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19 ans aujourd’hui

[Lyon • France]

 

Séquence#5 : 19 ans aujourd’hui

Avec Julien Abbes, Lucie Pavy, Rita Rochdi et Denis Mariotte

 

« Je préfère m’intéresser à ce qui m’entoure. Le point de vue de l’autre. Etre métisse c’est vivre sa mixité. Pour moi, c’est une chance. Ce problème d’étiquettes ça ne me va pas. C’est ma vie. On m’a mis dedans. C’est ce que ma maman me dit. Je ne serai jamais de la couleur locale ».

Lucie Pavy, 19 ans aujourd’hui

 

www.rester-etranger.fr

Antenne Rester. Étranger.
Séquence 1 : Je vole
Séquence 2 : C'est relou
Séquence 3 : Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.
Séquence 4 : Chaud comme la pluie
Séquence 5 : 19 ans aujourd'hui

 

La Règle du jeu : 
C’est une réalisation à 14 mains en ajout, couche, sur-couche, cuts, clarifications, suspens et superpositions. La règle, c’est qu’il en va du jeu comme dans la vie : on s’amuse, on se lance, on tente. Parfois, les choses se brouillent, on n’y comprend plus rien et ceux qui gagnent créent la surprise.

Reste une certitude : 
Ce n’est pas parce que l’on a des oreilles ou un micro que l’on est sûr.e de pouvoir tout capter ! 

 

Merci à celles et ceux qui se sont aussi prêtées au jeu : Cristina, Guillaume, Carla, Vincent, Lise, Arsène, Anouk, Fabrice, Antoine, les punks de la ferme du Haut Nueil.

Pièce collective de Jef Klak – 3 min 50
Nombre de joueuses : sept
Emilie Mousset, Aude Rabillon, Céline Della Savia, Cabiria Chomel,
Michelle Fikou, Cécile Debove, Emmanuelle Tornero.

Chaud comme la pluie

[Paris • France]

 

La quatrième séquence, Chaud comme la pluie, diffracte plusieurs moments de la permanence à la Ménagerie de Verre. 

 

Le corps s’avance pour être prioritaire et il a raison. 

Le corps que j’ai abandonné ou qui s’est abandonné ou qui m’a abandonné. 

Celui-là je le ramasse parce que mon âme est à l’intérieur.

 

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Antenne Rester. Étranger, dirigée par Barbara Manzetti
séquence #1 : Je vole

séquence #2 : C'est relou

séquence #3 : Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.
séquence #4 : Chaud comme la pluie

Superformer(s) #Samera Amhed

[Les Lilas • France]

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

http://www.violainelochu.fr/

http://lagalerie-cac-noisylesec.fr/

Superformer(s) #Ghyslaine Pé

[Les Lilas • France]

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

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Superformer(s) #Patricia Le Beller

[Les Lilas • France]

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

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Superformer(s) #Hanane Sahnoun

[Les Lilas • France]

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

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Superformer(s) #Marc Bataille

[Les Lilas • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Superformer(s) #Jocelyne Giraud-Lepage

[Les Lilas • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Superformer(s) #Zoulhera Ichou

[Les Lilas • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Écouter l’espace – 5

[Paris XXè • France]

 

Compte rendu de l’atelier son et mouvement de l’année scolaire 2016-2017. La deuxième année de l’atelier de la classe de Camille Bedel à l’école Le Vau, porté sur le son et le mouvement, a mené les élèves à réaliser un « reportage » enregistré, compte rendu de fin de séance.

 

Ces projets ont été produits par Khiasma et financés par la Fondation de France, la Ville de Paris et la Caisse des dépôts et consignations.

Enregistré à l'école Le Vau, Paris 20è
Son : Hélène Coeur
Mouvements : Milena Gilabert

Superformer(s) #Francine Pierandré

[Les Lilas • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Superformer(s) #Mario Silva

[Les Lilas • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Superformer(s) #Nadia Fidelin

[Les Lilas • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

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Qu’on enlève. Qu’on déchire pour manger.

[Paris XIè • France]

 

Dans la troisième séquence on enlève le cellophane. Qu’on déchire pour manger

Des scènes en temps réel. Drôle d’expression n’est-ce pas. Comme si le temps ne l’était pas à chaque instant. Réel. Pour tout vous dire je crois entretenir un problème de fond avec cet instant. Au cours duquel je me pose la question. Est-ce là. Maintenant. La réalité ? 

Antenne Rester. Étranger à la Ménagerie de verre
séquence #1 : Je vole
séquence #2 : C'est relou
séquence #3 : Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.
_
avec la contribution de:
Tanguy Nédélec
Pascaline Denimal
Viviana Moin
Charlotte Imbault
Helena
Et avec nous, les étrangers.

