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«La Peau Vive» : Entretien avec Frédéric Nauczyciel

[Saint-Denis • France]

 

Dans l’espace de l’exposition La Peau vive de Frédéric Nauczyciel, présentée dans la chapelle du Musée d’art et d’histoire de Saint-Denis dans le cadre du programme Chapelle Vidéo, Olivier Marboeuf s’entretient longuement avec l’artiste sur ce projet, aboutissement de plusieurs années de travail à Baltimore et en Seine-Saint-Denis et de collaborations avec les communautés noire et transgenre de ces deux territoires et des artistes engagés dans les pratiques performatives. Un projet qui redéploie les thèmes et formes du travail de Frédéric Nauczyciel, alors qu’il propose à ses complices de filmer eux-mêmes leurs tatouages, leurs scarifications, leur peau, et ce faisant, d’échantillonner une partie de leur histoire.

 

 

FRÉDÉRIC NAUCZYCIEL // LA PEAU VIVE // DU 23.03.2017 AU 29.05.2017

 

La peau est ce qui nous sépare et nous protège de la ville. Sa plasticité – sa fermeté et sa souplesse – évoque une manière d’être dans la ville, un état toujours changeant, fluide, jamais figé. En réponse à l’invitation de Chapelle Vidéo, programme d’art vidéo du Département de Seine-Saint-Denis, Frédéric Nauczyciel investit la chapelle du musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis et présente La Peau vive, une installation qui invite des performers et le public à s’emparer de l’espace muséal, qui mixe chorégraphies, récits de vie, mises en abime de l’image de soi. Disséminés dans la chapelle de l’ancien carmel, huit et un écrans -le neuvième, central, de 6 m de large – composent un rythme propre, construisant un musée intime éphémère où l’histoire de corps affleure à même la peau comme les êtres affleurent à la surface de la ville.

 

Frédéric Nauczyciel est un artiste visuel français qui travaille entre la France et les Etats-Unis. Nourri par la danse et le cinéma, il réalise des photographies, des films et des installations. Il fait appel à l’expérience de la performance pour produire des « images vivantes ». Son œuvre aborde l’expérience physique de la ville, la traversée du centre à la périphérie, les variations entre le masculin et le féminin, ou encore l’image de soi et de l’autre. Il transpose dans le lieu de l’art des langues performatives, telles que portées par le Voguing* les Marching Band ou la langue des signes. Ce faisant, il réinvestit les clivages entre culture savante et culture populaire, il souligne la sophistication des expressions urbaines, révèle leur portée politique. Ses productions sont présentées en France (Mac/Val Vitry, Musée de la Chasse à Paris, Rencontres Internationales de Photographie d’Arles, aux Rencontres Internationales Paris / Berlin, Centre Pompidou Paris) et aux Etats-Unis (FotoFest Intenational Houston, Julie Menerret Contemporary New York). Il figure dans la collection du Fonds National d’Art Contemporain (Public # Ceux qui nous regardent, Le temps devant et The Fire Flies, Baltimore) et dans la Collection départementale d’art contemporain de la Seine-Saint-Denis (A Baroque Ball). En 2017, il est accompagné par l’Espace Khiasma et est artiste associé à la Cité Internationale des Arts à Paris.

