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Precarious Homes — Discussion autour du film « Kirik Beyaz Laleler (Off-White Tulips) »

[Paris • France]

 

[ Son en anglais ]

 

17h30 Discussion autour du film « Kirik Beyaz Laleler (Off-White Tulips) » d’Aykan Safoğlu, TUR/GER 2013, turc sous-titré anglais, 24 min

 

Dans cet essai fil­mo­gra­phi­que dense, Aykan Safoğlu entre­mêle des éléments du récit datant de l’époque où James Baldwin résida en Turquie avec des éléments auto­bio­gra­phi­ques. Entre 1961 et 1971, l’écrivain Noir amé­ri­cain a passé une partie impor­tante de son temps en Turquie, lui offrant l’espace néces­saire pour se consa­crer à l’écriture. Bien qu’il fut cha­leu­reu­se­ment accueilli par ses amis turcs, par la com­mu­nauté d’artis­tes et d’écrivain.e.s, il fit également l’expé­rience du racisme et fut sévè­re­ment battu durant son séjour. Comme le sug­gère Magdalena J. Zaborowska dans son étude des liens tissés par Baldwin en Turquie, ses séjours lui ont permis de « se réin­ven­ter en tant qu’écrivain Noir et queer et de reconsi­dé­rer sa concep­tion de l’iden­tité amé­ri­cain et des rela­tions racia­les états-unien­nes alors que les années 60 tou­chaient à leur fin. » Safoğlu lui même gran­dit à Istanbul dans les années 1980 et 1990. À l’âge adulte, il quitta la Turquie pour Berlin, ville qui lui pro­cura davan­tage de pos­si­bi­li­tés pour com­bler ses aspi­ra­tions d’artiste queer, mais fut exposé à la pré­ca­rité des permis de rési­dence de courte durée et au racisme en Allemagne.

 

À partir d’archi­ves, le réa­li­sa­teur entre­lace les évolutions artis­ti­ques de Baldwin, des repré­sen­ta­tions de l’écrivain par des artis­tes (parmi les­quel­les l’un des célè­bres tableaux de Beauford Delaney, et une pho­to­gra­phie de Sedat Pakay), et des traces de son enfance et de son ado­les­cence. Des stra­té­gies de résis­tance face au racisme et à l’homo­pho­bie sont pré­sen­tes dans ce récit. Alors que Safoğlu pointe l’attrait pour la blan­cheur et la blon­deur pré­sent dans la culture popu­laire turque et amé­ri­caine des années 1990 ; il prend cons­cience du conflit qui existe entre ses pro­pres désirs sexuels et les repré­sen­ta­tions hété­ro­nor­ma­ti­ves. Sur son statif de repro­duc­tion, Safoğlu initie un dia­lo­gue trans­his­to­ri­que avec Baldwin per­met­tant de faire réson­ner les choix et les expé­rien­ces de l’écrivain avec les siens.

 

Récompensé au Festival International du Court-Métrage de Oberhausen en 2013. Le film pro­jeté a été sélec­tionné par Clara López Menéndez.

Precarious Homes — Introduction du film « Kirik Beyaz Laleler (Off-White Tulips) »

[Paris • France]

 

[ Son en anglais ]

 

17h00 Projection de « Kirik Beyaz Laleler (Off-White Tulips) » d’Aykan Safoğlu, TUR/GER 2013, turc sous-titré anglais, 24 min

 

Dans cet essai fil­mo­gra­phi­que dense, Aykan Safoğlu entre­mêle des éléments du récit datant de l’époque où James Baldwin résida en Turquie avec des éléments auto­bio­gra­phi­ques. Entre 1961 et 1971, l’écrivain Noir amé­ri­cain a passé une partie impor­tante de son temps en Turquie, lui offrant l’espace néces­saire pour se consa­crer à l’écriture. Bien qu’il fut cha­leu­reu­se­ment accueilli par ses amis turcs, par la com­mu­nauté d’artis­tes et d’écrivain.e.s, il fit également l’expé­rience du racisme et fut sévè­re­ment battu durant son séjour. Comme le sug­gère Magdalena J. Zaborowska dans son étude des liens tissés par Baldwin en Turquie, ses séjours lui ont permis de « se réin­ven­ter en tant qu’écrivain Noir et queer et de reconsi­dé­rer sa concep­tion de l’iden­tité amé­ri­cain et des rela­tions racia­les états-unien­nes alors que les années 60 tou­chaient à leur fin. » Safoğlu lui même gran­dit à Istanbul dans les années 1980 et 1990. À l’âge adulte, il quitta la Turquie pour Berlin, ville qui lui pro­cura davan­tage de pos­si­bi­li­tés pour com­bler ses aspi­ra­tions d’artiste queer, mais fut exposé à la pré­ca­rité des permis de rési­dence de courte durée et au racisme en Allemagne.

