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[Les Lilas • France]

 

Pour le deuxième Lundi de Phantom consacré à l’univers de Katia Kameli, l’artiste et vidéaste nous propose de plonger dans la fabrication de son film à épisodes Le Roman Algérien. Une réflexion sur la création d’une archive vivante de l’Algérie contemporaine qui interroge le rapport aux images, aux signes et à la mémoire.

 

Pour le deuxième épisode qu’elle vient d’achever, elle convoque la lecture de Marie-José Mondzain. Née à Alger, la célèbre philosophe des images regarde et commente la mise en récit de l’histoire de ce pays par des femmes militantes à partir de quelques photographies et moments clefs des premières heures de l’Indépendance.

 

Katia Kameli et Marie-José Mondzain prolongent la conversation du film en public et dialoguent autour des enjeux du regard et du geste de l’archiviste.

Hodos #2 : À L’heure opale

[Strasbourg • France]

 

LE PROPHÈTE

 

L’enfant qui parlait au nom du soleil

allait par les rues du village mort,

les rats couraient vers ses pieds nus

lorsqu’il s’arrêtait au carrefours.

 

L’enfant appela d’une voix pleine de galères,

de voiles blanches et de poissons volants,

et les hommes changés en pierre

s’éveillèrent en grinçant.

 

C’était l’aube annoncée par les flèches

                                              [sifflantes

des joyeux archers du voisinage,

les hommes venaient, chacun portant sa nuit

comme on porte une ombrelle.

 

Ils s’accroupirent autour de l’enfant,

et leurs gros yeux rouges riaient,

et leurs larges bouches crachaient

du sable à travers les dents.

 

L’enfant qui parlait au nom du soleil

dit:  « N’écoutez plus le chant du coq stupide »,

et les hommes aux longues lèvres se tapaient

le derrière sur les pavés.

 

L’enfant dit: « Vous riez, vous riez,

mais lorsque vous vous éveillerez

avec du sang plein les oreilles,

alors, vous ne rirez plus. »

 

Sa tête tomba, écrasante et chaude

sur l’épaule d’une jeune femme ;

elle cru qu’il voulait l’embrasser

et se mit à rire d’effroi.

 

« Vous riez, vous riez, lui dit-il,

– et les vieux montraient leurs crocs jaunes –

votre rire n’est pas l’aumône

que réclame la Gueule céleste.

 

Il lui faut vos nourrissons,

vos nez fraîchement coupés,

il lui faut une moisson

d’orteils pour son souper.

 

Elle rit, elle rit, la grande Gueule,

elle brille, elle grésille,

vous riez, vous riez, épouvantables aîeule,

mais bientôt, grand mère, vos fils et vos filles ne

                                                          [riront plus.

Vous riez sous vos parasols de nuit,

ils vont craquer, ils vont craquer,

entendez rire la grande Gueule,

car bientôt vous ne rirez plus. »

 

René Daumal

Le Contre-Ciel, 1955

 

Tracklist :

Otomo Yoshihide – Cathode #2

Ellen Arkbro – For Organ and Brass

Tarab – Untitled

Luc Ferrari –  Presque Rien No. 2

(Ainsi Continue la Nuit dans ma

Tête Multiple)

Costin Miereanu – La Colline Bleue

Kara-Lis Coverdale – Grafts

_______ – Sea (field recording)

Marta Forsberg – Disquiet (Heart)

Jocy de Oliveira – Wave Song

Tarab – Untitled

Ryuichi Sakamoto – Kokubousoushou

Yves Tumor – Limerence

"Hodos" est une série de mix musicaux créée par Victor Donati pour Sept, antenne musicale, atlas sensible et non exhaustif des musiques expérimentales.
illustration : Melek Zertal

[Les Lilas • France]

 

Frédéric Nauczyciel est en résidence pour deux années sur une invitation du Département de la Seine-Saint-Denis. Il présente lors de cette séance Phantom des vidéos récentes et des travaux en cours réalisés en région parisienne et à Baltimore autour de l’univers et du vocabulaire du Voguing, art de la performance qui déjoue et déplace le genre.

 

« Cette résidence poursuit ma traversée des ghettos noirs de Baltimore. C’est la seconde saison, parisienne, de la série The Fire Flies. Après avoir documenté le voguing contemporain et ma rencontre avec les voguers de Baltimore, puis de Paris, cette seconde saison se déploie en Seine-Saint-Denis. Elle présentera les personnages américains et français, dans une périphérie réinventée ; y apparaîtront de nouveaux protagonistes, artistes et performeurs, confrontés à une géographie « trans-genre ». Elle évoquera les lignes de partage, la présence du féminin dans la ville. Une présence vive, vibrante, décentrée puis recentrée, non émerveillante, baroque. Les images fixes, animées ou vivantes, dans leur esthétique et leur éthique, c’est à dire leur forme et leur fond, font écho à ces quelques lignes de Georges Didi-Huberman, qui me parcourent depuis plus de trois ans : « Le cours de l’expérience a chuté, mais il ne tient qu’à nous, dans chaque situation particulière, d’élever cette chute à la dignité, à la « beauté nouvelle » d’une chorégraphie, d’une invention de formes. »

[Noisy-le-sec • France]

 

Rencontre avec l’équipe du Théâtre des Bergeries.

 

Connexion bruyante est un projet proposé par l’artiste Hélène Deléan. Cette plateforme radiophonique réunit des communautés d’adolescents qui vont à la rencontre d’acteurs de la vie politique et culturelle contemporaine.

 

Ce programme vise à soulever des enjeux d’appropriation citoyenne des outils numériques comme levier d’émancipation et d’accès à des pratiques artistiques. Il s’inscrit dans le cadre de la convention “Culture et société’’ du Département de la Seine-Saint-Denis.

 

Projet réalisé avec la classe de 4e5 du collège Jacques Prévert de Noisy-le-Sec dans le cadre du dispositif “La Culture et l’art au Collège’’ du Département de la Seine-Saint Denis et avec les adolescents de l’atelier I-LOL-ART.

Enregistrement : Hélène Delean

[Noisy-le-sec • France]

 

Entretien avec Laurent Rivoire, maire de Noisy-le-Sec.

 

Connexion bruyante est un projet proposé par l’artiste Hélène Deléan. Cette plateforme radiophonique réunit des communautés d’adolescents qui vont à la rencontre d’acteurs de la vie politique et culturelle contemporaine.

 

Ce programme vise à soulever des enjeux d’appropriation citoyenne des outils numériques comme levier d’émancipation et d’accès à des pratiques artistiques. Il s’inscrit dans le cadre de la convention “Culture et société’’ du Département de la Seine-Saint-Denis.

 

Projet réalisé avec la classe de 4e5 du collège Jacques Prévert de Noisy-le-Sec dans le cadre du dispositif “La Culture et l’art au Collège’’ du Département de la Seine-Saint Denis et avec les adolescents de l’atelier I-LOL-ART.

Enregistrement : Hélène Delean

Usages thérapeutiques du jeu vidéo : entretien avec Michael Stora

 

Pour cette nouvelle émission Des lendemains hybrides sur la r22 Tout-monde, voici une interview de Michael Stora, psychologue spécialiste des mondes numériques.
 
Déroulé :
00’15 – Michael Stora, l’observatoire des mondes numériques et le détournement thérapeutique des jeux vidéos.
05’20 – Qu’est-ce qu’un serious game ? De l’approche comportementaliste au travail relationnel.
08’18 – Pathologies et thérapeutiques, entre typologies et non déterminisme
11’50 – Du game ! Du play ! Et de la résistance !
13’38 – Implicit game ? Empathic game ? De la question psychologique à la question sociale et politique.
16’50 – Et la réalité virtuelle ! Modification des états de conscience(s).
20’30 – La narration dans les jeux vidéos : comparaison, points communs et distinctions avec la littérature et le cinéma. Jeux indépendants.
24’20 – Mutations des gamers et des games.
26’27 – Mais c’est quoi l’empathie pour un psychologue ?
31’29 – Parfois un jeu qui va changer quelque chose dans notre rapport au monde. Quant à notre rapport à l’idée de gagner ou de perdre, qu’en est-il ?

 

Et pour en savoir et en voir plus, il y a les deux épisodes du webdocumentaire Des lendemains hybrides. Ici (https://vimeo.com/141142338) et là (https://vimeo.com/148564235).

Interview réalisée par Laurent Bonnotte en mai 2017.

Raw Live Recording #2: Le Verdouble

[Paris • France]

 

Le Verdouble est un duo de vielles à roue, composé d’Yvan Etienne et Yann Gourdon. Ensemble, ils explorent la résonance des corps, notamment architecturaux, et questionnent le temps de l’écoute et les états induis par ces paramètres*.

 

Cette captation a été réalisée à l’église Saint-Merri à Paris, en septembre 2016, au cours de la Nuit de Noces de la Nòvia, évènement organisé par le festival Crack et Sonic Protest**.

 

L’église, de par ses caractéristiques physiques, possède des propriétés résonantes importantes. Les roues tournent, les motifs se répètent, progressent et se perdent; l’espace résonne, les ondes fusent, se choquent et s’entremêlent ; l’air frémit.
 

https://www.la-novia.fr/le_verdouble.html
** http://www.sonicprotest.com/2016/24-septembre-2016/ 

«Raw Live Recording» est la série de captations brutes de performances, concerts et dj sets de l'antenne «Sept».
Prise de son: Victor Donati

«La Peau Vive» : Entretien avec Frédéric Nauczyciel

[Saint-Denis • France]

 

Dans l’espace de l’exposition La Peau vive de Frédéric Nauczyciel, présentée dans la chapelle du Musée d’art et d’histoire de Saint-Denis dans le cadre du programme Chapelle Vidéo, Olivier Marboeuf s’entretient longuement avec l’artiste sur ce projet, aboutissement de plusieurs années de travail à Baltimore et en Seine-Saint-Denis et de collaborations avec les communautés noire et transgenre de ces deux territoires et des artistes engagés dans les pratiques performatives. Un projet qui redéploie les thèmes et formes du travail de Frédéric Nauczyciel, alors qu’il propose à ses complices de filmer eux-mêmes leurs tatouages, leurs scarifications, leur peau, et ce faisant, d’échantillonner une partie de leur histoire.

 

 

FRÉDÉRIC NAUCZYCIEL // LA PEAU VIVE // DU 23.03.2017 AU 29.05.2017

 

La peau est ce qui nous sépare et nous protège de la ville. Sa plasticité – sa fermeté et sa souplesse – évoque une manière d’être dans la ville, un état toujours changeant, fluide, jamais figé. En réponse à l’invitation de Chapelle Vidéo, programme d’art vidéo du Département de Seine-Saint-Denis, Frédéric Nauczyciel investit la chapelle du musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis et présente La Peau vive, une installation qui invite des performers et le public à s’emparer de l’espace muséal, qui mixe chorégraphies, récits de vie, mises en abime de l’image de soi. Disséminés dans la chapelle de l’ancien carmel, huit et un écrans -le neuvième, central, de 6 m de large – composent un rythme propre, construisant un musée intime éphémère où l’histoire de corps affleure à même la peau comme les êtres affleurent à la surface de la ville.

