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[Les Lilas • France]
Le travail de Jean-Paul Curnier, en résidence à l’Espace Khiasma, se nourrit de rencontres organisées dans le cadre d’évènements publics de différentes natures (conversations, performances, concerts, etc.). Tout bien considéré fait suite à l’invitation du collectif PEROU (Pôle d’Exploration des Ressources Urbaines) pour deux soirées de réflexion consacrées aux questions soulevées par la destruction du bidonville de Ris-Orangis et par l’expulsion de ses occupants. Y étaient présents Sébastien Thiéry, fondateur et animateur du PEROU, des membres militants du PEROU, ainsi que des auteurs du livre collectif Considérant qu’il est plausible que de tels évènements puissent à nouveau survenir, paru en mars 2014 chez post-éditions.

Réalisé par Jean-Paul Curnier et Sébastien Zaegel à l’Espace Khiasma, dans le cadre du programme de résidences d’écrivains conduit par le service livre de la Région Île-de-France

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

La Fin du monde – Son corps léger / Ghérasim Luca

[Paris • France] 
Ghérasim Luca est né à Bucarest en 1913. Apatride, il s’installe à Paris en 1952 et choisit le français comme langue d’écriture. Dans sa solitude et sa recherche d’une pierre philosophale, d’une clé, et de plus en plus troublé par la montée des courants racistes et antisémites, il se jettera dans la Seine une nuit de janvier 1994. C’est sur son œuvre poétique qu’ont travaillé durant cinq ans, avec la complicité de Patrick Fontana, des personnes en apprentissage du « Français Langue Etrangère » à l’Atelier Formation de Base de l’association Emmaüs à Paris. Lecture(s) de bouche(s) était le nom de cet atelier de poésie à voix haute, enregistrée, où la langue française était travaillée d’arrache-pied en vue de « s’en sortir sans sortir » (selon la formule de Ghérasim Luca). L’expérience prenait la forme d’une aventure de la langue qui passe par l’écoute de sa propre musique dans une nouvelle langue. Pour y concevoir une autre « possibilité de soi-même » dans une période où, contrainte et réduite, la langue est placée au cœur des lois sur l’immigration et devient l’outil d’une chasse aux précaires qui ne dit pas son nom. 
Résultat de cet atelier, le CD Luca Babel – Parcours dans l’œuvre de Ghérasim Luca (1913-1994) a été récompensé par le prix « Coup de cœur 2014 » de la commission « parole enregistrée et documents sonores » de l’académie Charles Cros.

Chen Zhijie, Li Thi Cam Van, Firouzeh Esmaeili Kosej, Ndoubme Gueye, Barikissou Le Gac, Niranjana Kanagaratnam, Thi Nga Galmiche, Maria Antonietta Benedetti, Tayyebeh Tafrechy, Nidia Alba Ramirez, Taha Baharam Brahim, Léa Nguyen

Atelier Lecture(s) de bouche(s) animé par Patrick Fontana, 1 CD, Coproduction Espace Khiasma / Patrick Fontana / Association Emmaüs Solidarité

Réalisée par Patrick Fontana, direction : Rose-Marie Ryan. Avec le soutien de la Drac Ile-de France et de l’association L’œil à l’écoute.
Les textes utilisés sont extraits du livre Paralipomènes (1976, éditions José Corti) de Ghérasim Luca, aves l’aimable autorisation des éditions José Corti

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Paris • France]
Le quartier des Fougères est « un monde très simple, mais c’est moi qui le voit selon ma façon ». Un monde où le bruit du périphérique se fait oublier comme celui de la mer, et peut même servir de baromètre, où le quotidien se transforme en petites histoires, où « je peux sortir la vie d’un arbre mort » « car j’ai de chaque chose extrait la quintessence, tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or » (Charles Baudelaire).

Réalisé par Hélène Cœur à La Maison des Fougères, dans le cadre du projet La Fougère à l’écoute du temps, production Espace Khiasma

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

La controverse Marboeuf

[Les Lilas • France] « Avec Jean-Yves Jouannais, en son absence », Olivier Marboeuf introduit le principe d’une polémique à distance autour de la figure du plus grand écrivain n’ayant jamais écrit, Félicien Marboeuf, grand-père commun des deux auteurs. Après Deuxième Vie, l’auteur revient sur l’origine de son nom de famille et sur la capture de son grand-père, revisitant sa biographie au travers de cartes mentales inspirées des pratiques de Barthes. Partant de son patronyme, il dérive progressivement vers de nouvelles filiations, réelles ou imaginées, qui révèlent son prénom secret et, avec lui, une nouvelle lecture de l’histoire coloniale : où l’on découvrira les étonnants Pikiki et leur mystérieux leader « Œ », où il y sera question d’héritage, de spoliation et de danse des morts. Une opération identitaire critique où la dimension politique est abordée de manière oblique, à la fois tragi-comique et fantastique.