 

À partir d’archi­ves, le réa­li­sa­teur entre­lace les évolutions artis­ti­ques de Baldwin, des repré­sen­ta­tions de l’écrivain par des artis­tes (parmi les­quel­les l’un des célè­bres tableaux de Beauford Delaney, et une pho­to­gra­phie de Sedat Pakay), et des traces de son enfance et de son ado­les­cence. Des stra­té­gies de résis­tance face au racisme et à l’homo­pho­bie sont pré­sen­tes dans ce récit. Alors que Safoğlu pointe l’attrait pour la blan­cheur et la blon­deur pré­sent dans la culture popu­laire turque et amé­ri­caine des années 1990 ; il prend cons­cience du conflit qui existe entre ses pro­pres désirs sexuels et les repré­sen­ta­tions hété­ro­nor­ma­ti­ves. Sur son statif de repro­duc­tion, Safoğlu initie un dia­lo­gue trans­his­to­ri­que avec Baldwin per­met­tant de faire réson­ner les choix et les expé­rien­ces de l’écrivain avec les siens.

 

Récompensé au Festival International du Court-Métrage de Oberhausen en 2013. Le film pro­jeté a été sélec­tionné par Clara López Menéndez.

Precarious Homes — Squatting Giovanni’s Room — Discussion

[Paris • France]

 

[ Son en anglais ]

 

16h30 Discussion autour de la conférence performative « Squatting Giovanni’s Room (Squatter la Chambre de Giovanni) » par Jamika Ajalon

 

Cette confé­rence per­for­ma­tive se concen­tre sur les com­plexi­tés de l’alté­rité telle que décrite dans les textes de Baldwin. Elle se basera sur ses œuvres Notes of a Native Son, Another Country, et Giovanni’s Room (La Chambre de Giovanni). Les frag­ments issus de ces textes s’entre­mê­le­ront à une auto­bio-mytho­gra­phie : Baldwin ne m’a pas sim­ple­ment ras­su­rée à une période où je me sen­tais alié­née ; il m’a également poussé à regar­der les choses avec un œil « futu­riste », par-delà les concep­tions essen­tia­li­sées de l’iden­tité.

 

Alors que le dis­cours hégé­mo­ni­que blanc pro­po­sait une pola­ri­sa­tion sim­pli­fiée du « blanc vs noir » et que les codes en usage dans une large partie de la rhé­to­ri­que afro­cen­trée excluait les expé­rien­ces queer et alter­na­ti­ves des per­son­nes raci­sées, les récits de Baldwin aux mul­ti­ples facet­tes arti­cu­laient géné­reu­se­ment les com­plexi­tés des iden­ti­tés inter­sub­jec­ti­ves. Elles ont fourni un refuge pré­caire pour l’expé­rience dia­spo­ri­que qui était la mienne, celle d’une fémi­niste Noire amé­ri­caine qui a vécu et tra­vaillé en Europe depuis pres­que 20 années.

 

Cette anti-confé­rence audio-visuelle rési­de dans un espace inter­mé­diaire tou­jours en mou­ve­ment, ali­menté de sons, d’apar­tés phi­lo­so­phi­ques, de vidéos, de prose et de poésie, le tout abordé à tra­vers un prisme afro-futu­riste.

[Paris • France]

 

[ Son en anglais ]

 

16h00 Squatting Giovanni’s Room (Squatter la Chambre de Giovanni) par Jamika Ajalon, une anti-confé­rence audio-visuelle

 

Cette confé­rence per­for­ma­tive se concen­trera sur les com­plexi­tés de l’alté­rité telle que décrite dans les textes de Baldwin. Elle se basera sur ses œuvres Notes of a Native Son, Another Country, et Giovanni’s Room (La Chambre de Giovanni). Les frag­ments issus de ces textes s’entre­mê­le­ront à une auto­bio-mytho­gra­phie : Baldwin ne m’a pas sim­ple­ment ras­su­rée à une période où je me sen­tais alié­née ; il m’a également poussé à regar­der les choses avec un œil « futu­riste », par-delà les concep­tions essen­tia­li­sées de l’iden­tité.

