▼ Mois
▼ Auteur-s
▼ Programme
▼ Catégorie
 

Nuit Blanche : Black(s) To The Future

[Les Lilas • France]

 

« Nous sommes Black(s) To The Future et nous allons faire une ronde de lecture »

Avec des textes de Ghérasim Luca, Mawena Yehouessi, La Rumeur, Casey, Ralph Ellison, Nadir Khanfour, Tarek Lakhrissi

 

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

[Les Lilas • France]

 

En Marche !

 

Les (r)évolutions sont perpétuelles, intimes ou collectives, parfois invisibles, souvent en politique le résultat d’un amas de concepts digérés et réinterprétés. La mascarade démocratique règne dans le lit du peuple telle une maîtresse déifiée mais, partout dans le monde, nombreux sont celles et ceux qui souhaitent voir cette union érotique cesser.  Partout semble souffler une énergie « nouvelle » mais le temps politique n’est-il pas toujours similaire à celui qui vient de s’écouler lorsque la « violence légitime » reste l’apanage des états ?

 

Cet objet est un collage. Réalisé dans l’urgence, en échos à celle qu’il y a à prendre la parole et à agir face à cette Marche forcée, en échos à l’instinct nécessaire au corps-à-corps. Il ne témoigne pas d’une perfection sonore mais d’un geste brut et instinctif. Ici, l’ensemble des sons proviennent des internets, du monde entier, car dans ce monde globalisé, l’effet papillon est une réalité, une totalité.

 

Mettons-nous En Marche !

Dans une autre direction…

Reste à savoir laquelle

 

Charles-Henri Despeignes est journaliste, auteur, producteur radio et créateur sonore.

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

Nuit blanche : The Diluted Hours

[Les Lilas • France]

 

«Avec The Diluted Hours, nous sommes plongés dans le cœur/corps sismique de l’intentionnalité des artistes : la mutation symbolico-esthétique d’une science-fiction fantastique qui se fait le démiurge du naufrage de notre temps. Annonce prophétique de la catastrophe qui loin de la morbidité irradie le spectre d’une imagination des possibles de nos luttes futures. Mais là où il y a danger croît aussi ce que sauve. La dissection de nos maux se fait le miroir d’un corps neuf dont nous nous devrons d’être les architectes insolents.» Philippe Boisnard

 

Depuis leur rencontre, en 2001, l’œuvre conjointe de Magali Daniaux et Cédric Pigot est marquée du double sceau de l’expérimentation et de la performance. Leurs pièces mêlent des médias divers et associent des registres opposés avec une prédilection pour les correspondances entre science-fiction et documentaire, ingénierie de pointe et contes fantastiques, matériaux lourds et sensations fugaces. Aux installations et objets, dessins et collages de leurs débuts se sont progressivement ajoutés des expérimentations et gestes artistiques plus immatériels. Vidéos, créations sonores, musique, poésie, recherches olfactives, œuvres virtuelles aux confins de l’art numérique ont formé un cycle d’oeuvres consacré aux étendues Arctiques et qui abordent des problématiques liées au changement climatique, les questions économiques, politiques et géostratégiques, le développement urbain et la gestion des ressources alimentaires. 

Leur travail a notamment été montré au Anchorage Museum en Alaka en 2016, au Musée du Jeu de Paume à Paris en 2014, à la Biennale d’Architecture de Venise en 2014, au Barents Spektakel en Norvège, en 2013, à l’opéra d’Oslo pour le festival Ultima en 2011, au Palais de Tokyo à Paris en 2011, à la Qui Vive International Biennial à Moscow en 2010.

 

http://daniauxpigot.com/

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

[Les Lilas • France]

 

« C’est une proposition que l’on fait pour la rencontre d’aujourd’hui, à Khiasma, ce 7 octobre, en écho à la démarche amorcée ici-même en avril, lors du workshop EVOL qui était un atelier d’une semaine, ici, avec différents collectifs dont la plupart sont à nouveau présents aujourd’hui.