 

Frédéric Nauczyciel est un artiste visuel français qui travaille entre la France et les Etats-Unis. Nourri par la danse et le cinéma, il réalise des photographies, des films et des installations. Il fait appel à l’expérience de la performance pour produire des « images vivantes ». Son œuvre aborde l’expérience physique de la ville, la traversée du centre à la périphérie, les variations entre le masculin et le féminin, ou encore l’image de soi et de l’autre. Il transpose dans le lieu de l’art des langues performatives, telles que portées par le Voguing* les Marching Band ou la langue des signes. Ce faisant, il réinvestit les clivages entre culture savante et culture populaire, il souligne la sophistication des expressions urbaines, révèle leur portée politique. Ses productions sont présentées en France (Mac/Val Vitry, Musée de la Chasse à Paris, Rencontres Internationales de Photographie d’Arles, aux Rencontres Internationales Paris / Berlin, Centre Pompidou Paris) et aux Etats-Unis (FotoFest Intenational Houston, Julie Menerret Contemporary New York). Il figure dans la collection du Fonds National d’Art Contemporain (Public # Ceux qui nous regardent, Le temps devant et The Fire Flies, Baltimore) et dans la Collection départementale d’art contemporain de la Seine-Saint-Denis (A Baroque Ball). En 2017, il est accompagné par l’Espace Khiasma et est artiste associé à la Cité Internationale des Arts à Paris.

Que reste-t-il lorsque l’on n’a que soi-même à offrir, son corps dans la ville, alors que c’est cette ville qui l’a façonné ? La peau devient ce qui nous en sépare et nous en protège, tout autant qu’elle nous y abandonne. Sa plasticité – sa fermeté comme sa souplesse – fait écho à une fluidité urbaine. Elle évoque un état toujours changeant, jamais figé, nécessaire pour habiter la ville. La Peau vive présente un ensemble de films réalisés par Frédéric Nauczyciel entre 2012 et 2016, lors de plusieurs voyages à Baltimore, dans l’état du Maryland aux Etats-Unis, et d’une résidence de deux années en Seine-Saint-Denis. L’installation relie ainsi les ghettos noirs d’une des villes nord-américaines les plus ségrégées à la périphérie parisienne à travers les membres des communautés transgenres noires des deux territoires -avec lesquels il collabore depuis plusieurs années- ainsi que des artistes, tels le slameur D’ de Kabal, ou encore le performeur Jean-Luc Verna. En les amenant à filmer eux-mêmes leurs tatouages, leurs scarifications, leur peau, face à la caméra, Frédéric Nauczyciel, tel un répétiteur, les invite à sampler une partie de leur histoire. A travers leur gestuelle, le choix du parcours de leur corps devant la caméra, du cadre ou de la mise au point, ils racontent leur manière d’être à la ville, d’(y) apparaître – c’est à dire leur manière de réinventer sa géographie, de faire de la périphérie le centre. Ces corps en mouvement donnent à voir les variations possibles du masculin au féminin. Ils traduisent une forme d’urbanité où ce qui est populaire contient une élégance et où le ghetto offre un horizon et une flamboyance.

Disséminés dans la chapelle, huit et un neuvième écran – central, de 6 m de large, opérant un ré-échantillonnage de l’ensemble – donnent corps aux corps, aux peaux vives, aux tatouages. Par un traitement ralenti, l’image se meut et déjoue les perceptions, le film devient trompe l’œil baroque – et évoque le perpétuel inachèvement de nos perceptions, de nous-mêmes ou des autres. Chacun des films porte en lui la promesse d’un solo, qui peut être dansé par un autre. Durant l’exposition, des performeurs viendront mettre en mouvement l’installation vidéo par leur présence vive, en ré-interprétant des bribes de film par la danse ou en réalisant en public des séances de filmage en direct. Ce faisant, l’installation propose de construire un espace au sein duquel les visiteurs font l’expérience du corps de l’autre ; un espace qui laisse les corps en transformation libres de toute assignation. L’installation s’ouvre sur Casper Ebony, à Baltimore, qui se filme. L’attention du performeur face à la caméra et à son image transcende tout narcissisme : du regard nait le mouvement. Ailleurs, Kory Blacksjuan Revlon, en filmant les tatouages qu’il a sous les yeux, tourne son regard vers nous. C’est aussi à cette expérience du regard que La Peau vive nous invite. 

 

Exposition organisée par le département de la Seine-Saint-Denis et la ville de Saint-Denis avec le soutien du Dicréam (CNC) et du Centquatre, Paris. La Peau Vive a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation nationale des arts graphiques et plastiques, qui lui a apporté son soutien.

 

Avec Baltimore Lisa Revlon, Legendary Father, David Revlon, Dale Blackheart, Kory Blacksjuan Revlon, Sin Toyer, Casper Ebony, Darryl Loudboi, Ismâïl Ibn Conner, James Conley III, Cameron Lavone Deshelids, Justin Mcclary Paris Honeysha Khan, Ari de B, Lionel Abenaqui, D’ de Kabal, Jean-Luc Verna, Benoit Oget, Musique et voix Abdu ali Phoebe Jean D’de Kabal House of HMU, performeurs Vinii Revlon, Diva Ivy Balenciaga, Dale Blackheart, Honeysha Khan, Ari de B, Julie Burton, assistante Équipe technique Eponine Momanceau et Daniela Mileykovsky, cheffes opérateur, Fanny Weinzaepflen, mixeuse son, Xavier Sirven, monteur, Jean Coudsi, étalonneur, Alan Purene, régisseur installation vidéo Programmation Nathalie Lafforgue, Marion Debillon, Julien Trésor Presse Valentine Umansky

Enregistrement réalisé dans l'exposition «La Peau Vive» au Musée d'art et d'histoire de Saint-Denis.
Prise de son et montage : Adrien Tripon.
L'entretien est traversé de quelques extraits sonores issus des vidéos qui composent l'installation de Frédéric Nauczyciel

Pot d’âne : recette en verre

[Toulouse • France]

 

Performance sonore et culinaire réalisée à partir du texte de Sophie Tiers, Pot d’Âne : Recette en verre (CMDE, 2016) au Centre Culturel Bellegarde (Toulouse), le 10 mars 2017.

 

La performance est construite comme un repas. En tête à tête, la lecture déploie une installation sonore, visuelle et olfactive.

 

Texte-Graphisme : Sophie Tiers
Lecture : Célio Paillard
Mise en son : Frédéric Mathevet

Entretien avec Djamel Kerkar : Atlal

[Les Lilas • France]

 

Lors de cette conversation, le cinéaste Djamel Kerkar parcourt son premier long-métrage, Atlal, présenté en première parisienne lors de la séance Phantom du 23 février 2017 au MK2 Beaubourg. Dans une écriture épurée qui laisse la place au récit silencieux des ruines, le film revient sur la décennie noire, terrible guerre civile qui a déchiré l’Algérie des années 1990. En s’installant à Ouled Allal, bourgade qui fut le théâtre à l’automne 1997 d’une opération militaire de sinistre mémoire qui l’a alors éradiquée, Kerkar traverse les strates de l’histoire de son pays, de la guerre de libération aux violences islamistes, en quête d’un futur pour une jeunesse au voyage immobile.

 

Djamel Kerkar est né à Alger (Algérie). Il a passé une partie de son enfance à Tunis, et a travaillé a Alger comme animateur et programmateur de cinéclub (Cinéclub chrysalide). Il est diplômé comme réalisateur de l’école des arts visuels de Marrakech (Maroc). Il réalise son premier court métrage documentaire en 2012 : Archipel ; puis Earth Is Full Of Ghosts (2014) une fiction librement inspiré de la pièce de théâtre d’Albert Camus, Le Malentendu.

 

Enregistré à Khiasma le 21 février 2017
entretien : Olivier Marboeuf
mix : Esther Poryles

«Publier Tarnac» | Master création littéraire Paris 8

[Les Lilas • France]

 

« This is a dangerous book! », s’inquiétait Glenn Beck sur Fox News lors de la parution aux États-Unis de l’ouvrage du Comité invisible, L’Insurrection qui vient (2007, La Fabrique éditions). Du 23 au 26 janvier, les étudiants du Master de création littéraire de l’Université Paris 8 Saint-Denis ont occupé l’Espace Khiasma le temps d’un workshop. Avec comme point de départ le nom de Tarnac, ils se sont employés à penser les fictions politiques, à réfléchir le rôle et le place des media dans l’information, dans la non-information, dans la contre-information, imaginer aussi comment s’en emparer, la retourner, se l’approprier pour fabriquer une place neuve et commune, constituer des imaginaires littéraires, poétiques et critiques.

Et c’est lors d’une première soirée d’ouverture publique du programme Plateforme 2017 à Khiasma que les étudiants ont rendu compte de leurs productions, de leurs fictions et scénarisations, de leurs lectures et créations vidéos: de l’affaire Jean Petit (https://www.youtube.com/watch?v=HrCYQmMi0bI) au journal L’Immonde (www.journal-limmonde.tumblr.com), d’un ciné-poème (https://www.youtube.com/watch?v=MGuWcNhKaP0) à la réappropriation documentaire, ce sont des propositions diverses et richement collectives qui ont rythmé ce temps de rencontre et d’échange, autour d’un buffet libanais.

 

http://www.khiasma.net/rdv/publier-tarnac/

 

Enregistré à l'Espace Khiasma le 03 mars 2017
Réalisation : Esther Poryles

Entretien avec Barbara Manzetti : Rester. Étranger.

[Les Lilas • France]

 

En résidence à La Ménagerie de Verre en 2017, Barbara Manzetti développe un travail d’écriture en collectif avec Tanguy Nédelec et Barbara Coffy. Danseuse et chorégraphe de formation, Manzetti s’attache à figurer le mouvement d’un corps sans présence, que l’écriture soit un chemin, un parcours ou sa trace, un récit d’un trajet, d’une arrivée, d’une entrée dans la langue, le français, « on fait cours de français ». Une rencontre sans visage, des voix sans corps. Apprendre pour rester, réapprendre, « jardiner », toujours étranger.

 

« Quelque chose se passe en hiver je l’espère. Cet hiver-ci dans lequel nous entrons à force d’abstinence. La focale est ouverte et le lumière est entrée. L’obscurité aussi a eu sa place. Une alternance des deux est toujours souhaitable pour alimenter les contrastes. Aussi tu ne peux pas te rendre compte de la nature miraculeuse de ta présence. Ici même ta voix maintenant. Pour te dire comment la matière dépasse le sens qu’on voulait lui donner. Ce dépassement qui se produit lorsque tu rentres. J’appellerais cela danser. »

 

http://rester-etranger.fr/

Enregistré à Khiasma le 10 février 2017
Entretien entre Barbara Manzetti et Olivier Marboeuf
Mixage : Esther Poryles

Entretien avec Julien Creuzet : Ricochets, les galets que nous sommes finiront par couler […]

Autour de la performance Ciel Ara – créée à Khiasma en octobre 2016 dans le cadre du festival Relectures 17 et re-présentée en version longue (Ricochets, les galets que nous sommes finiront par couler […]) – le 3 février 2017 au Centre Pompidou, Olivier Marboeuf et Julien Creuzet s’entretiennent sur la manière de ce dernier d’envisager la performance où s’entrecroisent, s’entremêlent ou encore se superposent voix et récit, musique et chant, images et écrans. Des mythes et imaginaires Creuzet écrit des histoires, convoquent d’autres écrivains, d’autres voix pour écrire ensemble les étapes d’une relecture mythologique caraïbéenne. 

