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[Les Lilas • France]

 

Pour le 30ème Lundi de Phantom, João Vieira Torres nous emmène sur les traces d’Aurora, sa grand-mère disparue, sage-femme et guérisseuse pendant plus de quarante ans dans le Sertão profond du Nordeste brésilien.

 

Hanté par des apparitions et des voix, son personnage, devenu lui-même un fantôme après son exil en Europe, décide de revenir dans cette région désertique où l’évangélisme gagne du terrain. Lors de ce parcours initiatique où il ne sait ce qu’il cherche, il fera de nombreuses rencontres et chacun souhaitera lui transmettre des histoires, souvent tragiques, de femmes disparues. Il devra transporter malgré lui ce terrible héritage jusqu’à une destination mystérieuse.

 

La figure d’Aurora planait déjà sur le précédent film de João Vieira Torres, Les enfants fantômes. Il poursuit avec Aurora une écriture qui glisse du documentaire à la fiction.

 

João Vieira Torres est né à Recife, Brésil, en 1981. Il vit et travaille depuis 2002 à Paris. Sa pratique inclut la photographie, le cinéma, l’art vidéo et la performance et s’intéresse à la difficulté à de trouver un ancrage, qu’il soit territorial, identitaire ou corporel.

[Paris • France ]

 

Graduating to Numbers

How can the use of financial tools lead to emancipation from public subsidies and private donations for small-scale organizations and network ? How can new forms of transparency and redistribution be obtained through the use of financial design ? 

 

Part 1 

00 : 03 : 13 — Antonia Alampi and ILiana Fokianaki

Future Climates discusses its research program in Athens and introduces its next step towards constituting a core group for engineering a new small-scale nonprofit model to be adapted in places with weak infrastructures for arts and culture.

Presentation of short case studies 

00 : 31 : 21 — GIULIA PALOMBA will present the Cultural Cooperative Network deriving from Future Climate’s first chapter, an international circuit designed to facilitate social and economic relations between cultural actors and provide them with a common mutual aid fund, as well as with complementary payment and credit tools for self-management, self employment, and economic autonomy. 

 

00 : 44 : 49 — W.A.G.E presents WAGENCY, a forthcoming initiative that will introduce new tools for self regulation into both the non-profit end for-profit sectors, in an effort to organize artists and institutions along with buyers and sellers of art, around a shared politics of labor.

 

01 : 04 : 10 — Discussion

 

Enregistré à Kadist dans le cadre de l'exposition State (in) concepts par Victor Donati le 23 novembre 2017. Mixé par Victor Donati.

[Les Lilas • France]

 

Pour ce 29è Lundi de Phantom, le cinéaste Jérémy Gravayat présente son projet Atlas, enquête qu’il mène depuis cinq ans sur l’histoire et l’actualité des bidonvilles de Seine-Saint-Denis. Recueil de témoignages, recherches d’archives, publication d’un journal, activités militantes et tournage d’un film composent les diverses étapes de ce cheminement au long cours, en compagnie d’habitants.

 

Jérémy Gravayat réalise des films (documentaires, fictions) questionnant certaines réalités de l’exil contemporain et de l’histoire des quartiers populaires. Quotidien d’une réfugiée bosniaque, migrants de Sangatte et Calais, Palestiniens des territoires occupés, sans papiers et travailleurs immigrés de l’agglomération lyonnaise, habitants des bidonvilles.

 

Travaillant conjointement l’archive et le document, le documentaire et la fiction, l’histoire orale et la topographie, les trois films projetés au cours de cette soirée sont proposés comme des chapitres fragmentaires d’un long-métrage en cours de montage, qui sera finalisé en 2018.

La pédagogie institutionnelle dans le contexte artistique 2/2

[Noisy-le-sec • France]

 

Quels sont les usages sociaux de l’art ? En quoi la pédagogie institutionnelle peut-elle trouver des échos dans le champ artistique et dans la médiation au sens large ? Quels rôles pour les centres d’art dans les champs politique et social ? L’exposition est-elle un médium pertinent pour travailler avec les publics à l’échelle locale ? Comment rendre compte d’une expérience sans la trahir à travers sa restitution ? Avec qui et comment partager ces expériences au long cours ? Comment les centres d’art travaillent-ils avec des communautés spécifiques sur leurs territoires ?

 

Une discussion avec Avec l’artiste Achim Lengerer, Janine Halka et Suza Husse (District, Berlin), Anna Manubens (CAPC, Bordeaux), la curatrice Vanessa Desclaux, Olivier Marboeuf (Khiasma, Les Lilas), l’artiste Hélène Deléan, Emilie Renard (directrice de La Galerie), Florence Marqueyrol (responsable du service des publics de la Galerie), Clio Raterron (chargée du jeune public et de la médiation à la Galerie), Catalina Rugeles (étudiante à l’Université Paris 8 Saint-Denis et stagiaire à la Galerie)


Timeline 

00 : 00 : 00 — Vanessa Desclaux, Introduction
00 : 03 : 42 — Anna Manubens (CAPC, Bordeaux)
00 : 39 : 02  — Olivier Marboeuf (Khiasma, Les Lilas)
01 : 17 : 20 — Discussion

 

Enregistré le 29 septembre par Simon Marini à la Galerie. Mixé par Victor Donati.

[Noisy-le-sec • France]

 

Quels sont les usages sociaux de l’art ? En quoi la pédagogie institutionnelle peut-elle trouver des échos dans le champ artistique et dans la médiation au sens large ? Quels rôles pour les centres d’art dans les champs politique et social ? L’exposition est-elle un médium pertinent pour travailler avec les publics à l’échelle locale ? Comment rendre compte d’une expérience sans la trahir à travers sa restitution ? Avec qui et comment partager ces expériences au long cours ? Comment les centres d’art travaillent-ils avec des communautés spécifiques sur leurs territoires ?

 

Une discussion avec Avec l’artiste Achim Lengerer, Janine Halka (District, Berlin), Anna Manubens (CAPC, Bordeaux), la curatrice Vanessa Desclaux, Olivier Marboeuf (Khiasma, Les Lilas), l’artiste Hélène Deléan, Emilie Renard (directrice de La Galerie), Florence Marqueyrol (responsable du service des publics de la Galerie), Clio Raterron (chargée du jeune public et de la médiation à la Galerie), Catalina Rugeles (étudiante à l’Université Paris 8 Saint-Denis et stagiaire à la Galerie)


Timeline

Introduction et présentation du projet
00 : 00 : 00 — Emilie Renard 

Groupe de recherche « La Presse »
00 : 07 : 39 — Vanessa Desclaux 
00 : 15 : 58 — Florence Marqueyrol
00 : 22 : 02 — Vanessa Desclaux
00 : 24 : 51 — Clio Raterron
00 : 29 :25 — Catalina Rugeles
00 : 36 : 07 — Achim Lengerer

District, lieu d’art à Berlin (Anglais) 
00 : 47 : 45 — Janine Halka

 

 

Enregistré le 29 septembre par Simon Marini à la Galerie. Mixé par Victor Donati.

[Les Lilas • France]

 

Le projet Répertoires animés mené en collaboration avec le Mundaneum de Mons se confronte en particulier à l’archive et au document comme matières premières d’une recherche autour du réagencement performatif de l’image et de la mémoire. Cela fait un certain temps que le projet visionnaire du Mundaneum de Paul Otlet – bibliographe et collectionneur visionnaire du 20e siècle – a été réinscrit dans l’histoire comme antécédent d’internet, réinvesti du titre de « google ante-litteram ». Cependant, la vision d’un centre de documentation universel éducatif et social, accessible à tous sans élitisme intellectuel, technologique ou social, capable de tisser des liens évolutifs, toujours en voie de construction, entre des ressources hétérogènes, constituant ainsi « un véritable cerveau mécanique et collectif », nous semble préconiser et ouvrir des possibles bien plus larges et prometteurs que la simple préfiguration d’un moteur de recherche et de son quasi-monopole de l’internet aujourd’hui.

 

Du 6 au 10 novembre, l’ARG a été en résidence à Khiasma et a travaillé une proposition d’installation dans l’espace de ses recherches, sous la forme d’une « constellation mouvante » de différents éléments, dont l’agencement et la dramaturgie ont évolué jour après jour : performances et projections de films de certains des membres et d’auteurs invités ; exposition de traces du projet Répertoires animés et création sur place de nouveaux processus de travail ; conversations avec des intervenants extérieurs ; etc. Cette est la restitution de cette résidence.

L'enregistrement a été réalisé le 10 novembre à l'espace Khiasma part Esther Porylès. Le mixage a était réalisé par Victor Donati.

[Saint-Denis • France]

 

Politiques de la jeunesse

 

Modération : Daria Saburova

Abel Bedecarrax : le caractère politique et les enjeux stratégiques du mouvement étudiant et lycéen

Louise Poulain : écoles en lutte à são Paulo (Brésil, 2014-2016) : résistances et politisation de la jeunesse

 

[Saint-Denis • France]

 

Médias, la nouvelles trahison des clercs 

 

Modération : Ernest Moret

Aude Lancin : Journaliste (00:01:04)

Edwy Plenel : Co-fondateur de Mediapart (00:32:17)

Daniel Schneidermann : Fondateur d’Arrêt sur images (00:59:10)

 

 

Questions à partir de 01:23:06

[Saint-Denis • France]

 

Modération : Grégory Bekhtari

Timothée Nay : Un universel disputé comme espace d’une alliance anti-raciste ? Une expérience de lecture de C. L. R. James

Zacharias Zoubir : Les Damnés de l’angleterre ? L’actualité de la controverse entre robert miles et les premières cultural studies

Jules Crétois : Le concept d’idéologie implicite appliqué aux luttes migratoires françaises

[Saint-Denis • France]

 

Révolution : De Juin 1848 à Alep

 

Modération : Jean Batou

Francis Sitel : Que veut dire ce nom de révolution ? (00:02:05)

Michèle Riot-Sarcey : L’oubli des révolutions, l’oubli des peuples (00:15:23)

Ziad Majed : Révolution arabe et question syrienne (00:30:50)

 

Questions à partir de 00:54:00

[Saint-Denis • France]

 

« Santé mentale » : de l’institution à la cure

 

Modération : Matthieu Renault

Valentin Schaepelynck : Folie, aliénation et analyse institutionnelle (00:01:10)

Matthieu Bellahsen : Émancipation falsifiée et pratiques alteratives dans le champ de la folie (00:25:50)

Dario Firenze : Les damnés de la thérapie. Frantz Fanon, l’ethnopsychiatrie et les perspectives

décoloniales et émancipatrices du soin psychologique (00:50:00)

 

Questions à partir de 01:09:55

[Les Lilas • France]

 

« Perdus qui aiment se perdre / belle épine / vaste foin ». En 2013 naît le collectif Jef Klak. Une envie forte et commune de se déplacer, d’aller chercher du politique là où on ne pensait pas en trouver. Visiter les anti-zones, explorer les mirages, les interstices et les zones grises. 

 

« Devenir commun / Faire fou / Hors des sentiers où l’on marche ». Jef Klak taille dans la matière du réel pour trouver prise, mêle poétique et politique, enquête et fiction. Jef Klak, c’est « Monsieur et Madame tout le monde » en flamand, c’est aussi un collectif, un site internet, une revue et un disque de créations sonores. Les textes, images et sons s’y frottent et s’y rencontrent au rythme de la comptine « Trois p’tits chats ».

 

Pour Relectures, le groupe sonore de Jef Klak propose de refaire le chemin en compagnie du public : Marabout , Bout d’ficelle, Selle de Ch’val et Ch’val de course. Une traversée des numéros de Jef Klak par le son, c’est l’occasion de revivre les questions posées, les fonctionnements tâtonnés, en faisant part des expérimentations, écueils et réflexions dans la fabrique du commun et la création en collectif.

L'enregistrement et la diffusion (hertzienne et web) en direct furent réalisés par le collectif Radio BAL et la r22 Tout-monde. Captation réalisée à l'espace Khiasma le 8 octobre 2017. Enregistrement et mixé par Esther Poryles.

[Les Lilas • France]

 

« C’est une proposition que l’on fait pour la rencontre d’aujourd’hui, à Khiasma, ce 7 octobre, en écho à la démarche amorcée ici-même en avril, lors du workshop EVOL qui était un atelier d’une semaine, ici, avec différents collectifs dont la plupart sont à nouveau présents aujourd’hui.

La radio un très bon moyen de donner un support réflexif à la construction des situations relationnelles, de façon plus sensible que d’habitude, puisque son dispositif donne une matérialité à la construction des situations relationnelles et permet justement de défaire les genres de l’intervention et de passer à des registres de parole très différents les uns des autres : la conférence, l’entretien, le récit, etc. Et de là, comment on peut faire varier tous ces genres et modifier les situations relationnelles pour arriver à quelque chose qui prend d’autres sens politiques que ceux auxquels on a affaire tout le temps. »

 

Avec Sophia Djitli, performeuse et poétesse, Yasmina Kebbab, doctorante d’anthropologie et militante, Olivier Marboeuf, performer, curateur, producteur, et Béatrice Rettig, artiste et militante.

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

L'enregistrement et la diffusion (hertzienne et web) en direct furent réalisés par le collectif π-node, Radio BAL et la r22 Tout-monde. Captation réalisée à l'espace Khiasma durant la nuit du 7 au 8 octobre 2017. Enregistrement mixé par Esther Poryles.

[Les Lilas • France]

 

La Permanence.

 

« Nous faisons partie d’un groupe de discussion qui s’appelle la Permanence. À la suite des déclarations racistes de Marie-Thérèse Allier, la directrice de la Ménagerie de verre en avril dernier, nous avons voulu nous réunir en un groupe de personnes désireuses de se questionner sur les discriminations et les préjugés racistes dans le milieu de la danse. » 

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.

 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

 

 

Enregistré par le collectif π-node, avec les concours de Radio BAL et de la r22 Tout-monde, à l'espace Khiasma le 7 octobre 2017. Mixé par Esther Poryles.

[Les Lilas • France]

 

Radio Brouhaha revient à Khiasma pour explorer avec Olivier Cadiot les « histoires de la littérature récente ». Alors que notre imaginaire littéraire évolue, le besoin d’écrire une autre histoire littéraire, alternative, se fait sentir. Ce besoin réunit le travail d’Olivier Cadiot et celui d’un certain nombre de jeunes écrivains et chercheurs de l’Université Paris VIII Vincennes – Saint-Denis.

Alors que les deux volumes de l’Histoire de la littérature récente ne cessent de revenir sur la nécessité d’une transmission, cette émission se propose d’en expérimenter les conditions, en articulant et confrontant plusieurs histoires alternatives de la littérature.

 

Une émission proposée et présentée par Lionel Ruffel. Avec Olivier Cadiot, Claire Finch, Camille Cornu, Benoît Toqué, Nicolas Attal, Agnès Blesch, Sylvia Chassaing et Johan Faerber.

Enregistré à l'espace Khiasma le 14 octobre 2017. Mixé par Esther Poryles.

[Les Lilas • France]

 

Les « Pratiques du hacking » réunissent un groupe* de recherche autour du hacking comme forme emblématique de notre époque. Émanant de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne, elles questionnent depuis 2016 les pratiques artistiques irriguées par l’esprit hacker qui frappe toutes les strates de notre société.

 

Sous la forme d’une conversation ouverte et à l’appui de documents, une partie des membres du groupe  traverse les recherches passées et en cours, présente quelques pistes de travail et partage publiquement ses interrogations sur ce que Pascal Nicolas-le Strat a appelé la « recherche de plein vent »**.

 

Cette soirée est appréhendée comme une étape particulière de travail où la recherche s’envisage hors du terrain habituel du chercheur, à découvert et hors sol. Entre autres questions qui apparaitront au gré des échanges : la situation paradoxale que les Pratiques du hacking soulèvent dans le cadre institutionnel de l’école, l’écart entre les attentes de la recherche et ce que les membres du groupe cherchent déjà en tant qu’artistes et praticiens de la théorie, et les horizons incertains où toute recherche de plein vent nous mène nécessairement.

 

Pour cette soirée, le groupe de recherche invite David-Olivier Lartigaud, professeur spécialisé en théorie et pratiques numériques à l’ESAD Saint-Étienne et à l’ENSBA Lyon. En 2015, il a été co-commissaire avec Samuel Vermeil de l’exposition « A-T-T-E-N-T-I-O-N » à la Biennale Internationale Design Saint-Étienne et co-commissaire en 2013 avec François Brument de l’exposition « Singularité » pour cette même biennale. Il a dirigé l’ouvrage ART++ paru aux éditions HYX (Orléans) en 2011 et Objectiver (éditions Cité du Design-ESADSE) en 2017. Il est docteur en Art et Sciences de l’Art (Esthétique) de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

*Le groupe «Pratiques du hacking» regroupe Pierre Akrich, Fabrice Gallis, Tamara Lang, Karine Lebrun, John Lejeune, Jan Middelbos, Julie Morel et Stephen Wright. Seront présents à Khiasma : Karine Lebrun (artiste, enseignante EESAB site de Quimper et coordinatrice des « Pratiques du hacking »), Tamara Lang (étudiante EESAB site de Quimper), Pierre Akrich (artiste), Jan Middelbos (artiste, ouvrier-technicien de plateau et doctorant en esthétique).

[Les Lilas • France]

 

Pour le deuxième Lundi de Phantom consacré à l’univers de Katia Kameli, l’artiste et vidéaste nous propose de plonger dans la fabrication de son film à épisodes Le Roman Algérien. Une réflexion sur la création d’une archive vivante de l’Algérie contemporaine qui interroge le rapport aux images, aux signes et à la mémoire.

 

Pour le deuxième épisode qu’elle vient d’achever, elle convoque la lecture de Marie-José Mondzain. Née à Alger, la célèbre philosophe des images regarde et commente la mise en récit de l’histoire de ce pays par des femmes militantes à partir de quelques photographies et moments clefs des premières heures de l’Indépendance.

 

Katia Kameli et Marie-José Mondzain prolongent la conversation du film en public et dialoguent autour des enjeux du regard et du geste de l’archiviste.

[Les Lilas • France]

 

Au cœur de l’été, Khiasma perdait l’un de ses plus précieux alliés, une voix chaleureuse mais sans concession, une pensée joyeuse et sauvage. Jean-Paul Curnier a cessé de penser dans la lisière et de tirer des flèches en plein cœur. 

 

Lors de sa résidence d’écriture à Khiasma en 2014 où il s’amusait à voyager aux origines diverses de la démocratie, saluant l’organisation anarchiste des pirates et la sauvagerie américaine, renvoyant au passage les Grecs à leurs contradictions, il avait éclairé des sentiers rarement débattus. Tout cela en musique, comme il se doit.