La radio un très bon moyen de donner un support réflexif à la construction des situations relationnelles, de façon plus sensible que d’habitude, puisque son dispositif donne une matérialité à la construction des situations relationnelles et permet justement de défaire les genres de l’intervention et de passer à des registres de parole très différents les uns des autres : la conférence, l’entretien, le récit, etc. Et de là, comment on peut faire varier tous ces genres et modifier les situations relationnelles pour arriver à quelque chose qui prend d’autres sens politiques que ceux auxquels on a affaire tout le temps. »

 

Avec Sophia Djitli, performeuse et poétesse, Yasmina Kebbab, doctorante d’anthropologie et militante, Olivier Marboeuf, performer, curateur, producteur, et Béatrice Rettig, artiste et militante.

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

[Les Lilas • France]

 

La Permanence.

 

« Nous faisons partie d’un groupe de discussion qui s’appelle la Permanence. À la suite des déclarations racistes de Marie-Thérèse Allier, la directrice de la Ménagerie de verre en avril dernier, nous avons voulu nous réunir en un groupe de personnes désireuses de se questionner sur les discriminations et les préjugés racistes dans le milieu de la danse. » 

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.

 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

 

 

Quelques années après le désastre nucléaire à Fukushima, une nouvelle île émergeait au large de l’archipel d’Ogasawara, dans le Sud pacifique. Capté entre les îles isolées d’Ogasawara et les champs contaminés de Fukushima, The Voyage Out dresse des ponts spéculatifs entre ces mondes parallèles — un archipel mutant. 

 

2022 est le second épisode de la série radiophonique « The Voyage Out Radio Series 2222 ∞ 2022 », réalisé en collaboration avec Nuno da Luz avec la participation d’Ayami Awazuhara. Tendue entre les années 2022 et 2222, cette série radiophonique est une exploration sonique du film à venir, comme une transmission, un présage.

2022, Ana Vaz & Nuno da Luz ft. Ayami Awazuhara, audio, 29’, 2017
produit par: TBA-21 Academy pour l’exposition de Stefanie Hessler, Tidalectics
en cooperation avec L'Espace Khiasma et la R22 Tout-Monde
dans le cadre de la résidence d'Ana Vaz au sein du programme Plateforme

[Les Lilas • France]

 

Radio Brouhaha revient à Khiasma pour explorer avec Olivier Cadiot les « histoires de la littérature récente ». Alors que notre imaginaire littéraire évolue, le besoin d’écrire une autre histoire littéraire, alternative, se fait sentir. Ce besoin réunit le travail d’Olivier Cadiot et celui d’un certain nombre de jeunes écrivains et chercheurs de l’Université Paris VIII Vincennes – Saint-Denis.

Alors que les deux volumes de l’Histoire de la littérature récente ne cessent de revenir sur la nécessité d’une transmission, cette émission se propose d’en expérimenter les conditions, en articulant et confrontant plusieurs histoires alternatives de la littérature.

 

Conversation avec Anne-James Chaton et Philippe Artières

[Les Lilas • France]

 

Deux orfèvres du fragment, deux livres rares des Editions Verticales. Deux manières de découper le temps, de fabriquer de l’Histoire et des histoires, de l’anonyme et du commun, l’imaginaire d’une époque.
Lectures suivies d’une conversation avec Olivier Marboeuf.

 

Miettes de Philippe Artières
«Relire trente-cinq ans après leur parution les petites annonces de «Sandwich» – l’éphémère supplément de Libération –, y chercher les miettes de l’année 1980, c’est ce que j’ai entrepris de faire, ciseaux à la main. Découper une colonne, fureter dans une double page, éplucher de bout en bout une rubrique ou procéder par collages subjectifs. Autant d’expériences de lecture qui ont fait naître ce recueil protéiforme. Aux petites annonces s’ajoutent des bulletins météo ou des relevés sismiques de la même période. À travers ces événements de faible intensité, je fais le pari rêveur de revisiter un segment de notre histoire si proche et si lointaine. En captant le grain le plus fin de ce qui s’est passé et qui toujours échappe. En enregistrant ce petit rien qui fait pourtant l’épaisseur de nos vies.»

