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Lise & Lisa – Lo becat

[Strasbourg • France]

 

On oublie souvent que la musique dite traditionnelle, comme toutes les musiques, a dans son ADN un caractère expérimental. Si d’aucuns veulent à tout prix la figer dans un folklore passé, nombreux et nombreuses sont celles et ceux qui continuent de faire bourlinguer leurs héritages. Lise Barkas et Lisa Käuffert sont de celles qui n’ont pas fini de tisser les fréquences, les régions et les époques. Plongée dans un répertoire qui continue de s’écrire.

Musique – Lise Barkas et Lisa Käuffert
Son – Victor Donati et Augustin Soulard

[Les Lilas • France]

 

« Le projet et ils vont dans l’espace qu’embrasse ton regard se déroule en plusieurs étapes et comporte différents éléments, parmi lesquels au moins deux films, dont une version est actuellement montrée au Jeu de Paume sous forme d’installation vidéo dans le cadre de l’exposition “Soulèvements”, organisée sous le commissariat de Georges Didi-Huberman.

Ces films auront notamment pour sujet l’évocation d’un lieu dont on n’a pas d’images ou presque : le Centre de Rétention Administrative de Vincennes, dans le XIIe arrondissement de Paris. Il s’agit d’un espace à la fois fantomatique et hanté par l’histoire d’une révolte des sans papiers qui y étaient retenus en juin 2008, au cours de laquelle une section du bâtiment a été incendiée. Il n’y a eu presque aucune image de cet événement dans les médias. Quelques semaines plus tard, j’ai réalisé une installation autour de l’absence d’images de cette révolte, que j’ai nommée les villes invisibles 2. l’étincelle (Vincennes 2008). Depuis, d’autres Centres de Rétention dans différentes localités ont également été incendiés lors de révoltes similaires.

Le projet vise à explorer la résonance de ces révoltes, de ces feux qui continuent de se propager, qui communiquent tacitement entre eux tout en s’adressant à nous, comme autant de signaux de fumée que l’on refuse souvent de voir en se disant que « ça ne nous regarde pas », alors que la majorité des CRA se trouvent tout près de nous, à l’intérieur de nos villes… donc oui, « ça » nous regarde. »

— Estefanía Peñafiel Loaiza

Enregistré à Khiasma le mercredi 30 novembre
Mixage : Esther Poryles

[Les Lilas • France]

 

Non loin du Précheur, en Martinique, près de la rivière Sèche, il y a une grosse roche, immense bâtiment, que l’on voit depuis la route… Le tombeau des Caraïbes. Le bouche-à-oreille dit de la légende que les hommes recouverts de roucou, auraient sauté ensemble, dans le vide depuis le haut de la roche, pour fuir le futur des hommes garnis de dentelle. La chute, avant le suicide vaporeux. On a cherché sans retrouver d’ossements. C’est la voix sans visage d’un film et des bribes d’images qui apparaissent. Dans le ciel, c’est un début et une piste, depuis le drone qui survole cette roche, debout au milieu de la carrière de sable…

 

Né en 1986. Vit et travaille à Paris. Diplômé de l’école des beaux arts de Caen, du post-diplôme des beaux arts de Lyon, du Studio national des arts contemporain – Le Fresnoy à Tourcoing. Il est représenté par la galerie Doyang Lee à Paris. Son travail a fait récemment l’objet d’une exposition personnelle au Frac Basse Normandie à Caen (2015), au centre d’art contemporain de Juvisy sur Orge, à la galerie Doyang Lee à Paris (2013), à la fondation Sandretto Re Rebaudengo à Turin (2012). Suite à sa résidence au centre d’art La Galerie à Noisy le Sec, il a participé à l’exposition collective intitulée Scroll infini, en 2015. Ses projets en 2016 incluent : résidence Orange Rouge (Seine Saint Denis), Contre-Formes exposition collective au Centre Dramatique National de Caen, exposition personnelle à la Galerie Doyang Lee, seconde biennale de Kampala (Ouganda)…

Enregistré à Khiasma le mercredi 5 ocotobre 2016, dans le cadre du festival "Relectures 17"
Mixage : Esther Poryles

[Paris • France]

Des ponts des fragments, un livre oublié, des silhouettes furtives, des créatures étranges…

La pièce sonore Tu m’entends là, maintenant ?, écrite par l’artiste lors de sa résidence d’auteure à Noisy-le-Sec, a été conçue à partir du songe de Poliphile et enregistrée sur un lac en Suisse. Elle a été réalisée pour l’édition 2016 de Nuit Blanche et initialement diffusée à bord des Batobus  dans le cadre du programme radiophonique Floating ON AIR. 

La Galerie développe depuis 2014 une résidence d’une durée de deux mois, qui offre à un auteur la possibilité de développer un travail d’écriture, qui allie les domaines de la littérature avec l’écriture critique sur l’art dans une forme de “fiction-critique”. Il est également un partenaire privilégié pour la construction du programme culturel autour de la thématique de saison.

