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[Paris • France]

 

A l’occasion du Black(s) to the Future – FESTIVAL #2, nous avons tenté d’explorer ce que peut bien vouloir dire, et sur quelle(s) base(s), aujourd’hui en France et à Paris, « faire communauté ». 

 

Génération née de l’utopie « BLACK BLANC BEUR », une figure et un espace se sont alors dessinés, celles du lascar et de la jungle. « Urbaine ou primaire, zone de rejet et fantastique canopée, la jungle est un espace à partir duquel le statut de l’homme et ses modes d’existences sont invariablement remis en cause : figure sauvage ou conquérante, migrant ou résident, avatar marginal… Le lascar serait lors de ceux qui ont traversé la mer pour n’échouer aujourd’hui qu’en un sens bruyamment péjoratif. Mais si nous lui redonnions la valeur de sa propre définition – soldat, mercenaire, matelot, tapageur… -, ne retrouverait-il pas la capacité d’évoluer et de façonner un domaine qui fut toujours et d’instinct, le sien ? »

avec : Nadia Yala Kisukidi, Olivier Marboeuf + Nadir Khanfour // blackstothefuture.com

44:44 PROJECT [carte blanche à MDBRKN part.1]

 

Cette première carte blanche sur l’antenne

Sept est l’occasion de donner la parole

à l’artiste MDBRKN (Paju, Corée du Sud).

Une exploration du passé, du présent

et du future, à travers la publications de

plusieurs pièces sonores et mixes.

Pour cette première partie, retour sur

le projet 44:44, co-réalisé avec l’artiste

MLCYBABY, et qui avait donné lieu à

une exposition en juillet 2017 dans la

galerie séoulite Archive Bomm.

MDBRKN avait alors réalisé une pièce

sonore de 44 minutes et 44 secondes,

bande son de l’exposition.

 

44:44

 

tétraphobie: aversion ou peur du nombre quatre

 

Depuis l’hiver 2016, MDBRKN et MCLYBABY

ont imaginé dans un aller-retour d’idées la

synthèse et la traduction physique de

plusieurs états émotionnels (anxiété,

dépression, ennui, humiliation, etc.) en

un lieu. les stigmates prennent forme:

éclats de miroir, brindilles, eau de pluie, 

vagues, chantiers de constructions,

ruines…

Un son sans forme propre emplit l’espace

pendant 44 minutes et 44 secondes,

associé à des fragments d’images

répétés. Les sons et les images

combinées convoquent et disposent les

sentiments à nu sur le sol.

 

« Sick of the relentless ennui, she questions

if she is human at all. She quit cussing like

she used to when she‘s exhausted;

it’s empty nowAfter crawling through

a narrow and filthy alley, she finds her

4x4m size room just to fall asleep.

She lost sense of either she is having

a nightmare or standing on her legs in

reality with this intense headache.

Digital clock at the wall reads AM 4:44; 

she looks into the mirror – Is it a ghost or

a mirror? »

crédits sonores : MDBRKN
crédits visuels : MLCYBABY
Sept sur Facebook : @septradio

[France]

 

Mai 2015 — Pour une fois, la Radio Cousue Main n’était pas à la radio mais sur un CD, dans une revue. Pour l’occasion, elle eu la chance de jouer dans un grand studio avec trois micros ; mais fidèles à ses contraintes de jeu, elle a enregistré en une seule prise, dans les conditions du direct et selon un dispositif simple inspiré des débuts de la radio. 

 

Dans les journaux, imprimés ou audiovisuels, sur Internet, on a beaucoup parlé du conflit des Lejaby, en 2012, alors que l’élection présidentielle approchait. Témoignages d’ouvrières, récits journalistiques, justifications économiques, revendications sociales, avis d’experts, discours politiques, comptes-rendus plus ou moins « objectifs » : tous ces mots (et rien que ces mots) récoltés sur Internet ont été agencés dans une partition textuelle pour réactiver « le combat des Lejaby ». Cette partition a servi de base à une improvisation collective de la Radio Cousue Main (voir la partition).