Une démarche plastique qui s’articule par ailleurs autour d’une pratique de la musique. Ainsi se pose la question du devenir de la chanson, de sa capacité de transmission et de ses possibilités d’invention sonore lorsqu’elle s’affranchie pour ouvrir à la poésie contemporaine.

Enregistré à Khiasma le 1er février 2017
Entretien : Julien Creuzet et Olivier Marboeuf
Musique : Julien Creuzet
Mixage : Esther Poryles

Regarde ta jeunesse dans les yeux – Une histoire de la naissance du hip-hop français (1980-1990)

Vincent Piolet dessine la cartographie de la naissance du rap et de la culture hip hop en France durant les années 80. Portée par les témoignages d’acteurs de ce mouvement et accompagnée d’extraits sonores, images et anecdotes fascinantes, cette conférence foule un territoire bien moins connu et documenté que les décennies suivantes qui verront l’éclosion d’un mouvement artistique et économique phénoménal. En parcourant les chemins de son livre Regarde ta jeunesse dans les yeux (éditions Le mot et le reste, 2015), Piolet revient aux racines culturelles de la culture hip-hop française des premières heures, ses lieux, ses aspirations et ses modèles, entre insouciance et culture « zulu », identité et mimétisme, banlieues et Paris.

Entretien avec Ana Vaz : Há Terra !

11.2016

Entretien

Khiasma

29:52

 

[Les Lilas • France]

 

« Há terra ! est une rencontre, une chasse, un conte diachronique du regard et du devenir. Comme dans un jeu, comme dans une coursepoursuite, le film oscille entre personnage et terre, terre et personnage, prédateur et proie. » Ainsi Ana Vaz décrit-elle son poème cinématographique en 16 mm. Des mouvements de caméra filants semblent traquer une jeune fille métisse dans les hautes herbes. La voix off au présent s’agglomère au passé dans la myopie de la longue focale. La boucle sonore récurrente d’un homme criant « Terre ! Terre ! » convoque le lointain souvenir de la conquête coloniale. Mais la beauté du collage tient à l’impossibilité pour le spectateur de laisser « passer » ce passé : bientôt le témoignage actuel porte sur un maire qui s’est approprié par la menace les terres des indigènes. La jeune fille traquée en vient à personnifier un territoire. Nous sommes dans le sertão brésilien, où l’exclamation « há terra! » (littéralement : « il y a (de) la terre ») peut aussi s’entendre comme l’affirmation que les sans-terre, non-possédants organisés en Mouvement depuis une quarantaine d’années, n’ont pas lieu d’en être privés. Énigmatique et fiévreux, le film vibre aussi en images et en son du Manifeste anthropophage d’Oswald de Andrade (1928), autre inspiration d’Ana Vaz : « Anthropophagie. Absorption de l’ennemi sacré pour le transformer en totem. L’humaine aventure. La finalité terrienne ». (Charlotte Garson)

 

 

Née en 1986 à Brasilia, Ana Vaz est une artiste et cinéaste dont les films et le travail spéculent sur les relations entre le soi et l’autre, le mythe et l’histoire au travers d’une cosmologie de signes, références et perspectives. Des assemblages de matériau filmé et trouvé, ses films combinent ethnographie et spéculation dans l’exploration des frictions et fictions inscrites dans les environnements naturels comme bâtis. Diplômée du Royal Melbourne Institute of Technology et du Fresnoy-Studio National des Arts Contemporains, Ana Vaz fut également membre de SPEAP (SciencesPo School of Political Arts), un projet conçu et mené par Bruno Latour. Son travail est régulièrement projeté partout dans le monde : New York Film Festival, TIFF Wavelengths, CPH:DOX, Videobrasil, Courtisane, Cinéma du Réel, Lux Salon. En 2015, elle reçoit le Kazuko Trust Award présenté par la Film Society du Lincoln Center en reconnaissance de l’excellence artistique et de l’innovation de son travail filmique.

Enregistré à l'Espace Khiasma.
Entretien : Olivier Marboeuf
Mixage : Esther Poryles

[Les Lilas • France]

 

Liant art contemporain et poésie, glossolalie 2011-(…) est une oeuvre multiforme et plurilingue qui construit un récit — une épopée — poétique et plastique dans les 7000 langues de la planète. l’oeuvre-récit s’invente langue après langue, et doit son existence même dans ce passage d’une langue à une autre. elle n’existe que parce qu’elle crée un espace d’écriture qui est un seuil : celui où se rejoignent la nature propre de chaque langue et celle de l’auteur au moment où il écrit.

Son objet est de dire le monde dans/selon l’ensemble de ses langues. dire le monde, c’est travailler un large spectre de modes d’écritures : d’une langue première (ou de sa projection) aux dynamiques d’écritures contemporaines, en passant par des fragments d’histoires, par des récits de segments d’événements, des listes, etc.

S’agglomèrent ainsi dans glossolalie 2011-(…) des temps d’avant le temps, des récits qui semblent contemporains des mythes, d’autres relatifs à des époques historiques — sans jamais s’appuyer, cependant, sur des faits réels reconnaissables. il y aurait ainsi dans chaque fragment en langue quelque chose de famillier, qui évoquerait des invariants de l’histoire humaine, plutôt que des faits attestés — choix ancré d’ailleurs dans la conviction que le fait historique est souvent (toujours ?) rédigé dans la langue des vainqueurs, et qu’il y a donc tout lieu de le questionner…

 

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

[Les Lilas • France]

C. et Mike Brown sont les premiers portraits d’une série déterminée par des vies aux prises avec les faits et détails de notre époque. L’un est hacker et révèle quelques traits de sa vie dans l’ombre, l’autre est un Afro-Américain de 18 ans abattu par un policier blanc le 9 août 2014 à Ferguson aux États-Unis.

 

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

[Les Lilas • France]

 

“Je n’ai pas pris l’avion depuis quinze ans mais j’aime l’idée du voyage – j’aime particulièrement l’idée du voyage immobile, immatériel, fictif, face à un écran. J’aime être là où je ne suis pas, je m’accommode d’une présence virtuelle. Un voyage de ce genre est fait de peu. Il y a dans l’exercice quelque chose d’artificiel, de factice mais bizarrement cela me construit. J’aime être un voyageur de chambre comme il y a des toreros de salon – des types un peu ridicules, certes, mais toujours concernés et follement enthousiastes. Chaque sortie dans Street View est pour moi une véritable aventure.”

 

Chaque jour, sur Dreamlands Virtual Tour, son blog, il fait le compte-rendu d’un voyage virtuel débuté il y a déjà six ans.

 

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

[Les Lilas • France]

« On voit l’arrière d’un gros bateau. Un singe y est attaché. Il est question des ancêtres communs de l’homme et du singe. Des espèces disparues sur ce long chemin de l’évolution. Plusieurs œuvres d’art contemporain sont évoquées. Des pélicans et des lézards, de passage… »

Alexis Fichet mène depuis plusieurs années un travail qui se confronte aux questions d’écologie, d’environnement, et plus largement aux rapports de l’Homme avec la « nature ». Le cycle Oralieu dure depuis 2013, et les différentes performances ont été créées puis jouées dans des lieux variés. Pour la première fois, les 4 performances sont présentées à la suite, au rythme d’une par jour, à l’espace Khiasma, dans le cadre de Relectures 17.

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

[Les Lilas • France]

« Que sont mes amis devenus » est une nouvelle série d’épisodes de l’épopée « L’an 2005 » écrite par Olivier Marboeuf. Une histoire alternative de la banlieue et de ses spectres tirée de sa résidence à la Grande Borne à Grigny. Au fil des années qu’égraine cette performance en forme de séances d’hypnose, une brève histoire des cavernes de Lascaux à Nouméa, les exercices de divination dans des flaques d’essence, le spectre de Marius Trésor et les courses de zombies en mini-moto alternent avec les épisodes de la fin du vingtième siècle de l’année 1983 au seuil de la fameuse année 1995.

 

Dans le cadre, du festival Relectures 17, de la Nuit Blanche 2016 aux Lilas et de la résidence d’écrivain d’Olivier Marboeuf à la Médiathèque Victor Hugo (Grigny), un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France.

[Les Lilas • France]

 

De l’échangeur autoroutier à la rue de la Dhuys à Bagnolet, Olivier Marboeuf vous invite à une balade d’observation sur les traces d’histoires perdues et de héros oubliés.

Lecture de bitume et de récits rupestres, traduction de fissures, géologie des chantiers et des montagnes de zoo, divination dans des flaques d’essence… le XXème siècle comme si vous y étiez.

 

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

[Les Lilas • France]

Patrick Fontana et Nicolas Richard répondent aux questions d’Olivier Marboeuf à propos de l’atelier Lecture(s) de bouche(s) et du projet Hymnes qui en découle.

Depuis huit ans, Patrick Fontana mène un atelier d’expérimentation d’apprentissage du français au sein de l’Atelier Formation de base d’Emmaüs-Solidarité à Paris, ainsi qu’à l’Unité « Arts & thérapie » du Centre Hospitalier Interdépartemental de l’Oise. Cet atelier Lecture(s) de bouche(s) se base sur la découverte et la lecture à haute voix de textes de la poésie et de la littérature contemporaines.

 

Hymnes, la pièce sonore qu’il a créée cette année avec les stagiaires, est une partition poétique élaborée par Nicolas Richard à partir des hymnes nationaux de chacun des participants de l’atelier. L’auteur a prélevé et indexé sous différentes entrées thématiques les paroles des chants de chaque État pour recomposer un hymne hybride et chimérique. 

 

Le même soir, Patrick Fontana a diffusé la pièce Hymnes, et Nicolas Richard a lu son texte, Hymnes (AF-AMS), une extension d’Hymnes. La création sonore et la lecture sont également en réécoute sur la r22 Tout-Monde.

 

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

[Les Lilas • France]
« On voit un petit rocher, au pied duquel une petite flaque. Un enfant dépose dans cette flaque des poissons, des crabes, des coquillages… La mer monte et recouvre tout. Le narrateur se retourne sur son enfance et s’interroge : d’où peut venir la fascination pour les animaux ? Il est question des marées, de leur lien avec la lune et les planètes, de l’eau qui rentre dans les coquillages et les fait grandir. »

Alexis Fichet mène depuis plusieurs années un travail qui se confronte aux questions d’écologie, d’environnement, et plus largement aux rapports de l’Homme avec la « nature ». Le cycle Oralieu dure depuis 2013, et les différentes performances ont été créées puis jouées dans des lieux variés. Pour la première fois, les 4 performances sont présentées à la suite, au rythme d’une par jour, à l’espace Khiasma, dans le cadre de Relectures 17.

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

Confédération Républicaine / De mon corps : au garde à vous !

[Les Lilas • France]

Chansons patriotiques pour corps privé en domaine public, ou éclatement de l’intime pour une mise en réseau dans les créneaux des secteurs correspondants.

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

[Les Lilas • France]
« On voit la mer, un bateau énorme se déplace sur l’horizon. Un homme fait une apnée et ne réapparait pas. Il est question d’une épave, en Grèce. Des poulpes, et de l’encre. De coquilles d’oursins, dont le vrai nom est « test », mot dont l’étymologie est proche de la tête. Il y est question d’apnée, du Monde du silence et de Cousteau.»

Alexis Fichet mène depuis plusieurs années un travail qui se confronte aux questions d’écologie, d’environnement, et plus largement aux rapports de l’Homme avec la « nature ». Le cycle Oralieu dure depuis 2013, et les différentes performances ont été créées puis jouées dans des lieux variés. Pour la première fois, les 4 performances sont présentées à la suite, au rythme d’une par jour, à l’espace Khiasma, dans le cadre de Relectures 17.

