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Des trucs apophatiques et À bruit secret

Prononcé par : Antoni Collot

Entendu par : l’auditoire assistant au Colloque sur le Bruit à l’École Nationale Supérieure Louis Lumière le cinq décembre deux mille quatorze.

Transcrit par : Clémentine Beaugrand

Transcriptions :
Français

Prononcé par : Antoni Collot
Entendu par : l’auditoire assistant au Colloque sur le Bruit à l’École Nationale Supérieure Louis Lumière le cinq décembre deux mille quatorze.
Transcrit par : Clémentine Beaugrand

[Les Lilas • France]
Droit de vote, une nouvelle de Emmanuel Adely, publié dans le numéro du 20 juillet 2015 du journal L’Humanité, et complétée à l’occasion du Festival RELECTURES 16 ‘des récits du futur’ !

Enregistré à la Maison des Fougères le dimanche 4 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16.

Mixage : Benoit Baudinat

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

La mort d’un théâtre, Episode 8 : Jour J – 32

[Le Blanc-Mesnil • France]

Annonce de la Compagnie Maguy Marin à la fin du spectacle BIT. Texte lu par Ulysse Alvarès

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[Les Lilas • France]
PlayLife tient une place à part dans la bibliographie d’Emmanuel Adely. Il fut rédigé à l’occasion du quarantième anniversaire de la première loi sur la formation continue, pour un commanditaire qui n’est autre que l’AFPA). Un univers, celui de la formation professionnel des adultes, dont l’auteur dû assimiler les codes — et a fortiori les sigles ! —, naviguant de longues heures sur les sites spécialisés pour en nourrir son écriture…
Exhaustive notice à l’usage de l’humain de 2050, Playlife détaille, recommande, glorifie avec un enthousiasme glaçant l’avènement d’une société effroyablement parfaite. Une société qui semble avoir digéré les cauchemars de Huxley, Bradbury, Orwell et Philip K. Dick jusqu’à les transformer en préceptes bienveillants et sécuritaires. L’humain pucé, labellisé, pressurisé jusqu’à l’abnégation au profit d’une efficacité maximale s’y meut à la manière d’un programme paramètrable, reconfigurable à l’envie, euthanisable en cas d’obsolescence ; système dans le système, toujours sous la vigie de la tentaculaire entreprise LIFE. Par la mise en situation des aboutissements possibles de nos recherches contemporaines sur la connectivité, la cybernétique, la génétique et leurs vertigineuses conséquences politiques, PlayLife s’inscrit dans la pure tradition du récit de science-fiction et propose — non sans humour — une plongée stupéfiante de pragmatisme dans les rouages du meilleur des mondes, le nôtre.

 

Enregistré à la Maison des Fougères le dimanche 4 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16.
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

 [Paris • France]

D’autres gestes  donne la parole à différent-e-s artistes, chercheur-se-s mais aussi collectifs et institutions qui interrogent les modalités de constitution, de conservation, de circulation et d’interprétation des archives et des patrimoines, notamment via la numérisation.  Le Jour d’après  et le travail de Maryam Jafri témoignent du rôle compliqué joué par la maitrise des outils de conservation et de diffusion du patrimoine (parfois celui des autres) dans la construction identitaire et idéologique des Etats après les indépendances. Alors que la légitimité de l’idée de Nation se trouve aujourd’hui mise à mal par la globalisation, les enjeux des archives et du patrimoine se déplacent. Quel rapport les «  communautés imaginaires  » décrites par Arjun Appadurai entretiennent-elles avec un patrimoine matériel et immatériel auxquels nous n’avons souvent accès qu’à travers des dispositifs médiatiques et numériques  ? Quelles sont les alternatives possibles à l’institution nationale de l’archive  ? Quels gestes, quels usages et quels réseaux sont-ils en jeu pour faire du patrimoine un outil d’émancipation et de connaissance  ? Avec  Lotte Arndt  (enseignante en théorie à l’École d’art et design de Valence),  Marian Nur Goni(historienne de la photographie),  Nana Oforiatta Ayim  (auteure, historienne),  Franck Ogou(archiviste, responsable de programme à l’Ecole du Patrimoine Africain),  Zineb Sedira  (artiste),Ashok Sukumaran  (artiste),  Françoise Vergès  (politologue) et  Emma Wolukau-Wanambwa(artiste).