Delphine Chapuis Schmitz explore dans sa pratique artistique  les possibilités du langage pris à la fois comme vecteur de sens et comme matériau. Les textes qu’elle compose, le plus souvent à partir de fragments, peuvent prendre différentes formes en fonction de la situation dans laquelle ils s’inscrivent : installations, lectures, performances, publications papier ou en ligne.  Basée à Zurich, elle est docteur en philosophie et diplômée de l’Université des Arts de Zurich.  Son travail a été montré notamment au Centre Pompidou et à Jeune Création au 104 à Paris, au Museum Haus Konstruktiv et au Corner College à Zurich, à Interno 4 à Bologne et à la Fondation Ratti à Côme.

http://dchapuis-schmitz.com/info/

1er Octobre 2016
Production : La Galerie, centre d'art contemporain de Noisy-le-Sec
Courtesy Delphine Chapuis Schmitz

Regarde ta jeunesse dans les yeux – Une histoire de la naissance du hip-hop français (1980-1990)

Vincent Piolet dessine la cartographie de la naissance du rap et de la culture hip hop en France durant les années 80. Portée par les témoignages d’acteurs de ce mouvement et accompagnée d’extraits sonores, images et anecdotes fascinantes, cette conférence foule un territoire bien moins connu et documenté que les décennies suivantes qui verront l’éclosion d’un mouvement artistique et économique phénoménal. En parcourant les chemins de son livre Regarde ta jeunesse dans les yeux (éditions Le mot et le reste, 2015), Piolet revient aux racines culturelles de la culture hip-hop française des premières heures, ses lieux, ses aspirations et ses modèles, entre insouciance et culture « zulu », identité et mimétisme, banlieues et Paris.

Enregistré à La Maison des Fougères le mardi 4 octobre 2016
Mixage : Esther Poryles

[Paris XXe • France]

 

La Maison des Fougères a eu la chance d’accueillir Sarah de RAJE pour un atelier de création sonore « Made in Fougères » le 18, 19 et 20 octobre 2016. Cet atelier pour enfants a rassemblé une dizaine de jeunes enquêteurs en herbe, qui ont inventé des histoires autour de La Cabane Fleury en captant les sons alentours et en enregistrant leurs récits. À travers ce travail créatif, il s’agissait de capter la vie du square Fleury, tout cela en jouant et en se familiarisant avec les techniques radiophoniques.
Merci à Sarah et à la Cabane Fleury !

Participants : Matilde, Gabriel, Alexandre, Yousra, Boubakari, Tayra, Rahma, Wahel, Lina, Jezinho, Djimbala
Animé par : Sarah Haderbache

[Paris XXe • France]

 

La Maison des Fougères a eu la chance d’accueillir Sarah de RAJE pour un atelier de création sonore « Made in Fougères » le 18, 19 et 20 octobre 2016. Cet atelier pour enfants a rassemblé une dizaine de jeunes enquêteurs en herbe, qui ont inventé des histoires autour de La Cabane Fleury en captant les sons alentours et en enregistrant leurs récits. À travers ce travail créatif, il s’agissait de capter la vie du square Fleury, tout cela en jouant et en se familiarisant avec les techniques radiophoniques.
Merci à Sarah et à la Cabane Fleury !

Participants : Matilde, Gabriel, Alexandre, Yousra, Boubakari, Tayra, Rahma, Wahel, Lina, Jezinho, Djimbala
Animé par : Sarah Haderbache

[Paris XXe • France]

 

La Maison des Fougères a eu la chance d’accueillir Sarah de RAJE pour un atelier de création sonore « Made in Fougères » le 18, 19 et 20 octobre 2016. Cet atelier pour enfants a rassemblé une dizaine de jeunes enquêteurs en herbe, qui ont inventé des histoires autour de La Cabane Fleury en captant les sons alentours et en enregistrant leurs récits. À travers ce travail créatif, il s’agissait de capter la vie du square Fleury, tout cela en jouant et en se familiarisant avec les techniques radiophoniques.
Merci à Sarah et à la Cabane Fleury !

Participants : Matilde, Gabriel, Alexandre, Yousra, Boubakari, Tayra, Rahma, Wahel, Lina, Jezinho, Djimbala
Animé par : Sarah Haderbache

[Paris XXIe • France]

 

La Maison des Fougères a eu la chance d’accueillir Sarah de RAJE pour un atelier de création sonore « Made in Fougères » le 18, 19 et 20 octobre 2016. Cet atelier pour enfants a rassemblé une dizaine de jeunes enquêteurs en herbe, qui ont inventé des histoires autour de La Cabane Fleury en captant les sons alentours et en enregistrant leurs récits. À travers ce travail créatif, il s’agissait de capter la vie du square Fleury, tout cela en jouant et en se familiarisant avec les techniques radiophoniques.
Merci à Sarah et à la Cabane Fleury !

Participants : Matilde, Gabriel, Alexandre, Yousra, Boubakari, Tayra, Rahma, Wahel, Lina, Jezinho, Djimbala
Animé par : Sarah Haderbache