 

Alors que le dis­cours hégé­mo­ni­que blanc pro­po­sait une pola­ri­sa­tion sim­pli­fiée du « blanc vs noir » et que les codes en usage dans une large partie de la rhé­to­ri­que afro­cen­trée excluait les expé­rien­ces queer et alter­na­ti­ves des per­son­nes raci­sées, les récits de Baldwin aux mul­ti­ples facet­tes arti­cu­laient géné­reu­se­ment les com­plexi­tés des iden­ti­tés inter­sub­jec­ti­ves. Elles ont fourni un refuge pré­caire pour l’expé­rience dia­spo­ri­que qui était la mienne, celle d’une fémi­niste Noire amé­ri­caine qui a vécu et tra­vaillé en Europe depuis pres­que 20 années.

 

Cette anti-confé­rence audio-visuelle rési­dera dans un espace inter­mé­diaire tou­jours en mou­ve­ment, ali­menté de sons, d’apar­tés phi­lo­so­phi­ques, de vidéos, de prose et de poésie, le tout abordé à tra­vers un prisme afro-futu­riste.

Precarious Homes — A Reading from James Baldwin’s Giovanni’s Room

[Paris • France]

 

[Son en anglais]

 

La décla­ra­tion de James Baldwin selon laquelle il ne se sen­tait chez lui que là où il était étranger atteste de son expé­rience pro­lon­gée de non-appar­te­nance. Ses dépla­ce­ments fré­quents en dehors des Etats-Unis, ses exils et ses voya­ges appa­rais­sent comme des stra­té­gies pré­cai­res pour échapper au racisme et à l’homo­pho­bie, sans jamais y par­ve­nir. Son désir de sta­bi­lité domes­ti­que, jamais plei­ne­ment assouvi, était inti­me­ment lié aux dis­cri­mi­na­tions racis­tes sys­té­mi­ques comme indi­vi­duel­les, et aux efforts inces­sants qu’il déploya pour lutter contre celles-ci.

Au-delà des États-Unis, les séjours étendus de l’écrivain à Paris, à Istanbul et à Saint-Paul-de-Vence for­mè­rent des étapes plus ou moins hos­pi­ta­liè­res, au cours des­quel­les des ami­tiés fortes se cons­ti­tuaient, le sou­la­geant momen­ta­né­ment de ses souf­fran­ces émotionnelles et socia­les, des contrain­tes col­lec­ti­ves et indi­vi­duel­les.

 

Dans les écrits de Baldwin, le foyer est décrit comme le résul­tat pré­cieux et pré­caire d’un enga­ge­ment émotionnel auda­cieux, défiant les normes, et moquant les caté­go­ries et les tabous raciaux et sexuels. Un don de soi qu’il décrit dans La Chambre de Giovanni comme « la puan­teur de l’amour ». Les ras­sem­ble­ments noc­tur­nes débor­dants qui avaient lieu sur la ter­rasse de sa maison en Provence ont ins­pi­rés The Welcome Table, l’un de ses der­niers textes, laissé ina­chevé. Aujourd’hui menacé par la cons­truc­tion d’appar­te­ments de luxe, l’endroit abri­tait une com­mu­nauté cons­ti­tuée par des pro­ches et des inconnu.e.s deve­nant ami.e.s, pas­sant leurs nuits à dis­cu­ter, à se confron­ter, à se réconci­lier en pre­nant soin les un.e.s des autres.

 

Les artis­tes par­ti­ci­pant à cet événement public ont choisi de se rap­por­ter à Baldwin à partir d’affi­ni­tés électives, de faire réson­ner leurs tra­jec­toi­res dia­spo­ri­ques avec les erran­ces qui jalon­nè­rent la vie de l’écrivain, et de négo­cier les fron­tiè­res per­pé­tuel­le­ment chan­gean­tes des attri­bu­tions racia­les et des désirs sexuels.

[Paris • France]

 

[Son en anglais]


15h45 Accueil et intro­duc­tion avec Lotte Arndt, Lucas Morin (com­mis­sai­res de l’expo­si­tion) et Regina Barunke (Temporary Gallery, Cologne)

 

La décla­ra­tion de James Baldwin selon laquelle il ne se sen­tait chez lui que là où il était étranger atteste de son expé­rience pro­lon­gée de non-appar­te­nance. Ses dépla­ce­ments fré­quents en dehors des Etats-Unis, ses exils et ses voya­ges appa­rais­sent comme des stra­té­gies pré­cai­res pour échapper au racisme et à l’homo­pho­bie, sans jamais y par­ve­nir. Son désir de sta­bi­lité domes­ti­que, jamais plei­ne­ment assouvi, était inti­me­ment lié aux dis­cri­mi­na­tions racis­tes sys­té­mi­ques comme indi­vi­duel­les, et aux efforts inces­sants qu’il déploya pour lutter contre celles-ci.