Impro collective sur une trame composée de textes sur les conflits des Lejaby (en particulier pendant l'année 2012) par la Radio Cousue Main, pour le CD du deuxième numéro de la revue Jef Klak : "Bout d'ficelle" (toujours disponible en librairie)

[Tout-monde]

il y a une voix, il y a une autre voix, il y a une voix, une autre encore
de jour en jour, il y a des voix, des voix qui
dans des langues autres
des langues parlées sur de minuscules territoires
des îles, des vallées, des hauts-plateaux
ce sont des voix qui ne sont pas d’un pays
sont au-delà  d’un pays, à une autre échelle
ce sont des voix qu’on n’entend que si l’on est de la même famille, du même clan, de la même tribu, que si on est amis…
ce sont parfois des voix qui peinent, qui peinent à dire, parce qu’elles ne sont plus beaucoup dans cette langue-là , elles peuvent chercher les mots, elles peuvent mêler plusieurs langues, puisqu’elles s ‘adressent à quelqu’un qui ne comprend pas ce qui est dit (sur le moment)
et parler à quelqu’un qu’on ne comprend pas est une chose complexe, est-ce que c’est parler ? et de quelle manière cela parle ?
chacune est un mode d’être dans l’espace sonore singulier du sens, une autre manière de le chanter
chacune est une infinie variété de sons qui modulent le monde, le transforment en unités de signification
ce sont les voix d’une parcelle intime du monde, quand la langue est une racine, une source qui lie l’être au monde
le son de ces langues est le son humain des lieux où elles sont parlées depuis longtemps, ce sont les sons nés des liens entre les hommes et la terre 

ce ne sont pas des langues de la volontée de puissance, ce sont des langues de l’alliance


ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017.

[Tout-monde]

il y a une voix, il y a une autre voix, il y a une voix, une autre encore
de jour en jour, il y a des voix, des voix qui
dans des langues autres
des langues parlées sur de minuscules territoires
des îles, des vallées, des hauts-plateaux
ce sont des voix qui ne sont pas d’un pays
sont au-delà  d’un pays, à une autre échelle
ce sont des voix qu’on n’entend que si l’on est de la même famille, du même clan, de la même tribu, que si on est amis…
ce sont parfois des voix qui peinent, qui peinent à dire, parce qu’elles ne sont plus beaucoup dans cette langue-là , elles peuvent chercher les mots, elles peuvent mêler plusieurs langues, puisqu’elles s ‘adressent à quelqu’un qui ne comprend pas ce qui est dit (sur le moment)
et parler à quelqu’un qu’on ne comprend pas est une chose complexe, est-ce que c’est parler ? et de quelle manière cela parle ?
chacune est un mode d’être dans l’espace sonore singulier du sens, une autre manière de le chanter
chacune est une infinie variété de sons qui modulent le monde, le transforment en unités de signification
ce sont les voix d’une parcelle intime du monde, quand la langue est une racine, une source qui lie l’être au monde
le son de ces langues est le son humain des lieux où elles sont parlées depuis longtemps, ce sont les sons nés des liens entre les hommes et la terre 

ce ne sont pas des langues de la volontée de puissance, ce sont des langues de l’alliance


ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017.

[Tout-monde]

il y a une voix, il y a une autre voix, il y a une voix, une autre encore
de jour en jour, il y a des voix, des voix qui
dans des langues autres
des langues parlées sur de minuscules territoires
des îles, des vallées, des hauts-plateaux
ce sont des voix qui ne sont pas d’un pays
sont au-delà  d’un pays, à une autre échelle
ce sont des voix qu’on n’entend que si l’on est de la même famille, du même clan, de la même tribu, que si on est amis…
ce sont parfois des voix qui peinent, qui peinent à dire, parce qu’elles ne sont plus beaucoup dans cette langue-là , elles peuvent chercher les mots, elles peuvent mêler plusieurs langues, puisqu’elles s ‘adressent à quelqu’un qui ne comprend pas ce qui est dit (sur le moment)
et parler à quelqu’un qu’on ne comprend pas est une chose complexe, est-ce que c’est parler ? et de quelle manière cela parle ?
chacune est un mode d’être dans l’espace sonore singulier du sens, une autre manière de le chanter
chacune est une infinie variété de sons qui modulent le monde, le transforment en unités de signification
ce sont les voix d’une parcelle intime du monde, quand la langue est une racine, une source qui lie l’être au monde
le son de ces langues est le son humain des lieux où elles sont parlées depuis longtemps, ce sont les sons nés des liens entre les hommes et la terre 

ce ne sont pas des langues de la volontée de puissance, ce sont des langues de l’alliance


ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017.