▼ Mois
▼ Auteur-s
 

[Les Lilas • France] 
sommeils, pièce radiophonique qui emprunte son nom à l’exposition d’Ismaïl Bahri à l’Espace Khiasma, tisse entre elles des prises de paroles semées à la croisée des vents — ce courant d’air, qui soulève en ce moment même et jusqu’au 13 décembre les cloisons du centre d’art, rejouant l’espace devenu chambre noire, camera obscura, « espace du dedans […] chambre d’écho d’un dehors », et se jouant des perceptions sensorielles des spectateurs.
Construite autour d’un dispositif de captation très simple dans son principe : un rectangle de papier placé devant l’objectif et servant d’obturateur (membrane sensible et oscillante, actionnée par le vent et conditionnant le régime d’apparition/disparition des images), cette installation vidéo se caractérise par son recours aux voix. Des voix tunisiennes, issue d’un même « dehors » que cette lumière de Tunisie qu’exfiltre sporadiquement l’entrebâillement du papier. Les voix des passants, croisés lors du tournage, qui voient le mécanisme à l’œuvre, et participent de cette œuvre à leur insu. Qui, par leurs commentaires, mettent en lumière le fonctionnement du dispositif et certains de ses enjeux, devenant ainsi, auprès des spectateurs de l’exposition, les intercesseurs d’un hors champ.
sommeils recueille ce qui se dit à la marge de l’œuvre et devient catalyseur de récits. Un geste continué lors de tous les rendez-vous publics d’Ismaïl Bahri à l’Espace Khiasma, dans la pénombre d’une exposition « habitée en paroles ». Voix des commissaires d’expositions Olivier Marboeuf et Guillaume Désanges, de l’artiste Simon Quéheillard écrivant une lettre (Les images veillent sur moi), voix d’Ismaïl Bahri lui-même, traduisant la parole des autres comme on raconte sa propre histoire — voix que rassemble cette création sonore réalisée tout spécialement pour la r22 Tout-monde !

Pour ceux qui voudraient en apprendre plus, un extrait de la correspondance qu’Ismaïl bahri entretient avec Olivier Marboeuf et où il est question de Sommeil, est consultable en cliquant sur « Transcription ».

Transcriptions :
Français / English

Programme :
sommeils 

Réalisé par Ismaïl Bahri et Sébastien Zaegel à l’Espace Khiasma, dans le cadre de l'exposition sommeils programmée du 9 octobre au 13 décembre 2014

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Montreuil • France]
Si la remémoration et l’oubli avaient un son, quel serait-il? C’est à partir de cette question que Violaine Lochu crée Le mot qui vient, constitué de heu, hum, du shmol, j’me souviens plus, attendez, bah… autant de tics de langage que l’on émet pour retrouver ce qu’on a sur le bout de la langue.

Pièce sonore réalisée par Violaine Lochu dans le cadre de sa résidence au 116 et de la fabrication de son projet Mémoire Palace, du 15 sept au 10 janvier.
Partition : Violaine Lochu

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

[Montreuil • France]
Depuis septembre, Violaine Lochu a commencé son travail de collectage sur tout Montreuil. Lors de rencontres organisées dans des structures ou des associations – Maison des Babayagas, Collectif 14, Ecod’rom, le 116, lycée Condorcet, bibliothèque Daniel Renoult, centre social du Bel Air, Nouveau Théâtre de Montreuil, bibliothèque Colonel Fabien, fête des Ramenas, fondation Rothschild – la jeune artiste a demandé aux montreuillois de lui transmettre quelque chose qu’ils connaissaient par cœur (chant, poésie, prière, recette de cuisine, etc. ) dans la langue de leur choix. A partir de ces matériaux sonores, elle propose deux pièces sonores construites sous la forme d’anadiploses ; une figure de style consistant en la reprise du dernier mot d’une proposition à l’initiale d’une proposition qui suit.

Pièce sonore réalisée par Violaine Lochu dans le cadre de sa résidence au 116 et de la fabrication de son projet Mémoire Palace, du 15 sept au 10 janvier.
Partition : Violaine Lochu

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

La chanson de bûcherons

[Pantin • France]
1. Comment décririez-vous cette forme d’écriture sonore et / ou de musique ?
Pré-conscient / anti-cérébral.
2. Comment pensez-vous que votre proposition peut être interprétée ?
D’une manière analogue à l’écriture automatique.
3. Quelles significations ou niveau supplémentaire fournit cette forme particulière de l’écriture à la performance et / ou à l’interprétation de l’œuvre?
La subversion des gestes pré-conditionnés de la performance et de l’improvisation.