 

Impossible de penser lui rendre hommage aujourd’hui sans une belle table agrémentée de rhum et d’une humeur de fête. Durant cette soirée, des voix amies traversaient des textes, histoires, aventures et musiques qu’il a peuplés de sa présence si particulière. Parmi elles : Christophe Fiat, Gaëlle Obiégly, Alphonse Clarou, Marine Baudrillard, Laurent Malone, Alexis Forestier, Olivier Marboeuf, Jean-Pierre Ostende… 


0. Objet sonore non identifié – Chanson
Jean-Paul Curnier – Miam Miam Glou Glou : 0’16 – 1’30 
1. Olivier Marboeuf – Mot d’accueil : 1’30 – 4’00
2. Extrait radio r22 – Résidence de Jean-Paul Curnier à Khiasma : 4’00 – 9’52 
3. Jean-Pierre Ostende – Lecture de « La Piraterie dans l’âme » de Jean-Paul Curnier : 10’02 – 26’17
4. Christian Milovanoff – Lecture :  26’54 – 42’35
5. Objet sonore non identifié – Chanson Jean-Paul Curnier – Je m’examine : 42’36 – 44’12
6. Gaëlle Obliegly – Lecture de « Narrateur des plaines » de Gianni Celati : 44’40 – 51’28 
7. Objet sonore non identifié – Jean-Paul Curnier – Gilet Jaune : 51’29 – 54’00
8. Alphonse Clarou – Lecture de « Arles Catastrophe lente » de Jean-Paul Curnier : 54’37 – 60’59
9. Objet sonore non identifié – Jean-Paul Curnier – Petit Moulin : 60’59 – 63’04
10. Laurent Malone – Projection – Extrait d’un projet avec le collectif Pérou à Arles : 63’24 – 73’26
11. Rodolphe Burger – Lecture et vidéo : 73’56 – 86’55 
12. Christophe Fiat – Extrait musical et récit : 87’06 – 91’41 
13. Alexis Forestier – Chant, texte et musique : 92’04 – 107’26 
14. Melocoton de Colette Magny – écoute proposée par Pauline Curnier-Jardin : 108’30 – 110’10

 

 

 

La littérature hors livre : périphérique ou centrale ? 

[Paris • France]

 

Émission du 7 septembre : « La littérature hors livre : périphérie ou centrale ». 

Avec : Claire Finch, Olivier Marboeuf, collectif chôSe, Antoine Pietrobelli, Elom 20ce, Thomas Clerc

 

Pendant le festival Extra !, Radio Brouhaha a installé son antenne au Centre Pompidou pour une série de trois émissions littéraires qui ont posé des questions aussi immodestes que : au fait, c’est quoi la littérature en dehors du livre ? et qu’est-ce qu’une expérience littéraire ? est-ce qu’on peut y jouer à plusieurs ? et d’ailleurs où s’arrête la littérature ? où commence-t-elle ? qu’est-ce qu’elle n’est pas ? qu’est-ce qu’elle a été ? où la trouve-t-on ? et depuis quand ? et jusqu’à quand ? 

Ces questions nous les avons posé trois soirs durant à des artistes, des écrivain-es, des performers, des chercheurs, en collaboration avec des étudiant-es du master création littéraire de l’Université Paris 8, dont « Radio Brouhaha » est une émanation. 

Enregistrement réalisé au Centre Pompidou le 10 septembre 2017 dans le cadre du festival Extra! par Simon Marini et Kieran Jessel. Cette archive est extraite de la première diffusion live de la r22 Tout-monde. Le mixage a été assuré par Esther Porylès.

La littérature hors livre : sur scène, au salon ou à l’écran

[Paris • France]

 

Émission du 7 septembre : « La littérature hors livre : sur scène, au salon ou à l’écran ». 

Avec : Roger Chartier, François Bon, Elitza Gueorguieva, Emmanuelle Pireyre,
David Desrimais

 

Pendant le festival Extra !, Radio Brouhaha a installé son antenne au Centre Pompidou pour une série de trois émissions littéraires qui ont posé des questions aussi immodestes que : au fait, c’est quoi la littérature en dehors du livre ? et qu’est-ce qu’une expérience littéraire ? est-ce qu’on peut y jouer à plusieurs ? et d’ailleurs où s’arrête la littérature ? où commence-t-elle ? qu’est-ce qu’elle n’est pas ? qu’est-ce qu’elle a été ? où la trouve-t-on ? et depuis quand ? et jusqu’à quand ? 

Ces questions nous les avons posé trois soirs durant à des artistes, des écrivain-es, des performers, des chercheurs, en collaboration avec des étudiant-es du master création littéraire de l’Université Paris 8, dont « Radio Brouhaha » est une émanation. 

Enregistrement réalisé au Centre Pompidou le 6 septembre 2017 dans le cadre du festival Extra! par Simon Marini et Kieran Jessel. Cette archive est extraite de la première diffusion live de la r22 Tout-monde. Le mixage a été assuré par Esther Porylès.

La littérature hors livre : une nouvelle vie littéraire

[Paris • France]

 

Émission du 6 septembre : « La littérature hors livre : une nouvelle vie littéraire ». 

Avec : Alain Vaillant, Olivia Rosenthal, Chloé Maillet et Louise Hervé, Magali Nachtergael.

 

Pendant le festival Extra !, Radio Brouhaha a installé son antenne au Centre Pompidou pour une série de trois émissions littéraires qui ont posé des questions aussi immodestes que : au fait, c’est quoi la littérature en dehors du livre ? et qu’est-ce qu’une expérience littéraire ? est-ce qu’on peut y jouer à plusieurs ? et d’ailleurs où s’arrête la littérature ? où commence-t-elle ? qu’est-ce qu’elle n’est pas ? qu’est-ce qu’elle a été ? où la trouve-t-on ? et depuis quand ? et jusqu’à quand ? 

Ces questions nous les avons posé trois soirs durant à des artistes, des écrivain-es, des performers, des chercheurs, en collaboration avec des étudiant-es du master création littéraire de l’Université Paris 8, dont « Radio Brouhaha » est une émanation. 

 

 

Enregistrement réalisé au Centre Pompidou le 6 septembre 2017 dans le cadre du festival Extra! par Simon Marini et Kieran Jessel. Cette archive est extraite de la première diffusion live de la r22 Tout-monde. Le mixage a été assuré par Esther Porylès.

[Saint-Denis • France]

 

Pour un matérialisme queer

 

Modération : Ernest Moret

Gianfranco Rebucini : Vers un communisme queer. Conscience autonome, désidentification et révolution sexuelle.

Maxime Cervulle et Isabelle Clair : Retour critique sur une controverse : Le féminisme matérialiste (français) face au poststructuralisme

Suzanne Dufour et Barbara de Vivo : Pour une articulation organique entre pensée queer et pensée matérialiste. Analyses situées à partir d’expériences politiques de lutte/vie/travail entre Rome et Paris

Entretien avec Abdellah Karroum, fondateur de l’Appartement 22

[Paris • France]

 

À l’occasion des 10 ans de la Radio Appartement 22, Abdellah Karroum, fondateur du centre d’art éponyme à Rabat et directeur du Mathaf (Arab Museum of Modern Art) à Douah, revient sur les pas des ses premiers projets jusqu’à la mise en place de la R22 Tout-monde. 

 

De complices en complices, un voyage à travers les frontières de ces deux dernières décennies. Un entretien où l’on pourra sentir la puissances des conjonctures, où l’on se demandera ce que peut bien vouloir dire d’accompagner des artistes à des endroits et pas à d’autres, ce qu’apporte la nécessité d’initier des projets à partir de la base. 

 

Une voix pour saisir au vol des histoires qui irriguent la r22 Tout-monde. Cette genèse prend à contrepied l’idée reçue qui voudrait que la circulation des modèles de développement se fasse systématiquement du Nord vers le Sud. 

Entretien, enregistrement, mixage : Simon Marini

[Saint-Denis • France]

 

De l’anti-colonialisme à la critique post-coloniale

 

Modération : Matthieu Renault

Jean-Jacques Cadet : Sur le communisme haïtien

Adler Camilus : Haïti et les sociétés postcoloniales : colonisation de la vie et pathologies sociales postcoloniales

Stéphane Dufoix : Décoloniser les sciences sociales des pays indépendants. Internationalisation des sciences sociales et trajectoires de chercheurs des années 1950 aux années 1970

[Saint-Denis • France]

 

Israël : résister à la colonisation

 

Modération : Selim Nadi

Michèle Sibony : Union Juive française pour la paix (UJFP)

Jean Stern : mirage gay à tel-aviv : le pinkwashing

Imen Habib : Boycott Désinvestissement sanctions (BDS) – La réponse citoyenne et non-violente à

l’impunité d’israël

Black(s) to the Future Festival – Mixtape #2 by KA(RA)MI

Bonne nouvelle !

Black(s) to the Future rejoint le Tout-Monde : bienvenu.e.s et merci !

 

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QUI SOMMES-NOUS ?
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Black(s) to the Future est une plateforme transmedia / un collectif / une utopie afrofuturiste. C’est-à-dire un espace de réflexion créative qui se déploie en ligne et physiquement. Nous nous intéressons à des objets très différents : “théorie”, pratiques artistiques, logiciel, mode, édition, et tout autre champ qu’il pourra nous sembler, un jour, pertinent d’investir.

Nous sommes des jeunes, ou moins jeunes, artistes, chercheu.r/se, act.eur/rice.s culturel.le.s et/ou spécialistes en un domaine ; rassemblé.e.s pour échanger et travailler ensemble sur des formats, dispositifs et situations comme autant de pistes d’exploration et de métamorphoses du monde.

 

Arty, touche-à-tout, connectés, concernés, avec ou sans-le-sous…, on cherche à créer des espaces différents, de rencontre, de négociation et d’échanges.

 

blackstothefuture.com

 

 

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FESTIVITES : 16-17.09.2017 @ PB
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Pour cette 2ème édition du BLACK(S) TO THE FUTURE – Festival, dans un cadre trans-disciplinaire (musique, fête, ateliers, discussions, projections, performances…) on vous propose de nous engager dans un avenir toujours plus éclectique, inclusif et bienveillant.

 

Génération née de l’utopie “BLACK BLANC BEUR”, on a voulu explorer cette année ce que peut bien vouloir dire, et sur quelle(s) base(s), aujourd’hui à Paris, « faire communauté ».

 

Côté statement, nous comprenons une africanité qui traverse, au-delà de nos couleurs de peau, de nos cultures en partage, de nos histoires à réécrire et de (nos) futurs à p.e/a.nser.

#ONESTENSEMBLE

 

 

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2 JOURS – 2 AXES DE REFLEXION
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• Samedi 16 septembre | « Get (y)our freak on » : Comment (ré-)activer et donner force à nos marginalités ?

• Dimanche 17 septembre | « The spirit of Noise » : Comment (s’)entendre et traverser le bruit de nos esprits ?

 

Plus d’infos sur : 

facebook.com/events/1837726499587312 et blackstothefuture.com/bsttf-festival-2

 

Tarifs et préventes :

L’événement est accessible A PRIX LIBRE !
Sauf Club : 10€ en prévente et tarif réduit / 13€ sur place / Fooding & boissons selon carte
>> weezevent.com/bsttf-festival-2-jostereo-ill-syll-amina-cheetah-dj-dimond-999

Pour toute question, n’hésitez pas à nous contacter à : love@blackstothefuture.com

 

 

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ET MAINTENANT, C’EST COMMENT ?
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#R&B #Electro #HipHop #Beats #Percussions #Vocals #Afrofuture

 

Pour ouvrir l’antenne et vous inviter au festival, se présenter, on a décidé de partager avec vous une première lumière, sonique.

 

Black(s) to the Future Festival – Mixtape #2

by KA(RA)MI | Durée: 1:00:54

 

Lorsque des fragments de sonorités se propagent dans une vague de beats électroniques et minimalistes, la pleine Lune brille et déstabilise tout ce qui pourrait être pris pour acquis…

 

Avec du : J Dilla, Kelela, Shabazz Palaces, Nicky Lars, THEESatisfaction, Walter Mecca, Celia Wa…

 

TRACK LIST:
1. INTRO Le Yatching- Suite For Ma Dukes
2. Flyyy- J Dilla
3. God- THEESatisfaction
4. Dèesse Du Sang- Shabazz Palaces
5. Jungle Culture Outro- Nicky Lars
6. Cosmic Egg- Walter Mecca
7. Coolie High- Camp Lo
8. Navajo- Masego
9. Crew (feat Brent Faiyaz & Shy Glizz)- GoldLink
10.Frequence (Dimension 1.0)- Walter Mecca
11.Niiko- Jay Daniel
12.Disco Rouge- Walter Mecca
13. – Jetson
14. – Jetson
15.Quarrel- Moses Sumney
16.Yours- Leven Kali
17.Keep it Cool- Kelela
18.Rété Konsa (feat Unda De Sango)- Meemee Nelzy
19.Juiced- THEESatisfaction
20.Federalist Papers- Shabazz Palaces
21.Ti Zei Twal- Celia Wa
22.Supaman (Kako Phonie remix)- Celia Wa
23.Let me go- Branko feat Nonku Phiri & Mr Carmack
24.Feelings- Ka(ra)mi
25.Untitled/Fantastic- Suite For Ma Duke
26.Money Trees- Kendrick Lamar
27.Slave Ship- Nicky Lars
28.Parallax (feat The Palaceer Lazaro)- Shabazz Palaces
29.Watching You- Sassy Black
30.QueenS- THEESatisfaction
31.Frequence mod (welcome)- Walter Mecca
32.Désaccordés- Naya X Ardo
33.OUTRO – Kris Bower keys

 

 

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A bientôt !

Black(s) to the Future
(Original artwork by Ingha Mago)

À la pointe (coupante) des algorithmes

[Les Lilas • France]

 

Dans le cadre d’une journée d’étude organisée par le post-diplôme Documents et art contemporain de l’Ecole européenne supérieure de l’image, et de la publication dédiée à sa recherche, Louis Henderson convie deux théoriciens à proposer des lectures de son travail : Kodwo Eshun et Stephen Wright.

 

Kinesis : du grec ancien κίνησις. 1. Mouvement, particul. mouvement de la danse 2. fig. agitation, trouble, soulèvement.

Cette première exposition monographique en France du cinéaste anglais Louis Henderson s’organise autour de la mise en relation de deux de ses films récents : Black Code Code Noir (2015) et The Sea is History (2016), présenté dans une version de travail. Alors que le premier explore l’archéologie d’Internet pour mettre en lumière le rôle des algorithmes dans le contrôle social et nécropolitique de la communauté afro-américaine aujourd’hui, le second revient en République Dominicaine et à Haïti, à l’endroit même où Christophe Colomb posa le pied en 1492, geste inaugural de la Modernité coloniale.

Les nombreux événements accueillis dans l’espace de Kinesis sont autant d’efforts pour fabriquer collectivement de nouveaux régimes critiques de récit, faire émerger des figures spéculatives, actualiser les héritages des cultural studies tout autant que repenser les pratiques du hacking et notre relation aux nouvelles technologies de l’information. L’exposition Kinesis imagine des chemins et des vocabulaires pour reconstruire une histoire des possibles, rendre visible les persistances du pouvoir et fabuler le désenvoûtement de ses codes par le truchement d’une nouvelle révolution animiste au cœur de la Caraïbe.

 

[Les Lilas • France]

 

Le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir et son groupe de recherche Travelling féministe s’associent à l’Espace Khiasma pour organiser conjointement un séminaire qui prend son point de départ dans le dialogue, la controverse et la complexité des relations qu’entretiennent l’œuvre de Stuart Hall, les cultural studies britanniques et le féminisme transnational depuis près de trente ans. Ce séminaire a le privilège de recevoir les cinéastes John Akomfrah et Lina Gopaul, membres fondateurs du Black Audio Film Collective. Réalisé en 2013, le film de John Akomfrah The Stuart Hall Project sera projeté la veille du séminaire au MK2 Beaubourg, introduisant les nombreux sujets qui seront au cœur de la discussion. Malgré les analyses des cultural studies décryptant l’exercice du pouvoir dans la culture, les penseurs majoritairement masculins du Centre for Contemporary Cultural Studies à Birmingham se montrèrent hostiles aux critiques féministes des années 1970. La controverse enfla au point que les travaux du centre furent qualifiés par des féministes de « boyzone ». Au même moment, rares furent les articulations entre les situations vécues par les femmes blanches et racisées au sein des mouvements féministes. Fréquemment, les revendications priorisées universalisaient les conditions sociales des femmes non-racisées, de classe moyenne.

 

Pour cette journée d’étude, nous avons voulu inviter plusieurs penseuses contemporaines à alimenter une conversation au sujet des relations complexes et des influences mutuelles qu’ont entretenues le féminisme transnational et les approches interdisciplinaires des cultural studies, notamment les études entreprises par Stuart Hall et ses collègues à partir du milieu des années 1960. Comment les féministes au sein des cultural studies ont-elles négocié les frontières bâties par la racialisation et l’hégémonie blanche ? Comment le travail de Stuart Hall (qui était devenu rapidement une référence intellectuelle significative auprès de beaucoup d’artistes et de cinéastes du Black Arts Movement anglais des années 1980 et 1990) a-t-il été lu en lien avec le concept d’intersectionalité qui peut servir de base au décentrement des féminismes eurocentrés, et à la remise en cause du sujet blanc et mâle comme entité normative de l’imagination occidentale ? Quelles stratégies peuvent être trouvées dans les pratiques transversales des collectifs d’artistes, d’activistes et de chercheurs/ses du Black Arts Movement des années 1980 : pour résister aux tendances individualistes de l’art contemporain et pour y puiser une inspiration permettant de construire les alliances en devenir ?

Enregistré à l'espace Khiasma le 10 juin 2016.
Mixage: Esther Porylès

Concept / modération : Nataša Petrešin-Bachelez avec la collaboration de Lotte Arndt et Olivier Marboeuf et Giovanna Zapperi. En collaboration avec Le Centre Simone de Beauvoir (Travelling féministe) et la participation de l’INHA. Avec John Akomfrah and Lina Gopaul (cinéastes et producteurs / Smoking Dogs), Nana Adusei-Poku (chercheure et professeure à l’Université de Rotterdam), Jamika Ajalon (artiste, musicienne, poétesse), Sophie Orlando (chercheure associée au laboratoire Black Artists and Modernism, Chelsea/Middlesex University), Françoise Vergès (chaire Global South(s) du Collège d’études mondiales, FMSH, Paris), Lotte Arndt (théoricienne et enseignante à l’École Supérieure d’Art et Design de Valence) et Sonia Khurana (artiste).