Au-delà des États-Unis, les séjours étendus de l’écrivain à Paris, à Istanbul et à Saint-Paul-de-Vence for­mè­rent des étapes plus ou moins hos­pi­ta­liè­res, au cours des­quel­les des ami­tiés fortes se cons­ti­tuaient, le sou­la­geant momen­ta­né­ment de ses souf­fran­ces émotionnelles et socia­les, des contrain­tes col­lec­ti­ves et indi­vi­duel­les.

 

Dans les écrits de Baldwin, le foyer est décrit comme le résul­tat pré­cieux et pré­caire d’un enga­ge­ment émotionnel auda­cieux, défiant les normes, et moquant les caté­go­ries et les tabous raciaux et sexuels. Un don de soi qu’il décrit dans La Chambre de Giovanni comme « la puan­teur de l’amour ». Les ras­sem­ble­ments noc­tur­nes débor­dants qui avaient lieu sur la ter­rasse de sa maison en Provence ont ins­pi­rés The Welcome Table, l’un de ses der­niers textes, laissé ina­chevé. Aujourd’hui menacé par la cons­truc­tion d’appar­te­ments de luxe, l’endroit abri­tait une com­mu­nauté cons­ti­tuée par des pro­ches et des inconnu.e.s deve­nant ami.e.s, pas­sant leurs nuits à dis­cu­ter, à se confron­ter, à se réconci­lier en pre­nant soin les un.e.s des autres.

 

Les artis­tes par­ti­ci­pant à cet événement public ont choisi de se rap­por­ter à Baldwin à partir d’affi­ni­tés électives, de faire réson­ner leurs tra­jec­toi­res dia­spo­ri­ques avec les erran­ces qui jalon­nè­rent la vie de l’écrivain, et de négo­cier les fron­tiè­res per­pé­tuel­le­ment chan­gean­tes des attri­bu­tions racia­les et des désirs sexuels.

La pédagogie institutionnelle dans le contexte artistique 2/2

[Noisy-le-sec • France]

 

Quels sont les usages sociaux de l’art ? En quoi la pédagogie institutionnelle peut-elle trouver des échos dans le champ artistique et dans la médiation au sens large ? Quels rôles pour les centres d’art dans les champs politique et social ? L’exposition est-elle un médium pertinent pour travailler avec les publics à l’échelle locale ? Comment rendre compte d’une expérience sans la trahir à travers sa restitution ? Avec qui et comment partager ces expériences au long cours ? Comment les centres d’art travaillent-ils avec des communautés spécifiques sur leurs territoires ?

 

Une discussion avec Avec l’artiste Achim Lengerer, Janine Halka et Suza Husse (District, Berlin), Anna Manubens (CAPC, Bordeaux), la curatrice Vanessa Desclaux, Olivier Marboeuf (Khiasma, Les Lilas), l’artiste Hélène Deléan, Emilie Renard (directrice de La Galerie), Florence Marqueyrol (responsable du service des publics de la Galerie), Clio Raterron (chargée du jeune public et de la médiation à la Galerie), Catalina Rugeles (étudiante à l’Université Paris 8 Saint-Denis et stagiaire à la Galerie)


Timeline 

00 : 00 : 00 — Vanessa Desclaux, Introduction
00 : 03 : 42 — Anna Manubens (CAPC, Bordeaux)
00 : 39 : 02  — Olivier Marboeuf (Khiasma, Les Lilas)
01 : 17 : 20 — Discussion

 

Enregistré le 29 septembre par Simon Marini à la Galerie. Mixé par Victor Donati.

[Noisy-le-sec • France]

 

Quels sont les usages sociaux de l’art ? En quoi la pédagogie institutionnelle peut-elle trouver des échos dans le champ artistique et dans la médiation au sens large ? Quels rôles pour les centres d’art dans les champs politique et social ? L’exposition est-elle un médium pertinent pour travailler avec les publics à l’échelle locale ? Comment rendre compte d’une expérience sans la trahir à travers sa restitution ? Avec qui et comment partager ces expériences au long cours ? Comment les centres d’art travaillent-ils avec des communautés spécifiques sur leurs territoires ?