Enregistré à Bétonsalon – Centre d'art et de recherche, le samedi 11 avril 2015, dans le cadre de l'après-midi d'étude « Images en dépendances »

Rituel de libération des animaux

[Les Lilas • France]

Emmanuel Rabu n’est pas au centre de lui-même. En son centre, il y a son microbiote. Des archées, des protistes, des bactéries, des fungis, des virus. Et c’est sans compter ce qui l’entoure : tout un « règne animal » que l’on voudrait domestiqué. Passager clandestin, pilote du véhicule et/ou véhicule lui-même de ces différentes entités biologiques, Emmanuel Rabu tente de briser la glace de l’anthropocentrisme en engageant la conversation avec ce qui grouille, ce qui s’entre-dévore, ce qui se reproduit – enfin avec ce qui, comme lui, vit. Peut-on domestiquer un microbe ? Est-ce lui qui nous domine ? Qui tient le bout de la chaîne alimentaire ? Comment les animaux nous perçoivent-ils ? Entre nous et ce qui est en nous, entre nous et ce qui n’est pas nous, faut-il parler de symbiose, de compétition, de commensalisme, de neutralisme ?

« Nous sommes constitutivement des espèces de compagnie. » — Donna Haraway.
« Le choucas ne connaît pas du tout la forme de la sauterelle immobile. » — Jakob von Uexküll.
Et la relation d’Emmanuel Rabu à son chat ne repose pas sur le fantasme romantique d’une réciprocité des affects. Il n’y a pas d’association mutualiste.« La datation de la domestication du chien — du dernier ancêtre commun au chien et au loup — recule : 10 000 ans jusqu’à peu, 15 000 ans, 35 000 ans aujourd’hui — mais 300 ou 400 000 ans pour certains archéozoologues (elle précéderait l’apparition de sapiens sapiens). Cette association entre primates et canidés n’est pas corrélée à la sédentarisation — comme ce fut le cas pour les souris, les chats — et au début de la stratification sociale. Les primates ne chassent pas en groupe — sauf l’homme. Est-ce à cette première association que sapiens a dû ses techniques de chasse, une supplémentation en protéines, l’accroissement du volume de son cerveau, une décharge de temps qui lui a permis de développer ses facultés sociales. » (Emmanuel Rabu, Rituel de libération des animauxProlongement du texte de Rituel de libération des animaux : des pièces de poésie sonore minimalistes, répétitives dont les arguments — parfois imperceptibles — sont le relativisme perceptuel, l’interaction biologique, l’association et le parasitisme…

Enregistré à l'Espace Khiasma le dimanche 4 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16.
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

Cultiver son devenir : propositions pour une écologie du diagnostic

[Les Lilas • France]

Rencontre autour de la publication du livre de l’historienne des sciences et membre de Dingdingdong Katrin Solhdju L’épreuve du savoir – propositions pour une écologie du diagnostic qui part du récit d’Alice Rivières (Manifeste de Dingdingdong). Publication septembre 2015.
Une prise par la philosophie pragmatique de la situation princeps du test présymptomatique de Huntington, qui permet à des personnes « à risque » de savoir s’ils sont porteurs de la mutation MH – et le cas échéant voués à développer à coup sûr la maladie au milieu de leur vie. Comment construire différemment de telles pratiques de diagnostic afin de leur permettre d’être à la hauteur de cette « connaissance de l’avenir » que la génétique donne désormais aux médecins ?

 

dans le cadre de la résidence d’écrivain d’Alice Rivières à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

Enregistré à l'Espace Khiasma le dimanche 4 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16.
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

L’accumulation primitive de la noirceur

[Bagnolet • France]
En transposant de nouvelles figurations littéraires du mal dans les parkings, centres commerciaux, banlieues pavillonnaires ou autres non-lieux emblématiques de la suburbia mondiale, Bruce Bégout invente un ton qu’il qualifie de « post-gothique ». Dans cet univers étrangement familier où les forces des ténèbres s’incarnent dans le « potentiel de nuisance » de l’époque (appareils, produits de consommation, architectures, représentations sociales, tics de langage…), il s’agit d’outiller, par le recours à la fiction, une analyse philosophique des pathologies de la modernité. À la suite de Sphex (2009), Le ParK (2010) et s’inscrivant dans une quadrilogie dont le dernier opus, On ne dormira jamais, sortira en libraire en 2016, les histoires racontées dans L’Accumulation primitive de la noirceur poursuivent le constat de faillite de ce « grand récit » qu’est la modernité : projet toujours à venir et n’en finissant pas de trahir ses promesses. Lui qui, depuis le 18e siècle, devait nous apporter bonheur, émancipation et joie collective.