 

Elle regarde passer les gens d’Anne-James Chaton
«Elle reproche aux habitants de l’immeuble de l’espionner. Elle révèle des matières. Elle fait surgir des formes. Elle façonne des idées. Elle se fait tout voler. […] Elle doit fuir. Elle retournera à Paris. Elle y a des amis. Elle part pour la Suisse. Elle est arrêtée à la frontière. Elle n’a pas de papiers. […] Elle est de retour à New York. Elle danse. Elle parle. Elle choque. Elle a dû écourter son programme. Elle fait le bilan. Elle a perdu beaucoup d’argent. […] Elle soupçonne quelque chose. Elle ne lui fait pas confiance. Elle se méfie de cette Mary. Elle tourne autour de John. Elle lui plaît. Elle n’est pas la seule.»

Derrière ce «Elle» à identités multiples se cachent treize destins de femmes ayant marqué l’imaginaire du XXe siècle. Les vies de ces célébrités anonymes, saisies au plus près de leur quotidien, se chevauchent en une biographie sans temps mort qui réinvente l’épopée de notre modernité.

Lecture de « Miettes » de Philippe Artières

[Les Lilas • France]

 

Miettes de Philippe Artières
«Relire trente-cinq ans après leur parution les petites annonces de «Sandwich» – l’éphémère supplément de Libération –, y chercher les miettes de l’année 1980, c’est ce que j’ai entrepris de faire, ciseaux à la main. Découper une colonne, fureter dans une double page, éplucher de bout en bout une rubrique ou procéder par collages subjectifs. Autant d’expériences de lecture qui ont fait naître ce recueil protéiforme. Aux petites annonces s’ajoutent des bulletins météo ou des relevés sismiques de la même période. À travers ces événements de faible intensité, je fais le pari rêveur de revisiter un segment de notre histoire si proche et si lointaine. En captant le grain le plus fin de ce qui s’est passé et qui toujours échappe. En enregistrant ce petit rien qui fait pourtant l’épaisseur de nos vies.»

Lecture de « Elle regarde passer les gens » par Anne-James Chaton

[Les Lilas • France]

 

Elle regarde passer les gens d’Anne-James Chaton
«Elle reproche aux habitants de l’immeuble de l’espionner. Elle révèle des matières. Elle fait surgir des formes. Elle façonne des idées. Elle se fait tout voler. […] Elle doit fuir. Elle retournera à Paris. Elle y a des amis. Elle part pour la Suisse. Elle est arrêtée à la frontière. Elle n’a pas de papiers. […] Elle est de retour à New York. Elle danse. Elle parle. Elle choque. Elle a dû écourter son programme. Elle fait le bilan. Elle a perdu beaucoup d’argent. […] Elle soupçonne quelque chose. Elle ne lui fait pas confiance. Elle se méfie de cette Mary. Elle tourne autour de John. Elle lui plaît. Elle n’est pas la seule.»

Derrière ce «Elle» à identités multiples se cachent treize destins de femmes ayant marqué l’imaginaire du XXe siècle. Les vies de ces célébrités anonymes, saisies au plus près de leur quotidien, se chevauchent en une biographie sans temps mort qui réinvente l’épopée de notre modernité.

Lectures de « Deux fois né » par Constantin Alexandrakis

[Les Lilas • France]

 

Une soirée de lectures avec deux nouveautés de deux petits nouveaux chez Verticales. Deux regards décalés, drôles et incisifs sur les identités contemporaines. Deux tentatives de garder le cap au cœur d’un monde qui doucement tangue et prend l’eau. Deux lectures autour de l’art de trouver son chemin en se perdant quand même un peu.

 

Deux fois né de Constantin Alexandrakis
Ce récit autobiographique part d’un malentendu. Courant 2011, Constantin Alexandrakis apprend que son père, prétendument mort, n’a tout simplement jamais su qu’il avait un fils. Cette révélation le conduit à Athènes, sur les traces du « Géniteur », un sexagénaire peu coopératif sinon fuyant. L’enquête généalogique se mue peu à peu en quête existentielle. En chemin, l’auteur aura évoqué son initiation à la mythologie antique et au grec moderne, ses crises de démangeaison, l’obtention d’un CAP de charpentier, mais aussi la visite d’un dispensaire autogéré à Thessalonique, un séjour sur l’île rebelle d’Ikaria et les liens hallucinatoires du peyotl mexicain avec l’art de la mètis chère à Ulysse.