 

Une discussion avec Avec l’artiste Achim Lengerer, Janine Halka (District, Berlin), Anna Manubens (CAPC, Bordeaux), la curatrice Vanessa Desclaux, Olivier Marboeuf (Khiasma, Les Lilas), l’artiste Hélène Deléan, Emilie Renard (directrice de La Galerie), Florence Marqueyrol (responsable du service des publics de la Galerie), Clio Raterron (chargée du jeune public et de la médiation à la Galerie), Catalina Rugeles (étudiante à l’Université Paris 8 Saint-Denis et stagiaire à la Galerie)


Timeline

Introduction et présentation du projet
00 : 00 : 00 — Emilie Renard 

Groupe de recherche « La Presse »
00 : 07 : 39 — Vanessa Desclaux 
00 : 15 : 58 — Florence Marqueyrol
00 : 22 : 02 — Vanessa Desclaux
00 : 24 : 51 — Clio Raterron
00 : 29 :25 — Catalina Rugeles
00 : 36 : 07 — Achim Lengerer

District, lieu d’art à Berlin (Anglais) 
00 : 47 : 45 — Janine Halka

 

 

Enregistré le 29 septembre par Simon Marini à la Galerie. Mixé par Victor Donati.

[Les Lilas • France]

 

Le projet Répertoires animés mené en collaboration avec le Mundaneum de Mons se confronte en particulier à l’archive et au document comme matières premières d’une recherche autour du réagencement performatif de l’image et de la mémoire. Cela fait un certain temps que le projet visionnaire du Mundaneum de Paul Otlet – bibliographe et collectionneur visionnaire du 20e siècle – a été réinscrit dans l’histoire comme antécédent d’internet, réinvesti du titre de « google ante-litteram ». Cependant, la vision d’un centre de documentation universel éducatif et social, accessible à tous sans élitisme intellectuel, technologique ou social, capable de tisser des liens évolutifs, toujours en voie de construction, entre des ressources hétérogènes, constituant ainsi « un véritable cerveau mécanique et collectif », nous semble préconiser et ouvrir des possibles bien plus larges et prometteurs que la simple préfiguration d’un moteur de recherche et de son quasi-monopole de l’internet aujourd’hui.

 

Du 6 au 10 novembre, l’ARG a été en résidence à Khiasma et a travaillé une proposition d’installation dans l’espace de ses recherches, sous la forme d’une « constellation mouvante » de différents éléments, dont l’agencement et la dramaturgie ont évolué jour après jour : performances et projections de films de certains des membres et d’auteurs invités ; exposition de traces du projet Répertoires animés et création sur place de nouveaux processus de travail ; conversations avec des intervenants extérieurs ; etc. Cette est la restitution de cette résidence.

L'enregistrement a été réalisé le 10 novembre à l'espace Khiasma part Esther Porylès. Le mixage a était réalisé par Victor Donati.

On va aller rencontrer

[Paris • France]

 

Je vous écris d’une ville où je suis venue avec mes amis pour faire un peu de vacances. Un mot qui n’existe pas dans la langue maternelle. Quand on dit vacances ils remplissent les sacs de sports et froncent les sourcils. Ils attendent le train devant l’éternité dans laquelle ils sont assis comme on s’allonge. 

« On va aller rencontrer », séquence 8 de l'antenne «Rester. Etranger».
Avec Eric Yvelin, Omar Haruone, Hassan Abdallah, Barbara Manzetti, Abdellah Ismail, Audrey Gaisan Doncel, Renaud Golo, Hussein Abdallah, Chloé Schmidt, Sandrine Moreau et Françoise Hardy.
Avec le soutien de la commission mécénat de la FNAGP, de l'association Pour Loger et du Laboratoire d’excellence des arts et médiations humaines (Arts-H2H) de l'Université Paris 8.

La représentation du corps en environnement virtuel

[Antibes • France]

 

Avertissement : Les aléas de la situation ont contraint l’enregistrement à une qualité en dessous de nos exigences. Cela étant dit, La R22 Tout-monde et l’antenne « Les lendemains hybrides» ont souhaité conserver sa diffusion afin de permettre l’accès à ce document en tant que ressource pour la pensée. 

 

Philippe Fuchs ( Réalité virtuelle, école des Mines) aborde le bouleversement progressif qui est en train de se produire avec les systèmes immersifs et interactifs émergents, provenant des techniques de réalité virtuelle. Celle-ci est un nouvel outil performant dans le domaine de la Santé, proposant depuis au moins dix ans des thérapies virtuelles en psychiatrie ou en rééducation fonctionnelle ou sensorimotrice. Inversement, elle va être progressivement exploitée par tout public pour des applications ludiques ou artistiques, en ayant un impact sur la représentation du corps, différente de celle en environnement réel. En particulier, ce domaine donne une importance à la proprioception et génère des incohérences sensorimotrices, certaines perturbantes. Des éventuels impacts sanitaires doivent être connus par tout praticien.

