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Deux ans après le désastre nucléaire à Fukushima, une nouvelle île, émerge au Sud de la mer du Japon : Nishinoshima. Depuis l’année 2222, un.e voyageur.euse cyborg envoie une transmission, premières esquisses d’une cartographie transversale de cette île-monde en train de se constituer.

 

2222 est la première pièce radiophonique du projet “The Voyage Out”, recherche autour des nouvelles formes et dimensions de vie nées des cataclysmes écologiques qui ont suivi la catastrophe de Fukushima.

«2222», de Ana Vaz & Nuno da Luz.
21'33'', son stéréo.

Horrible trouble

[Paris • France]

 

Déni des mains assemblées. Mains divorcez. Mains partez. Mains dérapez. Mains échouez dans des digressions d’encre. Mains provoquez les boursouflures des paragraphes. Des passages raturés sous le pouce. Mains faites page dense et insensée. Illisible dans la mêlée des dates. Des gris anthracite. Des flous et des glauques. Mains d’humeur vespérale. Mains infusez vos astres. Mains induisez.

 

La paume est sèche. Ferme. Je sens ses lignes de vie contre les miennes.

«Horrible trouble», séquence 7 de l'antenne «Rester. Etranger».
Avec Abdellah Ismail, Hassan Abdallah, Abdulaziz Abdulkarim, Omar Haruone Aboubakr, Masri Omar et Hussein Abdallah.
Le projet «Rester. Etranger.» a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation nationale des arts graphiques et plastiques (FNAGP) qui lui a apporté son soutien.

Usages thérapeutiques du jeu vidéo : entretien avec Michael Stora

 

Pour cette nouvelle émission Des lendemains hybrides sur la r22 Tout-monde, voici une interview de Michael Stora, psychologue spécialiste des mondes numériques.
 
Déroulé :
00’15 – Michael Stora, l’observatoire des mondes numériques et le détournement thérapeutique des jeux vidéos.
05’20 – Qu’est-ce qu’un serious game ? De l’approche comportementaliste au travail relationnel.
08’18 – Pathologies et thérapeutiques, entre typologies et non déterminisme
11’50 – Du game ! Du play ! Et de la résistance !
13’38 – Implicit game ? Empathic game ? De la question psychologique à la question sociale et politique.
16’50 – Et la réalité virtuelle ! Modification des états de conscience(s).
20’30 – La narration dans les jeux vidéos : comparaison, points communs et distinctions avec la littérature et le cinéma. Jeux indépendants.
24’20 – Mutations des gamers et des games.
26’27 – Mais c’est quoi l’empathie pour un psychologue ?
31’29 – Parfois un jeu qui va changer quelque chose dans notre rapport au monde. Quant à notre rapport à l’idée de gagner ou de perdre, qu’en est-il ?

 

Et pour en savoir et en voir plus, il y a les deux épisodes du webdocumentaire Des lendemains hybrides. Ici (https://vimeo.com/141142338) et là (https://vimeo.com/148564235).

Interview réalisée par Laurent Bonnotte en mai 2017.

[Montreuil • France]

 

Le Monde à 360° – Syntaxe

Un texte de Stéphanie Vivier, lu par celle-ci.

 

Le travail de Stéphanie Vivier (1988) emprunte autant à l’art contemporain qu’aux sciences du langage, à la poésie sonore et contemporaine. Il s’articule autour des notions de langage, plus précisément de polysémie, de malentendu, et des ruptures et ouvertures qu’ils engendrent dans le dialogue. Titulaire d’un Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (École Supérieure d’Art de Bretagne – Site de Rennes) et d’une licence en Sciences du Langage (Université Rennes 2), elle poursuit actuellement sa formation en Master de création littéraire à l’Université Paris 8. 

http://stephanievivier.org/

 

Enregistrement réalisé le 27 mai aux Instants chavirés dans le cadre de l’exposition de Joan Ayrton & Benjamin L. Aman, […] Aide à la vision, en strié sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit. Une proposition de Marie Cantos.

 

Cette lecture était précédée de La Surface, un essai de voix — pièce test #3 (Lecture spatialisée d’un texte inédit d’Henri Lefebvre, par le poète lui-même avec la participation de l’artiste Stéphanie Vivier) en écoute ici.

Lecture enregistrée le 27 mai 2017 aux Instants chavirés dans le cadre de l’exposition de Joan Ayrton & Benjamin L. Aman, «[…] Aide à la vision, en strié sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit». Une proposition de Marie Cantos sur une invitation de Guillaume Constantin.