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

[Noisy-le-Sec • France • 12 mars 2016]

 

“Comment sortir du paysage ? Comment dépasser ce que Monet appelle une “malheureuse spécialité” ? La solution va se trouver pour lui dans un motif prélevé dans le paysage mais qui en diffère parce qu’indéfiniment répété. À la fin de l’été 1889, peu après une visite à Giverny de Berthe Morisot et de Mallarmé, le peintre s’arrête devant une meule ; il a trouvé son objet.”

 

Marianne Alphant est écrivain et critique littéraire française.
Normalienne et agrégée de philosophie, Marianne Alphant a travaillé pour le journal Libération de 1983 à 1992. Elle a dirigé les  “Revues parlées” du Centre Pompidou de 1993 à 2010. Elle a écrit plusieurs livres sur Monnet, dont, Monet : une vie dans le paysage, Hazan, Paris, 1993  (2010)

“Délégation et protocoles photographiques de l’art conceptuel” par Guillaume Le Gall, maître de conférences en histoire de l’art à l’Université de Paris-Sorbonne

[Noisy-le-Sec • France • 12 mars 2016]

 

Douglas Huebler est un des premiers artistes à avoir utilisé la photographie au sein de systèmes définis comme conceptuels. Il est surtout celui qui dans ce mouvement en a fait un usage continu et protéiforme. D’un côté l’appareil photographique lui permet de décrire et de produire des fac-similés des objets du monde, de l’autre, il lui permet d’imaginer des dispositifs qui accompagnent ses énoncés. Ces dispositifs photographiques dépendent des protocoles décrits dans les énoncés conceptuels. Néanmoins, nous verrons que, malgré les apparences, ces protocoles laissent une large place à l’approximation.

 

Guillaume Le Gall est maître de conférences en histoire de l’art contemporain à l’université de Paris-Sorbonne et ancien pensionnaire de l’Académie de France à Rome (Villa médicis). Il a été commissaire d’expositions sur la photographie contemporaine (“Fabricca dell’immagine”, Villa Médicis en 2004, “Learning Photography”, FRAC Haute-Normandie en 2012), et co-commissaire des expositions sur Eugène Atget (“Eugène Atget, Une rétrospective”, Bibliothèque Nationale de France en 2007), la photographie surréaliste (“La Subversion des images”, Centre Pompidou en 2009). Il a récemment publié La Peinture mécanique aux éditions Mare et Martin et dirigé les deux derniers Carnets du BAL.

“L’émotion et la créativité des intelligences artificielles” par Angelica Lim, chercheuse en intelligence artificielle et en robotique

[Noisy-le-Sec • France • 27 février 2016]

 

“L’émotion et la créativité des intelligences artificielles”
Au Japon, les robots humanoïdes jouent dans des pièces de théâtre, suscitant l’empathie et parfois même, ils tirent quelques larmes aux spectateurs. Dans cette conférence, nous expliquerons comment les recherches en robotique trouvent l’inspiration dans des domaines tels que la musique, le théâtre, l’humour, et pourquoi les émotions et la créativité posent les problèmes les plus difficiles à résoudre dans les recherches sur les intelligences artificielles aujourd’hui. Quel est l’état actuel de l’intelligence artificielle, et comment les robots sont-ils touchés par son évolution ?  Dans quelle mesure, un robot peut il développer une intelligence émotionnelle ou être créatif ?

 

Angelica Lim est ingénieure en robotique et spécialiste de l’intelligence artificielle. Elle est diplômée d’une licence en sciences informatiques (spécialité intelligence artificielle) de l’université canadienne Simon Fraser ainsi que d’un master et d’un doctorat en informatique (mention iIntelligence artificielle et traitement du signal)  de l’Université de Kyoto. Elle est également journaliste pour le blog  IEEE Spectrum Robotics Blog Automaton.
Elle travaille actuellement pour Aldebaran, une entreprise développant des robots humanoïdes. http://www.angelicalim.com

l’abécédaire vocal de Claire Gillie

Dans le cadre de son projet de résidence Abécédaire vocal, à la synagogue de Delme, Violaine Lochu a interviewé Claire Gillie. Comme son nom l’indique, cet entretien est découpé en vingt-six thèmes classés par ordre alphabétique où Claire Gillie aborde certains de ses concepts en liaison avec son travail psychanalytique et anthropologique autour de la voix.

 

Claire Gillie est Analyste Membre d’ Espace Analytique (A.M.E.a), Membre d’Insistance et affiliée à Convergencia, Membre du CIAP (Cercle International d’Anthropologie Psychanalytique), Membre de l’AFA (Association Française des Anthropologues),Chercheur associé au CRPMS (Centre de Recherche Psychanalyse Médecine Société) Paris 7. Elle est également Docteur en Anthropologie Psychanalytique, Professeur agrégé de l’enseignement supérieur, et ayant fait une traversée de Chercheur dans les champs de la musicologie, l’ethnomusicologie (CNRS / Musée de l’Homme), les sciences de l’éducation, la sociologie (DEA de sociologie) et l’anthropologie psychanalytique (CNRS/Paris 7). 

 

 

Violaine Lochu
Claire Gillie

SEMES / récit 5 : Thomas Lasbouygues

[Les Lilas • France]
Lors du dernier weekend de l’exposition, deux « récits » viendront clore celle-ci. Dans le premier, autour du film “Making of Elina” de Thomas Lasbouyges et de la plateforme archipels.org de Vincent Chevillon, les deux artistes dialogueront autour de la création de mondes possibles.
Thomas Lasbouygues est artiste et cinéaste.

 

Depuis octobre 2013, Vincent Chevillon développe SEMES, un projet itinérant en plusieurs points géographiques. Initié au travers de l’océan Atlantique à bord d’un voilier, ce projet se développe aujourd’hui en Europe au cours de résidences et de voyages. Pour cette exposition monographique à l’Espace Khiasma, il joue sur l’agencement et le déplacement de particules de sens, des sèmes. Composée de récits, d’images, de sculptures ouvragées tout autant que d’objets trouvés ou de collections privées, son installation évoluera au fil de quatre séquences comme le rituel répété de mise en espace d’une carte mentale, provoquant sans cesse de nouvelles lectures, accidents et syncrétismes. Manière pour l’artiste de rendre compte d’une pratique de dérive hantée par l’imaginaire des grands récits d’explorateurs autant que par les fantômes obsédants de l’histoire coloniale.

Enregistré à l’Espace Khiasma le samedi 21 mai 2016, dans le cadre de l’exposition SEMES de Vincent Chevillon
Mixage : Esther Poryles

Le lundi des Revues #8 – LA MOITIÉ DU FOURBI / Alessandro Mercuri

[Les Lilas • France]
La moitié du fourbi est une revue littéraire bi-annuelle de 112 pages, qui travaille à livre ouvert et à livre fermé. Elle voudrait incarner l’idée que « la littérature est l’exercice jubilatoire le plus sérieux du monde ».

 

Autour de 18 auteurs, chaque numéro explore librement et largement un thème unique, une proposition, une luciole. Par ce biais, la revue navigue notamment dans les eaux de la création non-fictionnelle, de la critique littéraire subjective, de la photographie, du récit-analyse, de l’entretien, du témoignage et de la parole vive.

 

Dans le cadre du festival Hors limites, Khiasma accueille la revue pour le lancement de son troisième numéro, dont l’ensemble des contributions gravite encore autour d’un seul mot : VISAGE.

 

Khiasma a donné carte blanche à trois auteurs de ce numéro.

 

Frank Smith, Alessandro Mercuri et Sylvain Pattieu présenteront une performance en résonance avec leurs textes respectifs. Ce spectacle littéraire sera suivi d’une rencontre avec les animateurs de la revue.

Enregistré à l'Espace Khiasma le lundi 4 avril 2016, dans le cadre du festival « Hors limites »
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
La moitié du fourbi est une revue littéraire bi-annuelle de 112 pages, qui travaille à livre ouvert et à livre fermé. Elle voudrait incarner l’idée que « la littérature est l’exercice jubilatoire le plus sérieux du monde ».

 

Autour de 18 auteurs, chaque numéro explore librement et largement un thème unique, une proposition, une luciole. Par ce biais, la revue navigue notamment dans les eaux de la création non-fictionnelle, de la critique littéraire subjective, de la photographie, du récit-analyse, de l’entretien, du témoignage et de la parole vive.

 

Dans le cadre du festival Hors limites, Khiasma accueille la revue pour le lancement de son troisième numéro, dont l’ensemble des contributions gravite encore autour d’un seul mot : VISAGE.

 

Khiasma a donné carte blanche à trois auteurs de ce numéro.

 

Frank Smith, Alessandro Mercuri et Sylvain Pattieu présenteront une performance en résonance avec leurs textes respectifs. Ce spectacle littéraire sera suivi d’une rencontre avec les animateurs de la revue.

Enregistré à l'Espace Khiasma le lundi 4 avril 2016, dans le cadre du festival « Hors limites »
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

SEMES / récit 1 : Jocelyn Bonnerave / NOIR ATLANTIQUE

[Les Lilas • France]
NOIR ATLANTIQUE est le premier « récit » inaugurant l’acte 1 de l’exposition SEMES de Vincent Chevillon. Ayant invité l’écrivain, performeur et anthropologue Jocelyn Bonnerave à explorer l’exposition comme un objet d’étude anthropologique, ce seront les principes fondamentaux d’une « sociologie animiste » en germe qui émaneront de cette fameuse « réserve ». Espace muséographique qui dérobe aux regards, lieu du penser/classer mais aussi du refoulement, de la cargaison, de l’appropriation inavouable, atelier pour l’artiste, laboratoire ou cale de bateau : c’est au cœur de cette écologie de l’ombre que s’agenceront les différentes combinaisons des futurs « actes » de l’exposition, mais où l’on peut imaginer également une « vie sociale » des objets. Où ces derniers prendraient la parole lorsque les hommes ne sont pas là. Une contre-forme de l’exposition, à la façon dont l’océan atlantique serait une contre-forme centrale des continents périphériques et qui, selon l’hypothèse de Paul Gilroy, formerait un continent résiduel d’où serait né, du fond des cales, le peuple de la Caraïbe.

 

Depuis octobre 2013, Vincent Chevillon développe SEMES, un projet itinérant en plusieurs points géographiques. Initié au travers de l’océan Atlantique à bord d’un voilier, ce projet se développe aujourd’hui en Europe au cours de résidences et de voyages. Pour cette exposition monographique à l’Espace Khiasma, il joue sur l’agencement et le déplacement de particules de sens, des sèmes. Composée de récits, d’images, de sculptures ouvragées tout autant que d’objets trouvés ou de collections privées, son installation évoluera au fil de quatre séquences comme le rituel répété de mise en espace d’une carte mentale, provoquant sans cesse de nouvelles lectures, accidents et syncrétismes. Manière pour l’artiste de rendre compte d’une pratique de dérive hantée par l’imaginaire des grands récits d’explorateurs autant que par les fantômes obsédants de l’histoire coloniale.

Enregistré à l’Espace Khiasma le jeudi 10 mars 2016, dans le cadre de l’exposition SEMES de Vincent Chevillon
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Plantes Résistantes – Atlas Sensible, Episode 1

[Les Lilas • France]

 

La Bande Est 20e déploie le premier épisode de ses ateliers d’exploration urbaine en compagnie d’Olivier Marboeuf et de l’artiste Younès Rahmoun.