Dépasser les lignes de divisions. Féminisme transnational et cultural studies. 3/4

[Les Lilas • France]

 

Le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir et son groupe de recherche Travelling féministe s’associent à l’Espace Khiasma pour organiser conjointement un séminaire qui prend son point de départ dans le dialogue, la controverse et la complexité des relations qu’entretiennent l’œuvre de Stuart Hall, les cultural studies britanniques et le féminisme transnational depuis près de trente ans. Ce séminaire a le privilège de recevoir les cinéastes John Akomfrah et Lina Gopaul, membres fondateurs du Black Audio Film Collective. Réalisé en 2013, le film de John Akomfrah The Stuart Hall Project sera projeté la veille du séminaire au MK2 Beaubourg, introduisant les nombreux sujets qui seront au cœur de la discussion. Malgré les analyses des cultural studies décryptant l’exercice du pouvoir dans la culture, les penseurs majoritairement masculins du Centre for Contemporary Cultural Studies à Birmingham se montrèrent hostiles aux critiques féministes des années 1970. La controverse enfla au point que les travaux du centre furent qualifiés par des féministes de « boyzone ». Au même moment, rares furent les articulations entre les situations vécues par les femmes blanches et racisées au sein des mouvements féministes. Fréquemment, les revendications priorisées universalisaient les conditions sociales des femmes non-racisées, de classe moyenne.

 

Pour cette journée d’étude, nous avons voulu inviter plusieurs penseuses contemporaines à alimenter une conversation au sujet des relations complexes et des influences mutuelles qu’ont entretenues le féminisme transnational et les approches interdisciplinaires des cultural studies, notamment les études entreprises par Stuart Hall et ses collègues à partir du milieu des années 1960. Comment les féministes au sein des cultural studies ont-elles négocié les frontières bâties par la racialisation et l’hégémonie blanche ? Comment le travail de Stuart Hall (qui était devenu rapidement une référence intellectuelle significative auprès de beaucoup d’artistes et de cinéastes du Black Arts Movement anglais des années 1980 et 1990) a-t-il été lu en lien avec le concept d’intersectionalité qui peut servir de base au décentrement des féminismes eurocentrés, et à la remise en cause du sujet blanc et mâle comme entité normative de l’imagination occidentale ? Quelles stratégies peuvent être trouvées dans les pratiques transversales des collectifs d’artistes, d’activistes et de chercheurs/ses du Black Arts Movement des années 1980 : pour résister aux tendances individualistes de l’art contemporain et pour y puiser une inspiration permettant de construire les alliances en devenir ?

Enregistré à l'espace Khiasma le 10 juin 2016.
Mixage: Esther Porylès

Concept / modération : Nataša Petrešin-Bachelez avec la collaboration de Lotte Arndt et Olivier Marboeuf et Giovanna Zapperi. En collaboration avec Le Centre Simone de Beauvoir (Travelling féministe) et la participation de l’INHA. Avec John Akomfrah and Lina Gopaul (cinéastes et producteurs / Smoking Dogs), Elsa Dorlin (chercheure et professeure Paris 8), Nana Adusei-Poku (chercheure et professeure à l’Université de Rotterdam), Jamika Ajalon (artiste, musicienne, poétesse), Sophie Orlando (chercheure associée au laboratoire Black Artists and Modernism, Chelsea/Middlesex University), Françoise Vergès (chaire Global South(s) du Collège d’études mondiales, FMSH, Paris), Lotte Arndt (théoricienne et enseignante à l’École Supérieure d’Art et Design de Valence) et Sonia Khurana (artiste).

Dépasser les lignes de divisions. Féminisme transnational et cultural studies. 2/4

[Les Lilas • France]

 

Le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir et son groupe de recherche Travelling féministe s’associent à l’Espace Khiasma pour organiser conjointement un séminaire qui prend son point de départ dans le dialogue, la controverse et la complexité des relations qu’entretiennent l’œuvre de Stuart Hall, les cultural studies britanniques et le féminisme transnational depuis près de trente ans. Ce séminaire a le privilège de recevoir les cinéastes John Akomfrah et Lina Gopaul, membres fondateurs du Black Audio Film Collective. Réalisé en 2013, le film de John Akomfrah The Stuart Hall Project sera projeté la veille du séminaire au MK2 Beaubourg, introduisant les nombreux sujets qui seront au cœur de la discussion. Malgré les analyses des cultural studies décryptant l’exercice du pouvoir dans la culture, les penseurs majoritairement masculins du Centre for Contemporary Cultural Studies à Birmingham se montrèrent hostiles aux critiques féministes des années 1970. La controverse enfla au point que les travaux du centre furent qualifiés par des féministes de « boyzone ». Au même moment, rares furent les articulations entre les situations vécues par les femmes blanches et racisées au sein des mouvements féministes. Fréquemment, les revendications priorisées universalisaient les conditions sociales des femmes non-racisées, de classe moyenne.

 

Pour cette journée d’étude, nous avons voulu inviter plusieurs penseuses contemporaines à alimenter une conversation au sujet des relations complexes et des influences mutuelles qu’ont entretenues le féminisme transnational et les approches interdisciplinaires des cultural studies, notamment les études entreprises par Stuart Hall et ses collègues à partir du milieu des années 1960. Comment les féministes au sein des cultural studies ont-elles négocié les frontières bâties par la racialisation et l’hégémonie blanche ? Comment le travail de Stuart Hall (qui était devenu rapidement une référence intellectuelle significative auprès de beaucoup d’artistes et de cinéastes du Black Arts Movement anglais des années 1980 et 1990) a-t-il été lu en lien avec le concept d’intersectionalité qui peut servir de base au décentrement des féminismes eurocentrés, et à la remise en cause du sujet blanc et mâle comme entité normative de l’imagination occidentale ? Quelles stratégies peuvent être trouvées dans les pratiques transversales des collectifs d’artistes, d’activistes et de chercheurs/ses du Black Arts Movement des années 1980 : pour résister aux tendances individualistes de l’art contemporain et pour y puiser une inspiration permettant de construire les alliances en devenir ?

Enregistré à l'espace Khiasma le 10 juin 2016.
Mixage: Esther Porylès

Concept / modération : Nataša Petrešin-Bachelez avec la collaboration de Lotte Arndt et Olivier Marboeuf
et Giovanna Zapperi. En collaboration avec Le Centre Simone de Beauvoir (Travelling féministe) et la
participation de l’INHA. Avec John Akomfrah and Lina Gopaul (cinéastes et producteurs / Smoking Dogs), Elsa
Dorlin (chercheure et professeure Paris 8), Nana Adusei-Poku (chercheure et professeure à l’Université de Rotterdam),
Jamika Ajalon (artiste, musicienne, poétesse), Sophie Orlando (chercheure associée au laboratoire Black Artists and
Modernism, Chelsea/Middlesex University), Françoise Vergès (chaire Global South(s) du Collège d’études mondiales,
FMSH, Paris), Lotte Arndt (théoricienne et enseignante à l’École Supérieure d’Art et Design de Valence) et Sonia
Khurana (artiste).

Dépasser les lignes de divisions. Féminisme transnational et cultural studies. 1/4

[Les Lilas • France]

 

Le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir et son groupe de recherche Travelling féministe s’associent à l’Espace Khiasma pour organiser conjointement un séminaire qui prend son point de départ dans le dialogue, la controverse et la complexité des relations qu’entretiennent l’œuvre de Stuart Hall, les cultural studies britanniques et le féminisme transnational depuis près de trente ans. Ce séminaire a le privilège de recevoir les cinéastes John Akomfrah et Lina Gopaul, membres fondateurs du Black Audio Film Collective. Réalisé en 2013, le film de John Akomfrah The Stuart Hall Project sera projeté la veille du séminaire au MK2 Beaubourg, introduisant les nombreux sujets qui seront au cœur de la discussion. Malgré les analyses des cultural studies décryptant l’exercice du pouvoir dans la culture, les penseurs majoritairement masculins du Centre for Contemporary Cultural Studies à Birmingham se montrèrent hostiles aux critiques féministes des années 1970. La controverse enfla au point que les travaux du centre furent qualifiés par des féministes de « boyzone ». Au même moment, rares furent les articulations entre les situations vécues par les femmes blanches et racisées au sein des mouvements féministes. Fréquemment, les revendications priorisées universalisaient les conditions sociales des femmes non-racisées, de classe moyenne.

 

Pour cette journée d’étude, nous avons voulu inviter plusieurs penseuses contemporaines à alimenter une conversation au sujet des relations complexes et des influences mutuelles qu’ont entretenues le féminisme transnational et les approches interdisciplinaires des cultural studies, notamment les études entreprises par Stuart Hall et ses collègues à partir du milieu des années 1960. Comment les féministes au sein des cultural studies ont-elles négocié les frontières bâties par la racialisation et l’hégémonie blanche ? Comment le travail de Stuart Hall (qui était devenu rapidement une référence intellectuelle significative auprès de beaucoup d’artistes et de cinéastes du Black Arts Movement anglais des années 1980 et 1990) a-t-il été lu en lien avec le concept d’intersectionalité qui peut servir de base au décentrement des féminismes eurocentrés, et à la remise en cause du sujet blanc et mâle comme entité normative de l’imagination occidentale ? Quelles stratégies peuvent être trouvées dans les pratiques transversales des collectifs d’artistes, d’activistes et de chercheurs/ses du Black Arts Movement des années 1980 : pour résister aux tendances individualistes de l’art contemporain et pour y puiser une inspiration permettant de construire les alliances en devenir ?

Enregistré à l'espace Khiasma le 10 juin 2016.
Mixage: Esther Porylès

Concept / modération : Nataša Petrešin-Bachelez avec la collaboration de Lotte Arndt et Olivier Marboeuf
et Giovanna Zapperi. En collaboration avec Le Centre Simone de Beauvoir (Travelling féministe) et la
participation de l’INHA. Avec John Akomfrah and Lina Gopaul (cinéastes et producteurs / Smoking Dogs), Elsa
Dorlin (chercheure et professeure Paris 8), Nana Adusei-Poku (chercheure et professeure à l’Université de Rotterdam),
Jamika Ajalon (artiste, musicienne, poétesse), Sophie Orlando (chercheure associée au laboratoire Black Artists and
Modernism, Chelsea/Middlesex University), Françoise Vergès (chaire Global South(s) du Collège d’études mondiales,
FMSH, Paris), Lotte Arndt (théoricienne et enseignante à l’École Supérieure d’Art et Design de Valence) et Sonia
Khurana (artiste).

[Les Lilas • France]

 

L’exposition Kinesis accueillera la première des Black Code Sessions, une série de rencontres qui vise à déplier les questions qu’ouvrent le film Black Code/Code Noir, de Louis Henderson, afin d’en assembler de nouvelles versions. Réalisé dans l’urgence en 2015, Black Code/Code Noir est un ciné-tract assemblé en réaction à la mort de deux jeunes afro-américains, Michael Brown et Kajieme Powell, tués par la police. Dans une démarche archéologique, le film concentre de nombreux fragments de récits issus des profondeurs d’Internet pour saisir les origines complexes de ces tragédies. Arguant que derrière ce présent se cache une histoire sédimentée de l’esclavage conservée par les lois françaises du Code Noir et celles américaines dites des Black Codes, écrites au XVIIème siècle, le film suppose que ces codes se sont transformés en algorithmes qui guident les analyses des banques de données de la police et président aujourd’hui au contrôle nécropolitique des afro-américains. Dans un détournement historique vers un passé-futur, ce projet s’intéresse aux origines animistes de la révolution haïtienne comme symbole d’un futur possible. Si le Code Noir était la forme originelle de la gouvernance algorithmique alors la révolution haïtienne fut la première occurrence de son hacking. Aujourd’hui encore ne serait-elle pas un imaginaire capable de déconstruire ce code en le piratant ?

 

Rassemblés pour cette Black Code Session, les participants – chercheurs, artistes, cinéastes, activistes et étudiants – se réuniront à huis clos une journée durant pour mettre le film en débat et proposer de le modifier et l’étendre. Au lendemain de cette discussion, lors d’une grande soirée de restitution organisée à Khiasma, chacun des invités est amené à intervenir pour présenter l’aboutissement de ce processus collaboratif et le rouvrir au dialogue avec le public.   Au terme de cette première session participative et de l’exposition Kinesis, une nouvelle version étendue de Black Code/Code Noir sera réalisée et présentée au public lors du finissage de l’exposition, samedi 2 juillet. Elle sera la base des sessions suivantes, qui auront lieu ces prochains mois dans d’autres lieux en France comme à l’étranger.

Enregistré à l'espace Khiasma le Jeudi 16 juin 2016.

Mixage : Esther Porylès

Avec Erik Bullot (cinéaste et enseignant), Jephthé Carmil (Doctorant à l’université Paris-Diderot, travaille sur les liens
entre iconographie postcoloniale et art contemporain), Pascale Obolo (cinéaste, performeuse et rédactrice en chef de
la revue Afrikadaa), Karine Lebrun (Artiste et professeure « internet, numérique et documents » à l’École Européenne
Supérieure d’Art de Bretagne), Olivier Hadouchi (historien du cinéma et programmateur de films, auteur d’une thèse
en 2012 intitulée « Le cinéma dans les luttes de libération : genèses, initiatives pratiques et inventions formelles autour
de la Tricontinentale (1966-1975) »), Graeme Thomson & Silvia Maglioni (cinéastes), Sophie Wahnich (Historienne,
spécialiste de la Révolution française, membre du comité de rédaction de la revue Vacarme), Louis Henderson (cinéaste)
et Olivier Marboeuf (auteur, curateur, performeur et directeur de l’Espace Khiasma).
Les Black Code Sessions sont organisées avec le soutien du Dicréam

Statistiques et algorithmes : que fait le chiffre à la police ?

[Les Lilas • France]

 

Comment penser un service public de la police en dehors de la spirale des données statistiques et de la logique comptable qui pousse inexorablement à toujours plus de police et à l’économie de la violence ?

 

Cette première exposition monographique en France du cinéaste anglais Louis Henderson s’organise autour de la mise en relation de deux de ses films récents : Black Code Code Noir (2015) et The Sea is History (2016), présenté dans une version de travail. Alors que le premier explore l’archéologie d’Internet pour mettre en lumière le rôle des algorithmes dans le contrôle social et nécropolitique de la communauté afro-américaine aujourd’hui, le second revient en République Dominicaine et à Haïti, à l’endroit même où Christophe Colomb posa le pied en 1492, geste inaugural de la Modernité coloniale. Tendue entre ces deux moments, l’exposition se développe comme un espace de recherche. Pendant un mois, Kinesis accueillera de nombreux événements parmi lesquels la première des Black Code Sessions, rencontre rassemblant chercheurs, cinéastes, artistes et activistes qui dépliera les questions qu’ouvre le film Black Code Code Noir afin d’en assembler de nouvelles versions. Au cœur de cette exposition-projet se déploie ainsi un véritable espace de recherche autour du film et des questions qu’il aborde, mettant en partage son matériau et des sources d’inspiration de l’artiste – musique, textes, documents –, invitant chaque visiteur à contribuer activement à la réflexion à laquelle nous enjoint le travail de Louis Henderson. Les nombreux autres événements accueillis dans l’espace de Kinesis seront autant d’efforts pour fabriquer collectivement de nouveaux régimes critiques de récit, faire émerger des figures spéculatives, actualiser les héritages des cultural studies tout autant que repenser les pratiques du hacking et notre relation aux nouvelles technologies de l’information. L’exposition Kinesis imagine des chemins et des vocabulaires pour reconstruire une histoire des possibles, rendre visible les persistances du pouvoir et fabuler le désenvoûtement de ses codes par le truchement d’une nouvelle révolution animiste au cœur de la Caraïbe.

[Les Lilas • France]

 

À l’invitation d’Ana Vaz, Raquel Schefer, chercheuse et cinéaste, présente sa recherche autour du panoramique circulaire comme forme filmique. Elle s’appuie sur l’œuvre d’Ana Vaz en retraçant sa généalogie cosmique dans le Nouveau Cinéma Sud Américain. Il est question du regard, du mouvement et des perspectives : Qui regarde qui ? Qui mange qui ? Le panoramique circulaire serait ainsi un geste de mise en mouvement du politique, pour imaginer une extension du corps, reformuler le réel et dé-coloniser la pensée. Au cours d’une conversation avec et sur les films présentés, Raquel Schefer sera en dialogue avec Ana Vaz et Olivier Marboeuf afin de lancer une série des conversations spéculatives pour songer un cinéma multi perspectiviste – notes pour un cinéma à.venir.

 

Avec des extraits des films de Glauber Rocha, Grupo Ukamau, Jorge Sanjinés, Tomás Gutierrez, Ruy Guerra, Ana Vaz, parmi d’autres.

Les projets artistiques collaboratifs

[Les Lilas • France]

 

Le 14 juin 2017, Khiasma invitait Marie Preston, Hélène Cœur et Carine Dejean-Drejou pour une conversation autour des projets artistiques collaboratifs et leur accueil dans des lieux socio-culturels et des établissements scolaires.

 

Quels sont les apports, les enjeux et les limites de ces partenariats ? A partir de quand peut-on considérer que l’on a collaboré ? C’est autour de ces deux questions que s’est structurée une discussion riche en échanges de points de vue entre artistes, intervenant.e.s, professionnel.le.s de la culture et enseignant.e.s.

 

Avec Marie Preston, artiste et maîtresse de conférence à l’Université Paris 8 sur les pratiques artistiques collaboratives, Hélène Cœur, artiste intervenant régulièrement dans des projets collaboratifs et Carine Dejean-Dreujou, professeure coordonnatrice ULIS TFCM au collège Pierre Mendès France (Paris 20e).

Soirée enregistrée à l'Espace Khiasma, le 14 juin 2017.
Mixage : Adrien Tripon.

«Aires de jeux» | Jef Klak invite Vincent Romagny

[Les Lilas • France]

 

Le 18 mai 2017 à Khiasma, la revue Jef Klak invitait Vincent Romagny, enseignant en théorie de l’art, à prolonger le dernier numéro de la revue, «Ch’val de course», qui s’intéresse au jeu, en présentant l’oeuvre The Model de Palle Nielsen, vaste aire de jeux pour enfants installée au Moderna Museet de Stockholm en 1968. Mais avant cela, et à l’occasion de l’ouverture de l’antenne Jef Klak sur la r22, la soirée s’ouvrait avec une séance d’écoute de la pièce sonore De jeux en places de Cabiria Chomel, issue du CD inclus avec le dernier numéro de Jef Klak, et un échange autour des pratiques sonores au sein du collectif.

 

« Le jeu est l’exposition. L’exposition est le travail des enfants eux-mêmes. Il n’y a pas d’exposition. Ce n’est une exposition que parce que les enfants jouent dans un musée d’art. Ce n’est une exposition que pour ceux qui ne jouent pas. » C’est en ces termes que l’artiste Palle Nielsen présentait son expérimentation au Moderna Museet de Stockholm qu’il avait transformé en aire de jeux géante durant quelques semaines de l’année 1968.