«Aires de jeux» | Jef Klak invite Vincent Romagny

[Les Lilas • France]

 

Le 18 mai 2017 à Khiasma, la revue Jef Klak invitait Vincent Romagny, enseignant en théorie de l’art, à prolonger le dernier numéro de la revue, «Ch’val de course», qui s’intéresse au jeu, en présentant l’oeuvre The Model de Palle Nielsen, vaste aire de jeux pour enfants installée au Moderna Museet de Stockholm en 1968. Mais avant cela, et à l’occasion de l’ouverture de l’antenne Jef Klak sur la r22, la soirée s’ouvrait avec une séance d’écoute de la pièce sonore De jeux en places de Cabiria Chomel, issue du CD inclus avec le dernier numéro de Jef Klak, et un échange autour des pratiques sonores au sein du collectif.

 

« Le jeu est l’exposition. L’exposition est le travail des enfants eux-mêmes. Il n’y a pas d’exposition. Ce n’est une exposition que parce que les enfants jouent dans un musée d’art. Ce n’est une exposition que pour ceux qui ne jouent pas. » C’est en ces termes que l’artiste Palle Nielsen présentait son expérimentation au Moderna Museet de Stockholm qu’il avait transformé en aire de jeux géante durant quelques semaines de l’année 1968.

 

Accompagné d’une projection d’images d’archive, Vincent Romagny, enseignant en théorie de l’art en école d’art, commissaire d’exposition, doctorant en esthétique sur la question des rapports entre aires de jeux et oeuvre d’art (Université Paris 8), aborde les paradoxes non seulement soulevés par cette exposition dans le contexte de l’après mai 68, mais surtout à l’occasion des relectures auxquelles elle a donné lieu lors de récentes réactivations. L’occasion de mettre en évidence les différents sens des idées d’enfance et de jeu alors implicitement invoqués.

 

L’occasion également de discuter avec l’équipe de la revue Jef Klak, dont le dernier numéro « Ch’val de course », qui vient de paraître en librairie, s’amuse sérieusement avec les questions sociales du jeu, du pari et du risque. Le texte inclus dans ce numéro « Le gouvernement des playgrounds », par Ferdinand Cazalis, retrace notamment l’histoire sociale des terrains de jeu, aux États-Unis et en France des années 1880 à aujourd’hui. Loin de se limiter à des toboggans et tourniquets ultrasécurisés, les premiers playgrounds américains participaient en effet d’une éducation à la citoyenneté et au patriotisme, prolongeant les discriminations et les logiques de classe d’un pays en pleine expansion industrielle.

 

Où s’arrête l’aire du jeu et où commencent celles de l’art et du politique ? À moins qu’elles n’aient toujours été congruentes…

Soirée enregistrée à l'Espace Khiasma, le 18 mai 2017.
La soirée s'ouvre avec la pièce sonore de Cabiria Chomel, «De jeux en places» (12'27''), mixée par Corinne Dubien.
Mixage : Adrien Tripon.

Raw Live Recording #2: Le Verdouble

[Paris • France]

 

Le Verdouble est un duo de vielles à roue, composé d’Yvan Etienne et Yann Gourdon. Ensemble, ils explorent la résonance des corps, notamment architecturaux, et questionnent le temps de l’écoute et les états induis par ces paramètres*.

 

Cette captation a été réalisée à l’église Saint-Merri à Paris, en septembre 2016, au cours de la Nuit de Noces de la Nòvia, évènement organisé par le festival Crack et Sonic Protest**.

 

L’église, de par ses caractéristiques physiques, possède des propriétés résonantes importantes. Les roues tournent, les motifs se répètent, progressent et se perdent; l’espace résonne, les ondes fusent, se choquent et s’entremêlent ; l’air frémit.
 

https://www.la-novia.fr/le_verdouble.html
** http://www.sonicprotest.com/2016/24-septembre-2016/ 

«Raw Live Recording» est la série de captations brutes de performances, concerts et dj sets de l'antenne «Sept».
Prise de son: Victor Donati

«Écouter l’espace» | Séance 8

[Paris XXe • France]

Quand la classe se sépare en la terre, l’eau et l’air… Reportage de la huitième séance du projet «Ecouter l’espace» à l’école Le Vau.

Ce projet invite les enfants de l’école Le Vau (Paris 20e) à ressentir l’environnement qui les entoure à partir de l’écoute et des sensations corporelles. Deux intervenantes sont à l’œuvre : Hélène Cœur, spécialiste du son, et Milena Gilabert, danseuse. Ensemble, elles amènent les enfants à traverser les sons comme des matières d’une palette en mouvement.