Partition de David Snow.

Episode 1: Devenir magicien. Rencontre avec Ioanis Nuguet, réalisateur de Spartacus et Cassandra.

[Lussas • France]
Malgré les efforts redoublés de Spartacus, l’équipe de foot qui affronte cet après-midi-là l’U.S Lussas demeure inconnue. Alors que les supporters sont tenus en haleine sur le banc de touche par le match en cours, Ioanis Nuguet évoque sa vision du cinéma et la fabrication de son film Spartacus et Cassandra, qui a fait l’ouverture des projections en plein air de la 26ème édition des États Généraux du Film Documentaire, en août dernier.

Synopsis du film :
Deux enfants roms sont recueillis par une jeune trapéziste dans un chapiteau à la périphérie de Paris. Un havre de paix fragile pour ce frère et sa soeur de 13 et 10 ans, déchirés entre le nouveau destin qui s’offre à eux, et leurs parents vivant dans la rue.

Transcriptions :
English

Réalisé par Laure Franquès à l’occasion de la 26ème édition des États Généraux du Film Documentaire de Lussas (Ardèche), dans le cadre du projet Journal Sonore#1. Lussas sur écoute, production Khiasma.

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur ce site.

[Montreuil • France]
Auriez vous pensé qu’une recette de tchep sénégalais pouvait un jour croiser le chemin de l’Invitation au voyage de Baudelaire?

Pièce sonore réalisée par Violaine Lochu dans le cadre de sa résidence au 116 et de la fabrication de son projet Mémoire Palace, du 15 sept au 10 janvier.
Partition : Violaine Lochu

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

Décoloniser les imaginaires : La fabrique du réel dans les nouveaux cinémas africains

[Paris • France]
Les mouvements sociopolitiques des années 90 dans plusieurs pays africains ont placé la culture au cœur des problématiques de développement. Le cinéma documentaire reste néanmoins marginal eu égard au peu de moyens existants pour la production et la diffusion de ces films. Depuis plusieurs années, on assiste à l’émergence d’une nouvelle génération de documentaristes sur le continent qui réinvente un cinéma documentaire, avec le désir de produire des images et des sons à travers une recherche esthétique nouvelle. Le cinéma du réel est alors une forme d’expression artistique privilégiée de transmission et de réflexion, les documentaristes devenant en quelque sorte, les porte-paroles de l’histoire des peuples. En présence de réalisateurs invités, producteurs, diffuseurs, spécialistes de ces questions, le Festival des Nouveaux Cinémas Documentaires #3 est revenu sur cette nouvelle vague qui, selon l’expression d’Olivier Barlet (in Les cinémas d’Afrique des années 2000 : perspectives critiques, Paris, Ed. L’Harmattan, 2012) « innove face à l’enfermement identitaire et sort des fixations victimaires ».
En l’absence de salles de cinéma dans de nombreux pays d’Afrique, quelles sont les conditions de l’émergence de cette nouvelle génération de documentaristes sur le continent ? Quelle est la spécificité de leurs regards par rapport à ceux de leurs aînés cinéastes ? Quelles sont les relations possibles dans les projets de coopération internationale ? Comment travailler ensemble ? Quels rapports d’interdépendance sont souhaitables ?

Cette rencontre a été modérée par Thierno Ibrahima Dia, chercheur sénégalais en art et critique de cinéma.

Intervenants : 
• Sani Magori (réalisateur et producteur nigérien) 
• Alassane Diago (réalisateur sénégalais) 
• Faissol Fahad Gnonlonfin (réalisateur et producteur béninois) 
• Amina Zoubir (vidéaste plasticienne) 
• Africadoc Benin (association de formation et de diffusion au Bénin) 

En partenariat avec Africiné

Enregistré aux Ateliers Varant le 16 novembre 2013 dans le cadre du Festival des Nouveaux Cinémas Documentaires #3

Une transcription traduite en français et en arabe sera très prochainement disponible sur le site