 

Accompagné d’une projection d’images d’archive, Vincent Romagny, enseignant en théorie de l’art en école d’art, commissaire d’exposition, doctorant en esthétique sur la question des rapports entre aires de jeux et oeuvre d’art (Université Paris 8), aborde les paradoxes non seulement soulevés par cette exposition dans le contexte de l’après mai 68, mais surtout à l’occasion des relectures auxquelles elle a donné lieu lors de récentes réactivations. L’occasion de mettre en évidence les différents sens des idées d’enfance et de jeu alors implicitement invoqués.

 

L’occasion également de discuter avec l’équipe de la revue Jef Klak, dont le dernier numéro « Ch’val de course », qui vient de paraître en librairie, s’amuse sérieusement avec les questions sociales du jeu, du pari et du risque. Le texte inclus dans ce numéro « Le gouvernement des playgrounds », par Ferdinand Cazalis, retrace notamment l’histoire sociale des terrains de jeu, aux États-Unis et en France des années 1880 à aujourd’hui. Loin de se limiter à des toboggans et tourniquets ultrasécurisés, les premiers playgrounds américains participaient en effet d’une éducation à la citoyenneté et au patriotisme, prolongeant les discriminations et les logiques de classe d’un pays en pleine expansion industrielle.

 

Où s’arrête l’aire du jeu et où commencent celles de l’art et du politique ? À moins qu’elles n’aient toujours été congruentes…

Soirée enregistrée à l'Espace Khiasma, le 18 mai 2017.
La soirée s'ouvre avec la pièce sonore de Cabiria Chomel, «De jeux en places» (12'27''), mixée par Corinne Dubien.
Mixage : Adrien Tripon.

[Les Lilas • France]

 

Jeux de paroles et d’images, questions de traduction et de relecture, l’œuvre de Katia Kameli est faite de circulation de récits, de courants d’histoires, passant d’un corps à un autre pour donner à entendre des fables anciennes autant que des voix contemporaines, des contes populaires et des films imaginaires qui tissent entre la Marrakech et Bollywood, Marseille et Alger une vaste géographie émotionnelle.

 

Projections et conversation traverseront un choix d’œuvres clefs du parcours de l’artiste, pour en dessiner quelques-uns des motifs les plus prégnants.

 

Katia Kameli est une artiste pluridisciplinaire. Elle vit à Paris. Elle est diplômée d’un DNSEP à l’École Nationale des Beaux-Arts de Bourges et d’un post-diplôme, le College-Invisible, dirigé par Paul Devautour à l’École Supérieure d’Arts de Marseille.

En 2007-2008, elle est lauréate du programme Cultures France, Paris-New York, et part en résidence à Location One (NY). Son travail a trouvé une visibilité et une reconnaissance sur la scène artistique et cinématographique nationale et internationale, et a été montré dans des expositions personnelles : What Language Do You Speak Stranger, The Mosaic Rooms, London (2016); Futur, Artconnexion, Lille (2016); Taymour Grahne Gallery, New York (2014); 7 Acts of Love in 7 days of Boredom, Transpalette, Bourges (2012) ; et des expositions collectives : Cher(e)s Ami(e)s, Centre Pompidou, Paris (2016); Made in Algeria, Mucem, Marseille (2016); Entry Prohibited to Foreigners, Havre Magasinet, Boden, Sweden (2015); Where we’re at, Bozar, Bruxelles (2014); Lubumbashi Biennale, Congo (2013); Pour un Monde Durable, Fondation Calouste Gulbenkian, Portugal (2013); Le Pont, MAC Marseille (2013); Dak’art, Biennale de Dakar (2012); Higher Atlas, Biennale de Marrakech (2012); et La Biennale de Bamako, Mali (2011).

Raw live recording #1 : Dedekind Cut

 

[Paris • France]

 

Dedekind cut, artiste new yorkais proche de « Non Worldwide », un collectif, un mouvement d’artistes africains et issus de la diaspora africaine*, aujourd’hui encore sous représentés et souvent invisibilisés dans les champs des musiques expérimentales, nous propose ici une performance singulière et hors normes. Articulant musiques expérimentales, extrêmes, dansantes, ambiantes, mainstream, underground, engagées, etc. dans un dj set libéré de toute notion de structure linéaire et des conventions techniques du mix, il navigue pendant plus de deux heures au sein d’un spectre sonore et émotionnel large et complexe.

 

*« A collective of African artists, and of the diaspora, using sound as their primary media, to articulate the visible and invisible structures that create binaries in society, and in turn distribute power. The exploration of ‘non, prior to the adjective, gives intel into the focus of the label, creating sound opposing contemporary canons »

https://nonafrica.bandcamp.com/music

Dj set enregistré au Petit Bain le 10 février 2017.
Un grand merci à Dedekind cut, au collectif I’ve seen the future, et à l’équipe du Petit Bain.
«Raw Live Recording» est la série de captations brutes de performances, concerts et dj sets de l'antenne Sept.

Soirée revue N/Z : «Les tendres plaintes», par Perrine Lamy-Quique et les Marquises

[Paris • France]

 

Projection et lectures, poésie et images. Un projet documentaire de Perrine Lamy-Quique (1h20) accompagné d’une musique originale des Marquises.

 

Une nuit d’avril 1970, face au Mont-Blanc, un sanatorium pour enfants s’est effondré à la suite d’un glissement de terrain qui a fait 72 victimes dont 56 enfants. À l’époque, on a accusé la montagne et l’affaire a été classée. Aujourd’hui que s’effacent les dernières traces de cet effondrement, Perrine Lamy-Quique nous ramène dans cette vallée gris-fer pour nous donner à entendre la parole dégelée des victimes et dévoiler les strates qui sédimentent ce drame. Sa lecture filmique, aux frontières du documentaire et de la poésie, nous plonge dans une quête de sens au bord des failles, comme un défi lancé à l’oubli.

 

N/Z est une revue expérimentale à ciel ouvert qui s’intéresse à l’écriture comme processus de travail, en amont de sa formalisation définitive et sous toutes ses formes.

 

« C’est une histoire fracassée, une histoire qui a été maltraitée en 1970, volontairement. J’essaie depuis trois ans de rassembler les matières survivantes qui la racontent, de remettre en contact des êtres, des lieux et des archives qui se sont dispersés dans l’espace et dans le temps, pour extraire cette histoire de l’oubli et en remonter une version plus juste. Mon hypothèse, c’est que le passé ne passe pas, qu’il trouve toujours une niche où se cacher, et que plus le temps passe, plus le passé nous saute aux yeux. Il y a quelques mois, la Revue N/Z m’a proposé d’ouvrir temporairement les coulisses de ce double projet en cours. J’ai relevé le défi et je présente une forme de lecture-projection qui donne à sentir à la fois le film documentaire et le récit littéraire à venir. Cette performance est donc une forme éphémère, vouée à être avalée par les remontages à venir. » Perrine Lamy Quique

 

http://www.revuenz.fr/blog-lamyquique

 

Le travail de Perrine Lamy-Quique (née en 1983 en Haute-Savoie) associe écriture, film et photographie, autour des notions de périmètre et de transgression. Depuis 2010, ses créations – associant mots et images – amorcent une investigation poétique de l’oubli, entre frontalité et mystère, aux frontières du documentaire et de la poésie.

Lecture-projection enregistrée à la Maison de la Poésie (Paris), le 24 février 2017.
Mixage : Adrien Tripon.

Soirée revue N/Z : «Le livre dense», par Raphaël Tiberghien

[Paris • France]

 

« Le langage nous est utile, à quoi ? J’aimerais profiter de l’occasion de ma participation à la revue N/Z pour établir une correspondance avec d’autres artistes de ma génération qui en font usage, afin de comprendre comment et pourquoi ils l’utilisent. Beaucoup de jeunes plasticiens manipulent les mots, qu’ils soient écrits, prononcés ou enregistrés, et l’on peut s’interroger sur cette pratique, sur ce qu’elle dit de notre époque. » — R. Tiberghien

 

Pour cette soirée de la revue N/Z, Raphaël Tiberghien invite Violaine Lochu, Sara Acremann et Timothée Dufresne à penser ensemble l’utilité du langage et l’usage qu’en font ces jeunes plasticiens à notre époque.

 

Éditée par le Bureau des activités littéraires, N/Z est une revue expérimentale à ciel ouvert qui s’intéresse à l’écriture comme processus de travail, en amont de sa formalisation définitive et sous toutes ses formes.

 

Déroulé de la soirée :

Violaine Lochu – Animal Mimesis, performance-conférence, 2015.

Sara Acremann – Présentation du travail Les Listes, et de ses différentes formes entre 2013 et 2016.

Raphaël Tiberghien – Danoisie – lecture sculptée.

Timothée Dufresne & Raphaël Tiberghien – Je suis la ligne, vidéo (non restituée dans cette captation)

Soirée enregistrée le 2 décembre 2016 à la Maison de la Poésie, Paris.
Mixage : Adrien Tripon

Echange avec Françoise Vergès autour de son livre «Le Ventre des femmes»

[Les Lilas • France]

Ces échanges avec Françoise Vergès font suite à la lecture-rencontre organisée à l’Espace Khiasma en mars 2017, à l’occasion de la sortie de son livre Le Ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme (Albin Michel, 2017). Cliquez ici pour commencer avec la lecture d’Olivier Marboeuf et les interventions de Seloua Luste Boulbina et Françoise Vergès.

«Dans les années 1960-1970, l’État français encourage l’avortement et la contraception dans les départements d’outre-mer alors même qu’il les interdit en France métropolitaine. Comment expliquer de telles disparités ? Dès 1945, invoquant la « surpopulation » de ses anciennes colonies, l’État français prône le contrôle des naissances et l’organisation de l’émigration ; une politique qui le conduit à reconfigurer à plusieurs reprises l’espace de la République, provoquant un repli progressif sur l’Hexagone au détriment des outre-mer, où les abus se multiplient. Françoise Vergès s’interroge sur les causes et les conséquences de ces reconfigurations et sur la marginalisation de la question raciale et coloniale par les mouvements féministes actifs en métropole, en particulier le MLF. En s’appuyant sur les notions de genre, de race, de classe dans une ère postcoloniale, l’auteure entend faire la lumière sur l’histoire mutilée de ces femmes d’outre-mer, héritage douloureux d’un système esclavagiste, colonialiste et capitaliste encore largement ignoré aujourd’hui.»

Françoise Vergès est titulaire de la Chaire « Global South(s) » au Collège d’études mondiales, Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris. Elle est notamment l’auteure d’Entretiens avec Aimé Césaire, Nègre je suis, nègre je resterai (2005), de La Mémoire enchaînée (2006), et de L’Homme prédateur (2011).

Enregistré à l'Espace Khiasma, le 22 mars 2017.
Mix : Esther Poryles et Adrien Tripon

[Les Lilas • France]

Projections et conversation avec l’artiste Liv Schulman, accompagnée d’Émilie Renard (directrice de La Galerie, Centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec) et Olivier Marboeuf.

Cette conversation ponctuée de projections traverse la résidence de l’artiste Liv Schulman, intitulée Que faire ?, à La Galerie, centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec, qui se déroule du 2 septembre 2016 au 1er avril 2017. Que faire ? consiste à créer une mini-série télévisée de 3 épisodes. Cette série se développe autour de séances de thérapie collective pour des scénaristes souffrant du syndrome de la page blanche. Liv Schulman fait de Noisy-le-Sec le terrain de cette fiction et y intègre les habitants, l’activité et les lieux de la ville, autour des notions d’inspiration et de créativité au travail. À cette occasion l’artiste revisite également certaines de ses œuvres précédentes qui s’intéressent de manière caustique aux contraintes et aux conventions du langage issues de l’art, de l’économie et du champ social.

Liv Schulman (née en 1985) vit à Paris et Buenos Aires (Argentine). Elle est diplômée de l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy et du Post-Diplôme de l’Ecole nationale des beaux-arts de Lyon.

https://livschulman.com/

Le Ventre des femmes, Lecture-Rencontre avec Françoise Vergès

[Les Lilas • France]

Rencontre avec Françoise Vergès à l’occasion de la sortie de son dernier livre, Le Ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme (Albin Michel, 2017). Une lecture d’un passage par Olivier Marboeuf, auteur et directeur de Khiasma. En conversation avec Seloua Luste Boulbina, chercheuse associée au Laboratoire de Changement Social et Politique (LCSP – Université Denis Diderot Paris). Elle est notamment l’auteure de L’Afrique et ses Fantômes (2015), Les Arabes peuvent-ils parler? (2011) et Le Singe de Kafka et autres propos sur la colonie (2008).

« Dans les années 1960-1970, l’État français encourage l’avortement et la contraception dans les départements d’outre-mer alors même qu’il les interdit en France métropolitaine. Comment expliquer de telles disparités ? Dès 1945, invoquant la « surpopulation » de ses anciennes colonies, l’État français prône le contrôle des naissances et l’organisation de l’émigration ; une politique qui le conduit à reconfigurer à plusieurs reprises l’espace de la République, provoquant un repli progressif sur l’Hexagone au détriment des outre-mer, où les abus se multiplient. Françoise Vergès s’interroge sur les causes et les conséquences de ces reconfigurations et sur la marginalisation de la question raciale et coloniale par les mouvements féministes actifs en métropole, en particulier le MLF. En s’appuyant sur les notions de genre, de race, de classe dans une ère postcoloniale, l’auteure entend faire la lumière sur l’histoire mutilée de ces femmes d’outre-mer, héritage douloureux d’un système esclavagiste, colonialiste et capitaliste encore largement ignoré aujourd’hui. »

Françoise Vergès est titulaire de la Chaire « Global South(s) » au Collège d’études mondiales, Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris. Elle est notamment l’auteure d’Entretiens avec Aimé Césaire, Nègre je suis, nègre je resterai (2005), de La Mémoire enchaînée (2006), et de L’Homme prédateur (2011).

Le Ventre des femmes est disponible en vente à l’Espace Khiasma.

Enregistré à l'Espace Khiasma le mercredi 22 mars 2017
Mix : Esther Poryles

Jérémy Damian – La sensation est politique !

[Maxéville • France]

 

En partant d’un postulat emprunté à l’ethnopsychiatrie selon lequel les théories que l’on se donne de la maladie informent jusqu’à l’expérience de celles-ci, la conférence cherchera à interroger comment le contact improvisation dépayse ce que l’on entend par « entrer en relation », « être en relation », « tenir à une relation », en supposant que les expertises sociologiques, psychologiques ou même philosophique, en documentant et en théorisant nos relations, ont participé à restreindre la gamme de nos formes relationnelles. Quand et par quels moyens nous autorisons-nous à étirer cette dernière ?
La conférence interrogera l’esthétique relationnelle et politique du contact improvisation. 

 

Jérémy Damian est anthropologue intermittent de la recherche. Ses recherches le conduisent à cartographier, dans les franges de notre naturalisme moderne, des pratiques collectives de mise en culture de sensorialités aberrantes. Avec l’association Pli sur Pli, il tente de construire des milieux hospitaliers au côtoiement des savoirs académiques, des pratiques somatiques et des écritures contemporaines. Compagnon du TJP (CDN-Alsace), il coordonne la revue Corps-Objet-Image. Il a soutenu une thèse en 2012 intitulée Intériorités / Sensations / Consciences – les expérimentations somatique du Contact Improvisation et du Body-Mind Centering.

 

Cette conférence s’est déroulée durant l’exposition collective Devenez propriétaire agencée par les étudiants de l’atelier No Name de la Haute École des Arts du Rhin à la chaufferie des brasserie de Maxéville. 

 

 

Transcriptions :
Français / English / العربية

Prise de son: Faustine Reibaud
Mixage: Augustin Soulard & Simon Marini

[Issy-les-Moulineaux • France]

 

Une science aux allures de science fiction.

La cybersanté (e-santé, m-santé) vise-t-elle essentiellement l’amélioration du soin des personnes malades ou dépendantes  ?

Dans le cadre du festival des Hauts de Seine « La science se livre », le centre d’art numérique Le Cube a reçu Laurent Bonnotte et ses deux invités, Pierre Foulon  et Guillaume Marchand, pour une soirée à la lisière des arts, des sciences médicales et humaines.

À partir d’une œuvre visuelle et sonore qui interroge une certaine manière de considérer le corps par le prisme des technologies de l’information et de la communication,  s’en est suivi une discussion sur le développement d’une e-santé pertinente qui se laisse le temps de la maturation. Ce fût l’occasion d’un échange avec le public sur ces questions fondamentales dans notre rapport aux nouvelles technologies et à la santé. Mais les chemins ne sont pas vraiment balisés. Il faudra avancer pas à pas, être curieux tout en restant sceptique vis à vis d’une cybersanté qui parfois, sous couvert d’améliorer la vie de tous, induit une manière de penser l’être humain comme défectueux et toujours perfectible, selon des critères quantitatifs et normatifs parfois discutables.

 

Laurent Bonnotte  :

La websérie  : Des lendemains Hybrides

http://www.sante-digitale.fr/tag/webserie/

https://vimeo.com/album/3746893

Pratiquant les arts visuels depuis plusieurs années (courts-métrages et installations transmédia avec Sacrebleu Productions et Khiasma), il est aussi psychomotricien en institut d’éducation motrice et chargé de cours au sein de l’Institut de Formation en Psychomotricité Pitié-Salpêtrière. C’est ainsi qu’il oriente l’ensemble de ses compétences dans ce projet de web-documentaires animés à l’orée des sciences de la vie et des arts.