Enregistré à la Médiathèque de Bagnolet le samedi 3 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
Olivier Marboeuf installe ici une nouvelle projection de « cinéma à l’intérieur des crânes », véritable séance d’hypnose en direct qui propose de prévoir l’avenir à partir de l’an 2005. Un cinéma sans image, uniquement basé sur l’art du conte. Comme toujours les faits historiques viennent se mêler à des histoires de magies, les figures surgissent de l’ombre au milieu du panthéon national, et bientôt apparaissent à l’intérieur du feu les visages et les fables de l’avenir. Avec cette nouvelle performance, Olivier Marboeuf ouvre la série « épopée » où, renouant avec le genre du récit picaresque, il propose de raconter une histoire épique de la banlieue, de ses grands drames et petites histoires.

 

Dans le cadre de la Nuit Blanche 2015 aux Lilas

Enregistré à l'Espace Khiasma le samedi 3 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16.
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

Choeurs Politiques

[Les Lilas • France]
En résidence à l’Espace Khiasma et aux Archives nationales, Frank Smith explore les modes de fabrication d’une « langue démocratique », en mesure de construire la vérité et la continuité du monde à travers ses transformations. Cette volonté de remodéliser une langue est à comprendre dans les deux sens. D’abord, lire et relire — afin de les désarticuler, d’en saisir les arcanes — certains des documents produits par cette langue de la démocratie : émanation des pouvoirs centraux de l’État et des opérateurs nationaux, constitutive du corps social et ordonnatrice du territoire sur lequel celui-ci se déploie, dont elle accompagne la reconfiguration. Ensuite, bien noter que le concept de « langue démocratique » renvoie également — et plus directement peut-être — à ce droit pour chacun de prendre la parole, d’avoir voix au chapitre : faire de la langue le terrain d’expression d’une polyphonie de foule catalysée en « chœurs politiques »…

 

dans le cadre de la résidence « Écrivains en Seine-Saint-Denis » de Frank Smith à Khiasma et aux Archives nationales, un dispositif initié par le département de la Seine-Saint-Denis.

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 2 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Face à ce qui se dérobe

[Les Lilas • France]
Le 10 décembre 2013, Thamsanqa Jantjie, énigmatique interprète en langue des signes, vole la vedette aux chefs d’État réunis au stade de Soweto pour la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela.
Guignol, usurpateur ou schizophrène dangereux…
6 heures en direct et en roue libre.
Sa chorégraphie a embarrassé la langue de bois des pantins sur l’estrade, avant de provoquer un imbroglio médiatique aux déclarations les plus invraisemblables.
Et l’isolement de cet homme ? « Il se meut là où l’autre n’entre pas » Henri Michaux.
Corps discordant et discordance des discours… Postures et impostures :
Un récit vidéo de Matthieu Dibelius suivi d’un solo silencieux d’Elsa Wolliaston.

Enregistré à l'Espace Khiasma le jeudi 1er octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

La mort d’un théâtre, Episode 7 : Jour J – 35

[Le Blanc-Mesnil • France]
Conversation avec mon fils Charlie

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The Word Shall Urge

10.2015

Musique

Vie

22:46

 

[Strasbourg • France]
Né en 1994, Ross Heselton est chanteur, guitariste, songwriter, traducteur et poète britannique/français. De par sa musique, il cherche à établir un carrefour entre contes, aventures, littératures, poésie, pensées et art. Dans ses chansons— contemplatives, méditatives, interrogatives, dévouées, passionnées et célébrâtes, il porte sa voix avec un jeu de guitare-avec-les-doigts qui emprunte autant des guitaristes flamencos d’Andalousie que des musiques répétitive et trance; autant du blues que des troubadours du Moyen-Orient ou encore de la musique expérimentale ou parfois purement pop. Il est acteur au sein du réseau VIE, et cofondateur de la micro-maison de disques Soleils Bleus.

The Word Shall Urge est réalisé par Ross Heselton, en collaboration avec Augustin Soulard (synthéthiseur modulaire) et Pierre Relaño Mascarade (synthéthiseur modulaire). Mots de Ross Heselton et Dylan Thomas. Ingénieur son, Augustin Soulard.