Enregistré à l’Espace Khiasma le vendredi 27 septembre 2013, dans le cadre du festival Relectures 14

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

La Voie est Libre

[Montreuil • France]
Sur l’autoroute A186 rendue piétonne par ses riverains, l’éco-festival « La Voie est Libre » réunifie pour une journée le Haut et le Bas Montreuil et rassemble tout ce que la ville compte d’artistes et d’acteurs sociaux. Les membres du collectif Quartier Général y ont promené leurs enregistreurs, et d’un réjouissant brouhaha se dégagent des prises de paroles singulières…

Réalisé par Le QG du 116, à l’occasion du festival « La Voie est Libre » qui s’est tenu le 21 septembre 2013 à Montreuil

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Fluctuatio (in)animi – œuvre musicale pour flûte, violon, alto, violoncelle, contrebasse et électronique et Kinem(a) – dessin

[Pantin • France]
« Je suis fascinée par tous les sons mécaniques, industriels, par la richesse de leur sonorité, leur qualité cinétique irrépressible et leur fonctionnement autonome, imperturbable. Les deux types d’écriture que j’utilise pour mes créations (musicale et graphique) sont étroitement connectés, mais ils ne sont pas systématiquement associés pour une œuvre donnée. Ils se réfèrent plutôt à la pensée artistique qui sous-tend chacune de mes créations. Le schéma ou le dessin n’est pas destiné à produire du bruit. La musique n’est pas destinée à évoquer une production visuelle. Mais c’est un même réseau de connexions nombreuses et très imbriquées qui infiltre les deux médiums artistiques et qui est à la source des processus sonores et visuels que j’imagine. C’est mon intérêt pour les rouages, les assemblages d’unités extrêmement minimales qui est à l’origine de la recherche de mécaniques visuelles, d’un côté, et de ces mécanismes sonores “hybrides”, entre le mécanique et l’organique (ou presque animal) d’un autre côté. C’est ce que je nomme une “nanomusique” (et des “nanographiques”), c’est-à-dire l’articulation d’éléments infimes qui produit une globalité très complexe, dense et évolutive. Les deux créations proposées ici (une œuvre musicale, “Fluctuatio (in)animi”, et une œuvre graphique, “Kinêma”) sont représentatives de cette parenté structurale entre mes créations musicales et graphiques.»

-> Clara Maïda pour l’enquête de L’Autre musique

Enregistrement du concert de création à l’Akademie der Künste de Berlin le 25 novembre 2006. KAMMERENSEMBLE NEUE MUSIK BERLIN. Honorary Mention au PRIX ARS ELECTRONICA 2007. Publié sur le CD monographique in corpore vili (DAAD et Edition RZ, Berlin, 2010. Distribution française : label Metamkine)

Radiomaton 30-10-13 — Evguenia

[Montreuil • France]
Le Radiomaton, proposition sonore et performative de Célio Paillard et Frédéric Mathevet (L’Autre Musique), s’est installé dans Le 116, nouveau centre d’art contemporain de Montreuil, du 16 octobre au 13 décembre 2013. En voici la « récolte » : fragments de vie et de désirs collectifs…

Réalisé par Célio Paillard et Frédéric Mathevet (L'Autre Musique), dans le cadre du projet Radiomaton au 116, production Espace Khiasma

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Session 2 : Ruse de l’identité et fictions dangereuses — un chantier animé par la revue Vacarme

[Paris • France] 
Nul n’est certain de savoir ce que signifie « identité », mais il est certain que toutes les minorités ont besoin de se fictionner des identités. Fictionner, c’est à la fois vendre la mèche et se dissimuler, résister à l’ordre dominant et accepter son jeu, mais en y jouant autrement. Pourtant lorsque la ruse de l’identité devient projet national et désir d’État, elle risque sans cesse de sombrer dans des reterritorialisations violentes ou tristes. Profitant de l’invitation des « Secession Sessions », Vacarme propose de tenir avec le public un Comité de rédaction fictif à toute fin de réfléchir un moment à l’articulation possible entre les différentes lignes qui la préoccupent : les fictions, les politiques d’émancipation, le rapport à l’État, et la montée des fascismes européens.

Enregistré à Bétonsalon le 25 janvier 2014 dans le cadre de l’exposition d’Éric Baudelaire, The Secession Sessions

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site