À la fin de chaque atelier, deux enfants sont désignés comme « reporters » un enfant lit, un autre enregistre.

Une quinzaine de séances sont réparties tout au long de l’année scolaire. Elle se déroulent parfois en classe, parfois dans d’autres espaces du quartier, à explorer et découvrir. Chaque séance fait l’objet d’un compte-rendu sonore (réalisé par les élèves) qui vous permettra de suivre le projet pas à pas !

Un projet réalisé avec le soutien de la Fondation de France.

Enregistré à l'école Le Vau, Paris 20è
Son : Hélène Coeur
Mouvements : Milena Gilabert

The Hammer in my head

[Gentilly • France]

 

La pièce sonore The Hammer in my head  a été créée dans le cadre de la performance éponyme présentée au Générateur le 5 mars 2017 lors des Performances de Mars.

 

Née à Londres en 1991, Bonella Holloway vit et travaille à Toulouse. Son travail de performance, d’écriture et de vidéo investit la musique et la nourriture comme vecteurs d’une approche sensible de schémas sociaux, linguistiques et comportementaux. Le rythme et l’humour structurent ces échos du quotidien dans un ensemble de fragments répétitifs.

 

«The Hammer in my head», Bonnella Holloway et Rémi Blanes.

[Montreuil • France]

 

La Surface, un essai de voix — pièce test #3

Lecture spatialisée d’un texte inédit d’Henri Lefebvre, par le poète lui-même avec la participation de l’artiste Stéphanie Vivier.

 

Enregistrement réalisé le 27 mai aux Instants chavirés dans le cadre de l’exposition de Joan Ayrton & Benjamin L. Aman, […] Aide à la vision, en strié sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit. Une proposition de Marie Cantos.

 

Henri Lefebvre (1959) est auteur de poésie ainsi que d’oeuvres en prose (fictions, notes, essais). Il a publié dans les revues L’Oeil-de-boeuf, Laps, Po&sie, If, Hypercourt, Myopies, Critique. Il a créé et dirige Les Cahiers de la Seine, maison d’édition consacrée à la poésie contemporaine. Ont paru chez Manuella éditions Les Unités perdues (2011), liste d’œuvres inachevées, disparues, oubliées, détruites ou parfois même jamais réalisées comme un inventaire des manques quasi incantatoire, ainsi que Les Restes, prototype (2013), tableau récapitulatif des suppressions qu’il a effectuées lors de la correction d’oeuvres en cours d’écriture, entre le mois d’août 2001 et le mois d’août 2010. Il travaille actuellement sur de nouveaux livres dont il livrera ici quelques pistes.

http://www.manuella-editions.fr/auteur/lefebvre-henri.html

 

Le travail de Stéphanie Vivier (1988) emprunte autant à l’art contemporain qu’aux sciences du langage, à la poésie sonore et contemporaine. Il s’articule autour des notions de langage, plus précisément de polysémie, de malentendu, et des ruptures et ouvertures qu’ils engendrent dans le dialogue. Titulaire d’un Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (École Supérieure d’Art de Bretagne – Site de Rennes) et d’une licence en Sciences du Langage (Université Rennes 2), elle poursuit actuellement sa formation en Master de création littéraire à l’Université Paris 8. 

http://stephanievivier.org/

 

Cette lecture fut suivie de : Le Monde à 360° – Syntaxede et par l’artiste Stéphanie Vivier — en écoute sur la r22.

Lecture enregistrée le 27 mai 2017 aux Instants chavirés dans le cadre de l’exposition de Joan Ayrton & Benjamin L. Aman, «[…] Aide à la vision, en strié sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit». Une proposition de Marie Cantos sur une invitation de Guillaume Constantin.

Espace culturel d’Anglemont | Carte de visite sonore

[Les Lilas • France]

 

L’Espace culturel d’Anglemont, situé aux Lilas, abrite à la fois le centre culturel Jean Cocteau, le conservatoire Gabriel Fauré, la bibliothèque André Malraux et le square Georges Gay.

 

Accompagné par l’équipe de Khiasma et une animatrice du Service jeunesse des Lilas, un groupe de sept adolescents a réalisé cette carte de visite sonore. En se familiarisant avec le matériel technique, les jeunes ont circulé dans les différents espaces pour capter des sons d’ambiance et réaliser des interviews du personnel et des usagers.

