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Confédération Républicaine / De mon corps : au garde à vous !

[Les Lilas • France]

Chansons patriotiques pour corps privé en domaine public, ou éclatement de l’intime pour une mise en réseau dans les créneaux des secteurs correspondants.

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

Enregistré à l'Espace Khiasma le jeudi 29 septembre 2016, dans le cadre du festival « Relectures 17 »
Mixage : Esther Poryles
Photos : Matthieu Gauchet

[Les Lilas • France]
« On voit la mer, un bateau énorme se déplace sur l’horizon. Un homme fait une apnée et ne réapparait pas. Il est question d’une épave, en Grèce. Des poulpes, et de l’encre. De coquilles d’oursins, dont le vrai nom est « test », mot dont l’étymologie est proche de la tête. Il y est question d’apnée, du Monde du silence et de Cousteau.»

Alexis Fichet mène depuis plusieurs années un travail qui se confronte aux questions d’écologie, d’environnement, et plus largement aux rapports de l’Homme avec la « nature ». Le cycle Oralieu dure depuis 2013, et les différentes performances ont été créées puis jouées dans des lieux variés. Pour la première fois, les 4 performances sont présentées à la suite, au rythme d’une par jour, à l’espace Khiasma, dans le cadre de Relectures 17.

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

Enregistré à l'Espace Khiasma le jeudi 29 septembre 2016, dans le cadre du festival « Relectures 17 »
Mixage : Esther Poryles
Photos : Matthieu Gauchet

[Noisy-le-Sec • France • 12 mars 2016]

 

“Comment sortir du paysage ? Comment dépasser ce que Monet appelle une “malheureuse spécialité” ? La solution va se trouver pour lui dans un motif prélevé dans le paysage mais qui en diffère parce qu’indéfiniment répété. À la fin de l’été 1889, peu après une visite à Giverny de Berthe Morisot et de Mallarmé, le peintre s’arrête devant une meule ; il a trouvé son objet.”

 

Marianne Alphant est écrivain et critique littéraire française.
Normalienne et agrégée de philosophie, Marianne Alphant a travaillé pour le journal Libération de 1983 à 1992. Elle a dirigé les  “Revues parlées” du Centre Pompidou de 1993 à 2010. Elle a écrit plusieurs livres sur Monnet, dont, Monet : une vie dans le paysage, Hazan, Paris, 1993  (2010)

“Délégation et protocoles photographiques de l’art conceptuel” par Guillaume Le Gall, maître de conférences en histoire de l’art à l’Université de Paris-Sorbonne

[Noisy-le-Sec • France • 12 mars 2016]

 

Douglas Huebler est un des premiers artistes à avoir utilisé la photographie au sein de systèmes définis comme conceptuels. Il est surtout celui qui dans ce mouvement en a fait un usage continu et protéiforme. D’un côté l’appareil photographique lui permet de décrire et de produire des fac-similés des objets du monde, de l’autre, il lui permet d’imaginer des dispositifs qui accompagnent ses énoncés. Ces dispositifs photographiques dépendent des protocoles décrits dans les énoncés conceptuels. Néanmoins, nous verrons que, malgré les apparences, ces protocoles laissent une large place à l’approximation.

 

Guillaume Le Gall est maître de conférences en histoire de l’art contemporain à l’université de Paris-Sorbonne et ancien pensionnaire de l’Académie de France à Rome (Villa médicis). Il a été commissaire d’expositions sur la photographie contemporaine (“Fabricca dell’immagine”, Villa Médicis en 2004, “Learning Photography”, FRAC Haute-Normandie en 2012), et co-commissaire des expositions sur Eugène Atget (“Eugène Atget, Une rétrospective”, Bibliothèque Nationale de France en 2007), la photographie surréaliste (“La Subversion des images”, Centre Pompidou en 2009). Il a récemment publié La Peinture mécanique aux éditions Mare et Martin et dirigé les deux derniers Carnets du BAL.

“L’émotion et la créativité des intelligences artificielles” par Angelica Lim, chercheuse en intelligence artificielle et en robotique

[Noisy-le-Sec • France • 27 février 2016]

 

“L’émotion et la créativité des intelligences artificielles”
Au Japon, les robots humanoïdes jouent dans des pièces de théâtre, suscitant l’empathie et parfois même, ils tirent quelques larmes aux spectateurs. Dans cette conférence, nous expliquerons comment les recherches en robotique trouvent l’inspiration dans des domaines tels que la musique, le théâtre, l’humour, et pourquoi les émotions et la créativité posent les problèmes les plus difficiles à résoudre dans les recherches sur les intelligences artificielles aujourd’hui. Quel est l’état actuel de l’intelligence artificielle, et comment les robots sont-ils touchés par son évolution ?  Dans quelle mesure, un robot peut il développer une intelligence émotionnelle ou être créatif ?