 

Philippe Fuchs est professeur de Réalité Virtuelle à Mines ParisTech. Il est un des acteurs majeurs du domaine de la réalité virtuelle en France. En particulier, il est l’auteur principal et le directeur de l’ouvrage collectif « Traité de la réalité virtuelle » avec 101 auteurs. Il vient de publier (mai 2016) un livre sur « Les casques de réalité virtuelle et de jeux vidéo » (www.pressesdesmines.com). Il fut président de l’Association Française de la Réalité Virtuelle (www.af-rv.fr).

En plus de son travail de recherche depuis plus de 25 ans dans le domaine, P. Fuchs nous sensibilise aussi à la dimension phénoménologique de l’expérience vécue. Et la question de notre corporéité, il ne l’expérimente pas seulement sous l’angle de la réalité virtuelle. Ultramarathonien ayant notamment parcouru Paris-Athènes (lors des J.O.) puis Paris-Pekin 4 ans plus tard, il a cultivé au fil de ses expériences une réflexion qui fait écho à « l’être au monde » de Merleau-Ponty.

 

Enregistrement lors des journées annuelles de psychomotricité, qui se sont déroulées à Antibes en octobre 2017.

 

Voir aussi le webdoc animé de Laurent Bonnotte, Grandir à l’ère du virtuel (ép. 7 des lendemains hybrides). Lien : https://vimeo.com/233097109

Enregistré lors des journées annuelles de psychomotricité, qui se sont déroulées à Antibes en octobre 2017

RêvA – De notre corps en Rêverie Augmentée

[Antibes • France]

 

Avertissement : Les aléas de la situation ont contraint l’enregistrement à une qualité en dessous de nos exigences. Cela étant dit, La R22 Tout-monde et l’antenne « Les lendemains hybrides» ont souhaité conserver sa diffusion afin de permettre l’accès à ce document en tant que ressource pour la pensée. 

 

A partir d’un exposé sur l’œuvre et son protocole d’expérimentation, Nathalie Delprat nous offre une exploration des liens entre matérialité virtuelle, conscience corporelle et imaginaire à travers ce dispositif interactif, qui permet d’expérimenter la transformation virtuelle du corps sous forme d’un nuage. L’impact cognitif et émotionnel d’une telle transformation est directement lié aux propriétés de la matière simulée et résulte d’illusions perceptives mais aussi de l’adhésion imaginative à l’image d’un corps nuageux. En tant que support de (re)médiation, l’immersion interactive RêvA peut aussi bien être vécue sous l’angle esthétique que sous celui des sciences médicales et humaines. Ce projet en évolution entrouvre les portes sur une clinique complexe qui interroge notre corporéité. La rêverie selon Gaston Bachelard s’est glissée dans la brume algorithmique.

 

Nathalie Delprat effectue ses recherches au LIMSI-CNRS à Orsay où elle est responsable de la thématique transverse VIDA (Virtualité Interaction, Design et Art). Particulièrement intéressée par l’approche recherche et création, son travail scientifique et artistique explore l’impact cognitif et la dimension poétique d’un changement virtuel de densité corporelle en celle d’un nuage grâce à l’installation interactive RêvA.

 

00:00:15 – Présentation du projet RêvA

00:05:05 – Présentation des protocoles d’expérimentation et aperçus de certains résultats

00:15:00 – La question du vécu émotionnel et de la conscience de soi

00:18:30 – La question de la rêverie

 

 

Enregistré lors des journées annuelles de psychomotricité, qui se sont déroulées à Antibes en octobre 2017

[Saint-Denis • France]

 

Politiques de la jeunesse

 

Modération : Daria Saburova

Abel Bedecarrax : le caractère politique et les enjeux stratégiques du mouvement étudiant et lycéen

Louise Poulain : écoles en lutte à são Paulo (Brésil, 2014-2016) : résistances et politisation de la jeunesse

 

Enregistré le 14 septembre 2017 dans le cadre du colloque Penser l'émancipation par Simon Marini et mixer par Victor Donati.

[Saint-Denis • France]

 

Médias, la nouvelles trahison des clercs 

 

Modération : Ernest Moret

Aude Lancin : Journaliste (00:01:04)

Edwy Plenel : Co-fondateur de Mediapart (00:32:17)

Daniel Schneidermann : Fondateur d’Arrêt sur images (00:59:10)

 

 

Questions à partir de 01:23:06

Enregistré le 13 septembre 2017 dans le cadre du colloque Penser l'émancipation par Simon Marini et mixer par Victor Donati.