 

 

Enregistrements et entretiens réalisés en juin 2016 par Néné-Aminata, Marwan, Harouna, Fatou et Bilal.
Montage et mixage : Adrien Tripon (Khiasma).

«Écouter l’espace» | Séance 7

[Paris XXe • France]

 

Dans le préau, de simples sacs plastiques deviennent des objets sonores et cinétiques… Reportage de la septième séance du projet «Ecouter l’espace» à l’école Le Vau.

 

Ce projet invite les enfants de l’école Le Vau (Paris 20e) à ressentir l’environnement qui les entoure à partir de l’écoute et des sensations corporelles. Deux intervenantes sont à l’œuvre : Hélène Cœur, spécialiste du son, et Milena Gilabert, danseuse. Ensemble, elles amènent les enfants à traverser les sons comme des matières d’une palette en mouvement.

 

À la fin de chaque atelier, deux enfants sont désignés comme « reporters » un enfant lit, un autre enregistre.

 

Une quinzaine de séances sont réparties tout au long de l’année scolaire. Elle se déroulent parfois en classe, parfois dans d’autres espaces du quartier, à explorer et découvrir. Chaque séance fait l’objet d’un compte-rendu sonore (réalisé par les élèves) qui vous permettra de suivre le projet pas à pas !

 

Un projet réalisé avec le soutien de la Fondation de France.

Enregistré à l'école Le Vau, Paris 20è
Son : Hélène Coeur
Mouvements : Milena Gilabert

[Paris • France]

 

Un message pour ton peuple

 

Il se trame entre nous une espèce de famille. Soudaine et irrégulière elle habite toutes les fractures ostensibles et les interstices démodés. Elle s’organise dans les transitions. Elle est transition. Entre un intérieur et un extérieur qui partitionnent notre societé. Elle est le relais. Elle est mère. Elle est fils. Elle est Bonjour les amis. Elle résilie les chimères des identités assignées. Elle est pays.

«Wei Niré Eta», séquence 6 de l'antenne «Rester. Etranger».
Avec Hassan Abdallah et Omar Haruone.
Le projet «Rester. Etranger.» a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation nationale des arts graphiques et plastiques (FNAGP) qui lui a apporté son soutien.

 

Penché de l’un ou l’autre bord

 

Hésite

 

Plutôt que de jouer

en maniaque chenu

la partie

au nom des flots

 

être un autre

 

Toute pensée émet un coup de dé

 

Jouer avec Un coup de dés jamais n’abolira le hasard, poème de Mallarmé, éclaté sur les pages.
Jouer une partition sonore qui tente d’approcher l’équilibre instable de l’oscillation, les rebonds du balancement. Vaciller et vibrer, dans l’entre deux du choix et de son point de bascule.

«Point de bascule», création sonore d'Emilie Mousset inclue dans le CD du quatrième numéro de la revue Jef Klak, «Ch'val de course», actuellement disponible en librairie ! Points de vente sur www.jefklak.org.

[Montreuil • France]

 

Il s’agit de la troisième des cinq pièces sonores de la série Redshift, à écouter en visitant l’exposition […] aide à la vision, en strié, sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit. proposée par Marie Cantos, commissaire d’exposition invitée aux Instants Chavirés à Montreuil, jusqu’au 11 juin 2017.

 

Benjamin L.Aman présente pour la première fois cette série composée en 2017 et intitulée Redshift (décalage vers le rouge). Elle est divisée en cinq chapitres : Redshift #1 : L’étang (9’) — Redshift #2 : Le muret (9’30) — Redshift #3 : Le Monoptère (Temple d’absence) (17’) — Redshift #4 : L’arbre agité (13’) — Redshift #5 : Le ciel distant (10’).

 

Chaque pièce est diffusée sur un casque sans fil disponible à l’entrée de l’exposition, qui devient ainsi arpentable de manière visuelle et sonore.

 

Benjamin L. Aman (né en 1981) est artiste et musicien. Il est diplômé de l’Ecole nationale supérieure d’art de Nancy. Il vit et travaille actuellement à Aubervilliers. Il est représenté par les galeries PA | Plateforme de création contemporaine (Paris), L’Atelier-KSR (Berlin) et Kunstraum Michael Barthel (Leipzig).

 

Plus d’informations sur l’exposition :
http://www.instantschavires.com/aide-a-vision-striesur-sondes-lunairesa-retrodiffusion-grand-petit-joan-ayrton-benjamin-l-aman/

Teaser de l’expo :https://vimeo.com/215148393