Que reste-t-il lorsque l’on n’a que soi-même à offrir, son corps dans la ville, alors que c’est cette ville qui l’a façonné ? La peau devient ce qui nous en sépare et nous en protège, tout autant qu’elle nous y abandonne. Sa plasticité – sa fermeté comme sa souplesse – fait écho à une fluidité urbaine. Elle évoque un état toujours changeant, jamais figé, nécessaire pour habiter la ville. La Peau vive présente un ensemble de films réalisés par Frédéric Nauczyciel entre 2012 et 2016, lors de plusieurs voyages à Baltimore, dans l’état du Maryland aux Etats-Unis, et d’une résidence de deux années en Seine-Saint-Denis. L’installation relie ainsi les ghettos noirs d’une des villes nord-américaines les plus ségrégées à la périphérie parisienne à travers les membres des communautés transgenres noires des deux territoires -avec lesquels il collabore depuis plusieurs années- ainsi que des artistes, tels le slameur D’ de Kabal, ou encore le performeur Jean-Luc Verna. En les amenant à filmer eux-mêmes leurs tatouages, leurs scarifications, leur peau, face à la caméra, Frédéric Nauczyciel, tel un répétiteur, les invite à sampler une partie de leur histoire. A travers leur gestuelle, le choix du parcours de leur corps devant la caméra, du cadre ou de la mise au point, ils racontent leur manière d’être à la ville, d’(y) apparaître – c’est à dire leur manière de réinventer sa géographie, de faire de la périphérie le centre. Ces corps en mouvement donnent à voir les variations possibles du masculin au féminin. Ils traduisent une forme d’urbanité où ce qui est populaire contient une élégance et où le ghetto offre un horizon et une flamboyance.

Disséminés dans la chapelle, huit et un neuvième écran – central, de 6 m de large, opérant un ré-échantillonnage de l’ensemble – donnent corps aux corps, aux peaux vives, aux tatouages. Par un traitement ralenti, l’image se meut et déjoue les perceptions, le film devient trompe l’œil baroque – et évoque le perpétuel inachèvement de nos perceptions, de nous-mêmes ou des autres. Chacun des films porte en lui la promesse d’un solo, qui peut être dansé par un autre. Durant l’exposition, des performeurs viendront mettre en mouvement l’installation vidéo par leur présence vive, en ré-interprétant des bribes de film par la danse ou en réalisant en public des séances de filmage en direct. Ce faisant, l’installation propose de construire un espace au sein duquel les visiteurs font l’expérience du corps de l’autre ; un espace qui laisse les corps en transformation libres de toute assignation. L’installation s’ouvre sur Casper Ebony, à Baltimore, qui se filme. L’attention du performeur face à la caméra et à son image transcende tout narcissisme : du regard nait le mouvement. Ailleurs, Kory Blacksjuan Revlon, en filmant les tatouages qu’il a sous les yeux, tourne son regard vers nous. C’est aussi à cette expérience du regard que La Peau vive nous invite. 

 

Exposition organisée par le département de la Seine-Saint-Denis et la ville de Saint-Denis avec le soutien du Dicréam (CNC) et du Centquatre, Paris. La Peau Vive a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation nationale des arts graphiques et plastiques, qui lui a apporté son soutien.

 

Avec Baltimore Lisa Revlon, Legendary Father, David Revlon, Dale Blackheart, Kory Blacksjuan Revlon, Sin Toyer, Casper Ebony, Darryl Loudboi, Ismâïl Ibn Conner, James Conley III, Cameron Lavone Deshelids, Justin Mcclary Paris Honeysha Khan, Ari de B, Lionel Abenaqui, D’ de Kabal, Jean-Luc Verna, Benoit Oget, Musique et voix Abdu ali Phoebe Jean D’de Kabal House of HMU, performeurs Vinii Revlon, Diva Ivy Balenciaga, Dale Blackheart, Honeysha Khan, Ari de B, Julie Burton, assistante Équipe technique Eponine Momanceau et Daniela Mileykovsky, cheffes opérateur, Fanny Weinzaepflen, mixeuse son, Xavier Sirven, monteur, Jean Coudsi, étalonneur, Alan Purene, régisseur installation vidéo Programmation Nathalie Lafforgue, Marion Debillon, Julien Trésor Presse Valentine Umansky

Enregistrement réalisé dans l'exposition «La Peau Vive» au Musée d'art et d'histoire de Saint-Denis.
Prise de son et montage : Adrien Tripon.
L'entretien est traversé de quelques extraits sonores issus des vidéos qui composent l'installation de Frédéric Nauczyciel

Le Journal Sonore de la R22 #4 | mai 2017

[Tout Monde]

 

Redécouvrez le meilleur du mois de mai sur la r22 dans notre tour d’horizon mensuel.