 

Une déambulation active entre la Maison des Fougères et Khiasma en forme de porte d’entrée vers le travail impactant de Younès Rahmoun, et l’occasion de porter un regard neuf sur la ville, ses brèches et ses failles, à la recherche de tout ce qui germe, monte en graine, éclot, fleurit, pollinise et s’hybride. Au détour d’une rue, au détour d’une forêt, l’horizon s’ouvre à hauteur de chaussures. Ici, on surprend une montagne intégrée en zone urbaine. Là, des graines migrantes. Partout, des êtres qui s’adaptent et résistent. Une captation de promenade parlée comme un voyage immobile à travers la friche, le jardin, les blocs, le pavillon, la jachère et la culture.

 

L’installation de Younès Rahmoun, «Montagne-Terre-Pierre », est visible jusqu’au 19 décembre à l’Espace Khiasma dans le cadre de l’exposition Les propriétés du sol.

Réalisation : Benoit Baudinat

Rituel de libération des animaux

[Les Lilas • France]

Emmanuel Rabu n’est pas au centre de lui-même. En son centre, il y a son microbiote. Des archées, des protistes, des bactéries, des fungis, des virus. Et c’est sans compter ce qui l’entoure : tout un « règne animal » que l’on voudrait domestiqué. Passager clandestin, pilote du véhicule et/ou véhicule lui-même de ces différentes entités biologiques, Emmanuel Rabu tente de briser la glace de l’anthropocentrisme en engageant la conversation avec ce qui grouille, ce qui s’entre-dévore, ce qui se reproduit – enfin avec ce qui, comme lui, vit. Peut-on domestiquer un microbe ? Est-ce lui qui nous domine ? Qui tient le bout de la chaîne alimentaire ? Comment les animaux nous perçoivent-ils ? Entre nous et ce qui est en nous, entre nous et ce qui n’est pas nous, faut-il parler de symbiose, de compétition, de commensalisme, de neutralisme ?

« Nous sommes constitutivement des espèces de compagnie. » — Donna Haraway.
« Le choucas ne connaît pas du tout la forme de la sauterelle immobile. » — Jakob von Uexküll.
Et la relation d’Emmanuel Rabu à son chat ne repose pas sur le fantasme romantique d’une réciprocité des affects. Il n’y a pas d’association mutualiste.« La datation de la domestication du chien — du dernier ancêtre commun au chien et au loup — recule : 10 000 ans jusqu’à peu, 15 000 ans, 35 000 ans aujourd’hui — mais 300 ou 400 000 ans pour certains archéozoologues (elle précéderait l’apparition de sapiens sapiens). Cette association entre primates et canidés n’est pas corrélée à la sédentarisation — comme ce fut le cas pour les souris, les chats — et au début de la stratification sociale. Les primates ne chassent pas en groupe — sauf l’homme. Est-ce à cette première association que sapiens a dû ses techniques de chasse, une supplémentation en protéines, l’accroissement du volume de son cerveau, une décharge de temps qui lui a permis de développer ses facultés sociales. » (Emmanuel Rabu, Rituel de libération des animauxProlongement du texte de Rituel de libération des animaux : des pièces de poésie sonore minimalistes, répétitives dont les arguments — parfois imperceptibles — sont le relativisme perceptuel, l’interaction biologique, l’association et le parasitisme…

Enregistré à l'Espace Khiasma le dimanche 4 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16.
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

L’accumulation primitive de la noirceur

[Bagnolet • France]
En transposant de nouvelles figurations littéraires du mal dans les parkings, centres commerciaux, banlieues pavillonnaires ou autres non-lieux emblématiques de la suburbia mondiale, Bruce Bégout invente un ton qu’il qualifie de « post-gothique ». Dans cet univers étrangement familier où les forces des ténèbres s’incarnent dans le « potentiel de nuisance » de l’époque (appareils, produits de consommation, architectures, représentations sociales, tics de langage…), il s’agit d’outiller, par le recours à la fiction, une analyse philosophique des pathologies de la modernité. À la suite de Sphex (2009), Le ParK (2010) et s’inscrivant dans une quadrilogie dont le dernier opus, On ne dormira jamais, sortira en libraire en 2016, les histoires racontées dans L’Accumulation primitive de la noirceur poursuivent le constat de faillite de ce « grand récit » qu’est la modernité : projet toujours à venir et n’en finissant pas de trahir ses promesses. Lui qui, depuis le 18e siècle, devait nous apporter bonheur, émancipation et joie collective.

Enregistré à la Médiathèque de Bagnolet le samedi 3 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
Olivier Marboeuf installe ici une nouvelle projection de « cinéma à l’intérieur des crânes », véritable séance d’hypnose en direct qui propose de prévoir l’avenir à partir de l’an 2005. Un cinéma sans image, uniquement basé sur l’art du conte. Comme toujours les faits historiques viennent se mêler à des histoires de magies, les figures surgissent de l’ombre au milieu du panthéon national, et bientôt apparaissent à l’intérieur du feu les visages et les fables de l’avenir. Avec cette nouvelle performance, Olivier Marboeuf ouvre la série « épopée » où, renouant avec le genre du récit picaresque, il propose de raconter une histoire épique de la banlieue, de ses grands drames et petites histoires.

 

Dans le cadre de la Nuit Blanche 2015 aux Lilas

Enregistré à l'Espace Khiasma le samedi 3 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16.
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

Choeurs Politiques

[Les Lilas • France]
En résidence à l’Espace Khiasma et aux Archives nationales, Frank Smith explore les modes de fabrication d’une « langue démocratique », en mesure de construire la vérité et la continuité du monde à travers ses transformations. Cette volonté de remodéliser une langue est à comprendre dans les deux sens. D’abord, lire et relire — afin de les désarticuler, d’en saisir les arcanes — certains des documents produits par cette langue de la démocratie : émanation des pouvoirs centraux de l’État et des opérateurs nationaux, constitutive du corps social et ordonnatrice du territoire sur lequel celui-ci se déploie, dont elle accompagne la reconfiguration. Ensuite, bien noter que le concept de « langue démocratique » renvoie également — et plus directement peut-être — à ce droit pour chacun de prendre la parole, d’avoir voix au chapitre : faire de la langue le terrain d’expression d’une polyphonie de foule catalysée en « chœurs politiques »…

 

dans le cadre de la résidence « Écrivains en Seine-Saint-Denis » de Frank Smith à Khiasma et aux Archives nationales, un dispositif initié par le département de la Seine-Saint-Denis.

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 2 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Terreur, saison 1

[Les Lilas • France]
Terreur est un thriller se déployant sur une période d’environ cinquante ans, où des individus et des décideurs européens, de Hénin-Beaumont à Marbella et de Linas-Monthléry à Treblinka, vont être soumis à de nouveaux modes de vie et, pour certains, aux méthodes peu conventionnelles de l’entreprise LIFE. Fondée en 2014, cette entreprise va en quelques années révolutionner le marché de la dépression avec des molécules de nouvelle génération.

Enregistré à l'Espace Khiasma le samedi 26 septembre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
Pour l’ouverture du festival RELECTURES 16 ‘des récits du futur’, Jean-Pierre Ostende propose une traversée de la ville imaginaire qu’il arpente dans le blog « Histoire sauvage » sur http://jeanpierreostende.com/. Une science-fiction douce, drôle et inquiétante, dans la lignée du roman La Présence (éditions Gallimard, 2007) et de sa machine narrative tout terrain : l’Explorateur Club ! À l’instar des activités développées par cette entreprise (de fiction) créée en 2003 autour du tourisme, de la formation, du conseil en relations humaines et du divertissement, l’« historien sauvage » de Notreville, narrateur dont on suit la correspondance, se fait tout aussi bien « interprète, recenseur, chroniqueur, ethnologue, dénombrer, documentariste ou archiviste ». Pour essayer d’atténuer le sentiment d’étrangeté qu’il ressent dans cette ville où il est né et qu’il n’a jamais vraiment quittée, il dresse ainsi des portraits, des vignettes, des prélèvements. Transforme ses rencontres en archives, et sa vie en performance…

Enregistré à l'Espace Khiasma le jeudi 24 septembre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Grenoble • France]
Sur Terre et dans les airs est un documentaire de Betty Biedermann sur les enjeux de l’accompagnement dans la création de radios FM alternatives. Dans quel but les artistes et activistes interrogés encouragent-ils la création d’émetteurs et de stations ? Que ce soit dans des ateliers DIY d’émetteurs ou l’installation de stations de A à Z, la radio inspire et catalyse les échanges. Rencontre avec Sarah Wasington et Knut Aufermann du collectif Mobile Radio (Allemagne), Tetsuo Kogawa (Japon), Thomas Leyland-Collins (Écosse), et Anita Pouchard-Serra du collectif DTL! Comunicación Popular (Argentine).

[Grenoble • France]
Walk on til The End est l’enregistrement d’une conversation en randonnée entre Maxime Guitton et Jelena Martinovic portant sur les expéditions alpines et l’expérience de la mort imminente, avec une sélection de sons par Maxime Guitton qui ont pour thème la montagne et qui s’intercalent à la discussion. Les pas et les souffles des deux participants rythment cette conversation qui a pour point de départ le livre de Wade Davis sur les expéditions britanniques vers le mont Everest du début du 20e siècle, “Into The Silence”.

Tracklist: Alps Noel – Grim / Sitting on Top of the World – Doc Watson / Patagonian Domes – Amen Dunes / Tibet – Don Cherry / Zäuerli Et Ronde De I’écu – Streichmusik Adler / Mountains into Outer Space – Richard Youngs / Azure Dome – Supreme Dicks / Walking and Falling – Laurie Anderson / Ice Copy – Hiroshi Yoshimura / Interlude-Himalayan Bells – Kendra Smith / Inside Elevation – Pan*American / Climbing Aspirations – Bley-Peacock Synthesizer Show / Courant Ascentionnel – Guy Goyer & Guy Pedersen / Pays de Glace – John Livengood / Locklatar – Elin Lisslass / cho oyu basecamp: morning – Geir Jenssen / Rocky Mountain Ragga – Robbie Basho / Regato de Montanha – Lula Côrtes & Zé Ramalho.

[Grenoble • France]
Walk on til The End est l’enregistrement d’une conversation en randonnée entre Maxime Guitton et Jelena Martinovic portant sur les expéditions alpines et l’expérience de la mort imminente, avec une sélection de sons par Maxime Guitton qui ont pour thème la montagne et qui s’intercalent à la discussion. Les pas et les souffles des deux participants rythment cette conversation qui a pour point de départ le livre de Wade Davis sur les expéditions britanniques vers le mont Everest du début du 20e siècle, “Into The Silence”.

Tracklist: Alps Noel – Grim / Sitting on Top of the World – Doc Watson / Patagonian Domes – Amen Dunes / Tibet – Don Cherry / Zäuerli Et Ronde De I’écu – Streichmusik Adler / Mountains into Outer Space – Richard Youngs / Azure Dome – Supreme Dicks / Walking and Falling – Laurie Anderson / Ice Copy – Hiroshi Yoshimura / Interlude-Himalayan Bells – Kendra Smith / Inside Elevation – Pan*American / Climbing Aspirations – Bley-Peacock Synthesizer Show / Courant Ascentionnel – Guy Goyer & Guy Pedersen / Pays de Glace – John Livengood / Locklatar – Elin Lisslass / cho oyu basecamp: morning – Geir Jenssen / Rocky Mountain Ragga – Robbie Basho / Regato de Montanha – Lula Côrtes & Zé Ramalho.