Lecture de « L’amour, accessoires » par Fleur Breteau

[Les Lilas • France]

 

Une soirée de lectures avec deux nouveautés de deux petits nouveaux chez Verticales. Deux regards décalés, drôles et incisifs sur les identités contemporaines. Deux tentatives de garder le cap au cœur d’un monde qui doucement tangue et prend l’eau. Deux lectures autour de l’art de trouver son chemin en se perdant quand même un peu.

 

L’Amour, accessoires de Fleur Breteau

Dans ce récit documentaire, Fleur Breteau nous fait découvrir un lovestore de l’intérieur. Avec sa bienveillante ironie, elle alterne portraits de clients, mode d’emploi de sextoys et chronique de sa propre existence où surgit la figure d’une sulfureuse arrière grand-tante. On est touché par le regard acéré et vivifiant, jamais impudique, de cette femme qui a le goût des autres et abhorre la « pensée sexuelle unique ».

Discussion avec Fleur Breteau et Constantin Alexandrakis

[Les Lilas • France]

 

Une soirée de lectures avec deux nouveautés de deux petits nouveaux chez Verticales. Deux regards décalés, drôles et incisifs sur les identités contemporaines. Deux tentatives de garder le cap au cœur d’un monde qui doucement tangue et prend l’eau. Deux lectures autour de l’art de trouver son chemin en se perdant quand même un peu.

 

Deux fois né de Constantin Alexandrakis
Ce récit autobiographique part d’un malentendu. Courant 2011, Constantin Alexandrakis apprend que son père, prétendument mort, n’a tout simplement jamais su qu’il avait un fils. Cette révélation le conduit à Athènes, sur les traces du « Géniteur », un sexagénaire peu coopératif sinon fuyant. L’enquête généalogique se mue peu à peu en quête existentielle. En chemin, l’auteur aura évoqué son initiation à la mythologie antique et au grec moderne, ses crises de démangeaison, l’obtention d’un CAP de charpentier, mais aussi la visite d’un dispensaire autogéré à Thessalonique, un séjour sur l’île rebelle d’Ikaria et les liens hallucinatoires du peyotl mexicain avec l’art de la mètis chère à Ulysse.

 

L’Amour, accessoires de Fleur Breteau

Dans ce récit documentaire, Fleur Breteau nous fait découvrir un lovestore de l’intérieur. Avec sa bienveillante ironie, elle alterne portraits de clients, mode d’emploi de sextoys et chronique de sa propre existence où surgit la figure d’une sulfureuse arrière grand-tante. On est touché par le regard acéré et vivifiant, jamais impudique, de cette femme qui a le goût des autres et abhorre la « pensée sexuelle unique ».

[Les Lilas • France]

 

Les « Pratiques du hacking » réunissent un groupe* de recherche autour du hacking comme forme emblématique de notre époque. Émanant de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne, elles questionnent depuis 2016 les pratiques artistiques irriguées par l’esprit hacker qui frappe toutes les strates de notre société.

 

Sous la forme d’une conversation ouverte et à l’appui de documents, une partie des membres du groupe  traverse les recherches passées et en cours, présente quelques pistes de travail et partage publiquement ses interrogations sur ce que Pascal Nicolas-le Strat a appelé la « recherche de plein vent »**.

 

Cette soirée est appréhendée comme une étape particulière de travail où la recherche s’envisage hors du terrain habituel du chercheur, à découvert et hors sol. Entre autres questions qui apparaitront au gré des échanges : la situation paradoxale que les Pratiques du hacking soulèvent dans le cadre institutionnel de l’école, l’écart entre les attentes de la recherche et ce que les membres du groupe cherchent déjà en tant qu’artistes et praticiens de la théorie, et les horizons incertains où toute recherche de plein vent nous mène nécessairement.