 

Ce journal sonore nous emmène à Saint-Denis pour un échange avec Frédéric Nauczyciel dans l’espace de son exposition La Peau Vive, dans le cadre du programme «Chapelle Vidéo».

 

Avant cela, nos traditionnelles brèves vous font découvrir quelques morceaux choisis du mois sur la r22. Avec des extraits de :

 

 

 

Rendez-vous fin juin pour notre prochain journal !

 

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En plus des extraits mentionnés, ce journal sonore est habillé de musiques réalisées, par ordre de diffusion, par Les Marquises (morceau extrait de la projection-lecture de Perrine Lamy-Quique, en réécoute sur la r22) et par Adrien Tripon.
Mixage : Adrien Tripon.

[Paris • France]

 

Shamanic Exsude est le fruit d’un travail collaboratif commencé il y a trois ans, pour la première soirée «L’Autre musique».

 

Un scratcher manipule deux platines vinyles augmentées, instrument de musique et de dessin inventé par l’artiste Matthieu Crimersmois en 2007. En effet, c’est aussi un télécran (machine à dessiner) dont le dessin projeté entraîne un dialogue avec un percussionniste, Frédéric Mathevet, qui réceptionne une partie du dessin sur la peau de son instrument. Il interprète les traces (gratter, frotter, taper…), autant qu’il conditionne le dessin du scratcher et les sons qu’il produit. Une sorte de partition graphique apparaît. L’ensemble est manipulé, trituré, poussé jusqu’aux limites de la rupture par un travail en temps réel sur deux sampleurs par Célio Paillard.

Performance pour bodhràn, scratch et sampleur.
Live enregistré en décembre 2016 à l'occasion du festival « Le corps dessinant » organisé par l’institut ACTE (Unité de recherche de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et du CNRS) au Musée des Arts et Métiers (Paris).

«Écouter l’espace» | Séance 6

[Paris XXe • France]

«Un nuage magique, calme, crépitant, liquide»… Reportage de la sixième séance du projet «Ecouter l’espace» à l’école Le Vau.

Ce projet invite les enfants de l’école Le Vau (Paris 20e) à ressentir l’environnement qui les entoure à partir de l’écoute et des sensations corporelles. Deux intervenantes sont à l’œuvre : Hélène Cœur, spécialiste du son, et Milena Gilabert, danseuse. Ensemble, elles amènent les enfants à traverser les sons comme des matières d’une palette en mouvement.

À la fin de chaque atelier, deux enfants sont désignés comme « reporters » un enfant lit, un autre enregistre.

Une quinzaine de séances sont réparties tout au long de l’année scolaire. Elle se déroulent parfois en classe, parfois dans d’autres espaces du quartier, à explorer et découvrir. Chaque séance fait l’objet d’un compte-rendu sonore (réalisé par les élèves) qui vous permettra de suivre le projet pas à pas !

Enregistré à l'école Le Vau, Paris 20è
Son : Hélène Coeur
Mouvements : Milena Gilabert

[Montreuil • France]

 

Il s’agit de la deuxième des 5 pièces sonores à écouter en visitant l’exposition […] aide à la vision, en strié, sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit. proposée par Marie Cantos, commissaire d’expositions invitée aux Instants Chavirés à Montreuil, jusqu’au 11 juin 2017.

 

Benjamin L.Aman présente pour la première fois cette série composée en 2017 et intitulée Redshift (décalage vers le rouge). Elle est divisée en 5 chapitres : Redshift #1 : L’étang (9’) — Redshift #2 : Le muret (9’30) — Redshift #3 : Le Monoptère (Temple d’absence) (17’) — Redshift #4 : L’arbre agité (13’) — Redshift #5 : Le ciel distant (10’).

