou­le­ver­sant les fron­tiè­res du vivant et engen­drant des inten­tion­na­li­tés plus ou moins sur­pre­nan­tes. En par­tant de quel­ques exem­ples très divers, du cinéma scien­ti­fi­que aux films de série B, cette pré­sen­ta­tion se pro­pose d’explo­rer quel­ques-unes des fables végé­ta­les fabri­quées par le cinéma, en met­tant l’accent sur la façon dont celles-ci asso­cient par­fois le végé­tal et le fémi­nin.

 

Teresa Castro est Maître de confé­ren­ces en études ciné­ma­to­gra­phi­ques et audio­vi­suel­les à l’uni­ver­sité Sorbonne Nouvelle – Paris 3. Ancienne cher­cheuse post-doc­to­rante au musée du quai Branly et au Max Planck Institute for the History of Science de Berlin, elle a publié La pensée car­to­gra­phi­que des images. Cinéma et culture visuelle (2011) et codi­rigé avec Maria do Carmo Piçarra (Re)ima­gi­ning African Independence : Film, Visual Arts and the Fall of the Portuguese Empire (2017). Sa recher­che actuelle porte sur les liens entre cinéma et ani­misme.

Passagers clan­des­tins — Teresa Castro : Le cinéma et quel­ques-unes de ses fables végé­ta­les

[Paris • France] 

 

Au cinéma, le végé­tal s’anime : les arbres dan­sent, les cham­pi­gnons fré­mis­sent et les fleurs tour­noient. Grâce à ses res­sour­ces expres­si­ves et à sa puis­sance fabu­la­trice, le cinéma – médium de la moder­nité et avatar de l’objec­ti­vité – devient ainsi, et para­doxa­le­ment, le divul­ga­teur de « l’âme végé­tale », bou­le­ver­sant les fron­tiè­res du vivant et engen­drant des inten­tion­na­li­tés plus ou moins sur­pre­nan­tes. En par­tant de quel­ques exem­ples très divers, du cinéma scien­ti­fi­que aux films de série B, cette pré­sen­ta­tion se pro­pose d’explo­rer quel­ques-unes des fables végé­ta­les fabri­quées par le cinéma, en met­tant l’accent sur la façon dont celles-ci asso­cient par­fois le végé­tal et le fémi­nin.

 

Teresa Castro est Maître de confé­ren­ces en études ciné­ma­to­gra­phi­ques et audio­vi­suel­les à l’uni­ver­sité Sorbonne Nouvelle – Paris 3. Ancienne cher­cheuse post-doc­to­rante au musée du quai Branly et au Max Planck Institute for the History of Science de Berlin, elle a publié La pensée car­to­gra­phi­que des images. Cinéma et culture visuelle (2011) et codi­rigé avec Maria do Carmo Piçarra (Re)ima­gi­ning African Independence : Film, Visual Arts and the Fall of the Portuguese Empire (2017). Sa recher­che actuelle porte sur les liens entre cinéma et ani­misme.

[Paris • France]

 

À l’époque où la bota­ni­que fai­sait partie inté­grante des explo­ra­tions trans­at­lan­ti­ques, la jeune pay­sanne et her­bo­riste Jeanne Baret se tra­ves­tis­sait en valet de son maitre et amant, le bota­niste Philibert Commerson, et embar­quait à bord de L’Étoile, l’un des navi­res de l’expé­di­tion de Bougainville (1766-1769). Voyageuse impé­riale, ce per­son­nage clé de l’expo­si­tion de Candice Lin, A Hard White Body (Un corps blanc exquis), occupe une place trou­ble et ambi­guë : par son voyage, elle reven­di­quait la pos­si­bi­lité d’un hori­zon de vie alors défendu aux femmes. Cependant, elle contri­buait par là à l’entre­prise impé­riale de conquête du monde ainsi qu’à la colo­ni­sa­tion du savoir par la clas­si­fi­ca­tion des plan­tes qu’elle col­lec­tait dans les Amériques et les îles de l’océan Indien.