[Saint-Denis • France]

 

Modération : Grégory Bekhtari

Timothée Nay : Un universel disputé comme espace d’une alliance anti-raciste ? Une expérience de lecture de C. L. R. James

Zacharias Zoubir : Les Damnés de l’angleterre ? L’actualité de la controverse entre robert miles et les premières cultural studies

Jules Crétois : Le concept d’idéologie implicite appliqué aux luttes migratoires françaises

Enregistré le 13 septembre 2017 dans le cadre du colloque Penser l'émancipation par Simon Marini et mixer par Victor Donati.

[Saint-Denis • France]

 

Révolution : De Juin 1848 à Alep

 

Modération : Jean Batou

Francis Sitel : Que veut dire ce nom de révolution ? (00:02:05)

Michèle Riot-Sarcey : L’oubli des révolutions, l’oubli des peuples (00:15:23)

Ziad Majed : Révolution arabe et question syrienne (00:30:50)

 

Questions à partir de 00:54:00

Enregistré le 15 septembre 2017 dans le cadre du colloque Penser l'émancipation par Simon Marini et mixer par Victor Donati.

[Saint-Denis • France]

 

« Santé mentale » : de l’institution à la cure

 

Modération : Matthieu Renault

Valentin Schaepelynck : Folie, aliénation et analyse institutionnelle (00:01:10)

Matthieu Bellahsen : Émancipation falsifiée et pratiques alteratives dans le champ de la folie (00:25:50)

Dario Firenze : Les damnés de la thérapie. Frantz Fanon, l’ethnopsychiatrie et les perspectives

décoloniales et émancipatrices du soin psychologique (00:50:00)

 

Questions à partir de 01:09:55

Enregistré le 13 septembre 2017 dans le cadre du colloque Penser l'émancipation par Simon Marini et mixer par Victor Donati.

[Les Lilas • France]

 

À l’occasion de l’émission « Histoires de la littérature récente » avec Olivier Cadiot et autour de son œuvre, Radio Brouhaha a demandé à Nicolas Attal, étudiant du master de création littéraire, de nous proposer une histoire imaginaire du slam. La voici.

[Bagnolet • France]

 

Cartographie sonore de la porte de Bagnolet est un projet en partenariat avec les enfants de l’association Mom’artre et l’artiste Ségolène Thuillart.

 

Avec ce travail  cartographie sonore de la porte de Bagnolet, il est question de retranscrire l’ambiance d’un quartier à travers une bande sonore et d’amener l’enfant à appréhender son environnement sous le prisme de l’ouïe. C’est à travers différents gestes du quotidien que l’on retrace un parcours, que l’on va découvrir diverses sensibilité face au milieu sonore urbain. 

 

Chaque enfant, est allé enregistrer un son qui était propre à son quotidien et à une anecdote.

 

Pour découvrir le travail de Ségolène Thuillart : http://segolenethuillart.tumblr.com

Avec la participation de Eli, Ephrem, Etan, Noé, Rebbeca, Yassin, Elsa et Théo.
Enregistré, monté et réalisé par Ségolène Thuillart en partenariat avec l'association Mom'artre.

[Les Lilas • France]

 

« Perdus qui aiment se perdre / belle épine / vaste foin ». En 2013 naît le collectif Jef Klak. Une envie forte et commune de se déplacer, d’aller chercher du politique là où on ne pensait pas en trouver. Visiter les anti-zones, explorer les mirages, les interstices et les zones grises. 

 

« Devenir commun / Faire fou / Hors des sentiers où l’on marche ». Jef Klak taille dans la matière du réel pour trouver prise, mêle poétique et politique, enquête et fiction. Jef Klak, c’est « Monsieur et Madame tout le monde » en flamand, c’est aussi un collectif, un site internet, une revue et un disque de créations sonores. Les textes, images et sons s’y frottent et s’y rencontrent au rythme de la comptine « Trois p’tits chats ».

 

Pour Relectures, le groupe sonore de Jef Klak propose de refaire le chemin en compagnie du public : Marabout , Bout d’ficelle, Selle de Ch’val et Ch’val de course. Une traversée des numéros de Jef Klak par le son, c’est l’occasion de revivre les questions posées, les fonctionnements tâtonnés, en faisant part des expérimentations, écueils et réflexions dans la fabrique du commun et la création en collectif.

L'enregistrement et la diffusion (hertzienne et web) en direct furent réalisés par le collectif Radio BAL et la r22 Tout-monde. Captation réalisée à l'espace Khiasma le 8 octobre 2017. Enregistrement et mixé par Esther Poryles.

Nuit Blanche : Farewell Over Tears

[Les Lilas • France]

 

Farewell Over Tears est une pièce ambiante de guitare joué par Marin Esteban, membre du groupe Rhodes Tennis Court Avenue.