 

Chaque pièce est diffusée sur un casque sans fil disponible à l’entrée de l’exposition, qui devient ainsi arpentable de manière visuelle et sonore.

 

Benjamin L. Aman (né en 1981) est artiste et musicien. Il est diplômé de l’Ecole nationale supérieure d’art de Nancy. Il vit et travaille actuellement à Aubervilliers. Il est représenté par les galeries PA | Plateforme de création contemporaine (Paris), L’Atelier-KSR (Berlin) et Kunstraum Michael Barthel (Leipzig).

 

Plus d’informations sur l’exposition :
http://www.instantschavires.com/aide-a-vision-striesur-sondes-lunairesa-retrodiffusion-grand-petit-joan-ayrton-benjamin-l-aman/

Teaser de l’expo : https://vimeo.com/215148393

Benjamin L. Aman, «Redshift #2, Le muret», 2017.
Pièce sonore pour casque nomade.

[Les Lilas • France]

 

Jeux de paroles et d’images, questions de traduction et de relecture, l’œuvre de Katia Kameli est faite de circulation de récits, de courants d’histoires, passant d’un corps à un autre pour donner à entendre des fables anciennes autant que des voix contemporaines, des contes populaires et des films imaginaires qui tissent entre la Marrakech et Bollywood, Marseille et Alger une vaste géographie émotionnelle.

 

Projections et conversation traverseront un choix d’œuvres clefs du parcours de l’artiste, pour en dessiner quelques-uns des motifs les plus prégnants.

 

Katia Kameli est une artiste pluridisciplinaire. Elle vit à Paris. Elle est diplômée d’un DNSEP à l’École Nationale des Beaux-Arts de Bourges et d’un post-diplôme, le College-Invisible, dirigé par Paul Devautour à l’École Supérieure d’Arts de Marseille.

En 2007-2008, elle est lauréate du programme Cultures France, Paris-New York, et part en résidence à Location One (NY). Son travail a trouvé une visibilité et une reconnaissance sur la scène artistique et cinématographique nationale et internationale, et a été montré dans des expositions personnelles : What Language Do You Speak Stranger, The Mosaic Rooms, London (2016); Futur, Artconnexion, Lille (2016); Taymour Grahne Gallery, New York (2014); 7 Acts of Love in 7 days of Boredom, Transpalette, Bourges (2012) ; et des expositions collectives : Cher(e)s Ami(e)s, Centre Pompidou, Paris (2016); Made in Algeria, Mucem, Marseille (2016); Entry Prohibited to Foreigners, Havre Magasinet, Boden, Sweden (2015); Where we’re at, Bozar, Bruxelles (2014); Lubumbashi Biennale, Congo (2013); Pour un Monde Durable, Fondation Calouste Gulbenkian, Portugal (2013); Le Pont, MAC Marseille (2013); Dak’art, Biennale de Dakar (2012); Higher Atlas, Biennale de Marrakech (2012); et La Biennale de Bamako, Mali (2011).

Enregistré à l'Espace Khiasma (Les Lilas), le 24 avril 2017.
Mixage : Adrien Tripon.

Magie par transpositions

[Paris – Montigny-Lencoup • France]

 

Retour aux sources.
Aux premières discussions lors des Assemblées Générales.
Notre envie commune et folle de faire une revue.
D’explorer les interstices et les zones grises.

 

« C’est magique ».

 

Partir du constat que l’on entendait autour de nous ces mots dans des situations où, si l’on creusait un peu, absolument rien n’était magique justement – Amazon, je clique et je reçois mon livre le lendemain. Où les conditions d’exploitation étaient au maximum.

 

« C’est magique ».

 

On a choisi d’explorer.
Par l’image, par les mots, par les sons.
Appréhender le réel, trouver une prise, sans avoir peur de mêler poétique et politique, réel et fiction.

 

On a choisi une comptine, «Trois p’tits chats» et de la démarrer à «Marabout».
Notre outil pour explorer la magie, entre croire et pouvoir.
Pour désenchanter les faux-semblants, et préserver le mystère des zones d’enchantement qui demeurent.