 

L’acti­vité de Baret amène au cœur de la connexion entre plan­tes et empire, entre projet occi­den­tal et mas­cu­lin de domi­na­tion et résis­tan­ces rusées, mul­ti­ples et pra­ti­ques. Établissant des connexions trans­at­lan­ti­ques, les voya­ges d’explo­ra­tions ne se résu­maient jamais à des cir­cu­la­tions à sens unique. Au contraire, parmi les pas­sa­gers clan­des­tins se trou­vent outre les humains voya­geant en cachette, ou sous cou­vert d’une iden­tité emprun­tée, des grai­nes, des semen­ces, des bac­té­ries et virus, des plan­tes et ani­maux qui se dis­sé­mi­nent de part et d’autres de l’océan. Puissances indomp­ta­bles, ces corps sans pas­se­ports ni fiche d’inven­taire débor­dent la volonté de mai­trise, se par­sè­ment, s’incrus­tent et se démul­ti­plient en inte­rac­tion avec leurs terres d’accueil.

[Noisy-le-Sec • France]

 

Une conférence de Marie Canet, curatrice et critique d’art, avec les artistes Jean-Charles de Quillacq et Brice Dellsperger.

 

A eux trois, ils articulent la question des doubles corporels dans le travail des deux artistes Jean-Charles de Quillacq et Brice Dellsperger et leurs échos dans des sources cinématographiques qui les accompagnent. Le double dans la représentation pose aussi la question de la répétition et de la similitude comme lieux de mise en boucle et de familiarité.

Enregistrement réalisé le 3 février 2018 dans le cadre de l'exposition « La langue de ma bouche » au sein de la saison « Une maison de poussière, une maison de pierre, une maison de… » au centre d'art la Galerie de Noisy-le-Sec.

[Les Lilas • France]

[Discussion avec le public]

 

L’Autre émission, l’émission de L’Autre musique propose un temps de dialogue, une rencontre entre deux approches pour faire émerger savoirs, nouveaux questionnements et lignes de fuite.

 

Notre première émission interroge la notion de capture. Christian Lallier et Mélodie Drissia Tabita (Lab’AF – Laboratoire d’anthropologie filmée) présenteront leur pratique de l’anthropologie filmée et confronteront leurs réflexions avec Emmanuelle Gibello, artiste sonore, et Anne-Flore Cabanis, plasticienne.

 

Prises de son, enregistrements, captations… autant de termes communs aux arts sonores, aux arts visuels et à l’anthropologie filmée que cette émission se proposera d’ausculter pour retourner à l’atelier et au laboratoire avec des questions nouvelles.

 

Émission enregistrée à l'espace Khiasma le 2 février 2018. Mixé par Frédéric Mathevet.

[Les Lilas • France]

 

L’Autre émission, l’émission de L’Autre musique propose un temps de dialogue, une rencontre entre deux approches pour faire émerger savoirs, nouveaux questionnements et lignes de fuite.

 

Notre première émission interroge la notion de capture. Christian Lallier et Mélodie Drissia Tabita (Lab’AF – Laboratoire d’anthropologie filmée) présenteront leur pratique de l’anthropologie filmée et confronteront leurs réflexions avec Emmanuelle Gibello, artiste sonore, et Anne-Flore Cabanis, plasticienne.

 

Prises de son, enregistrements, captations… autant de termes communs aux arts sonores, aux arts visuels et à l’anthropologie filmée que cette émission se proposera d’ausculter pour retourner à l’atelier et au laboratoire avec des questions nouvelles.

 

Émission enregistrée à l'espace Khiasma le 2 février 2018. Mixé par Frédéric Mathevet.

[Les Lilas • France]

 

Près de 5 ans se sont écoulés depuis la première conversation publique d’Ismaïl Bahri à Khiasma. Des moments de partage de ses expériences, de ses doutes et tâtonnements, les premières versions de certaines pièces importantes; d’autres qui ne verront finalement jamais le jour. Tous ces instants fragiles ont contribué à faire des Lundis de Phantom un programme particulier. Depuis, le travail d’Ismaïl s’est déployé et a donné lieu à des expositions de la Biennale de Sharjah au Jeu de Paume entre autres pendant que le film Foyer, né de l’exposition « sommeils » à Khiasma faisait le tour du monde et récoltait de nombreux prix. Ce fût donc un plaisir particulier d’accueillir de nouveau Ismaïl Bahri en ouverture de la nouvelle année des Lundis de Phantom. Une nouvelle histoire commença, un fil de conversations jamais interrompu se poursuivit en prenant comme point de départ les possibilités d’une tempête.