[Grenoble • France]
Cette interview de Jerome Noetinger comprend des poèmes sonores, dans l’ordre :

 

Fusée Interplanétaire, Henri Chopin;

Lettre Rock, Maurice Lemaitre;

Canal Street 01, Bernard Heidsieck;

Millions are getting killed, Lili Greenham;

Law and Order Ink, Ake Hoddel;

Ceterum Autem, Ladislav Novak;

Facial Retroplof, Jaap Blonk;

 

Il s’agit avec Jérôme Noetinger, en sa qualité du fondateur du réseau de distribution Metamkine, de découvrir et de replacer dans un contexte historique les expérimentations de la poésie sonore des années 50. Et de ceux ou celles qui continuent cette pratique aujourd’hui à la limite du langage et de la musique.

Des espaces autres : L’usine Pali-Kao avec Christophe Cuzin

[Grenoble • France]

 

D’autres espaces d’expositions possibles est une série d’interviews menées en 2015.

Portant sur une interrogation autour de la validité du fonctionnement des institutions en 2015 et sur le modèle alternatif des artist-run space (tel que défini par AA Bronson dans deux textes : The Humiliation of the Bureaucrat en 1983 et The Transfiguration of the Bureaucrat en 2011)

Il s’agit d’interviewer des acteurs de ces espaces différents gérés en partie par les artistes eux-même.

Ici, on a Christophe Cuzin, fondateur de l’usine Pali-Kao à Belleville dans les années 80 . Un espace de diffusion de différentes formes d’art fonctionnant avec une histoire et des pratiques qu’ils va décrire…

[Grenoble • France]

 

Une interview de Nathalie Quintane portant autour de sa pratique de l’oralité dans ses lectures et en dehors.

Nous parlons de Bernard Heidsieck et de ses notes convergentes.

Nous parlons d’une lecture rétrospective des poètes du 19ème à partir de la poésie contemporaine, appuyée par les recherches de Jean-Marie Gleize sur ce sujet.

[Grenoble • France]
Voguing curatorial session est une série de lectures poétiques et théoriques, d’extraits musicaux portant sur la notion de voguing comme possibilité d’attitude curatoriale. C’est-à-dire de faire repasser par son propre corps les discours des autres, pour les incarner de façon plus affective et plus proche et de se revendiquer de la reception critique d’une certaine tradition Queer. Un voguing oral à partir de poètes et théoriciens noir-américains (Essex Hemphill, Fred Moten) qui ont écrit précisément pour l’oralité, pour la performance.

[Grenoble • France]
Conçue dans sa forme originale comme une installation sonore, l’oeuvre de Marie Michelle Deschamps Don’t trip over the wire..! s’inspire d’une part du méthode développé par Louis Wolfson pour bloquer la langue anglaise par des procédés de traduction phonétique et etymologique; et de l’autre, de l’usage de la notation graphique en musique. La pièce sonore est suivie d’une conversation entre Asli Seven et l’artiste à propos de sa correspondence avec Louis Wolfson et ses travaux récents qui examinent le langage comme espace.

Don’t trip over the wire est une oeuvre réalisée par Marie Michelle Deschamps dans le cadre du festival d’art d’Edimbourg et produit pour le "Satellites Program" de la Collective Gallery en Ecosse, en 2014. Cette émission est réalisée par Asli Seven pour Take You There Radio et fait partie d’une série de documentaires portant sur le rapport entre le son et le langage et les pratiques artistiques explorant ce rapport.

[Noisy-le-Sec • France]
Opéra-archipel, voix chargées et corps perdus est une partie d’un ensemble plus vaste intitulé opéra-archipel que Julien Creuzet a initié lors de sa résidence à La Galerie. L’opéra-archipel puise dans diverses sources historiques ayant contribué à forger en France un imaginaire fantasmatique de paysages lointains, un exotisme de pacotille. Julien Creuzet démonte ces sources, les décortique, se demandant ce qu’est devenu, aujourd’hui, l’exotisme des Indes coloniales au pluriel.
Après les cessions consacrées aux plantes et à la danse, celle-ci ajoute une nouvelle dimension au projet d’investigation des formes contemporaines de l’exotisme. La voix du contre-ténor Julien Marine porte le livret de cet opéra composé de textes poétiques que Julien Creuzet a écrit à partir de ses observations tout au long de sa résidence. De ce point de départ, cœur de l’opéra, Romuald Fonkoua parle de la notion d’archipel chez Edouard Glissant. À sa suite, Maxime Cervulle livre une définition du « techno-racisme » ou comment les technologies, loin d’être neutres, sont conçues avec des paramètres discriminants et participent de la construction d’un imaginaire racialisé. Ces différentes voix apportent un éclairage à la fois poétique et théorique sur le projet de Julien Creuzet et sa quête des images des autres. Ce troisième volet d’opéra-archipel est une conférence-performance consacrée au langage, à l’oralité et à la perception des corps perdus, c’est-à-dire invisibles.

Enregistré à la médiathèque Roger Gouhier de Noisy-le-Sec, le samedi 21 mars 2015, dans le cadre de la conférence-performance Opéra-archipel, voix chargées et corps perdus
Mixage : Sébastien Zaegel

[Chicago • USA]
5 Person Bufet est un projet à phases multiples de Deniz Gul, se déclinant en trois parties: un scénario, une installation d’objets sculpturaux et son incarnation présente, une composition de musique performative. Organisée en trois actes et enregistrée lors de sa Première à Chicago, la composition musicale présente une constellation de thématiques: le désir, la sexualité, l’ambivalence politique, l’orgueil national et la recherche d’une identité culturelle. Le langage poétique de Gul se transforme ainsi en une expérience purement sonore.

5 Person Bufet est réalisé par Deniz Gul en collaboration avec les musiciens Katharine Young (basson), Audrey Chen (chant, violoncelle), Owen Davis (percussion), Carol Genetti (chant) et Frank Rosaly (percussion). Scénario et direction artistique par Deniz Gul. Direction musicale par Katharine Young. Ingénieur son, Stephen Ptacek.

Fragments From 6 Conversations on 5 Person Bufet

[Grenoble • France]
Fragments from 6 Conversations on 5 Person Bufet est un document sonore qui explore le processus créatif et de traduction entre son, langage et musique derriere ce projet avec les réponses de Deniz Gul en conversation avec Asli Seven, éditées ensemble avec les fragments de conversations entre Deniz Gul et ses 5 collaborateurs musicaux:  Katharine Young, Audrey Chen, Owen Davis, Carol Genetti et Frank Rosaly.

Fragments from 6 conversations on 5 Person Bufet est realisé par Asli Seven pour Take You There Radio et fait partie d’une série de documentaires portant sur le rapport entre le son et le langage et les pratiques artistiques explorant ce rapport.

Images en dépendances / Des corps en mouvements

[Paris • France]
A l’invitation de l’artiste Soufiane Ababri, Montassir Sakhi propose, en conversation avec Virginie Bobin, une réflexion autour de la présence et de la représentation des corps individuels et collectifs dans les images de l’histoire récente du Maroc : en partant d’une photographie des cérémonies de l’indépendance marocaine issue d’Independence Day 1934-1975 de Maryam Jafri, ils commentent les « chorégraphies sociales » en jeu dans les images, de l’indépendance du pays jusqu’au printemps arabe, et les « tentatives invérifiables de rentrer dans l’histoire » mises en œuvre par les différents corps représentés (officiels, social, en lutte…).

 

Images en dépendances est une après-midi d’études consacrée aux itinéraires des images et aux réseaux successifs de significations générés par les représentations et les récits historiques, depuis des perspectives postcoloniales et non-alignées. Organisée dans le cadre de l’exposition de Maryam Jafri Le jour d’après à Bétonsalon – Centre d’art et de recherche, Images en dépendances proposait à ses invités d’activer photographies, revues et autres matériaux présentés dans Le jour d’après pour questionner la manière dont l’histoire est cadrée par ses représentations et dont les images et leurs significations sont affectées par leur contexte de circulation. Avec Maryam Jafri (artiste), Sarah Frioux-Salgas (Responsable des archives et de la documentation des collections à la médiathèque du musée du quai Branly), Dominique Malaquais (Chargée de recherche au Centre d’études des Mondes Africains, CNRS), et Montassir Sakhi (militant et membre fondateur du mouvement 20 février et de l’Association Autre Maroc).

Enregistré à Bétonsalon – Centre d'art et de recherche, le samedi 11 avril 2015, dans le cadre de l'après-midi d'étude « Images en dépendances »
Mixage : Sébastien Zaegel

Des espaces autres : Le 102 avec Loïc Verdillon

[Grenoble • France]

 

D’autres espaces d’expositions possibles est une série d’interviews menées en 2015.

Portant sur une interrogation autour de la validité du fonctionnement des institutions en 2015 et sur le modèle alternatif des artist-run space (tel que défini par AA Bronson dans deux textes : The Humiliation of the Bureaucrat en 1983 et The Transfiguration of the Bureaucrat en 2011)

Il s’agit d’interviewer des acteurs de ces espaces différents gérés en partie par les artistes eux-même.

Ici, on a Loïc Verdillon membre du 102 à Grenoble dans les années 10. Un espace de diffusion de différentes formes d’art fonctionnant avec une histoire et des pratiques qu’ils va décrire…

Mind Moves Matter – Mohamed Larbi Rahhali / entretien avec Natasha Ginwala

[Rabat • Maroc] 
Mind Moves Matter est la première exposition montrant la pensée et le travail d’une vie de l’artiste tétouanais Mohamed Larbi Rahhali. Par une animation des formes du quotidien et une compréhension perspicace du temps qui, bien que profondément personnelle, s’étend aussi à une échelle planétaire, Larbi révèle la pratique de la vie en tant qu’expérience constante de la création artistique. L’espace-temps de L’appartement 22 va capturer l’atmosphère de la maison et studio d’artiste, rappelant un mini musée constitué d’une scénographie absurde, d’un re-traitement imaginatif d’objets trouvés et de dispositifs conçus pour évoquer les relations d’aujourd’hui entre l’homme et la terre.

Larbi possède un parcours professionnel multiple en tant qu’artiste visuel, ayant appris différentes techniques artisanales pratiquées dans la médina de Tétouan, construit des décors de cinéma élaborés et également travaillé à l’Institut des Beaux-Arts en tant que technicien les années précédentes. Par ailleurs, sa relation intrinsèque avec la mer en tant que pêcheur est crucial afin d’envisager sa pratique artistique comme un tout.

Dans une Gesamtkunstwerk réconciliant les vocabulaires conceptuels, scientifiques et artisanaux, nous sommes témoins des intérieurs infimes d’une boite d’allumettes, des mouvements d’un cadran solaire artisanal et de l’étendue complexe de filets de pêches englobant la connaissance de la mer qui agissent comme des dispositifs chorégraphiques entre l’ordre et le chaos, l’horizon de la mer et l’espace interstellaire, la mémoire personnelle et la psyché collective.