 

Après deux pièces sonores extraites du tout dernier opus de la revue Jef Klak, l’antenne Jef Klak revient aux sources avec «Magie par transpositions», pièce sonore de Benoit Bories qui, en jouant de la transposition des sons et des glissements de sens, fait entendre le charme d’une magie opérante pourtant issue de la réalité assourdissante.

 

(Cette pièce sonore est issue du CD gratuit qui accompagne le premier numéro de la revue Jef Klak, « Marabout », toujours disponible. N’hésitez pas à solliciter votre libraire qui peut la commander).

Crédits :
«Magie par transpositions», création sonore de Benoit Bories.
5'26''
CD "Marabout", Jef Klak.
Avec les voix de Michel, imprimeur de Jef Klak alors, et de Chloé, créatrice sonore.

Raw live recording #1 : Dedekind Cut

 

[Paris • France]

 

Dedekind cut, artiste new yorkais proche de « Non Worldwide », un collectif, un mouvement d’artistes africains et issus de la diaspora africaine*, aujourd’hui encore sous représentés et souvent invisibilisés dans les champs des musiques expérimentales, nous propose ici une performance singulière et hors normes. Articulant musiques expérimentales, extrêmes, dansantes, ambiantes, mainstream, underground, engagées, etc. dans un dj set libéré de toute notion de structure linéaire et des conventions techniques du mix, il navigue pendant plus de deux heures au sein d’un spectre sonore et émotionnel large et complexe.

 

*« A collective of African artists, and of the diaspora, using sound as their primary media, to articulate the visible and invisible structures that create binaries in society, and in turn distribute power. The exploration of ‘non, prior to the adjective, gives intel into the focus of the label, creating sound opposing contemporary canons »

https://nonafrica.bandcamp.com/music

Dj set enregistré au Petit Bain le 10 février 2017.
Un grand merci à Dedekind cut, au collectif I’ve seen the future, et à l’équipe du Petit Bain.
«Raw Live Recording» est la série de captations brutes de performances, concerts et dj sets de l'antenne Sept.

[Montreuil • France]

 

Il s’agit de la première des 5 pièces sonores à écouter en visitant l’exposition […] aide à la vision, en strié, sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit. proposée par Marie Cantos, commissaire d’expositions invitée aux Instants Chavirés à Montreuil, jusqu’au 11 juin 2017.

 

Benjamin L.Aman présente pour la première fois cette série composée en 2017 et intitulée Redshift (décalage vers le rouge). Elle est divisée en 5 chapitres : Redshift #1 : L’étang (9’) — Redshift #2 : Le muret (9’30) — Redshift #3 : Le Monoptère (Temple d’absence) (17’) — Redshift #4 : L’arbre agité (13’) — Redshift #5 : Le ciel distant (10’).

 

Chaque pièce est diffusée sur un casque sans fil disponible à l’entrée de l’exposition, qui devient ainsi arpentable de manière visuelle et sonore.

 

Benjamin L. Aman (né en 1981) est artiste et musicien. Il est diplômé de l’Ecole nationale supérieure d’art de Nancy. Il vit et travaille actuellement à Aubervilliers. Il est représenté par les galeries PA | Plateforme de création contemporaine (Paris), L’Atelier-KSR (Berlin) et Kunstraum Michael Barthel (Leipzig).

 

Plus d’informations sur l’exposition :
http://www.instantschavires.com/aide-a-vision-striesur-sondes-lunairesa-retrodiffusion-grand-petit-joan-ayrton-benjamin-l-aman/

Teaser de l’expo : https://vimeo.com/215148393

Benjamin L. Aman, «Redshift #1, L'étang», 2017.
Pièce sonore pour casque nomade

Soirée revue N/Z : «Les tendres plaintes», par Perrine Lamy-Quique et les Marquises

[Paris • France]

 

Projection et lectures, poésie et images. Un projet documentaire de Perrine Lamy-Quique (1h20) accompagné d’une musique originale des Marquises.