 

Guillaume Marchand :

Psychiatre et expert en santé mobile et connectée.
Président de dmd Santé, start-up qui porte le label collaboratif «  mHealth Quality  » qui certifie la qualité des applications mobiles et objets connectés en santé. Il est aussi l’organisateur des Trophées de la Santé Mobile à Paris. Enfin, il est aussi le président et co-fondateur de l’association France eHealth Tech qui fédère plus de 130 start-ups de eSanté en France, dans un but synergique en France comme à l’international.

http://www.dmd-sante.com/ 

 

Pierre Foulon  :

Dirige les activités Numériques, Santé et R&D du groupe GENIOUS et le laboratoire de recherche e-santé BRAIN e-NOVATION au sein de l’Institut du Cerveau et de la Moelle Épinière (Hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris et Montpellier)

http://www.brainenovation.com/

http://www.groupe-genius.com/

Enregistré à l'espace Le Cube, le mardi 31 janvier 2017
avec Laurent Bonnotte, Guillaume Marchand, Pierre Foulon

Hodos #1 : Journey from the Death of a Friend

[Strasbourg • France]

« Dans les environs, il y avait un ruisseau d’eau claire. J’y bus, poussé par l’habitude. Quand je remontai sur la berge, un arbuste épineux me déchira le dos de la main. La douleur inaccoutumée me parut très vive. Incrédule, taciturne, heureux, je regardais se former une précieuse et lente goutte de sang. « Je suis redevenu mortel, me répétais-je, de nouveau je suis pareil aux autres hommes. » Cette nuit-là, je dormis jusqu’à l’aube »

Jorge Luis Borges,  L’Immortel, 1947

Tracklist :

FFH – Waterside

Phill Niblock – P K & S L S

Lileh Choir Of Dmanisi – ’Zari’ Ritual Lamentation

Wolfram – SE

Eliane Radigue – Kyema, Intermediate States

Kevin Drumm – Triangles

Henry Wolff & Nancy Hennings – Spacelights

あらべぇMy Room Has Two Doors

Osso Exotico – Lisbon cathedral organ 4 

Charlemagne Palestine – Schlongo!!!daLUVdrone

Tucker Martine – Brood X

Yvan Etienne – La lueur

"Hodos" est une série de mix musicaux créée par Victor Donati pour Sept, antenne musicale, atlas sensible et non exhaustif des musiques expérimentales.
illustration : Melek Zertal

[Brest • France]

 

À l’occasion du 14è Festival de la radio et de l’écoute – Longueur d’Ondes, la R22 Tout-Monde était invitée le samedi 04/02/2017 à donner à entendre la pluralité des voix qui l’animent ! Une séance d’écoute qui s’est tenue à Passerelle – Centre d’Art Contemporain, à Brest ; une traversée des sons, des personnalités et des antennes qui nourrissent et font vibrer les ondes et les esprits de la communauté R22, radio des arts et du commun.

 

Liste de lecture

•  Sommeils, Ismaïl Bahri, Antenne Khiasma, 8’35’’ Há Terra, Ana   Vaz, Khiasma, 8’20’’ La très bouleversante confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la terre ait porté, Emmanuel Adely, David Haddad, Khiasma, 8’   Hymnes, Patrick Fontana, Khiasma, 6’Annonce publique, Sabrina Chou, Antenne Гcole du Magasin, 1’50’’    Le Malaise persiste-t-il ?, Anne-Laure Pigache, École du Magasin, 5’20’’ Tu aimes jouer ?, Antoine Boute, École du Magasin, 2’20’’  Flash info : l’univers, Sabrina Chou, École du Magasin, 1’    La Fin du monde – son corps léger, Patrick Fontana, Khiasma, 3’20’’ La Controverse Marboeuf, Olivier Marboeuf, Khiasma, 11’30’’ L’Éléphant, Mathilde, Tarira et Gabriel avec Sarah Haderbache, Antenne La Maison des Fougères, 1’50’’    Camps de base  cacahuètes,  Jean-Paul  Curnier, La Maison des Fougères, 5’ Scène primitive, Jean-Paul Curnier, Fantazio et Yves Robert, Khiasma, 1’40’’    Le sang, la fortune et la gloire, Jean-Paul Curnier, Khiasma, 6’30’’La Galerie / carte de visite sonore, Violaine Lochu, Antenne La Galerie de Noisy-le-Sec, 6’   Opéra-Archipel, Maxime Cervulle, La Galerie de Noisy-le-Sec, 8’10’’  •  Mantike #1, Violaine Lochu, Le Générateur, 3’20’’    D’autres gestes,  Françoise  Vergès,  Antenne Bétonsalon,  3’30’’  Chantez-vous – MO, Hélène Coeur, Antenne Le Musée Commun, 4’ Alien(s)kin, Jamika Ajalon,  Khiasma, 7’30’’ • Ma Science-fiction, Isabelle Stengers, Khiasma, 12min30   Lo Becat, Lise Barkas et Lisa Käuffert, Antenne Vie, 4’   •

Réalisation : Mathis Berchery et Esther Poryles

Lundi de Phantom n°22 : Estefanía Peñafiel Loaiza

[Les Lilas • France]

 

« Le projet et ils vont dans l’espace qu’embrasse ton regard se déroule en plusieurs étapes et comporte différents éléments, parmi lesquels au moins deux films, dont une version est actuellement montrée au Jeu de Paume sous forme d’installation vidéo dans le cadre de l’exposition “Soulèvements”, organisée sous le commissariat de Georges Didi-Huberman.

Ces films auront notamment pour sujet l’évocation d’un lieu dont on n’a pas d’images ou presque : le Centre de Rétention Administrative de Vincennes, dans le XIIe arrondissement de Paris. Il s’agit d’un espace à la fois fantomatique et hanté par l’histoire d’une révolte des sans papiers qui y étaient retenus en juin 2008, au cours de laquelle une section du bâtiment a été incendiée. Il n’y a eu presque aucune image de cet événement dans les médias. Quelques semaines plus tard, j’ai réalisé une installation autour de l’absence d’images de cette révolte, que j’ai nommée les villes invisibles 2. l’étincelle (Vincennes 2008). Depuis, d’autres Centres de Rétention dans différentes localités ont également été incendiés lors de révoltes similaires.

Le projet vise à explorer la résonance de ces révoltes, de ces feux qui continuent de se propager, qui communiquent tacitement entre eux tout en s’adressant à nous, comme autant de signaux de fumée que l’on refuse souvent de voir en se disant que « ça ne nous regarde pas », alors que la majorité des CRA se trouvent tout près de nous, à l’intérieur de nos villes… donc oui, « ça » nous regarde. »

— Estefanía Peñafiel Loaiza

[Les Lilas • France]

 

Contre « l’encastrement » institutionnel dont sont victimes selon lui les enfants autistes, Fernand Deligny, éducateur et poète, les accueille à partir de 1968 dans les Cévennes, dans un lieu de vie et des espaces au sein desquels ils peuvent librement circuler. Ces enfants, selon lui, sont simplement « mutistes », dans la mesure où ils refusent notre langage. Afin d’entrer en communication avec eux, les éducateurs le suivent dans leurs pérégrinations et reportent consciencieusement sur le papier les « lignes d’erre », tentatives de captation de ce qui constitue leur manière d’être au monde. Ces cartes, aussi splendides que fragiles, nous offrent une autre conception de l’espace et de ce qui l’anime.

 

Julien Zerbone est historien de l’art et critique d’art, il collabore notamment aux revues 303, Critique d’art et 02. Intéressé aux relations entre art et histoire politique et sociale, aux problématiques de l’art et du monde du travail et de la culture populaire, il met en place des cycles de rencontres et de conférences dans différentes structures de la région nantaise (maison des arts de Saint-Herblain, FRAC Pays de la Loire, Site Saint-Sauveur de Rocheservière..). Il intervient par ailleurs dans le cadre de projet tuteurés au sein du Département Histoire de l’art de l’Université de Nantes.

Enregistré à l'Espace Khiasma le samedi 8 octobre 2016, dans le cadre du festival "Relectures 17".
Mixage : Esther Poryles
Photo : Matthieu Gauchet

[Les Lilas • France]

En 1974, pour son inauguration, une fondation d’art à Vaduz demande un texte au poète Bernard Heidsieck. Embarrassé par cette commande (que dire d’une ville inconnue du Liechtenstein ?), c’est en tournant autour de son sujet que celui-ci finit par le trouver. Il prend une carte et trace une série de spirales concentriques. Tourner autour de Vaduz, vouloir parler de tout ce qu’il y a en dehors du plus petit du monde devenu son centre, recopier toutes les ethnies du globe, exposer dans un tourbillon de langues la richesse des peuples ; tel est le défi de Vaduz.

Dans cette conférence ponctuées d’extraits de performance, Hafida Jemni et Philippe Di Folco, tous deux proches du poète disparu en 2014, reviennent sur la genèse de cette œuvre emblématique et sur le parcours d’un poète qui dédia sa pratique à la performance et à l’expérimentation, sortant le texte du livre pour ouvrir la voie de la poésie sonore contemporaine.

 

Après cette conférence, l’événement Relectures 17 s’est poursuivit à Khiasma : à 18h30,Julien Zerbone nous a parlé des ‘lignes d’erre’ de Fernand Deligny puis, à 20h30,Violaine Lochu a clôturé le festival avec sa performance « Songline ».

Enregistré à l'Espace Khiasma le samedi 8 octobre dans le cadre du festival "Relectures 17"
Mixage : Esther Poryles
Photo : Matthieu Gauchet

[Les Lilas • France]

Pays des Amazones, royaume du prêtre Jean, terre de Barbarie… racontées, fantasmées, recherchées à travers le globe en des temps plus ou moins reculés, les contrées rêvées des voyageurs ont longtemps hanté les songes et les récits des grands voyageurs. Ces terres nimbées d’une aura mystérieuse, entourées de légendes ou totalement mythiques, prennent aussi bien la forme de continents : le Gondwana, l’Atlantide ou Mû, d’îles comme celle de Cythère, de pays telle la Colchide où repose la Toison d’or, sans oublier les royaumes comme celui des Cimmériens que l’on dit ténébreux…

Cet Atlas invite à une exploration de ces contrées rêvées, dans le compagnonnage des grands explorateurs du 16e siècle, mais aussi des poètes, polygraphes et érudits, de tous les temps. À partir des cartes et des récits qu’il y a rassemblés, Dominique Lanni propose à notre jeune public une « conférence contée » sous forme de carnet de voyage imaginaire.

 

Après cette conférence, l’événement Relectures 17 s’est poursuivi à Khiasma : à 17h, conférence d’Hafida Jemni et Philippe Di Folco, « Autour de Vaduz » ; à 18h30, Julien Zerbone nous a parlé des ‘lignes d’erre’ de Fernand Deligny ; puis, à 20h30, Violaine Lochu a clôturé le festival avec sa performance « Songline ».

Enregistré à l'Espace Khiasma le samedi 8 octobre dans le cadre du festival "Relectures 17"
Mixage : Esther Poryles

[Les Lilas • France]

 

 

Il n’y a plus d’Histoire, depuis vingt-cinq ans il n’y a plus d’Histoire avec un grand H, l’Histoire avec un grand H s’est achevée avec le triomphe de la démocratie et désormais il n’y a plus d’Histoire, juste des histoires. Petites. Des repères. Il ne se passe rien. Dit-on. Rien.
Et dans ce rien submergé d’immédiateté, l’occident vainqueur vit. Bien. Protégé. Kim Kardashian va bien. François Pinault va bien. Autour ça grouille un peu, ça soubresaute, mais à l’intérieur ça va. Bien. Il ne se passe rien de grave. Ou pas grand-chose. Des guerres ailleurs, des maladies, des attentats ici…
Consigner ce rien, ou ce pas grand-chose, devient dès lors un défi. Puisque nous vivons bien, que vivons-nous bien, ici ?
Pour ces Eléments pour les années 00, Emmanuel Adely qui vient d’achever sa résidence au Musée commun, propose vingt-cinq ans de ce rien pacifique au travers d’un quotidien économique qui est notre plus petit dénominateur commun, strié de textes issus des ateliers donnés pendant l’année et de nouvelles telles que le 11-Septembre, Fukushima, des attentats : un puzzle dont chaque jour est une pièce surprenante qui s’emboîte aux autres pour donner un tableau final aussi drôle que désespérant.

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

Enregistré à l'Espace Khiasma le jeudi 6 octobre 2016, dans le cadre du festival « Relectures 17 »
Mixage : Esther Poryles

“L’impact de l’agriculture industrielle sur les sols” par Marc Dufumier

[Noisy-le-Sec • France • 27février 2016]

 

Aux cours des prochaines décennies, il conviendra de répondre à une demande accrue de produits agricoles et alimentaires sur le marché mondial avec des surfaces agricoles en voie de réduction du fait de l’extension des villes sur les meilleures terres arables. Mais l’augmentation des rendements à l’hectare ne pourra intervenir que si l’on parvient à préserver la fertilité des sols. Les formes d’agriculture industrielle qui tendent à s’imposer de nos jours contribuent malheureusement à dégrader celle-ci du fait de phénomènes très divers : érosion, lessivage, salinisation, compactation, etc. La question est donc de savoir comment il nous sera possible d’accroître les rendements agricoles sans mettre en péril la fertilité de nos terroirs et à quelles conditions.

 

Marc Dufumier est un agronome et enseignant-chercheur français à la chaire d’agriculture comparée et de développement agricole à AgroParisTech qu’il a dirigée de 2002 à sa retraite en 2011, et où il fut le successeur de René Dumont et de Marcel Mazoyer. Il a été impliqué dans la formulation, la mise en œuvre et l’évaluation de nombreux projets et programmes de développement agricole, en France comme à l’étranger, notamment dans les pays du Sud.

“La passivité : un concept révisé et augmenté” par Vanessa Desclaux

[Noisy-le-Sec • France • 13 février 2016]

 

Pourquoi s’intéresser au concept de passivité aujourd’hui, et plus particulièrement dans le contexte de l’art ? A quelles normes, à quelles limites, et à quelles institutions la passivité nous renvoie t-elle ?

 

Dans cette conférence, je souhaite introduire l’expérience hypnotique comme un moment inaugural d’une remise en question de la passivité dans le champ de la pensée et de l’action. J’affirmerai que la passivité ne peut pas s’inscrire en opposition à l’activité ; j’insisterai sur la nécessité de ne pas penser la passivité en dehors de la relation entre soi et l’autre. J’émettrai l’hypothèse que l’action dépend étroitement d’une pensée de la passivité. Je tenterai de proposer différentes approches du concept de passivité qui émergent au carrefour de la théorie et de la pratique dans des contextes distincts. Ainsi je montrerai que la passivité entretient des relations privilégiées avec les concepts de soin, d’expérience et de dépossession, soulignant qu’un concept augmenté de la passivité met en lumière une capacité de résistance et de transformation de nature politique.

 

Enfin, j’envisagerai les enjeux qui accompagnent ce questionnement du concept de passivité dans le contexte de la pratique curatoriale. Je proposerai de considérer la passivité comme un moteur essentiel du déplacement de la figure du commissaire d’exposition hors des frontières qui délimitent habituellement son champ d’action, mettant à mal nombre d’injonctions et modes d’assujettissement qui s’imposent à elle (ou lui). Je privilégierai les relations de la passivité à l’observation, à la remise en question de l’autorité et de la notion d’auteur, et au renoncement à la position d’expert, de détenteur du savoir, au profit de celle d’amateur. Chacune de ces positons s’incarnera dans des exemples spécifiques de pratique, ou d’exposition.

 

Vanessa Desclaux

 

Vanessa Desclaux est commissaire d’exposition indépendante, critique d’art et enseignante à l’école nationale supérieure d’art de Dijon. Sa thèse en art/curating soutenue au Goldsmiths College à Londres en 2016 interroge les conditions au sein desquelles la pratique curatoriale et la figure du commissaire d’exposition opèrent et se transforment.

 

Franck Leibovici – Après la pluie et les brûlots, et au ras des pratiques

[Strasbourg • France]

 

Un enjeu théorique et pratique pour l’art contemporain: représenter l’institution.
Une soirée autour des éditions Questions Théoriques.

 

Comment mettre en question l’institution-art, alors que l’on a pris acte de l’échec du projet critique global des avant-gardes, de celui de l’art de la critique institutionnelle (Daniel Buren), et que le champ de l’art ne cesse de s’ouvrir aux acteurs majeurs de l’économie néo-libérale (industrie du luxe par exemple) ? Quels outils mobiliser pour engager un travail de représentation de l’institution – de ses mécanismes, de ses limites mais aussi, peut-être, de ses potentialités ? 

 

 

Transcriptions :
العربية

Franck Leibovici, artiste et théoricien dont les ouvrages sont notamment publiés par les éditions Questions théoriques, exposeront leurs positions respectives sur ces questions cruciales.
www.questions-theoriques.com

Olivier Quintyn – Avant l’orage : valences ou vacance(s) de l’avant-garde ?

[Strasbourg • France]

 

Un enjeu théorique et pratique pour l’art contemporain: représenter l’institution.
Une soirée autour des éditions Questions Théoriques.

 

Comment mettre en question l’institution-art, alors que l’on a pris acte de l’échec du projet critique global des avant-gardes, de celui de l’art de la critique institutionnelle (Daniel Buren), et que le champ de l’art ne cesse de s’ouvrir aux acteurs majeurs de l’économie néo-libérale (industrie du luxe par exemple) ? Quels outils mobiliser pour engager un travail de représentation de l’institution – de ses mécanismes, de ses limites mais aussi, peut-être, de ses potentialités ? 

Transcriptions :
العربية

Olivier Quintyn, théoricien et cofondateur des éditions Questions Théoriques, auteur du récent Valences de l’avant-garde.

l’abécédaire vocal de Claire Gillie

Dans le cadre de son projet de résidence Abécédaire vocal, à la synagogue de Delme, Violaine Lochu a interviewé Claire Gillie. Comme son nom l’indique, cet entretien est découpé en vingt-six thèmes classés par ordre alphabétique où Claire Gillie aborde certains de ses concepts en liaison avec son travail psychanalytique et anthropologique autour de la voix.

 

Claire Gillie est Analyste Membre d’ Espace Analytique (A.M.E.a), Membre d’Insistance et affiliée à Convergencia, Membre du CIAP (Cercle International d’Anthropologie Psychanalytique), Membre de l’AFA (Association Française des Anthropologues),Chercheur associé au CRPMS (Centre de Recherche Psychanalyse Médecine Société) Paris 7. Elle est également Docteur en Anthropologie Psychanalytique, Professeur agrégé de l’enseignement supérieur, et ayant fait une traversée de Chercheur dans les champs de la musicologie, l’ethnomusicologie (CNRS / Musée de l’Homme), les sciences de l’éducation, la sociologie (DEA de sociologie) et l’anthropologie psychanalytique (CNRS/Paris 7). 

 

 

Violaine Lochu
Claire Gillie

SEMES / récit 6 : Dominique Le Brun

[Les Lilas • France]
A partir d’histoires de naufragés, nous observerons comment se jouent, se rejouent et/ou se délitent les fondements d’une société nouvelle.
Juriste, journaliste et écrivain voyageur, Dominique Le Brun est auteur de plusieurs anthologies autour de la littérature de voyage et des récits maritimes.

 

Depuis octobre 2013, Vincent Chevillon développe SEMES, un projet itinérant en plusieurs points géographiques. Initié au travers de l’océan Atlantique à bord d’un voilier, ce projet se développe aujourd’hui en Europe au cours de résidences et de voyages. Pour cette exposition monographique à l’Espace Khiasma, il joue sur l’agencement et le déplacement de particules de sens, des sèmes. Composée de récits, d’images, de sculptures ouvragées tout autant que d’objets trouvés ou de collections privées, son installation évoluera au fil de quatre séquences comme le rituel répété de mise en espace d’une carte mentale, provoquant sans cesse de nouvelles lectures, accidents et syncrétismes. Manière pour l’artiste de rendre compte d’une pratique de dérive hantée par l’imaginaire des grands récits d’explorateurs autant que par les fantômes obsédants de l’histoire coloniale.