 

Angelica Lim est ingénieure en robotique et spécialiste de l’intelligence artificielle. Elle est diplômée d’une licence en sciences informatiques (spécialité intelligence artificielle) de l’université canadienne Simon Fraser ainsi que d’un master et d’un doctorat en informatique (mention iIntelligence artificielle et traitement du signal)  de l’Université de Kyoto. Elle est également journaliste pour le blog  IEEE Spectrum Robotics Blog Automaton.
Elle travaille actuellement pour Aldebaran, une entreprise développant des robots humanoïdes. http://www.angelicalim.com

“L’impact de l’agriculture industrielle sur les sols” par Marc Dufumier

[Noisy-le-Sec • France • 27février 2016]

 

Aux cours des prochaines décennies, il conviendra de répondre à une demande accrue de produits agricoles et alimentaires sur le marché mondial avec des surfaces agricoles en voie de réduction du fait de l’extension des villes sur les meilleures terres arables. Mais l’augmentation des rendements à l’hectare ne pourra intervenir que si l’on parvient à préserver la fertilité des sols. Les formes d’agriculture industrielle qui tendent à s’imposer de nos jours contribuent malheureusement à dégrader celle-ci du fait de phénomènes très divers : érosion, lessivage, salinisation, compactation, etc. La question est donc de savoir comment il nous sera possible d’accroître les rendements agricoles sans mettre en péril la fertilité de nos terroirs et à quelles conditions.

 

Marc Dufumier est un agronome et enseignant-chercheur français à la chaire d’agriculture comparée et de développement agricole à AgroParisTech qu’il a dirigée de 2002 à sa retraite en 2011, et où il fut le successeur de René Dumont et de Marcel Mazoyer. Il a été impliqué dans la formulation, la mise en œuvre et l’évaluation de nombreux projets et programmes de développement agricole, en France comme à l’étranger, notamment dans les pays du Sud.

“La passivité : un concept révisé et augmenté” par Vanessa Desclaux

[Noisy-le-Sec • France • 13 février 2016]

 

Pourquoi s’intéresser au concept de passivité aujourd’hui, et plus particulièrement dans le contexte de l’art ? A quelles normes, à quelles limites, et à quelles institutions la passivité nous renvoie t-elle ?

 

Dans cette conférence, je souhaite introduire l’expérience hypnotique comme un moment inaugural d’une remise en question de la passivité dans le champ de la pensée et de l’action. J’affirmerai que la passivité ne peut pas s’inscrire en opposition à l’activité ; j’insisterai sur la nécessité de ne pas penser la passivité en dehors de la relation entre soi et l’autre. J’émettrai l’hypothèse que l’action dépend étroitement d’une pensée de la passivité. Je tenterai de proposer différentes approches du concept de passivité qui émergent au carrefour de la théorie et de la pratique dans des contextes distincts. Ainsi je montrerai que la passivité entretient des relations privilégiées avec les concepts de soin, d’expérience et de dépossession, soulignant qu’un concept augmenté de la passivité met en lumière une capacité de résistance et de transformation de nature politique.

 

Enfin, j’envisagerai les enjeux qui accompagnent ce questionnement du concept de passivité dans le contexte de la pratique curatoriale. Je proposerai de considérer la passivité comme un moteur essentiel du déplacement de la figure du commissaire d’exposition hors des frontières qui délimitent habituellement son champ d’action, mettant à mal nombre d’injonctions et modes d’assujettissement qui s’imposent à elle (ou lui). Je privilégierai les relations de la passivité à l’observation, à la remise en question de l’autorité et de la notion d’auteur, et au renoncement à la position d’expert, de détenteur du savoir, au profit de celle d’amateur. Chacune de ces positons s’incarnera dans des exemples spécifiques de pratique, ou d’exposition.

 

Vanessa Desclaux

 

Vanessa Desclaux est commissaire d’exposition indépendante, critique d’art et enseignante à l’école nationale supérieure d’art de Dijon. Sa thèse en art/curating soutenue au Goldsmiths College à Londres en 2016 interroge les conditions au sein desquelles la pratique curatoriale et la figure du commissaire d’exposition opèrent et se transforment.