 

Une nuit d’avril 1970, face au Mont-Blanc, un sanatorium pour enfants s’est effondré à la suite d’un glissement de terrain qui a fait 72 victimes dont 56 enfants. À l’époque, on a accusé la montagne et l’affaire a été classée. Aujourd’hui que s’effacent les dernières traces de cet effondrement, Perrine Lamy-Quique nous ramène dans cette vallée gris-fer pour nous donner à entendre la parole dégelée des victimes et dévoiler les strates qui sédimentent ce drame. Sa lecture filmique, aux frontières du documentaire et de la poésie, nous plonge dans une quête de sens au bord des failles, comme un défi lancé à l’oubli.

 

N/Z est une revue expérimentale à ciel ouvert qui s’intéresse à l’écriture comme processus de travail, en amont de sa formalisation définitive et sous toutes ses formes.

 

« C’est une histoire fracassée, une histoire qui a été maltraitée en 1970, volontairement. J’essaie depuis trois ans de rassembler les matières survivantes qui la racontent, de remettre en contact des êtres, des lieux et des archives qui se sont dispersés dans l’espace et dans le temps, pour extraire cette histoire de l’oubli et en remonter une version plus juste. Mon hypothèse, c’est que le passé ne passe pas, qu’il trouve toujours une niche où se cacher, et que plus le temps passe, plus le passé nous saute aux yeux. Il y a quelques mois, la Revue N/Z m’a proposé d’ouvrir temporairement les coulisses de ce double projet en cours. J’ai relevé le défi et je présente une forme de lecture-projection qui donne à sentir à la fois le film documentaire et le récit littéraire à venir. Cette performance est donc une forme éphémère, vouée à être avalée par les remontages à venir. » Perrine Lamy Quique

 

http://www.revuenz.fr/blog-lamyquique

 

Le travail de Perrine Lamy-Quique (née en 1983 en Haute-Savoie) associe écriture, film et photographie, autour des notions de périmètre et de transgression. Depuis 2010, ses créations – associant mots et images – amorcent une investigation poétique de l’oubli, entre frontalité et mystère, aux frontières du documentaire et de la poésie.

Lecture-projection enregistrée à la Maison de la Poésie (Paris), le 24 février 2017.
Mixage : Adrien Tripon.

Les résidents et le robot

Les Résidents et le robot, est une œuvre sonore sur ce curieux « robot d’aide à la personne ». Interrogation poétique autour de sa présence en maison de retraite, elle donne l’occasion de rebondir sur la vision qu’en donne un reportage télé. Elle suit quelques pistes qui questionnent l’esthétique, la technique mais aussi la magie, sur les traces de Simondon et N. Wiener…

 

Cette narration de Laurent Bonnotte se déroule dans un paysage sonore créé avec son frère Gérard.

 

Si vous souhaitez voir (et savoir) en plus d’entendre, vous pouvez aussi regarder cet épisode du webdoc animé des lendemains hybrides : https://vimeo.com/153846122

Narration de Laurent Bonnotte, dans un paysage sonore créé avec son frère Gérard.

«Je sais pas m’arrêter alors je continue» | Confession de bistrot

[Seine-Saint-Denis • France]

 

« Parfois, c’est leur prénom que j’aime bien. Ah le 3 il est bien. Comment il s’appelle ? Poupée d’amour. Ah ben Poupée d’amour il va gagner »

 

Depuis son divorce, Marcus a le jeu dans la peau. Autour d’un café, il raconte à Jef Klak son itinéraire de joueur, lui explique à quoi il joue, à quoi il jouait, et comment.

 

Joueur un jour, joueur toujours ?

Création sonore d'Emmanuelle Tornero issue du quatrième numéro de la revue Jef Klak, «Ch'val de course» (avril 2017).