Enregistré à l’Espace Khiasma le samedi 22 mai 2016, dans le cadre de l’exposition SEMES de Vincent Chevillon
Mixage : Esther Poryles

Mélanges

07.2016

Création sonore

Vie

1:33:54

 

[Divers • France]

 

Ce mix est une collection de sons sélectionnés par celles et ceux qui font ou ont fait usage de l’association Vie. Son caractère contingent en appellera d’autres. L’assemblage est le fruit d’une personne, qui vous souhaite une bonne écoute, comme tout le reste du réseau !

 

 

 

 

Celles et ceux qui veulent connaître la référence d’un morceau peuvent nous écrire à augustin.soulard@gmail.com

SEMES / récit 4 : Françoise Vergès

[Les Lilas • France]
Pour ce quatrième « récit », Françoise Vergès nous racontera comment, au travers d’un paysage, de son étude botanique, se lit l’histoire des hommes qui l’ont traversé.
Françoise Vergès occupe la Chaire Global South(s) du College d’études mondiales de la Fondation Maison des sciences de l’homme (FMSH), Paris.

 

Depuis octobre 2013, Vincent Chevillon développe SEMES, un projet itinérant en plusieurs points géographiques. Initié au travers de l’océan Atlantique à bord d’un voilier, ce projet se développe aujourd’hui en Europe au cours de résidences et de voyages. Pour cette exposition monographique à l’Espace Khiasma, il joue sur l’agencement et le déplacement de particules de sens, des sèmes. Composée de récits, d’images, de sculptures ouvragées tout autant que d’objets trouvés ou de collections privées, son installation évoluera au fil de quatre séquences comme le rituel répété de mise en espace d’une carte mentale, provoquant sans cesse de nouvelles lectures, accidents et syncrétismes. Manière pour l’artiste de rendre compte d’une pratique de dérive hantée par l’imaginaire des grands récits d’explorateurs autant que par les fantômes obsédants de l’histoire coloniale.

Enregistré à l’Espace Khiasma le samedi 12 mai 2016, dans le cadre de l’exposition SEMES de Vincent Chevillon
Mixage : Esther Poryles

SEMES / récit 3 : Fabrizio Terranova

[Les Lilas • France]
Troisième « récit » : Fabrizio Terranova reviendra sur la notion de l’appât qui fait de la narration spéculative une prise politique tout autre que la fiction. Rencontre suivie d’une performance sonore de François Bianco.
Fabrizio Terranova est cinéaste et enseignant. Il dirige le Master Narrations Spéculatives à l’Ecole de Recherche Graphique de Bruxelles.

 

 

Depuis octobre 2013, Vincent Chevillon développe SEMES, un projet itinérant en plusieurs points géographiques. Initié au travers de l’océan Atlantique à bord d’un voilier, ce projet se développe aujourd’hui en Europe au cours de résidences et de voyages. Pour cette exposition monographique à l’Espace Khiasma, il joue sur l’agencement et le déplacement de particules de sens, des sèmes. Composée de récits, d’images, de sculptures ouvragées tout autant que d’objets trouvés ou de collections privées, son installation évoluera au fil de quatre séquences comme le rituel répété de mise en espace d’une carte mentale, provoquant sans cesse de nouvelles lectures, accidents et syncrétismes. Manière pour l’artiste de rendre compte d’une pratique de dérive hantée par l’imaginaire des grands récits d’explorateurs autant que par les fantômes obsédants de l’histoire coloniale.

Enregistré à l’Espace Khiasma le samedi 14 avril 2016, dans le cadre de l’exposition SEMES de Vincent Chevillon
Mixage : Esther Poryles

Mutando – soirée de clôture de la résidence d’Alice Rivières

[Les Lilas • France]

Un boa constrictor & des Xmen, des modes d’existence & du jeu vidéo, de la réalité virtuelle & de la divination, de la science-fiction & des entendeurs de voix, des souris huntingtonniennes & des romans policiers : une pensée en zigzag qui prend de multiples chemins pour aller quelque part, afin de croiser le plus de personnes possible sur sa route.
 
La résidence « MUTANDO » se présente comme le déploiement d’un projet d’écriture ambitieux et innovant à l’intérieur même de l’espace Khiasma, devenu chambre d’échos de la collectivité des voix habitant le « personnage conceptuel » d’Alice Rivières. Catalyseur spéculatif pour la narration d’autres possibles de ce « devenir hungtintonien », c’est à travers elle que le collectif Dingdingdong (Institut de coproduction de savoir sur la maladie de Huntington) fictionne d’autres rapports au monde, à la pensée et aux savoirs. Construisant, depuis l’expérience de la maladie et avec les usagers , artistes, médecins et chercheurs qui le composent, autant de « savoirs situés », il accompagne Alice Rivières dans « la longue marche de sa métamorphose neuroévolutionnaire » à mesure des multiples récits dont elle fait l’objet (Manifeste, notes de voyage, vidéo, spectacle, jeu-videos…), et nourrit l’écriture de Mutando : roman huntingtonien d’auto-science fiction, où Alice Rivières cherche à trouver une langue adéquate au corps mutant qui est le sien.
 

Dans le cadre du festival « Hors limites », organisé par l’association Bibliothèques en Seine-Saint-Denis, et de la résidence d’écrivain d’Alice Rivières à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

SEMES / récit 2 : Jérémy Gravayat / EN CHANTIER

[Les Lilas • France]
Le second « récit » de l’exposition SEMES de Vincent Chevillon est EN CHANTIER. Pour inaugurer ce second acte, Vincent Chevillon a invité Jérémy Gravayat à échanger sur les enjeux de la mise en récit de collectes de matériaux documentaires. Comment s’agencent les documents entre les nécessités de la transmission, de l’acte politique et celles du geste artistique ?
Cinéaste, Jérémy Gravayat réalise des films questionnant certaines réalités de l’exil contemporain et des quartiers populaires. Quotidien d’une réfugiée bosniaque, migrants de Sangatte, Palestiniens des territoires occupés, sans papiers et travailleurs immigrés de l’agglomération Lyonnaise.

 

Depuis octobre 2013, Vincent Chevillon développe SEMES, un projet itinérant en plusieurs points géographiques. Initié au travers de l’océan Atlantique à bord d’un voilier, ce projet se développe aujourd’hui en Europe au cours de résidences et de voyages. Pour cette exposition monographique à l’Espace Khiasma, il joue sur l’agencement et le déplacement de particules de sens, des sèmes. Composée de récits, d’images, de sculptures ouvragées tout autant que d’objets trouvés ou de collections privées, son installation évoluera au fil de quatre séquences comme le rituel répété de mise en espace d’une carte mentale, provoquant sans cesse de nouvelles lectures, accidents et syncrétismes. Manière pour l’artiste de rendre compte d’une pratique de dérive hantée par l’imaginaire des grands récits d’explorateurs autant que par les fantômes obsédants de l’histoire coloniale.

 


Soirée dans le cadre du programme « Réfléchir la création” de l’association À bras le corps.
Le projet « Réfléchir la création » est soutenu par Arcadi.

Enregistré à l’Espace Khiasma le samedi 2 avril 2016, dans le cadre de l’exposition SEMES de Vincent Chevillon
Mixage : Esther Poryles

Et les animaux se mirent à raconter le monde…

[Les Lilas • France]
Les animaux ont bien changé. Bien sûr on pourrait penser que ce sont nos façons de les voir qui changent. Ce qui voudrait dire qu’il n’y a que nous qui changeons : nous serions les seuls à avoir une histoire, les animaux n’y seraient que les figurants. Or, une autre version semble aujourd’hui pouvoir compliquer cette manière de raconter, une version qui suggère que les animaux changent comme nous et parfois avec nous. Selon les situations qu’on leur propose, voire les questions qu’on leur adresse, les animaux pourront ou non déployer certaines compétences. De même qu’ils pourront ou non obtenir que l’on prenne en compte ce qui importe pour eux. Ces situations dans lesquelles humains et animaux entrent en relation sont multiples. Elles vont des pratiques des éleveurs à celles des scientifiques, du vivre ensemble avec les animaux familiers aux difficultés de cohabitation avec les espèces protégées. Chacune d’elles décline des interrogations, des exigences et des difficultés particulières. Mais une question commune les traverse : avec qui voulons-nous vivre et comment ?

 

dans le cadre de la résidence d’écrivain d’Alice Rivières à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

Enregistré à l'Espace Khiasma le mardi 19 avril 2016, dans le cadre de MUTANDO, résidence d’Alice Rivières et du collectif Dingdingdong
Mixage : Esther Poryles
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
Des commentaires immiscés dans les interlignes, un journal de maladie débordant sur les marges, des réponses aux répliques d’Imogène McCarthery et du commissaire Maigret : voici ce que découvre l’écrivaine Geneviève Peigné entre les pages des romans policiers de la collection « Le Masque » ayant appartenu à sa mère Odette, emportée quelques mois plus tôt par la maladie d’Alzheimer.

 

De cette façon de prendre la fiction à partie, d’interpeller des personnages comme si ces derniers étaient autant d’ « interlocuteurs » à même de répondre à la solitude et au mal-être, Geneviève Peigné noue un dialogue posthume autour du livre et de l’écriture. Dans le cadre du festival Hors limites, elle s’entretiendra avec Alice Rivières sur leur recherche commune de formes littéraires susceptibles de traduire les états de corps et d’esprit que suscite l’expérience de la maladie.

L’une, à travers ce roman singulier, L’Interlocutrice, l’autre par le biais de l’enquête existentialo-scientifique qu’elle mène à l’Espace Khiasma dans le cadre de sa résidence d’écriture : explorant les devenirs possibles de sa condition de « mutante » à laquelle la désigne la maladie de Huntington qu’elle porte dans ses gènes.

 

Dans le cadre du festival « Hors limites », organisé par l’association Bibliothèques en Seine-Saint-Denis, et de la résidence d’écrivain d’Alice Rivières à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

[Les Lilas • France]
Fabbula est une revue thématique spécialisée dans l’exploration de la réalité virtuelle « d’auteur », et des nouvelles façons de voir et percevoir que propose ce nouveau médium.

Pour ce septième lundi des revues, Fabbula lancera le thème de son numéro 3 : les « Mondes Possibles ». Ou : comment les utopies, fictions et spéculations se racontent dans les mondes virtuels et en quoi le réel en est stimulé ? Dans la continuité de la journée d’expérimentation de la veille portés par de talentueux développeurs de la scène parisienne indépendante, et forte de cette expérience partagée des mondes possibles, l’éditeur de Fabbula, assisté d’Alice Rivières et de Fabrizio Terranova, travaillera en direct avec le public de Khiasma à l’élaboration de ce numéro !

 

dans le cadre de la résidence d’écrivain d’Alice Rivières à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

Entretien avec Chloé Maillet et Louise Hervé

[Strasbourg • France]

 

En compagnie de Nicolas Fourgeaud, Chloé Maillet et Louise Hervé reviennent sur leur travail d’artistes-conférencières-historiennes-performeuses-chercheuses où les mondes et les histoires sont remis en circulation. Au travers d’une parole fleuve se catalyse un récit collectif accueillant les pensées saint-simoniennes, la mort de pythagore, le travail de groupe, le cinéma de genre, Fourrier et Palissy. Le champs de la recherche n’est pas ici séparé d’un registre sensible où vient se lover un doux humour. 

 

 

Transcriptions :
العربية

L'entretien s'est déroulé pendant le festival Avant-Première à la Haute École des Arts du Rhin. Le réseau VIE a bénéficié d'une carte blanche pour occuper un auditorium durant trois jours. S'y sont performés; théâtres, projections, discussions, concert et expériences collectives.

Les usagers de la santé : pratiques d’auto-détermination

[Les Lilas • France]

Le Réseau sur l’entente de voix français (REV France) rassemble des personnes qui entendent des voix, ou qui se sentent concernées par ces phénomènes, et qui assument clairement le principe de prendre au sérieux ces expériences, en considérant que ces voix et ces présences sont réelles. Il organise notamment des groupes d’auto-support et des formations, à l’adresse des Entendeurs autant que de leurs proches et des soignants. Ce réseau, initié en France par Yann Derobert et Magali Molinié, vite rejoints par Vincent Demassiet, inspire beaucoup les réflexions et les travaux de Dingdingdong sur l’autodétermination des usagers, laquelle pose des problèmes spécifiques lorsqu’elle est abordée pour une maladie qualifiée de neurodégénérative telle que Huntington.

 

dans le cadre de la résidence d’écrivain d’Alice Rivières à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

Enregistré à l'Espace Khiasma le mardi 15 décembre 2015, dans le cadre de MUTANDO, résidence d’Alice Rivières et du collectif Dingdingdong
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Le lundi des Revues #1 – JEF KLAK

[Les Lilas • France]

Un lundi par mois, KHIASMA ouvrira son espace à ce qui s’écrit en collectif et se publie sous le nom de « revue ». Pour cette 1re édition, nous recevrons des membres de Jef Klak, qui est à la fois un collectif, une revue papier à pagination variable (+ un disque de création sonore), un site Internet et un journal mural. Son fil conducteur ? Les déclinaisons d’une comptine : Marabout, Bout d’ficelle, Selle de ch’val, Ch’val de course, etc. Chaque thème étant déplié selon les questions sociales et esthétiques qui s’y rapportent, le n°1, Marabout, a abordé la magie, les relations entre croire et pouvoir, tandis que le n°2, Bout d’ficelle, dont nous fêterons ensemble la sortie imminente (le 15 mai), explorera les tissus – urbain, organique, textile –, bref : différents nœuds sous toutes les coutures !

 

Avec Bruno Nassim Aboudrar (Comment le voile est devenu musulman, Flammarion, 2014), Rachel Viné-Krupa (Un Ruban autour d’une bombe. Une biographie textile de Frida Kahlo, NADA Edition, 2013), Frédéric Ciriez (Mélo, Verticales, 2013), et plusieurs membres du comité de rédaction de la revue Jef Klak !

Avec Bruno Nassim Aboudrar, Rachel Viné-Krupa, Frédéric Ciriez, et plusieurs membres du comité de rédaction de la revue Jef Klak !
Enregistré à l'Espace Khiasma le lundi 11 mai 2015.
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Le lundi des Revues #2 – COYOTE

[Les Lilas • France]

Coyote est un assemblage,
un collectif,
une collaboration entre des êtres et des affects,
des zones d’affinités
– une alliance involutive.
Coyote est une zone d’expérimentation éditoriale sur papier, un espace de respiration critique, autonome, nourri par le cours du théâtre des négociations – la simulation d’une assemblée d’un genre nouveau et élargi où les états dialoguent avec les terriens non-humains.
Coyote 0 rassemble des documents, théoriques, visuels, poétiques. Pendant 6 jours, il s’est augmenté, tel une jungle, pour rendre compte d’un processus intensif de négociations politiques autour de la crise climatique, d’un élargissement des consciences, d’une forme de piraterie. Un zine qui est aussi pamphlet.
Coyote numéro zéro a été réalisé durant le théâtre des négociations fin mai 2015 à Nanterre-Amandiers

Enregistré à l'Espace Khiasma le lundi 23 novembre 2015.
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Monsieur Bombus

11.2015

Fiction

Vie

1:09:23

 

[Penne d’Agenais • France]
Ian Monfort est né en Provence en 1957, exactement le 11 Février de cette même année. Un « O.N.N.I. », objet naissant nouvellement identifié, fit ses premiers pas sur la terre. Si la banalité de cet évènement, pour le commun des mortels, n’a suscité aucun émoi particulier, il n’en a pas été de même pour lui, car depuis lors, une question le taraude : « qu’est-ce que je fous là ? ». À la recherche d’une réponse, il marche depuis 58 ans. Il a pétri, sculpté, peint, construit, inventé, écrit, aimé, pleuré. Aujourd’hui, au travers de Monsieur Bombus, il nous invite à partager quelques pas sur son chemin de vie.

Monsieur Bombus est lu et écrit par Ian Monfort. Enregistré à Laborie le 18/09/15 par Ross Heselton. Mixage, Ross Heselton et Augustin Soulard.

Ma Science-Fiction / Conférence d’Isabelle Stengers

[Les Lilas • France]

« La Science fiction comme exercice spéculatif : que sera notre monde dans quarante ans ? Voilà une question à ne pas poser aux spécialistes des sciences dites humaines, ce n’est pas de la science, diront-ils. Mais c’est une bonne question si elle porte sur les futurs dont le présent est porteur, ceux que le présent nous rend capables de fabuler aujourd’hui. Et si la littérature de science-fiction désignait (entre autres) ce que les sciences humaines s’interdisent, au nom du sérieux scientifique : envisager le présent à partir des possibles dont il est porteur ? Et si les écrivains de science-fiction faisaient exister, à chaque époque, les mondes auxquels nos imaginations peuvent donner consistance ? Ressusciter l’homme de Néandertal – un biotechnologue, George Church, a récemment soulevé cette hypothèse scandaleuse. Scandale ? Oui, sauf si l’opération prend sens dans un monde où la question “qui compose l’humanité ?” est devenue cruciale… »

La philosophe Isabelle Stengers se pose ici en lectrice passionnée de science-fiction, comme espace d’un autre monde radical, comme tentative de prise de nouvelles relations sociales.

Dans le cadre de la résidence d’écrivain d’Alice Rivières à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

Enregistré à l'Espace Khiasma le mardi 3 novembre 2015, dans le cadre de MUTANDO, résidence d’Alice Rivières et du collectif Dingdingdong
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

« L’impénitent », entretien avec Olivier Marboeuf

[Les Lilas • France]
Décrire son outil de travail. Dans cet entretien, réalisé par Simon Quéheillard et Violaine Lochu au mois de juin 2015, Olivier Marboeuf revient sur l’histoire, les enjeux sociaux et politiques de L’Espace Khiasma, depuis sa création en 2004. Quelle réalité sociale recouvre le terme générique de « centre d’art » ? Comment entrer en révolution en se donnant pour outil le cadre institutionnel ? La posture de l’impénitent consiste à nommer le paradoxe d’un milieu social, comme vecteur d’une normalité, qui ne se reconnait pas lui-même. Elle exprime ici les possibilités comme les impasses de la production collective d’un savoir, que rejoue actuellement le retour de la notion « d’éducation populaire ». La mise en oeuvre d’une situation de pensée collective est ensuite abordée sous l’angle de la relation maître-élève, puis de la nécessité de la forme particulière que requiert la parole publique.