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

L'enregistrement et la diffusion (hertzienne et web) en direct furent réalisés par le collectif π-node, Radio BAL et la r22 Tout-monde. Captation réalisée à l'espace Khiasma durant la nuit du 7 au 8 octobre 2017. Enregistrement mixé par Esther Poryles.

Nuit Blanche : Journal de la fille qui cherche Egon Bondy

[Les Lilas • France]

 

« Qui est-il, cet homme en train d’écrire le journal de la fille qui cherche Egon Bondy, c’est-à-dire en quête de lui-même ? Poète-pornographe ? Philosophe évoquant des visions apocalyptiques de la fin de l’humanité ? Commentateur ironique de la petite bourgeoisie socialiste et consumériste ? […] Honza est un peu plus âgée que lui ; son père, Jaromir Krejcar, était avant la guerre un architecte d’avant-garde, sa mère, Milena Jesenska, la « Milena » des lettres de Franz Kafka. »

 

Jana Krejcarova dite Honza envoûte Zbynek Fiser alias Egon Bondy. Elle le fascine par son rapport au monde, sa libre pensée en matière de sexe, d’érotisme, de poésie, de philosophie, de politique… La lettre lue est celle de Honza à l’auteur, traduite du tchèque et éditée en 2004 aux éditions URDLA.

 

Emma Loriaut et Julien Clauss collaborent depuis 2012 pour des projets de performances, de lectures radiophoniques et d’installations. Leurs démarches se rencontrent sur les notions de réel et de déréalisation ainsi que sur des questions d’agencements politiques, de rassemblements, d’inscription dans des architectures et de situations.

 

https://108mhz.wordpress.com/

https://onentendlirejusquaubout.wordpress.com/

https://meteomondiale.bandcamp.com

www.cycliq.org

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

Lecture : Emma Loriaut
Synthétiseur modulaire : Julien Clauss

L'enregistrement et la diffusion (hertzienne et web) en direct furent réalisés par le collectif π-node, Radio BAL et la r22 Tout-monde. Captation réalisée à l'espace Khiasma durant la nuit du 7 au 8 octobre 2017. Enregistrement mixé par Esther Poryles.

[Les Lilas • France]

 

« Les dessinateurs japonais, pensaient qu’en représentant un sujet ou une scène sur papier, ils la capturait. D’une certaine manière, la chose dessinée préexistait dans l’air et qu’en la faisant apparaitre, elle devenait leur. Ils avaient donc un pouvoir. Celui de créer et de posséder ce qu’ils dessinaient. »

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

L'enregistrement et la diffusion (hertzienne et web) en direct furent réalisés par le collectif π-node, Radio BAL et la r22 Tout-monde. Captation réalisée à l'espace Khiasma durant la nuit du 7 au 8 octobre 2017. Enregistrement mixé par Esther Poryles.

[Les Lilas • France]

 

« Cet été, sur les pas de Stevenson, nous avons erré dans la région du Gévaudan. Au cours de nos marches en montagne, de nos haltes dans les églises rencontrées et de nos campements en forêt, nous avons écouté, produit et collecté de multiples sons. Nous en avons fait un voyage sonore double face. Une face jour et une face nuit. Le jour, nous avions pour guides l’Enfer de Dante, Moments d’Henri Michaux et les Élégies de Duino de Rilke. La nuit, nous dormions du mieux que nous pouvions. »

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

L'enregistrement et la diffusion (hertzienne et web) en direct furent réalisés par le collectif π-node, Radio BAL et la r22 Tout-monde. Captation réalisée à l'espace Khiasma durant la nuit du 7 au 8 octobre 2017. Enregistrement mixé par Esther Poryles.

[Les Lilas • France]

 

« Cet été, sur les pas de Stevenson, nous avons erré dans la région du Gévaudan. Au cours de nos marches en montagne, de nos haltes dans les églises rencontrées et de nos campements en forêt, nous avons écouté, produit et collecté de multiples sons. Nous en avons fait un voyage sonore double face. Une face jour et une face nuit. Le jour, nous avions pour guides l’Enfer de Dante, Moments d’Henri Michaux et les Élégies de Duino de Rilke. La nuit, nous dormions du mieux que nous pouvions. »

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

L'enregistrement et la diffusion (hertzienne et web) en direct furent réalisés par le collectif π-node, Radio BAL et la r22 Tout-monde. Captation réalisée à l'espace Khiasma durant la nuit du 7 au 8 octobre 2017. Enregistrement mixé par Esther Poryles.