 

« J’imagine une main immobile dans la tempête. De la poussière, de la brume, de la bruine. Une main qui résiste dans le vent. Le geste dont tu parles, ça suppose une main quand même… On aimerait que les éléments et phénomènes météos dessinent le geste par eux-mêmes. La main pourrait être le motif, mais le geste appartiendrait au milieu. »

Extrait d’une réponse de Simon Quéheillard à Ismaïl Bahri à propos d’un préparatif d’expériences dont ce Lundi de Phantom donnera à entrevoir les premiers développements.

Enregistrement réalisé à l'espace Khiasma le lundi 29 janvier 2018. Mixé par Esther Porylès

Lundi de Phantom n°31 : Ismaïl Bahri (discussion)

[Les Lilas • France]

 

Près de 5 ans se sont écoulés depuis la première conversation publique d’Ismaïl Bahri à Khiasma. Des moments de partage de ses expériences, de ses doutes et tâtonnements, les premières versions de certaines pièces importantes; d’autres qui ne verront finalement jamais le jour. Tous ces instants fragiles ont contribué à faire des Lundis de Phantom un programme particulier. Depuis, le travail d’Ismaïl s’est déployé et a donné lieu à des expositions de la Biennale de Sharjah au Jeu de Paume entre autres pendant que le film Foyer, né de l’exposition « sommeils » à Khiasma faisait le tour du monde et récoltait de nombreux prix. Ce fût donc un plaisir particulier d’accueillir de nouveau Ismaïl Bahri en ouverture de la nouvelle année des Lundis de Phantom. Une nouvelle histoire commença, un fil de conversations jamais interrompu se poursuivit en prenant comme point de départ les possibilités d’une tempête.

 

« J’imagine une main immobile dans la tempête. De la poussière, de la brume, de la bruine. Une main qui résiste dans le vent. Le geste dont tu parles, ça suppose une main quand même… On aimerait que les éléments et phénomènes météos dessinent le geste par eux-mêmes. La main pourrait être le motif, mais le geste appartiendrait au milieu. »

Extrait d’une réponse de Simon Quéheillard à Ismaïl Bahri à propos d’un préparatif d’expériences dont ce Lundi de Phantom donnera à entrevoir les premiers développements.

Enregistrement réalisé à l'espace Khiasma le lundi 29 janvier 2018. Mixé par Esther Porylès

[Les Lilas • France]

 

Quoi de mieux que les voyages dans la langue française du collectif Rester. Etranger. entre chansons inachevées et tutoriel pour voyageurs venus d’ailleurs comme ouverture pour le festival Relectures. Archipels de papier, journal de bord sans boussole et histoires plein les bouches s’installent pour une soirée à Khiasma. Viens. Venez !

 

Avec (ou sans) Barbara Manzetti, Hassan Abdallah, Hussein Abdallah, Abdelaziz Abdulkarim, Barbara Coffy, Audrey Gaisan Doncel, Omar Harouone Aboubakr, Hélène Iratchet, Abdellah Ismail, Michel Maurice Lode, Héloïse Pierre-Emmanuel, Masri Omar, Baris Yarsel, Chloé Schmidt, Bartolomeo Terrade, Eric Yvelin, et leurs invités. 

 

 

Il se trame entre nous une espèce de famille. Soudaine et irrégulière elle habite toutes les fractures ostensibles. Elle s’organise dans les transitions. Elle est transition. Elle est relais. Elle est mère. Elle est fils. Elle est Bonjour les amis. Elle résilie les chimères des identités assignées. Elle est pays. Rester. Étranger. Trouver dans la forme d’un livre l’hospitalité absolue dans la langue.

 

 

Venez. VENEZ                                                                                                                                                                 Restez. Étrangers                                                                                                                                                           Art. Viens.                                                                                                                                                                       Art. Va                                                                                                                                                                                 Au plus près.                                                                                                                                                                            Au loin.                                                                                                                                                                               Artiste. Viens

Enregistrement réalisé le 5 octobre 2017 à l'espace Khiasma dans le cadre de la 18ème édition du festival Relectures. Montage et mixage réalisé par Esther Poryles.