Réalisé par Simon Quéheillard et Violaine Lochu

Cultiver son devenir : propositions pour une écologie du diagnostic

[Les Lilas • France]

Rencontre autour de la publication du livre de l’historienne des sciences et membre de Dingdingdong Katrin Solhdju L’épreuve du savoir – propositions pour une écologie du diagnostic qui part du récit d’Alice Rivières (Manifeste de Dingdingdong). Publication septembre 2015.
Une prise par la philosophie pragmatique de la situation princeps du test présymptomatique de Huntington, qui permet à des personnes « à risque » de savoir s’ils sont porteurs de la mutation MH – et le cas échéant voués à développer à coup sûr la maladie au milieu de leur vie. Comment construire différemment de telles pratiques de diagnostic afin de leur permettre d’être à la hauteur de cette « connaissance de l’avenir » que la génétique donne désormais aux médecins ?

 

dans le cadre de la résidence d’écrivain d’Alice Rivières à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

[Les Lilas • France]
Enquête sur les modes d’existence – une anthropologie des modernes, paru en 2012 aux éditions de la Découverte est un ouvrage auquel est associée une série de rencontres visant à apprendre à composer le monde commun avec les acteurs qu’il concerne et implique.
Cette enquête a pour but de donner une définition plus précise aux expériences rassemblées sous l’expression vague de « modernisation ». Et surtout plus acceptable pour les autres civilisations qui sont soumises, elles aussi, à la même découverte : il n’y a pas de Terre pour s’y moderniser « à l’ancienne ». Il faut donc reprendre ce qu’on entend par ce terme en apprenant à hériter du projet de la modernisation en le composant tout autrement.
Parmi la quinzaine de modes d’existence auquel cet ouvrage fait référence, celui de la Métamorphose résonne tout particulièrement avec les questionnements romanesques et existentiels actuels d’Alice Rivières, en résidence à Khiasma cette année, qui s’efforce de trouver une manière d’accueillir dignement l’expérience de métamorphose auquel sa vie de Huntingtonienne la voue désormais. S’il y a bien métamorphose, alors qu’en est-il de l’être qui lui serait associé ? Est-il possible d’enquêter sur cet être, et si oui, comment ?

 

dans le cadre de la résidence d’écrivain d’Alice Rivières à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

[Les Lilas • France] 
Peut-on appréhender un jeu vidéo en terme d’écriture et de récit spécifiques ?Le jeu est-il une fabrique narrative particulière ?Jouer est-il une nouvelle forme de lecture ?Dans cette conférence à deux voix, Fabien Siouffi (Dingdingdong) et Paul Sztulman posent deux regards différents sur le vocabulaire et les potentialités narratives d’une production culturelle omniprésente.

 

dans le cadre de la résidence d’écrivain d’Alice Rivières à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

 

WOW ! (Conférence sur nos possibilités de vivre ailleurs)

[Les Lilas • France]
Les temps de l’espèce humaine sur Terre sont comptés. Anthropocène épuisant le globe, changement climatique irréversible, menace inévitable d’astéroïdes provoquant une extinction massive de la biodiversité, collision intergalactique, inversion du champ magnétique ou évolution du soleil, la terre ne sera un jour plus vivable. L’humanité devra donc partir. Pour aller où ? Y a-t-il une vie possible ailleurs ? Les premiers signes extraterrestres reçus et la découverte récente de plusieurs exoplanètes en zone d’habitabilité nourrissent tous les espoirs. Il y a peut-être une chance pour qu’on s’en sorte !

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 25 septembre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Politique des affects — Maxime Cervulle

[Noisy-le-Sec • France]
Cette conférence se propose de questionner les réactions affectives ou émotionnelles que peuvent provoquer la mise en lumière et en visibilité des groupes subalternes. Il s’agi d’interroger aussi bien les régimes de visibilité du racisme que la façon dont ils affectent les publics, à partir des travaux contemporains portant d’une part, sur la dimension politique des affects et d’autre part, sur la socio-histoire visuelle du racisme.

Enregistré à La Galerie – Centre d'art contemporain de Noisy-Le-Sec, le samedi 26 octobre 2013, dans le cadre de l’exposition « Bonjour tristesse, désir, ennui, appétit, plaisir »
Mixage : Sébastien Zaegel

Hors-champ, une après-midi ambivalente / Compositions-recompositions

[Paris • France]
Formé en 2014, le groupe de recherche égalité / hybridité / ambivalence, initié à l’Ecole supérieure d’art et de design de Toulon-Provence, s’attache à cartographier les généalogies possibles, les déplacements, les migrations et les liens théoriques entre, d’un côté, un principe d’égalité entendu comme principe éthique, politique et esthétique, et de l’autre les notions d’hybridité, d’ambivalence et de décentrage, aux héritages hétérogènes. Les ressources accumulées sont recomposées et partagées au moyen de Renkan, un outil de création de cartes heuristiques collaboratives.

Suite à ses échanges avec les participants du groupe de recherche, Maxime Guitton (programmateur, commissaire d’exposition) propose une séance d’écoute publique où se composent et recomposent, dans une circulation entre l’Amérique du nord et l’Inde (notamment), musiques militantes, populaires et savantes.

Transcriptions :
English

Enregistré à Bétonsalon – Centre d'art et de recherche, le samedi 25 avril 2015, dans le cadre de l'après-midi d'étude « Hors-champ, une après-midi ambivalente »
Mixage : Sébastien Zaegel

[Noisy-le-Sec • France]
Table ronde sur les méthodes d’apprentissage communes aux champs de l’art et de l’enseignement scolaire expérimental.
Le travail de médiation mené dans les centres d’art et l’enseignement développé par des écoles aux pédagogies expérimentales héritières de « l’Education nouvelle » ont en commun de partir de l’expérience des enfants pour construire un savoir fondé sur leur pratique et partagé collectivement.

La Galerie accueille environ deux classes par jours et y développe des ateliers menés par des artistes, fondés sur l’expérience sensible des œuvres. Une des particularités de la pédagogie menée dans les centres d’art est de proposer une expérience de l’œuvre à partir de laquelle l’enfant peut développer un discours sur l’art qui prenne appui sur ses propres sensations qu’il peut partager avec les autres. Il apprend ainsi à utiliser son regard, pour affiner son goût personnel et sa curiosité pour l’art. Les pédagogies scolaires expérimentales comme celle de Célestin Freinet qu’Yvette Servin a mis en place à Paris, dans les années 1950 ou comme celle de l’école publique Vitruve à Paris 20° depuis 50 ans développent des modes d’apprentissage basés sur l’observation de situations concrètes vécues par les enfants et prennent appui sur leur créativité. Dans les deux cas, il s’agit de construire les conditions d’une confiance en soi et en sa capacité d’observation et d’appropriation pour créer un désir d’apprendre et de partager son savoir avec les autres. La créativité, tant du côté des enseignants que du côté des enfants, est un facteur essentiel à la dimension expérimentale de cet enseignement. À partir de récits d’expériences d’apprentissage et de transmission, cette table ronde tente de voir comment les affects entrent en jeu dans l’apprentissage, qu’il s’agisse d’art ou de savoirs scolaires, et ce que ces différentes approches pédagogiques, à l’école ou dans un centre d’art, peuvent avoir en commun.

Avec :
Yvette Servin, enseignante de la pédagogie Freinet en établissements publics à Paris, de 1947 à 1978, deux enseignantes de l’école publique Vitruve, Paris, Pascale Gadon, fondatrice du projet le Pac’Bô, école d’art en milieu rural, et pour La Galerie, Thibault Brébant, artiste-intervenant avec Florence Marqueyrol, responsable du service des publics.
Modération, Emilie renard, directrice.

Enregistré à La Galerie – Centre d'art contemporain de Noisy-Le-Sec, le samedi 5 avril 2014, dans le cadre de l’exposition « Adieu tristesse, désir, ennui, appétit, plaisir »
Mixage : Sébastien Zaegel

[Les Lilas • France]
Dialogue avec l’artiste Simon Quéheillard autour de son ouvrage en cours Une méthode de dispersion.
Distrait est celui qui voit tout. Mais ce tout est une dispersion. Cette dispersion a lieu dans les marges. L’expérience consiste à l’y maintenir en périphérie. Si, comme on le dit, une personne distraite se trouve « absorbée par autre chose », en nous détournant constamment, la distraction comme forme d’attention tend à recréer du vide. De cette manière le vide se construit et réapparaîtra toujours au centre de la perception. Si le vide est central, les marges sont mouvantes, aucun objet jamais ne se cristallise. Une vision à plusieurs contrepoints où toutes choses perçues simultanément coexistent. Se détourner pour maintenir la distance d’où les images ressurgiront.

Enregistré à l’Espace Khiasma le samedi 29 novembre 2014, dans le cadre de l’exposition sommeils de Ismaïl Bahri.

[Les Lilas • France]
Le festival Hors limites s’associe à l’Espace Khiasma et aux Archives nationales pour accueillir l’une des cartes blanches ponctuant la résidence d’écriture de Frank Smith. Marqué, comme beaucoup d’autres, par la parution d’Un ABC de la barbarie de Jacques-Henri Michot, celui-ci a donc convié son auteur à en proposer une lecture, à l’occasion de la réédition de l’ouvrage aux éditions Al Dante. Cartographie des lieux communs émaillant le langage journalistique, miscellanées rassemblant les paroles de ceux qui, artistes et écrivains, rechargent au contraire la langue en capacités à dire le monde, récit d’une écriture et des tribulations d’un manuscrit s’inscrivant dans la grande tradition romanesque du Quichotte ; la richesse et la portée critique de ce texte en ont fait outil essentiel pour qui veut résister à l’impact propagandiste des médias sur notre façon de nous formuler le réel. En écho manifeste avec cette idée d’une « langue démocratique » développée par Frank Smith dans Chœurs politiques, poème dramatique pour voix, l’échange qui suit s’annonce donc nourris d’aperçus passionnants sur le « bon usage » (politique) de la faculté de parole !

dans le cadre de la résidence de Frank Smith à l’Espace Khiasma et aux Archives nationales, un dispositif initié par le département de la Seine-Saint-Denis

[Les Lilas • France]
Il s’agira de déployer à Khiasma l’enquête existentialo-scientifique qu’Alice Rivières mène depuis cinq ans : comment faire d’une tragédie annoncée (la maladie de Huntington qu’elle porte dans ses gènes) autre chose qu’une malédiction ? Alice Rivières raconte la genèse de son chantier d’écriture actuel, Mutando (« en mutant » en latin), un roman qui explore sa condition de mutante et, à travers elle, ses devenirs possibles.

 

dans le cadre de la résidence d’écrivain d’Alice Rivières à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

Enregistré à l'Espace Khiasma le lundi 22 juin 2015, dans le cadre de MUTANDO, résidence d’Alice Rivières et du collectif Dingdingdong
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Sevran • France] 
Debout/Payé, le premier roman de GAUZ est l’histoire d’Ossiri, étudiant ivoirien sans-papier devenu vigile à Paris. C’est aussi celle de toute sa famille et plus largement de la communauté africaine en France. Le roman porte un regard sur notre pays à travers l’évolution du métier de vigile de la Françafrique triomphante dans les années 60 à l’après 11 septembre. Ce récit est ponctué de vignettes de choses entendues par GAUZ lui-même lorsqu’il était vigile dans de grandes enseignes. Mélangez bien l’appareil et vous obtenez un portrait amusant et sans concession des sociétés française et africaine.

Enregistré à la bibliothèque Albert-Camus de Sevran le vendredi 3 avril 2015, dans le cadre du festival Hors limites
Mixage : Sébastien Zaegel

Sylvain Prudhomme & le Super Mama Djombo — Les Grands

[Stains • France] 
Les Grands
, le dernier roman de Sylvain PRUDHOMME se situe en Guinée-Bissau. On y suit la déambulation dans la capitale qui bruisse déjà du coup d’état qui se prépare, du guitariste d’un fameux groupe des années 70 -Super Mama Djombo- qui vient d’apprendre la mort de Dulce, chanteuse du groupe. Trente années de souvenirs défilent au gré de sa promenade au terme de laquelle il rejoint quelques anciens du groupe pour un concert, forcément unique, au Chiringuitó.
Le Super Mama Djombo est né dans les années 1960 en Guinée-Bissau, il est aujourd’hui une référence de la musique africaine, même si ses membres sont éparpillés entre l’Afrique et l’Europe, même si leur gloire n’est plus qu’un doux souvenir. Pour cette soirée, Sylvain Prudhomme lira des passages de son roman avec deux ‘grands’ à ses côtés : Malam Mané et Djon Motta.

Enregistré au Studio Théâtre de Stains le samedi 4 avril 2015, dans le cadre du festival Hors limites
Mixage : Sébastien Zaegel

Rencontre avec Vincent Chevillon autour d’Archipels.org

[Lilas • France]

 

Archipels.org est un lieu de rencontre où se croisent des sources, des personnes, des images. Synthèse d’une réflexion autour des recherches menées notamment par Aby Warburg, Jean-Luc Godard, Augustin Berque ou encore Edouard Glissant sur des notions telles que la mémoire collective et individuelle, l’Histoire ou encore le territoire, la plateforme archipels.org présente, regroupe, organise et classe des documents de différentes natures sous forme d’Atlas.

 

Vincent Chevillon travaille depuis 2010 à partir d’imaginaires rapportés : récits, images photographiques, objets, vestiges, fragments biologiques, minéraux, culturels… À leurs croisements se construisent des formes et des histoires dont il propose des relectures, interprétations et mises en relation au travers d’atlas iconographiques hérités de la pratique de l’historien Aby Warburg.  Les époques et les lieux s’y télescopent, s’y accouplent, s’y nouent, s’y plissent. Une partie de sa recherche s’attèle à synthétiser ces croisements en des formes interprétables : objets et images à leur tour associés, combinés, scénographiés selon les espaces et les contextes qu’ils investissent.

[Paris • France]
Lors de cette table ronde, les invités se sont interrogés sur le statut des différentes images réalisées, notamment au cours des Printemps Arabes, sur les expérimentations visuelles et l’utilisation des nouveaux médias comme un façon de (re)penser les cinémas arabes. La plateforme multimédia syrienne « The Creative Memory », ayant pour mission de recenser les créations artistiques nées au cours de la révolution syrienne depuis mai 2013, était présentée pour la première fois en France.

 

Intervenants
Marie Hanna, chef de projet Creative Memory
Ahmad Ghossein, réalisateur
Ali Essafi, réalisateur
Katia Kameli, artiste
Tahar Chikhaoui, critique de cinéma

 

Modératrice
Agnès Devictor, maître de conférences à l’Université de Paris 1

 

En partenariat avec Documentaire sur Grand Écran

Réalisé par Belleville en vues aux Ateliers Varan (Paris 20ème) dans le cadre [Festival des Nouveaux Cinémas Documentaires#4 / 14 > 23 nov.2014 / Paris – Les Lilas – Phnom Penh]
Mixage : Sébastien Zaegel

[Paris • France] 
L’interactivité, les échanges de savoirs, le partage de connaissances, de compétences et plus généralement l’existence d’une multitude de données et d’archives sur le web, façonnent la mémoire numérique. Ils renouvellent également les pratiques cinématographiques en brouillant les rôles entre producteurs de contenus, diffuseurs et spectateurs. Quels sont les enjeux éthiques, politiques et esthétiques de ces nouvelles pratiques ? Cette table ronde se propose de réfléchir à la capacité du crowdsourcing à réinventer le cinéma.

 

Intervenants
Michaël Bourgatte, chercheur
Alexandre Brachet, fondateur et producteur de Upian
Peter Snowdon, réalisateur
Antoine Viviani, réalisateur et producteur

 

Modérateurs 
Cédric Mal, fondateur et directeur de la publication Le Blog Documentaire
Nicolas Bole, rédacteur en chef [Webdocumentaires et nouveaux médias] – Le Blog Documentaire

 

En partenariat avec le Blog documentaire

Réalisé par Belleville en vues aux Ateliers Varan (Paris 11ème) dans le cadre [Festival des Nouveaux Cinémas Documentaires#4 / 14 > 23 nov.2014 / Paris – Les Lilas – Phnom Penh]
Mixage : Sébastien Zaegel

Rien à perdre, rien à gagner : la liberté et l’errance

[Les Lilas • France]
Cette année, le festival Hors limites a été le lieu d’une « halte » pour le cheminement de pensée du philosophe Jean-Paul Curnier : l’un de ces rendez-vous avec le public ponctuant sa résidence à l’Espace Khiasma — agora ou « grand feu » autour desquels faire cercle pour délibérer – qui ont été au cœur même de son processus de réflexion. Mieux : ils s’en sont fait pour partie l’objet, et ont participé de ses objectifs.
Au carrefour de l’anthropologie, de la fiction et de la philosophie politique, l’auteur de Philosopher à l’arc a souligné en effet les liens entre fonctionnement démocratique et comportements prédateurs. Mais il s’agissait également pour lui d’imaginer de nouveaux modes d’expression et de circulation publique des idées, qui restitueraient leur caractère nomade. Telle cette lecture/performance avec le musicien Fantazio : « pratique musicale de la pensée » où deux voix se sont répondues comme deux voies se croisant à flanc de colline, à la recherche de la manière la plus noble de perdre son temps et de pratiquer la fuite vers l’avant. 

Enregistré à l’Espace Khiasma le mardi 1er avril 2014, dans le cadre du festival Hors limites organisé par l’association Bibliothèques en Seine-Saint-Denis
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Décoloniser les imaginaires : La fabrique du réel dans les nouveaux cinémas africains

[Paris • France]
Les mouvements sociopolitiques des années 90 dans plusieurs pays africains ont placé la culture au cœur des problématiques de développement. Le cinéma documentaire reste néanmoins marginal eu égard au peu de moyens existants pour la production et la diffusion de ces films. Depuis plusieurs années, on assiste à l’émergence d’une nouvelle génération de documentaristes sur le continent qui réinvente un cinéma documentaire, avec le désir de produire des images et des sons à travers une recherche esthétique nouvelle. Le cinéma du réel est alors une forme d’expression artistique privilégiée de transmission et de réflexion, les documentaristes devenant en quelque sorte, les porte-paroles de l’histoire des peuples. En présence de réalisateurs invités, producteurs, diffuseurs, spécialistes de ces questions, le Festival des Nouveaux Cinémas Documentaires #3 est revenu sur cette nouvelle vague qui, selon l’expression d’Olivier Barlet (in Les cinémas d’Afrique des années 2000 : perspectives critiques, Paris, Ed. L’Harmattan, 2012) « innove face à l’enfermement identitaire et sort des fixations victimaires ».
En l’absence de salles de cinéma dans de nombreux pays d’Afrique, quelles sont les conditions de l’émergence de cette nouvelle génération de documentaristes sur le continent ? Quelle est la spécificité de leurs regards par rapport à ceux de leurs aînés cinéastes ? Quelles sont les relations possibles dans les projets de coopération internationale ? Comment travailler ensemble ? Quels rapports d’interdépendance sont souhaitables ?