 

Pour cette soirée, le groupe de recherche invite David-Olivier Lartigaud, professeur spécialisé en théorie et pratiques numériques à l’ESAD Saint-Étienne et à l’ENSBA Lyon. En 2015, il a été co-commissaire avec Samuel Vermeil de l’exposition « A-T-T-E-N-T-I-O-N » à la Biennale Internationale Design Saint-Étienne et co-commissaire en 2013 avec François Brument de l’exposition « Singularité » pour cette même biennale. Il a dirigé l’ouvrage ART++ paru aux éditions HYX (Orléans) en 2011 et Objectiver (éditions Cité du Design-ESADSE) en 2017. Il est docteur en Art et Sciences de l’Art (Esthétique) de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

*Le groupe «Pratiques du hacking» regroupe Pierre Akrich, Fabrice Gallis, Tamara Lang, Karine Lebrun, John Lejeune, Jan Middelbos, Julie Morel et Stephen Wright. Seront présents à Khiasma : Karine Lebrun (artiste, enseignante EESAB site de Quimper et coordinatrice des « Pratiques du hacking »), Tamara Lang (étudiante EESAB site de Quimper), Pierre Akrich (artiste), Jan Middelbos (artiste, ouvrier-technicien de plateau et doctorant en esthétique).

[Les Lilas • France]

 

Pour le deuxième Lundi de Phantom consacré à l’univers de Katia Kameli, l’artiste et vidéaste nous propose de plonger dans la fabrication de son film à épisodes Le Roman Algérien. Une réflexion sur la création d’une archive vivante de l’Algérie contemporaine qui interroge le rapport aux images, aux signes et à la mémoire.

 

Pour le deuxième épisode qu’elle vient d’achever, elle convoque la lecture de Marie-José Mondzain. Née à Alger, la célèbre philosophe des images regarde et commente la mise en récit de l’histoire de ce pays par des femmes militantes à partir de quelques photographies et moments clefs des premières heures de l’Indépendance.

 

Katia Kameli et Marie-José Mondzain prolongent la conversation du film en public et dialoguent autour des enjeux du regard et du geste de l’archiviste.

Enregistré à l'espace Khiasma le 25 septembre 2017. Mixé par Esther Porylès.

[Les Lilas • France]

 

Au cœur de l’été, Khiasma perdait l’un de ses plus précieux alliés, une voix chaleureuse mais sans concession, une pensée joyeuse et sauvage. Jean-Paul Curnier a cessé de penser dans la lisière et de tirer des flèches en plein cœur. 

 

Lors de sa résidence d’écriture à Khiasma en 2014 où il s’amusait à voyager aux origines diverses de la démocratie, saluant l’organisation anarchiste des pirates et la sauvagerie américaine, renvoyant au passage les Grecs à leurs contradictions, il avait éclairé des sentiers rarement débattus. Tout cela en musique, comme il se doit.

 

Impossible de penser lui rendre hommage aujourd’hui sans une belle table agrémentée de rhum et d’une humeur de fête. Durant cette soirée, des voix amies traversaient des textes, histoires, aventures et musiques qu’il a peuplés de sa présence si particulière. Parmi elles : Christophe Fiat, Gaëlle Obiégly, Alphonse Clarou, Marine Baudrillard, Laurent Malone, Alexis Forestier, Olivier Marboeuf, Jean-Pierre Ostende… 