[ Tout-monde ]

 

2018 on joue partout ! Dans la rue, les places et les squares aux quatre coins du monde, ça rit, ça chante et ça crie! Cabiria Chomel nous fait écouter ici des prises de son aux origines diverses qui s’entremêlent et qui créent un paysage mouvant où l’enfance donne le rythme. 

 

« Que l’espace du dehors soit celui du jeu, de l’enfant en transe et de ses règles éphémères. Que l’on passe de place en place comme une comptine te mène de mot en mot, c’est comme ça que l’envie est née. J’ai alors lancé un appel aux amis des ondes, à ceux qui ont toujours un enregistreur dans la poche pour rassembler ces sons d’enfants qui jouent dans l’espace public. J’ai reçu avec générosité de la délicatesse et de l’énergie brute, des instantanés, beaucoup de cris et de rires. Il a ensuite fallu tisser l’ensemble douce ment et soigneusement, pour que ces terrains de jeux aux quatre coins de la planète, entrent en résonance. »

 

Avec, par ordre d’apparition dans la pièce, les prises de son de : Marine Bestel [ Dyo • France] – Caroline Fontana et Hamedine Kane [ Jungle de Calais • France ] – Flavien Gillé [ Sal Rei • Cap-Vert ] – Corinne Dubien [ Athènes • Grèce ] – Cabiria Chomel [Molenbeek • Belgique] – Corinne Dubien [ Athènes • Grèce ] – Cyril Mossé [ Nzundu • République Démocratique du Congo ] Céline Della Savia [ Albi • France ] – Cyril Mossé [ Midyat • Turquie ] – Willem Sannen [ Schaerbeek • Belgique] – Felix Blume [ Tanger • Maroc ] – Felix Blume [ Diafarabe • Mali ] – Anna Raimondo [ Casablanca • Maroc ] – Flavien Gillé [ Istanbul • Turquie ] – Chloé Despax [ Toulouse • France ] – Felix Blume [ Malatya • Turquie ] – Cabiria Chomel [ Bruxelles • Belgique ]

Pièce de Cabiria Chomel pour le CD du quatrième numéro de la revue Jef Klak: "Ch'val de course" (toujours en librairie).
Montage : Cabiria Chomel
Mixage : Corinne Dubien
Merci à : Flavia Cahn, Livia Cahn, Lucas Le Bart, Aurélien Lebourg, Guillaume Abgrall, Marie-Noëlle Battaglia, Michelle Fikou, Emilie Mousset, Bastien Hidalgo Ruiz et Roxane Brunet.

Rencontre avec le collectif « A Constructed World »

[Pantin • France]

 

Rencontre avec le collectif d’artistes A Constructed World

 

Connexion bruyante est un projet proposé par l’artiste Hélène Deléan. Cette plateforme radiophonique réunit des communautés d’adolescents qui vont à la rencontre d’acteurs de la vie politique et culturelle contemporaine.

 

Ce programme vise à soulever des enjeux d’appropriation citoyenne des outils numériques comme levier d’émancipation et d’accès à des pratiques artistiques. Il s’inscrit dans le cadre de la convention “Culture et société’’ du Département de la Seine-Saint-Denis.

 

Projet réalisé avec la classe de 4e5 du collège Jacques Prévert de Noisy-le-Sec dans le cadre du dispositif “La Culture et l’art au Collège’’ du Département de la Seine-Saint Denis et avec les adolescents de l’atelier I-LOL-ART.

Enregistrement et montage : Hélène Delean

Quelques années après le désastre nucléaire à Fukushima, une nouvelle île émergeait au large de l’archipel d’Ogasawara, dans le Sud pacifique. Capté entre les îles isolées d’Ogasawara et les champs contaminés de Fukushima, The Voyage Out dresse des ponts spéculatifs entre ces mondes parallèles — un archipel mutant. 