Commissaire : Natasha Ginwala ( délégation artistique)

Enregistré à L’appartement22, dans le cadre de l’exposition Mind Moves Matter qui à eu lieu du 5 Juin au 30 Septembre 2015

[Paris • France]
« Les Indépendances se sont faites aussi grâce à Présence Africaine », affirme la réalisatrice Sarah Maldoror en 2009, « et ça on le doit à Alioune Diop parce qu’il recevait tout le monde […] Cela a été un ressort, un tremplin, Présence Africaine est un socle, sur ce socle on a mis un tremplin et de là les gens ont sauté dans tous les pays du monde, voilà à quoi a servi Présence Africaine ». En contrepoint des images fondatrices de l’avènement des Indépendances rassemblées par Maryam Jafri, Sarah Frioux-Salgas propose de regarder l’envers du décor en abordant (pour l’Afrique noire exclusivement) la période des Indépendances à travers les activités et les publications des éditions Présence Africaine qui constituèrent la bibliothèque d’une histoire politique, littéraire et scientifique plurielle des intellectuels (francophones, anglophones et lusophones) d’Afrique et de la diaspora.

 

Images en dépendances est une après-midi d’études consacrée aux itinéraires des images et aux réseaux successifs de significations générés par les représentations et les récits historiques, depuis des perspectives postcoloniales et non-alignées. Organisée dans le cadre de l’exposition de Maryam Jafri Le jour d’après à Bétonsalon – Centre d’art et de recherche, Images en dépendances proposait à ses invités d’activer photographies, revues et autres matériaux présentés dans Le jour d’après pour questionner la manière dont l’histoire est cadrée par ses représentations et dont les images et leurs significations sont affectées par leur contexte de circulation. Avec Maryam Jafri (artiste), Sarah Frioux-Salgas. 

Enregistré à Bétonsalon – Centre d'art et de recherche, le samedi 11 avril 2015, dans le cadre de l'après-midi d'étude « Images en dépendances »
Mixage : Sébastien Zaegel

[Pierrefitte-sur-Seine • France]
« On se souvient des vers de Baudelaire : « Je brûle de peindre celle qui m’est apparue si rarement et qui a fui si vite, comme une belle chose regrettable derrière le voyageur emporté dans la nuit. Comme il y a longtemps déjà qu’elle a disparu »… Dans cette conférence (avec projections d’images), je proposerai quelques éléments d’une réflexion en cours sur la question des soulèvements : pourquoi, mais aussi depuis quoi, se soulève-t-on contre un certain état du temps présent ? À la question du « pourquoi » répond celle du désir, bien sûr. Alors on « brûle » de désir, on « brûle » de former l’image de son désir (ce qu’Ernst Bloch appelait le Principe Espérance) en vue de le réaliser dans la pratique. À la question du « depuis quoi » répond celle de la mémoire. Mais comment penser le fait que l’on puisse « brûler » (désirer) de mémoire ? » (Georges Didi-Huberman)

 

dans le cadre de la résidence de Frank Smith à l’Espace Khiasma et aux Archives nationales, un dispositif initié par le département de la Seine-Saint-Denis

Enregistré aux Archives nationales (site de Pierrefitte-sur-Seine) le mardi 2 juin 2015

[Les Lilas • France]
En ouverture de la nouvelle saison des Lundis de Phantom à Khiasma, nous avons accueilli une première rencontre avec Louis Henderson, jeune cinéaste anglais dont les films interrogent les relations entre colonialisme, technologie, capitalisme et histoire.
Pour cette première soirée, il a projeté son film Logical Revolts, tourné au Caïre en 2012, à la recherche d’une histoire de la révolution égyptienne et traversera de large extraits d’un autre film récent Lettre de Voyant (2013). À partir d’une réflexion sur ces œuvres, il a abordé les questions que soulève sa recherche actuelle autour de Toussaint Louverture, figure de la révolution haïtienne.

[Bagnolet • France]
Au départ de À la lecture, cet objet littéraire inédit, il y a un projet vidéo. Véronique Aubouy la cinéaste de ce duo d’écrivains, filme depuis 20 ans tous ceux qui souhaitent lire Proust devant sa caméra, dans l’ordre des tomes et des textes : des femmes et des hommes aussi divers qu’un paysan des Cévennes, un fleuriste d’origine kabyle, un vigile de la banlieue parisienne, une cousine éloignée de Karl Marx, une cavalière qui lit sur un cheval en Mongolie ou un professeur de français. Mathieu Riboulet fut aussi l’un de ses lecteurs. Ce livre est sans doute le fruit de leurs échanges mais aussi et surtout un récit, ode à la lecture, célébration de la présence et permanence de ce livre dans les vies de lecteurs, vies quotidiennes, amoureuses, politiques… Et pourtant nul besoin d’avoir lu À la recherche pour suivre le cours de ces pages, même si vous y viendrez sans doute.

Enregistré à la Médiathèque de Bagnolet le mardi 31 2015, dans le cadre du festival Hors limites
Mixage : Sébastien Zaegel

[Paris • France] 
Dans le cadre d’une carte blanche offerte par la Maison de la Poésie à Paris, le festival Hors Limites invite Célia Houdart pour une lecture-récital de Gil, son dernier roman (P.O.L, 2015), avec le ténor François Rougier et la pianiste Marine Thoreau La Salle THOREAU qui interpréteront Bonne journée de Francis Poulenc sur un poème de Paul Eluard, La Nuit de Jules Massenet sur un poème de Victor Hugo et A Chloris de Reynaldo Hahn sur un poème de Théophile de Viau.

 

Gil est un jeune pianiste qui s’ouvre au monde en découvrant son talent pour le chant lyrique. Dans ce roman d’apprentissage, Célia Houdart suit le parcours du chanteur de l’adolescence à la gloire. Le livre fait ressentir de l’intérieur le souffle, les positions du corps, parfois jusqu’à la douleur.

 

Enregistré à la Maison de la Poésie de Paris le lundi 30 mars 2015, dans le cadre du festival Hors limites
Mixage : Sébastien Zaegel

[Aubervilliers • France] 
Un jour, le patron d’un petit salon de coiffure du 10 ème arrondissement de Paris est parti avec la caisse. Les employés, souvent sans-papiers, lancent un mouvement social inédit – sans personne en face – pour obtenir la reconnaissance de leur travail mais aussi de leur existence dans ce pays qu’elles et ils ont rejoint, pour travailler, voyager ou fuir des conditions de vie difficiles. Sylvain Pattieu, procède comme il l’a fait pour Avant de disparaître. Chronique de PSA-Aulnay (Plein Jour, 2013) il passe, s’installe, discute, tient la chronique de cette boutique effervescente où défilent beauté et fierté et qui contient les failles et les espoirs du monde contemporain. Son talent de romancier et ‘d’enquêteur’ mêlé à une part de son quotidien, donnent lieu à une comédie sociale endiablée où nostalgie, colère, énergie et vivacité se côtoient et se soutiennent.

 

Enregistré à la Médiathèque Henri-Michaux d'Aubervilliers le samedi 28 mars 2015, dans le cadre du festival Hors limites
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
La conquête de l’Ouest américain ? « Une grande période de prédation contrariée, puisqu’elle aboutit à une démocratie », selon le philosophe Jean-Paul Curnier. Période, dont le western — « équivalant de ce que l’Iliade et l’Odyssée sont pour l’Antiquité » — porte la trace et forme le grand récit : celui de la naissance d’une nation (qui est par ailleurs le titre du premier long métrage de l’histoire du cinéma…).
En organisant donc, dans le cadre de sa résidence d’écriture, une projection de Pat Garett et Billy the kid à l’Espace Khiasma, Jean-Paul Curnier plaçait ce quatrième rendez-vous public sous le patronage de Bob Dylan, dont la musique habite le film de Sam Peckinpah, et de ces deux grandes figures au travers desquelles certaines contradictions historiques de la société américaine se sont incarnées.
Réalisé spécialement pour la r22 Tout-monde, ce programme radiophonique croise des échanges qui ont eu lieu avec la salle à l’issue de cette projection, avec les extraits d’une conversation entre Jean-Paul Curnier et Christophe Cognet — cinéaste également en résidence à Khiasma pour son projet Miserrimus. Il s’agissait d’explorer la charge mythique de ce duel à mort — entre Pat Garett, voyou devenu shérif, et Billy the kid, son ancien compagnon de route — où se joue les derniers soubresauts anarchisants d’une Amérique sans frontières, peu à peu gagnée par l’ordre et la propriété terrienne, et de montrer comment celle-ci traverse encore notre imaginaire politique…

Réalisé par Jean-Paul Curnier et Sébastien Zaegel à l’Espace Khiasma, dans le cadre du programme de résidences d’écrivains conduit par le service livre de la Région Île-de-France

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Mémoire Palace, la restitution

[Montreuil • France]
« Cette performance a tenté de rendre compte de la mémoire d’un lieu et de ses habitants dans leur diversité. Pour cela, j’ai mêlé, dans la plus grande liberté et sans hiérarchie, ces paroles hétéroclites, protéiformes, de toutes origines géographiques et sociales. C’est pour cela que l’on passe du tube de l’été à un poème engagé en persan, de l’hymne national ukrainien à une comptine, de la recette sénégalaise du Tiep bou dien à un rap, ou encore à une prière en vietnamien ou en français, et par des chants traditionnels kabyles, gascons, chiliens, suédois, yiddish, bretons et burkinabés. On croise ainsi plus de vingt langues, sachant qu’il y en a une trentaine qui m’ont été confiées. Et tout ça n’a été possible que parce que des générations de femmes et d’hommes ont lutté pour cette liberté d’expression… »
Violaine Lochu

Enregistré au 116 le samedi 10 janvier 2014, dans le cadre de la résidence de Violaine Lochu au 116 du 15 sept au 10 janvier, et de la fabrication de son projet "Mémoire Palace"
Partition : Violaine Lochu
Projet soutenu par le Conseil Général de la Seine Saint-Denis
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
Interrogé par Amandine André à l’occasion de sa programmation dans le cadre du festival RELECTURES 15 ‘d’après documents’ (pour lequel elle créa la performance Cela ne va pas être possible : c’est administratif) Céline Ahond retraverse quelques étapes de son parcours de performeuse. Un itinéraire qui se présente comme l’exploration des déclinaisons possible de cette question fondamentale guidant le travail qu’elle mène en résidence à l’Espace Khiasma : « est-ce que parler est une écriture ? ».

Entretien réalisé par Amandine André à l'Espace Khiasma, dans les marges du festival Relectures 15

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Paris • France]

Restitution de l’atelier « Discussion avec Jean-Paul Curnier – 4 dates pour une création radiophonique » menés avec les habitants du quartiers Fougères, 20ème arrondissement de Paris au cours de l’année 2014.

Avoir lieu d’être : ainsi pourrait-on énoncer la devise qui est au cœur du projet de la Maison des Fougères. Or, c’est un être-ensemble qu’il s’agit d’abriter en ce lieu. Aussi, afin que les énergies convergent dans l’action, mais également dans la réflexion sur ce que signifie faire « maison commune », Jean-Paul Curnier, philosophe-écrivain-poète — et résidant, lui-même, à l’Espace Khiasma — anima plusieurs séances d’une discussion sur le thème de la chartre. Occasion de poser quelques fondations apparentes au cœur de cette maison encore en chantier, et d’y aménager un atelier de fabrication collective du collectif. La réalisatrice sonore Hélène Cœur y promena ses micros afin que le groupe se ressaisisse de sa parole, la réécoute, la ré-agence et, à partir de cette mise en dialogue des envies et des avis, créé avec son aide, pour la r22-Tout-monde, une polyphonie radiophonique qui n’a pas eu pour vocation à être tout à fait « comme à la radio ». Dans le cadre de RELECTURES, en présence de Jean-Paul Curnier et d’Hélène Cœur, les participants à l’atelier ont ouverts les portes de la Maison des Fougères et nous donner à entendre, autour d’un verre, le résultat de leur travail.