 

Franck Leibovici – Après la pluie et les brûlots, et au ras des pratiques

[Strasbourg • France]

 

Un enjeu théorique et pratique pour l’art contemporain: représenter l’institution.
Une soirée autour des éditions Questions Théoriques.

 

Comment mettre en question l’institution-art, alors que l’on a pris acte de l’échec du projet critique global des avant-gardes, de celui de l’art de la critique institutionnelle (Daniel Buren), et que le champ de l’art ne cesse de s’ouvrir aux acteurs majeurs de l’économie néo-libérale (industrie du luxe par exemple) ? Quels outils mobiliser pour engager un travail de représentation de l’institution – de ses mécanismes, de ses limites mais aussi, peut-être, de ses potentialités ? 

 

 

Transcriptions :
العربية

Franck Leibovici, artiste et théoricien dont les ouvrages sont notamment publiés par les éditions Questions théoriques, exposeront leurs positions respectives sur ces questions cruciales.
www.questions-theoriques.com

Olivier Quintyn – Avant l’orage : valences ou vacance(s) de l’avant-garde ?

[Strasbourg • France]

 

Un enjeu théorique et pratique pour l’art contemporain: représenter l’institution.
Une soirée autour des éditions Questions Théoriques.

 

Comment mettre en question l’institution-art, alors que l’on a pris acte de l’échec du projet critique global des avant-gardes, de celui de l’art de la critique institutionnelle (Daniel Buren), et que le champ de l’art ne cesse de s’ouvrir aux acteurs majeurs de l’économie néo-libérale (industrie du luxe par exemple) ? Quels outils mobiliser pour engager un travail de représentation de l’institution – de ses mécanismes, de ses limites mais aussi, peut-être, de ses potentialités ? 

Transcriptions :
العربية

Olivier Quintyn, théoricien et cofondateur des éditions Questions Théoriques, auteur du récent Valences de l’avant-garde.

A l’occasion des « Lignes d’Erre » organisées entre les centres d’art de Seine-Saint-Denis (entre les laboratoires d’Aubervilliers, l’espace Khiasma, la Galerie de Noisy-Le-Sec, Synesthésie), Violaine Lochu a réalisé les pièces sonores SongLines. S’inspirant de traditions des aborigènes d’Australie (chez qui les songlines ont pour fonction, entres autres, de décrire un parcours entre deux points éloignés), elle s’est déplacée en grande banlieue sans carte, demandant aux personnes croisées sur son chemin de lui indiquer la direction. Les pièces réalisées à partir de ces marches s’apparentent à des cartographies orales, mêlant indications géographiques et textures sonores collectées sur le parcours.

violaine lochu

A l’occasion des « Lignes d’Erre » organisées entre les centres d’art de Seine-Saint-Denis (entre les laboratoires d’Aubervilliers, l’espace Khiasma, la Galerie de Noisy-Le-Sec, Synesthésie), Violaine Lochu a réalisé les pièces sonores SongLines. S’inspirant de traditions des aborigènes d’Australie (chez qui les songlines ont pour fonction, entres autres, de décrire un parcours entre deux points éloignés), elle s’est déplacée en grande banlieue sans carte, demandant aux personnes croisées sur son chemin de lui indiquer la direction. Les pièces réalisées à partir de ces marches s’apparentent à des cartographies orales, mêlant indications géographiques et textures sonores collectées sur le parcours.

violaine lochu

Accueilli en résidence à l’atelier de Lindre-Basse, au cœur d’une réserve d’oiseau, Violaine Lochu pour la lettre U comme ululer, a cherché à explorer les possibilités ornithologiques de sa voix. Pour composer cette performance vocale, elle s’est inspiré du ululement des chouettes effraie et hulotte mais aussi d’autres oiseaux vivant à proximité ; cigogne, butor étoilé, locustelle, foulque, pinson, vanneau huppé, pouillot véloce, caille des blés, milan noir, hirondelle…

violaine lochu

Pour la lettre R de son abécédaire, Violaine Lochu explore le principe de répétition au cours d’une courte performance vocale. Elle prend comme matériel d’exploration des mots dont on nous rabâche quotidiennement les oreilles ; slogans publicitaires, formules politiques, chansons populaires, répondeur téléphonique…  et se met à les répéter tant et tellement que leur pouvoir d’aliénation se révèle et s’annule à la fois, les mots si souvent entendus deviennent comme étrangers, se retournent sur eux même pour devenir matière sonore et poétique.

violaine lochu