 

“2023” est le troisième épisode de “The Voyage Out Radio Series: 2222 ∞ 2022” réalisé en collaboration avec Nuno da Luz avec la participation de Ayami Awazuhara et Hiroatsu Suzuki. Tendu entre les années 2023 et 2022, ce nouvel épisode interprète une conversation entre deux botanistes de l’archipel d’Ogasawara spéculant sur le futur écologique de la nouvelle île de Nishinoshima. Dans « 2023 », la préservation botanique rencontre des transplantations au sein d’un voyage inter-temporel, où des matériaux documentaires deviennent les sources d’un conte de science-fiction, raconté par des cyborgs fantomatiques hantant une boucle de passé, de présent et de futur.

 

 

2023, audio, 29:30, Ana Vaz & Nuno da Luz, 2018
produit par: Jeu de Paume Espace Virtuel pour l’exposition de Maria Ptqk « À propos du Chthulucène et de ses espèces camarades » en cooperation avec L'Espace Khiasma (www.khiasma.net) et la R22 Tout-Monde (www.r22.fr) dans le cadre de la résidence d'Ana Vaz au sein du programme Plateforme

Concert de Mohamed Bhar

[Les Lilas • France]

 

Alors qu’en janvier, le festival lilasien Cultures d’Hivers mettait la Tunisie à l’honneur,  le ciné-gouter mensuel de Khiasma a été l’occasion de projeter le court-métrage Les Souliers de l’Aïd (Sabbat el Aïd) d’Anis Lassoued et d’inviter le musicien Mohamed Bhar à venir jouer son répertoire engagé et plein de poésie.  

 

Né en 1957 à Ksour Essef, Mohamed Bhar est un auteur-compositeur-interprète tunisien. Il se produit seul, accompagné de son oud et dirige également la chorale de l’association Art et culture des deux rives.

Un concert de Mohamed Bhar.
Mixage : Esther Poryles.

Son sport en robe de chambre (Sport et réalité virtuelle)

[Paris • France]

 

Monsieur Y (prononcé ici « why ») est une personne très atypique, d’un genre assez nouveau et en devenir, car il s’adonne à divers sports mais uniquement en réalité virtuelle.

 

Dans cette narration spéculative, Laurent Bonnotte nous invite durant quelques minutes à nous pencher sur une manière très particulière de considérer les disciplines sportives mais aussi sur un rapport ambiguë entretenu avec les technologies numériques immersives et interactives. Bien que le personnage fictif ici soit un peu extrême, ses confusions ne sont-elles pas parfois partagées par un certain nombre de ses contemporains ?

Pièce réalisée par Laurent Bonnotte.

Politiques des représentations et des sensations sexuelles : épistémologie des porn studies

Un nouveau courant d’étude des représentations sexuelles – les porn studies – émerge dans les années 1980 entre la Grande-Bretagne et les États-Unis, sur les cendres encore chaudes des sex wars qui opposent mouvements anti-pornographie et mouvements anti-censure. Du nu artistique au spam porno, les porn studies prennent à bras-le-corps toutes les formes de représentation sexuelle, sans distinction moraliste ou élitiste. Sans se limiter à l’objet culturel « pornographie », elles renouvellent plus largement les approches féministes des dimensions sexuelles de la culture populaire, des technologies de communication et des industries culturelles et créatives. Nous reviendrons d’abord sur deux moments fondateurs des porn studies : la photographie de l’hystérie de Jean-Martin Charcot vue par Linda Williams et les photographies de nus noirs masculins de Robert Mapplethorpe vues par Kobena Mercer. La présentation de recherches contemporaines sur la pornographie en ligne nous permettra ensuite de comprendre comment les porn studies se déplacent aujourd’hui des enjeux de représentation vers les questions d’affect et de redistribution.

Directeur de l’ouvrage « Cultures pornographiques. Anthologie des porn studies » (Éditions Amsterdam, 2015), Florian Vörös enseigne la sociologie de la culture et de la communication et a réalisé une thèse sur les usages de la pornographie et les constructions de la masculinité à l’IRIS-EHESS.

Enregistré le 4 juin 2015 à l'École du Louvre.