0. Objet sonore non identifié – Chanson
Jean-Paul Curnier – Miam Miam Glou Glou : 0’16 – 1’30 
1. Olivier Marboeuf – Mot d’accueil : 1’30 – 4’00
2. Extrait radio r22 – Résidence de Jean-Paul Curnier à Khiasma : 4’00 – 9’52 
3. Jean-Pierre Ostende – Lecture de « La Piraterie dans l’âme » de Jean-Paul Curnier : 10’02 – 26’17
4. Christian Milovanoff – Lecture :  26’54 – 42’35
5. Objet sonore non identifié – Chanson Jean-Paul Curnier – Je m’examine : 42’36 – 44’12
6. Gaëlle Obliegly – Lecture de « Narrateur des plaines » de Gianni Celati : 44’40 – 51’28 
7. Objet sonore non identifié – Jean-Paul Curnier – Gilet Jaune : 51’29 – 54’00
8. Alphonse Clarou – Lecture de « Arles Catastrophe lente » de Jean-Paul Curnier : 54’37 – 60’59
9. Objet sonore non identifié – Jean-Paul Curnier – Petit Moulin : 60’59 – 63’04
10. Laurent Malone – Projection – Extrait d’un projet avec le collectif Pérou à Arles : 63’24 – 73’26
11. Rodolphe Burger – Lecture et vidéo : 73’56 – 86’55 
12. Christophe Fiat – Extrait musical et récit : 87’06 – 91’41 
13. Alexis Forestier – Chant, texte et musique : 92’04 – 107’26 
14. Melocoton de Colette Magny – écoute proposée par Pauline Curnier-Jardin : 108’30 – 110’10

 

 

 

Hodos #2 : À L’heure opale

[Strasbourg • France]

 

LE PROPHÈTE

 

L’enfant qui parlait au nom du soleil

allait par les rues du village mort,

les rats couraient vers ses pieds nus

lorsqu’il s’arrêtait au carrefours.

 

L’enfant appela d’une voix pleine de galères,

de voiles blanches et de poissons volants,

et les hommes changés en pierre

s’éveillèrent en grinçant.

 

C’était l’aube annoncée par les flèches

                                              [sifflantes

des joyeux archers du voisinage,

les hommes venaient, chacun portant sa nuit

comme on porte une ombrelle.

 

Ils s’accroupirent autour de l’enfant,

et leurs gros yeux rouges riaient,

et leurs larges bouches crachaient

du sable à travers les dents.

 

L’enfant qui parlait au nom du soleil

dit:  « N’écoutez plus le chant du coq stupide »,

et les hommes aux longues lèvres se tapaient

le derrière sur les pavés.

 

L’enfant dit: « Vous riez, vous riez,

mais lorsque vous vous éveillerez

avec du sang plein les oreilles,

alors, vous ne rirez plus. »

 

Sa tête tomba, écrasante et chaude

sur l’épaule d’une jeune femme ;

elle cru qu’il voulait l’embrasser

et se mit à rire d’effroi.

 

« Vous riez, vous riez, lui dit-il,

– et les vieux montraient leurs crocs jaunes –

votre rire n’est pas l’aumône

que réclame la Gueule céleste.

 

Il lui faut vos nourrissons,

vos nez fraîchement coupés,

il lui faut une moisson

d’orteils pour son souper.

 

Elle rit, elle rit, la grande Gueule,

elle brille, elle grésille,

vous riez, vous riez, épouvantables aîeule,

mais bientôt, grand mère, vos fils et vos filles ne

                                                          [riront plus.

Vous riez sous vos parasols de nuit,

ils vont craquer, ils vont craquer,

entendez rire la grande Gueule,

car bientôt vous ne rirez plus. »

 

René Daumal

Le Contre-Ciel, 1955

 

Tracklist :

Otomo Yoshihide – Cathode #2

Ellen Arkbro – For Organ and Brass

Tarab – Untitled

Luc Ferrari –  Presque Rien No. 2

(Ainsi Continue la Nuit dans ma

Tête Multiple)

Costin Miereanu – La Colline Bleue

Kara-Lis Coverdale – Grafts

_______ – Sea (field recording)

Marta Forsberg – Disquiet (Heart)

Jocy de Oliveira – Wave Song

Tarab – Untitled

Ryuichi Sakamoto – Kokubousoushou

Yves Tumor – Limerence

"Hodos" est une série de mix musicaux créée par Victor Donati pour Sept, antenne musicale, atlas sensible et non exhaustif des musiques expérimentales.
illustration : Melek Zertal

La littérature hors livre : périphérique ou centrale ? 

[Paris • France]

 

Émission du 7 septembre : « La littérature hors livre : périphérie ou centrale ». 