Cette rencontre a été modérée par Thierno Ibrahima Dia, chercheur sénégalais en art et critique de cinéma.

Intervenants : 
• Sani Magori (réalisateur et producteur nigérien) 
• Alassane Diago (réalisateur sénégalais) 
• Faissol Fahad Gnonlonfin (réalisateur et producteur béninois) 
• Amina Zoubir (vidéaste plasticienne) 
• Africadoc Benin (association de formation et de diffusion au Bénin) 

En partenariat avec Africiné

Enregistré aux Ateliers Varant le 16 novembre 2013 dans le cadre du Festival des Nouveaux Cinémas Documentaires #3

Une transcription traduite en français et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Session 4 : Les petits papiers de l’État — une conférence de Fabien Jobard

[Paris • France]
L’État, dit-on, est le monopole de la violence. L’État, ce serait d’abord l’armée, la police, la prison. Mais à bien y regarder, l’État est surtout un édifice de papiers. Il tire sa légitimité d’une Constitution écrite, non plus d’un droit coutumier ou divin. Ce document, et les Sceaux qui l’attestent, sont précisément gardés par le même ministère que celui qui gère les peines et les prisons. L’État et ses agents disposent d’une autorité, d’une puissance qui est avant tout de papier. À partir d’une recherche que nous avons menée à Paris sur les contrôles d’identité, cet acte si particulier qui voit des agents dépositaires de l’autorité publique relever l’identité des individus à partir de leurs papiers, nous vous proposons d’éclairer la formation de l’État saisie dans l’histoire et la consistance des papiers qui font le lien entre les individus et la puissance publique. Avoir des papiers. Avoir ses papiers. Perdre ses papiers. Les présenter. Est-ce bien ainsi que l’on fait État ?

La très bouleversante confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la Terre ait porté

[Paris • France]
Se coulant dans le registre épique d’une chanson de geste en vers libres et rythmés, le flux de conscience logorrhéique de La très bouleversante confession… émane de vingt-trois cerveaux galvanisés par le stress et l’excitation : ceux des membres du commando de Navy Seals — les forces spéciales de la marine américaine — pendant le raid visant à abattre « le plus grand fils de pute que la terre ait jamais porté », « la star numéro Un du mal », a.k.a Oussama Ben Laden.
Steve, Joss, Ryan… : héros « dont les prénoms ont été modifiés », mais qui ne purent pourtant se résoudre à l’anonymat auquel les condamnait l’accord de non-divulgation d’informations qu’ils avaient signé. Pas moins de six versions différentes de la mort du chef d’Al Quaida furent ainsi livrées à la presse, et des informations monnayées à des scénaristes de films et des concepteurs de jeux vidéo.
Usant de ce matériau dans une démarche comparable à celle de Reznikoff, Emmanuel Adely forge avec humour une langue pour dire l’héroïsme gonflé au vide de cette guerre sans honneur et charriant avec elle, comme une variation contemporaine de l’épithète homérique, tous les clichés générés par son traitement médiatico-hollywoodien. Pour RELECTURES, a été faite une lecture intégrale de cette épopée, tandis que David Haddad en a improvisé les mondes sonores…

[Montreuil • France]

 

« Il est évident que l’arme de la critique ne saurait remplacer la critique des armes.» KM

In-su-rrec-tion : 4 syllabes… prolonge de vive voix un dialogue épistolaire engagé par deux auteurs — Nathalie Quintane et Jean-Paul Curnier — l’ayant chacun, au préalable, reproduit dans leurs publications respectives — Tomates (P.O.L, 2010) et Prospérités du désastre : aggravation 2 (Lignes, 2014) — afin d’en encourager la dissémination et d’en intensifier l’écho. « Le peuple n’existe plus, l’individualité sérielle de masse l’a remplacé. » versus « Le peuple existe. L’individualité sérielle de masse ne l’a pas remplacé. » : tels sont les termes du désaccord de cette première passe d’armes. Au cœur du débat, la question du peuple (disparu/retrouvé ?) dans ce que l’on nomme « banlieue ». En filigrane, ce que donnent toujours à penser, presque dix ans plus tard, les émeutes de 2005. Entre l’arme de la critique et la critique des armes, Jean-Paul Curnier et Nathalie Quintane nous démontreront que la discussion est un sport de combat « à bâtons rompus »…

dans le cadre de la résidence d’écrivain de Jean-Paul Curnier à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

[Paris • France]
La performance : un art éphémère qui ne subsiste que par les traces « documentaires » qu’il laisse (photographies, captations sonores ou vidéos, résultats d’actions, témoignages…) et par sa faculté à générer des récits. Le document : l’un des vecteurs matériels de la pensée humaine, ayant valeur explicative, descriptive ou bien de preuve, et nécessitant d’être interprété, mis en lien, réactivé. Cette tension réciproque – documenter la performance/performer le document –, sur laquelle s’exprimeront les commissaires d’exposition Guillaume Désange et Olivier Marboeuf, est au centre du nouveau projet du Musée Commun : La Réserve. Fonds documentaire et archive vivante, basée sur un principe de donation, elle  vise à rendre accessible des processus de travail et des expériences qui ne le sont aujourd’hui que par leur documentation ou leur récit.

Till R. raconte ses voyages et ceux des autres

[Paris • France] 
RELECTURES ayant souhaité fêter la sortie, courant octobre, d’À propos de quelques points dans l’espace aux éditions Al Dante, Till Roeskens nous propose de retraverser avec lui vingt-cinq ans de voyages, d’explorations et de rencontres. À la façon dont ce livre — qui tient de l’autobiographie, du récit d’aventures, du manifeste et du catalogue raisonné — se propose d’en rassembler les traces, images et témoignages.

 

« Je voudrais tenter de relier entre eux quelques points de la surface terrestre qu’il m’a été donné de connaître, comme on tendrait des fils entre de petits drapeaux sur une carte. Fragments d’une carte possible de ma vie traversée par d’autres vies, assemblés ici non pour me trouver, mais pour comprendre où je me trouve – pour repartir de là. Désirant partager ce bout de route avec vous. »

Pour clore la soirée, Till Roeskens réactivera sa performance de 2002, Till R. raconte ses voyages et ceux des autres, une « conférence-diaporama, comme cela se fait au retour des grands voyages. Mais le voyage en question consistait à prendre le voyage des autres. Faire de l’autostop en continu, pendant deux jours une nuit, sans direction préétablie. Suivre chaque personne qui vous prend jusqu’à sa destination. Continuer droit devant. »

[Paris • France]
Avec la complicité des musiciens Yves Robert et Fantazio, le philosophe Jean-Paul Curnier a transformé la médiathèque Marguerite Duras en agora, bateau pirate, arène, cercle de pow-wow. En scène primitive où il a été question des rapports entre prédation et démocratie. Sa résidence à l’Espace Khiasma nous invitait à philosopher de concert avec lui : elle est devenue, pour RELECTURES, un véritable « concert de philosophie » !

Ainsi, juste avant de se concrétiser sous la forme d’un livre, sa réflexion s’est offert, après bien des détours, un autre tour de scène. Le public qui l’accompagna tout au long de l’année se souviendra qu’il y fut question de chasse à l’arc, de destruction de bidonville, de piraterie et de corrida, de Pat Garret et de Billy le Kid. Or, cette façon de concevoir l’exercice de la pensée est au cœur de son projet : non pas comme une démonstration, mais comme un récit d’aventures, un cheminement dans l’espace commun des discussions publiques. Au carrefour de l’anthropologie, de la fiction et de la philosophie politique, Jean-Paul Curnier entreprit donc d’élucider la façon dont les démocraties pouvaient contenir, en germe, ce à quoi l’on considérerait spontanément qu’elles s’opposent. La pratique la plus barbare qui soit, la plus honnie moralement, la moins défendable socialement : la prédation. Relisant les philosophes et reconsidérant l’héritage grec et nord-américain à l’aune de cette intuition, de la conquête de l’ouest à la République de Salé, il développa, au fil des rencontres, l’idée d’une « scène originelle » d’appropriation du territoire et des richesses, que les considérations morales sur le principe d’égalité tendraient à escamoter. Yves Robert et Fantazio ont rejoué cette scène sur scène avec lui, et l’hypothèse freudienne de la « horde primitive » s’est découvert de curieuses affinités avec La Horde sauvage de Sam Peckinpah…

 

soirée de clôture de la résidence de Jean-Paul Curnier à l’Espace Khiasma, dans le cadre du programme de résidences d’écrivains conduit par le service livre de la Région Île-de-France

[Bobigny • France]

 

Un espace pour voir

 

Ce Lundi de Phantom se porte en contrepoint de la rencontre qui aura lieu le 10 avril au Magic cinéma à Bobigny. Il marquera une étape supplémentaire dans l’élaboration de l’exposition qui se tiendra à l’Espace Khiasma en septembre 2014. Si la dernière soirée a mis en partage l’amorce des recherches actuelles, celle-ci donnera à observer et à penser quelques essais de mise en espace des vidéos en cours de fabrication avec la perspective de faire du lieu un espace pour voir.

 

A cette occasion, Cécile Poblon, directrice du centre d’art le BBB à Toulouse, est invitée à dialoguer avec l’artiste sous le mode d’un échange ouvert avec le public.

[Les Lilas • France]
La table des opérations
est un essai d’investigations poétiques en cours d’écriture. Frank Smith y déploiera la typologie des dispositifs, protocoles et processus qu’il met en œuvre dans son traitement poétique du matériau documentaire. Pour RELECTURES, c’est cette table elle-même qui s’est matérialisée en plateau de jeu (dit « de société ») : communion sous le sigle de l’AFP, dont les règles et le rite ont été inspirés par l’ABC de la guerre de Bertolt Brecht.

 

dans le cadre de la résidence de Frank Smith à l’Espace Khiasma et aux Archives nationales, un dispositif initié par le département de la Seine-Saint-Denis

[Les Lilas • France]
Dans les années 30, aux États-Unis, un groupe de jeunes écrivains désigne comme «objectivisme» l’usage poétique qu’ils font de textes non littéraires. Le plus célèbre d’entre eux, Charles Reznikoff, «redécoupa» des minutes de procès puisées dans les archives judiciaires afin de leur donner un rythme, une versification, composant ainsi un «récitatif» : «cri massivement pluriel». Cette nouvelle appréhension du document eut de nombreuses postérités, irriguant des démarches artistiques plurielles que Frank Smith et ses invités ont passé en revue.

 

dans le cadre de la résidence « Écrivains en Seine-Saint-Denis » de Frank Smith à l’Espace Khiasma et aux Archives nationales, un dispositif initié par le département de la Seine-Saint-Denis

[Les Lilas • France]
Exposés des faits
questionne les mécanismes de la construction du récit à partir de la rhétorique du témoignage. En déplaçant la langue du droit de la salle d’audience à l’espace du livre, Vanessa Place procède par montages de documents provenant de dossiers qu’elle fut amenée à traiter, en tant qu’avocate commise d’office. Seuls sont dissimulés le nom des victimes et certains détails qui permettraient trop facilement de les identifier.
Nous confrontant à des matériaux bruts et sommés de reconstituer, à partir de l’« exposition » des faits, leur (problématique) vérité, l’expérience de lecture devient celle de « l’effet Rashomon » : subjectivité de notre appréhension des situations, et donc de notre capacité de jugement.
Suite à sa lecture, Vanessa Place s’entretient avec Frank Smith au sujet du projet, VanessaPlace Inc. (première firme internationale de poésie), et fait entendre sa nouvelle pièce sonore, Last Words, construite à partir des dernières déclarations de tous les détenus exécutés au Texas depuis 1982.

 

Carte blanche à Frank Smith, dans le cadre de la soirée de lancement de sa résidence « Écrivains en Seine-Saint-Denis » à Khiasma et aux Archives nationales. Un dispositif initié par le département de la Seine-Saint-Denis.

Le petit parlement (conférence pour adulte à partir de dix ans)

[Les Lilas • France]
Jean-Paul-le-Philosophe réunit autour de lui un « petit parlement » pour discuter de son drôle de métier. Un métier que l’on exerce, d’ailleurs, souvent en discutant ! Alors, de fil en aiguille, de l’arc à la cible et de l’imagination au réel, Jean-Paul-le-Philosophe soulève bien d’autres questions auxquelles même les adultes de beaucoup plus de dix ans n’avaient jamais pris le temps de réfléchir…

dans le cadre de la résidence d’écrivain de Jean-Paul Curnier à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

Session 3 : Désir d’État — un séminaire de Nataša Petrešin-Bachelez & Elena Sorokina – part. 1

[Paris • France] 
En droit international, les raisons pour lesquelles des entités non-autonomes aspirent à l’indépendance sont énumérées comme suit : la notion de souveraineté et le désir d’indépendance et d’auto-détermination sont les aspirations qui viennent en premier ; l’opportunité de rejoindre des organisations internationales ouvertes uniquement aux États indépendants, la perspective d’être impliqué dans les Affaires étrangères et le droit d’utiliser la force en cas de légitime défense sont tout aussi importants. Mais qu’est-ce qui alimente ces désirs, quels affects sont en jeu, comment sont-ils suscités et exprimés ? Produite collectivement, la lutte pour la reconnaissance et la souveraineté est un type particulier d’affect, qui heurte généralement les strictes lois et règlements internationaux. Les intervenants invités présenteront leurs réflexions et perspectives sur un ensemble de sujets, allant de l’expression visuelle à la (re-)construction fictionnelle, en passant par des études de cas de différents endroits du monde. À la fin du séminaire, le clip de Björk Declare Independance sera projeté et analysé.

Session 3 : Désir d’État — un séminaire de Nataša Petrešin-Bachelez & Elena Sorokina – part. 2

[Paris • France]
En droit international, les raisons pour lesquelles des entités non-autonomes aspirent à l’indépendance sont énumérées comme suit : la notion de souveraineté et le désir d’indépendance et d’auto-détermination sont les aspirations qui viennent en premier ; l’opportunité de rejoindre des organisations internationales ouvertes uniquement aux États indépendants, la perspective d’être impliqué dans les Affaires étrangères et le droit d’utiliser la force en cas de légitime défense sont tout aussi importants. Mais qu’est-ce qui alimente ces désirs, quels affects sont en jeu, comment sont-ils suscités et exprimés ? Produite collectivement, la lutte pour la reconnaissance et la souveraineté est un type particulier d’affect, qui heurte généralement les strictes lois et règlements internationaux. Les intervenants invités présenteront leurs réflexions et perspectives sur un ensemble de sujets, allant de l’expression visuelle à la (re-)construction fictionnelle, en passant par des études de cas de différents endroits du monde. À la fin du séminaire, le clip de Björk Declare Independance sera projeté et analysé.

Session 2 : Ruse de l’identité et fictions dangereuses — un chantier animé par la revue Vacarme

[Paris • France] 
Nul n’est certain de savoir ce que signifie « identité », mais il est certain que toutes les minorités ont besoin de se fictionner des identités. Fictionner, c’est à la fois vendre la mèche et se dissimuler, résister à l’ordre dominant et accepter son jeu, mais en y jouant autrement. Pourtant lorsque la ruse de l’identité devient projet national et désir d’État, elle risque sans cesse de sombrer dans des reterritorialisations violentes ou tristes. Profitant de l’invitation des « Secession Sessions », Vacarme propose de tenir avec le public un Comité de rédaction fictif à toute fin de réfléchir un moment à l’articulation possible entre les différentes lignes qui la préoccupent : les fictions, les politiques d’émancipation, le rapport à l’État, et la montée des fascismes européens.

Session 1 : Improbable Abkhazie — une conversation entre Maxim Gvinjia et Leon Colm

[Paris • France]
Max et Leon se sont rencontrés en 2000. Max travaillait au Ministère des Affaires étrangères d’une Abkhazie autoproclamée, alors que Leon enseignait à l’Université de Londres sur des questions de sécurité et de séparatisme. Max devint finalement Ministre des Affaires étrangères, et Leon conseiller en chef pour une organisation internationale travaillant sur la gestion des conflits dans l’ex-Union soviétique. Pour les « Sessions du Samedi », une discussion entre Max et Leon revisitera l’Histoire – l’effondrement de l’URSS, la montée des États séparatistes – et une histoire, celle de deux hommes, de deux amis. Une petite histoire dans la grande Histoire.

[Les Lilas • France] 
Dans le cadre de lundi de Phantom, Ismaïl Bahri prolonge sa réflexion entamée depuis le début de sa résidence à l’Espace Khiasma, et met en partage de nouvelles recherches vidéographies gravitant, notamment, autour de projections, d’écrans, d’ellipses et de « films à blanc ».

« Filmer à blanc », c’est produire des images à partir d’un dispositif de captation « élémentaire » – par sa simplicité, mais également son rapport aux « éléments », dans le sens atmosphérique du terme. Il s’agit d’un système de caches en papier blanc de différentes formes et grammage placé devant l’objectif de la caméra, et que le vent soulève par intermittence. Il en résulte des tremblés d’intensités variables, des palpitations de lumières, une microdramaturgie de l’apparition et de la disparition. C’est aussi susciter un questionnement social à partir de formes artistiques.

Ismaïl Bahri revient en effet sur les implications d’une expérience telle que « filmer à blanc » une manifestation advenue lors d’un tournage en Tunisie. Opposant à l’« événement à ne pas rater » un dispositif de ratage délibéré, l’enjeu est de s’extraire du flux en temps réel, caractéristique du régime médiatique de l’image, et se placer dans un rapport désynchronisé. Faire en sorte que la captation n’épouse pas la vitesse de l’événement, c’est éviter que celui-ci ne se dilue dans son propre mouvement et le donner à voir par ses marges, tel qu’il se projette en débords d’écran…

[Les Lilas • France]

 

Par dons et captures

 

Ce premier rendez-vous avec l’artiste en résidence s’articulera autour des « manières de faire ». Ismaïl Bahri invite Marie Doyon à jouer l’intercesseur, selon un procédé de dons et de captures entre l’artiste et le public. Il sera notamment question d’échelle et de rythme de travail, mais également des relations entre artistes, ainsi que des porosités éventuelles entre leurs différents contextes de vie et de recherche. Vidéos, images, documents, objets, dessins, intuitions délaissées ou en veille, livres et mots, seront déposés sur une table de travail qui deviendra, le temps d’une soirée, collective.

 

« Je crois que mon travail artistique a réellement éclos, il y a de cela quelques années, le jour où je me suis rendu compte qu’il m’était impossible de travailler au-delà d’une certaine échelle, restreinte à quelques centimètres carrés. Une fois dépassée une telle échelle, j’ai l’impression d’être littéralement débordé. Depuis, ma façon de travailler ne cesse de passer par l’entremise du détail pour développer un point de vue plus large sur ce qui m’entoure. » Ismaïl Bahri