Le paysage en Otomi avec Guadalupe

[Querétaro • Mexique]

 

les autres langues, les langues autres : d’autres sons, d’autres modulations de sens oщ se disent des parcelles de temps et d’espace

alors, prend forme ce qui existe dans un endroit du monde, un endroit oщ ces sons sont compris, sont encore un peu compris. lа, eux seuls permettent de dire sa position au monde, de la comprendre dans la mйmoire de ce qui a été transmis

dans ce deuxième post de « glossolalie/unventer », une des premières langues entendues, il y a quelques mois, au hasard d’une rencontre dans la rue а Malaka, en Malaisie : le baba nyonya, une langue de mélange. ce qui est totalement le signe de toute langue, et du projet « unventer », au croisement des langues

et deux autres langues rencontrées il y a quelques semaines, au Mexique, dans l’Etat de Querétaro, le triqui et le hñäñho. c’est en hñäñho que j’apprends а décrire ce que je vois, le cactus, les pierres, le ciel, la maison, que je fais mes premiers pas ainsi dans la langue, dans la sierra, en plein territoire hñäñho

 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

[Querétaro • Mexique]

 

les autres langues, les langues autres : d’autres sons, d’autres modulations de sens oщ se disent des parcelles de temps et d’espace

alors, prend forme ce qui existe dans un endroit du monde, un endroit oщ ces sons sont compris, sont encore un peu compris. lа, eux seuls permettent de dire sa position au monde, de la comprendre dans la mйmoire de ce qui a été transmis

dans ce deuxième post de « glossolalie/unventer », une des premières langues entendues, il y a quelques mois, au hasard d’une rencontre dans la rue а Malaka, en Malaisie : le baba nyonya, une langue de mélange. ce qui est totalement le signe de toute langue, et du projet « unventer », au croisement des langues

et deux autres langues rencontrées il y a quelques semaines, au Mexique, dans l’Etat de Querétaro, le triqui et le hñäñho. c’est en hñäñho que j’apprends а décrire ce que je vois, le cactus, les pierres, le ciel, la maison, que je fais mes premiers pas ainsi dans la langue, dans la sierra, en plein territoire hñäñho

 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

[Malaka • Malaisie]

 

les autres langues, les langues autres : d’autres sons, d’autres modulations de sens oщ se disent des parcelles de temps et d’espace

alors, prend forme ce qui existe dans un endroit du monde, un endroit oщ ces sons sont compris, sont encore un peu compris. lа, eux seuls permettent de dire sa position au monde, de la comprendre dans la mйmoire de ce qui a été transmis

dans ce deuxième post de « glossolalie/unventer », une des premières langues entendues, il y a quelques mois, au hasard d’une rencontre dans la rue а Malaka, en Malaisie : le baba nyonya, une langue de mélange. ce qui est totalement le signe de toute langue, et du projet « unventer », au croisement des langues

et deux autres langues rencontrées il y a quelques semaines, au Mexique, dans l’Etat de Querétaro, le triqui et le hñäñho. c’est en hñäñho que j’apprends а décrire ce que je vois, le cactus, les pierres, le ciel, la maison, que je fais mes premiers pas ainsi dans la langue, dans la sierra, en plein territoire hñäñho

 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

Entretien avec Narimane Mari : Le fort des fous

[Paris • France]

 

Entretien de Marimane Mari, avec par Olivier Marboeuf, autour de son film Le fort des fous présenté dans le cadre des séances Phantom au MK2 Beaubourg.

 

« Au départ, des Archives des premières expéditions scientifiques coloniales et des campagnes d’apprivoisement menées par les colonisateurs français, l’histoire explore l’héritage du pouvoir et de la domination. Les reconstitutions, les improvisations et les entretiens réalisés avec les habitants d’Alger, Kythira Island et la communauté de Prosfygika à Athènes, réactivent les mémoires comme des stratégies de résistance. » 

 

Inscrits sur les scènes de l’art contemporain et du cinéma émergent, les films qui composent Les Séances Phantom bousculent le vocabulaire et déplacent les frontières du cinéma documentaire. Ce programme récurrent – au MK2 Beaubourg à Paris, à l’Espace Khiasma aux Lilas et dans des cinémas et lieux intermédiaire en région – est l’occasion de donner une visibilité, au-delà des festivals et des biennales, à ces nouvelles écritures qui placent la voix au cœur d’un cinéma de l’inconscient collectif. Chaque projection est suivie d’un échange avec les réalisateurs, modéré par Olivier Marboeuf.

 

 

 

Enregistrement : Guillaume Mahé
Montage et mixage : Esther Poryles