 

dans le cadre de la résidence d’écrivain de Jean-Paul Curnier à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

Réalisé par Hélène Cœur au Musée Commun, dans le cadre du festival Relectures 15

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Spinoza in China, commencement

[Les Lilas • France]
Spinoza in China
 est (pour peu de temps encore) un chantier d’écriture : «autobiographie de l’enfant Ernesto, âgé de 10 ans et quelques secondes, ou, et, quelques siècles», «récit des multiples instants d’une émancipation, lente, laborieuse, mais tenace», «ode à l’amour» et «programme éditorial poétique, pour les 34 prochaines années».

Du reste, au fur et à mesure que tombent les dépêches AFP : « Spinoza in China est également une exposition des Visages d’Ernesto, au quotidien, sous forme d’une série de portraits dont le titre d’ensemble est le suivant : Si l’état du monde est visible un peu sur mon visage alors je peux dire un peu je suis de ce monde. »

Enregistré à l'Espace Khiasma le dimanche 28 septembre 2014, dans le cadre du festival Relectures 15

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Cela ne va pas être possible : c’est administratif

[Les Lilas • France]
Cela ne va pas être possible : c’est administratif
devait être le récit-performance documenté d’un parcours dans les méandres des administrations françaises, accompagnant une personne « sans papier » dans ses démarches de régularisation. Une histoire racontée « d’après documents » : documents-cadres (textes de loi, jurisprudences, circulaires, directives, règlements européens…), documents à produire (extrait d’acte de naissance, attestation de domicile, formulaires CERFA n° 13653*03 et n° 13662*05, passeport, visa, certificat de nationalité, acte de mariage, promesse d’embauche, certificat de scolarité, relevés de notes, rapport médical, documents justifiant sa présence ininterrompue en France : ordonnances médicales, factures, fiches de paie… ) afin d’obtenir les documents qui attestent, légitiment des statuts et instituent des identités (titres de séjour, carte nationale d’identité…), pour montrer à quel point les documents peuvent être au centre des existences « en situation irrégulière ». Seulement, les histoires n’appartiennent pas qu’à ceux qui les racontent, et Céline Ahond nous conte son expérience pour témoigner de cette rencontre.
Cette dernière, pour qui prendre la parole, c’est tracer le chemin d’une pensée en construction, a donc dû penser à tracer des chemins de traverses et de contournement, afin d’évoquer en creux cette histoire dont elle devait respecter l’intimité. Il fallait alors se détacher du « contexte » pour se concentrer sur le « cadre » — celui de l’art. C’est à dire, celui où — et d’où — l’artiste parle : ce qui revient à réfléchir sur la place de ce dernier. Ne pas raconter pour mieux dire autre chose, et traduire tout cela dans son vocabulaire et sa grammaire formelle. Céline Ahond dessina donc une « ligne orange » pour sauter la barrière sans pour autant franchir la ligne rouge, transforma un document vierge en passeport pour partout, et a peint des portes en vert d’incrustation vidéo, créant ainsi des ouvertures vers encore ailleurs…

Transcriptions :
العربية

Enregistré à l’Espace Khiasma le mercredi 24 septembre 2014, dans le cadre du festival Relectures 15

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
Homère Homer joue à la tragédie grecque pour raconter la crise des subprimes. L’histoire est inéluctable : Homer (celui qui mange des donuts) doit faire face à la crise économique. Une fois sa maison confisquée et sa famille disloquée, il finira par se crever les yeux pour ne plus voir son malheur. Après une longue errance, à la recherche de sa fille Lisa, il deviendra Homère (celui qui raconte des histoires). Alternant séquences tragiques (vraiment) surjouées et explications économiques (faussement) improvisées, Homère Homer provoque le rire, ainsi qu’une réelle compréhension des mécanismes économiques contemporains.

Enregistré à l’Espace Khiasma le lundi 22 septembre 2014, dans le cadre du festival Relectures 15

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Lundi de Phantom n°11 : Pierre Michelon – Performance documentaire d’un discours non-prononcé

[Les Lilas • France]
À partir de la performance que David Legrand proposa dans le cadre du « Lundi de Phantom » consacré au film en cours de montage de Pierre Michelon, Un petit morceau de bois, ce dernier a composé une pièce sonore revenant sur les thèmes qui traversent son projet. Ce discours non-prononcé par André Malraux à Cayenne sert en effet de point de départ à l’approche sensible de l’enquête historique qu’il mène de concert avec Jean Mariema, une figure importante du militantisme guyanais. Procéder au reenactment d’un texte documentant un événement qui n’a pas eu lieu lui permet ainsi d’appréhender un épisode marquant de l’histoire de la départementalisation en Guyane française : le référendum de septembre 1958 portant sur la Constitution de la Ve République. Par le montage des voix et des récits d’André Malraux et de Jean Mariema, Un petit morceau de bois réactualise les enjeux de ce « non événement ». « Approuvez-vous la Constitution qui vous a été proposée par le Gouvernement de la République ? » Question laissée sans réponse, ou constamment épuisée par les luttes guyanaises qui se poursuivent au présent de l’indicatif : enclavement économique, cohésion sociale, pillages officiels ou clandestins, Université de plein exercice…

Enregistré à l’Espace Khiasma le lundi 31 mars 2014, dans le cadre des Lundis de Phantom, et à Bourges, avec David Legrand, le vendredi 27 juin 2014.
Montage : Pierre Michelon

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
L’hôte peut désigner la personne qui est reçue ou celle qui reçoit, un double sens que Jean-Paul Curnier a décidé de mettre à profit dans le cadre de sa résidence à l’espace Khiasma. Pour cette soirée, il a donc invité Jacques Durand, écrivain taurin de renommé, à venir s’entretenir avec lui sur l’éthique et l’esthétique de la tauromachie, dont ce dernier exprima toutes les facettes dans les chroniques qu’il livra jusqu’en 2012 au journal Libération. Aussi, ce qui pourrait ressembler à première vue à une cambiada – passe destinée à détourner la charge du taureau – dans la réflexion de Jean-Paul Curnier se révèle comme le développement d’une intuition première. Sous les traits du torero défiant la mort avec panache, et sacrifiant parfois sa vie à son goût pour le risque et les actions d’éclat, Jean-Paul Curnier discerne en effet la figure voisine du pirate dont l’existence brève, joyeuse et violente, toute en dépenses et en excès, fut le creuset de formes d’organisations politiques basées sur l’autogestion, l’égalité, et le souci du bien commun. C’est donc par un biais inattendu que son exploration des liens entre démocratie et prédation se poursuit, empruntant l’épée du matador ou le sabre d’abordage comme autant de façon possible de philosopher à l’arc !

Réalisé par Jean-Paul Curnier et Sébastien Zaegel à l’Espace Khiasma, dans le cadre du programme de résidences d’écrivains conduit par le service livre de la Région Île-de-France

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
« Il s’agit de décrire un lieu à l’oral. Il y en a cinq : cinq lieux dans le Monde, en bord de mer. Cinq lieux où suffisamment de choses se tissaient pour que je puisse les déconstruire en une performance. Cinq performances. Parfois des amis me demandent, en me voyant m’intéresser aux animaux qui m’entourent, d’où me vient cet intérêt. C’est en partie pour répondre à cette question que je me lance dans Oralieu : c’est une enquête. Pour décrire les lieux, je ne me sers pas de mon imagination, mais de choses que je savais déjà, de l’observation d’un animal, d’informations que j’ai collectées après coup. L’ensemble forme un savoir, mais un savoir qui n’est ni froid ni objectif. Dans Oralieu, le savoir est poétique. Oralieu traite d’un humain heureux de tout ce qui le rattache à ce qui l’entoure. Un humain curieux de ses attachements. C’est une écologie joyeuse, curieuse, et non pas alarmiste et dépressive. »

Découvrez l’intégralité du projet d’Alexis Fichet sur le blog d’Oralieu : http://oralieu.blogspot.fr/

Enregistré à l’Espace Khiasma le dimanche 29 septembre 2013, dans le cadre du festival Relectures 14

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
Le travail de Jean-Paul Curnier, en résidence à l’Espace Khiasma, se nourrit de rencontres organisées dans le cadre d’évènements publics de différentes natures (conversations, performances, concerts, etc.). Tout bien considéré fait suite à l’invitation du collectif PEROU (Pôle d’Exploration des Ressources Urbaines) pour deux soirées de réflexion consacrées aux questions soulevées par la destruction du bidonville de Ris-Orangis et par l’expulsion de ses occupants. Y étaient présents Sébastien Thiéry, fondateur et animateur du PEROU, des membres militants du PEROU, ainsi que des auteurs du livre collectif Considérant qu’il est plausible que de tels évènements puissent à nouveau survenir, paru en mars 2014 chez post-éditions.

Réalisé par Jean-Paul Curnier et Sébastien Zaegel à l’Espace Khiasma, dans le cadre du programme de résidences d’écrivains conduit par le service livre de la Région Île-de-France

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

La controverse Marboeuf

[Les Lilas • France] « Avec Jean-Yves Jouannais, en son absence », Olivier Marboeuf introduit le principe d’une polémique à distance autour de la figure du plus grand écrivain n’ayant jamais écrit, Félicien Marboeuf, grand-père commun des deux auteurs. Après Deuxième Vie, l’auteur revient sur l’origine de son nom de famille et sur la capture de son grand-père, revisitant sa biographie au travers de cartes mentales inspirées des pratiques de Barthes. Partant de son patronyme, il dérive progressivement vers de nouvelles filiations, réelles ou imaginées, qui révèlent son prénom secret et, avec lui, une nouvelle lecture de l’histoire coloniale : où l’on découvrira les étonnants Pikiki et leur mystérieux leader « Œ », où il y sera question d’héritage, de spoliation et de danse des morts. Une opération identitaire critique où la dimension politique est abordée de manière oblique, à la fois tragi-comique et fantastique.

Enregistré à l’Espace Khiasma le vendredi 27 septembre 2013, dans le cadre du festival Relectures 14

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

En dehors (avec les outsiders) #1

[Les Lilas • France] 
En ouverture de Relectures 14, Nicolas Richard rend un hommage vibrant et caustique aux outsiders de la musique avec une nouvelle performance en cours d’écriture, présentée pour la première fois en public. Il nous entraîne sans ménagement sous les torrents synthétiques et les chants à tâtons de ces princes du web ; chanteurs sans peur à la recherche d’une gloire hypothétique. Souvent hilarantes, l’écriture et la playlist font mouche sans jamais pour autant se départir d’une tendresse pour « ceux qui chantent, mais ne chantent pas ». Nicolas Richard est là où on l’attend, formidable accélérateur d’une phrase qui part dans le décor, mais aussi en d’autres lieux, celui d’une conférence qui déplie au travers du portrait de quelques éminents outsiders un plaidoyer pour l’engagement dans l’art, aussi approximatif soit-il. Tout sauf continuer à faire semblant.

Transcriptions :
Français / English

Enregistré à l’Espace Khiasma le lundi 23 septembre 2013, dans le cadre du festival Relectures 14

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site