Avec : Claire Finch, Olivier Marboeuf, collectif chôSe, Antoine Pietrobelli, Elom 20ce, Thomas Clerc

 

Pendant le festival Extra !, Radio Brouhaha a installé son antenne au Centre Pompidou pour une série de trois émissions littéraires qui ont posé des questions aussi immodestes que : au fait, c’est quoi la littérature en dehors du livre ? et qu’est-ce qu’une expérience littéraire ? est-ce qu’on peut y jouer à plusieurs ? et d’ailleurs où s’arrête la littérature ? où commence-t-elle ? qu’est-ce qu’elle n’est pas ? qu’est-ce qu’elle a été ? où la trouve-t-on ? et depuis quand ? et jusqu’à quand ? 

Ces questions nous les avons posé trois soirs durant à des artistes, des écrivain-es, des performers, des chercheurs, en collaboration avec des étudiant-es du master création littéraire de l’Université Paris 8, dont « Radio Brouhaha » est une émanation. 

Enregistrement réalisé au Centre Pompidou le 10 septembre 2017 dans le cadre du festival Extra! par Simon Marini et Kieran Jessel. Cette archive est extraite de la première diffusion live de la r22 Tout-monde. Le mixage a été assuré par Esther Porylès.

La littérature hors livre : sur scène, au salon ou à l’écran

[Paris • France]

 

Émission du 7 septembre : « La littérature hors livre : sur scène, au salon ou à l’écran ». 

Avec : Roger Chartier, François Bon, Elitza Gueorguieva, Emmanuelle Pireyre,
David Desrimais

 

Pendant le festival Extra !, Radio Brouhaha a installé son antenne au Centre Pompidou pour une série de trois émissions littéraires qui ont posé des questions aussi immodestes que : au fait, c’est quoi la littérature en dehors du livre ? et qu’est-ce qu’une expérience littéraire ? est-ce qu’on peut y jouer à plusieurs ? et d’ailleurs où s’arrête la littérature ? où commence-t-elle ? qu’est-ce qu’elle n’est pas ? qu’est-ce qu’elle a été ? où la trouve-t-on ? et depuis quand ? et jusqu’à quand ? 

Ces questions nous les avons posé trois soirs durant à des artistes, des écrivain-es, des performers, des chercheurs, en collaboration avec des étudiant-es du master création littéraire de l’Université Paris 8, dont « Radio Brouhaha » est une émanation. 

Enregistrement réalisé au Centre Pompidou le 6 septembre 2017 dans le cadre du festival Extra! par Simon Marini et Kieran Jessel. Cette archive est extraite de la première diffusion live de la r22 Tout-monde. Le mixage a été assuré par Esther Porylès.

La littérature hors livre : une nouvelle vie littéraire

[Paris • France]

 

Émission du 6 septembre : « La littérature hors livre : une nouvelle vie littéraire ». 

Avec : Alain Vaillant, Olivia Rosenthal, Chloé Maillet et Louise Hervé, Magali Nachtergael.

 

Pendant le festival Extra !, Radio Brouhaha a installé son antenne au Centre Pompidou pour une série de trois émissions littéraires qui ont posé des questions aussi immodestes que : au fait, c’est quoi la littérature en dehors du livre ? et qu’est-ce qu’une expérience littéraire ? est-ce qu’on peut y jouer à plusieurs ? et d’ailleurs où s’arrête la littérature ? où commence-t-elle ? qu’est-ce qu’elle n’est pas ? qu’est-ce qu’elle a été ? où la trouve-t-on ? et depuis quand ? et jusqu’à quand ? 

Ces questions nous les avons posé trois soirs durant à des artistes, des écrivain-es, des performers, des chercheurs, en collaboration avec des étudiant-es du master création littéraire de l’Université Paris 8, dont « Radio Brouhaha » est une émanation. 

 

 

Enregistrement réalisé au Centre Pompidou le 6 septembre 2017 dans le cadre du festival Extra! par Simon Marini et Kieran Jessel. Cette archive est extraite de la première diffusion live de la r22 Tout-monde. Le mixage a été assuré par Esther Porylès.