Écouter l’espace – 4

[Paris XXe • France]

Ce projet invite les enfants de l’école Le Vau (Paris 20e) à ressentir l’environnement qui les entoure à partir de l’écoute et des sensations corporelles. Deux intervenantes sont à l’œuvre : Hélène Cœur, spécialiste du son, et Milena Gilabert, danseuse. Ensemble, elles amènent les enfants à traverser les sons comme des matières d’une palette en mouvement.

Une quinzaine de séances sont réparties tout au long de l’année scolaire. Elle se déroulent parfois en classe, parfois dans d’autres espaces du quartier, à explorer et découvrir.
Chaque séance fait l’objet d’un compte-rendu sonore (réalisé par les élèves) qui vous permettra de suivre le projet pas à pas !

Enregistré à l'école Le Vau, Paris 20è
Son : Hélène Coeur
Mouvements : Milena Gilabert

Superformer(s) #Thierry Fourrière

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

http://lagalerie-cac-noisylesec.fr/

Superformer(s) #Taco Gakou

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

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Superformer(s) #Milijiana Banovic

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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[Paris XIè • France]

 

La deuxième séquence, C’est relou, conjure mot à mot notre peur de la langue pointue.
Une nouvelle peur surgit. Très personnelle. Elle côtoie la première. Celle de ne pas être capable de prononcer les textes que j’écris dans la langue apprise.

 


Il ne faut pas avoir peur de ne pas comprendre

Parfois tu baignes dans la langue française
Comme un enfant dans la langue maternelle

Si je pousse la porte.
La peau de mon visage.
Se colle aux autres peaux.
Lustrées par l’usage.
J’admire les postures harmoniques.
Les manches retroussées. Les regards biaisés. Les sourires.
Et les mains qui s’affairent.
J’admire les pupilles noires saillantes.
D’autres regards opaques.
Et la corpulence mythique des migrants regroupés.
Rescapés des naufrages que l’on sait.
Assurés à présent aux écrans.
Leurs vestes paraissent toutes délavées.
Tellement leurs visages rayonnent.
De beauté.
Ou simplement de l’habitude qu’ils ont adoptée à cette survivance.

Antenne Rester. Etranger à la Ménagerie de verre
séquence #1 : Je vole
séquence #2 : C'est relou
séquence #3 : Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.
_
avec la contribution de : Audrey Gaisan Doncel, Chloé Schmidt, Bartolomeo Terrade, Eric Yvelin, Marian del Valle, Renaud Golo, Denis Mariotte et Hélène Hiratchet.
Et avec nous, les étrangers.

Superformer(s) #Béatrice Bikime

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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http://lagalerie-cac-noisylesec.fr/

Superformer(s) #Karima Alem

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr

http://lagalerie-cac-noisylesec.fr

Superformer(s) #Nathalie Labbé

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

http://lagalerie-cac-noisylesec.fr/

[Paris XIè • France]

 

La première séquence, Je vole, a été enregistrée et montée dans l’ignorance des codes et des techniques radiophoniques. Au sein du lieu au métabolisme aquatique. Un lieu comme une personne. Infatigable. Secoué par les frissons. Les spasmes. Les crissements. Les élans des artistes qui l’assiègent. Le contenu est parlé dans une langue française pas toujours maternelle. Mais systématiquement freinée. Maternée. Qui dit. Tu ne m’es pas étranger. Tu es. Peut-être. Mon fils. Tu es. La colonne vertébrale. Par ta seule présence. Tu enracines les mots. Qui s’étaient égarés. Dans mes pourparlers. 

Antenne rester. étranger à la ménagerie de verre
séquence #1 : Je vole
séquence #2 : C'est relou
séquence #3 : Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.
_
avec la contribution de : Audrey Gaisan Doncel, Chloé Schmidt, Bartolomeo Terrade, Eric Yvelin, Marian del Valle, Renaud Golo, Denis Mariotte et Hélène Hiratchet.
Et avec nous, les étrangers.

[Gentilly • France]

 

Si le Corps Collectif est connu pour être un groupe de performance et de danse, certains de ses 13 membres s’adonnent volontiers à la pratique de la poésie sonore et de l’écriture automatique. Dans cette pièce inédite, Nadia Vadori-Gauthier et Arthur Navellou nous donnent à entendre une interprétation du Crépuscule des baby dolls, performance qu’ils présentent au Générateur le 5 mars 2017.

 

http://legenerateur.com/spectacle/performances-de-mars-3/

Mix : Louise Manzanero
Voix : Nadia Vadori-Gauthier, Arthur Navellou, Louise Manzanero

Écouter l’espace – 3

[Paris XXe • France]

Ce projet invite les enfants de l’école Le Vau (Paris 20e) à ressentir l’environnement qui les entoure à partir de l’écoute et des sensations corporelles. Deux intervenantes sont à l’œuvre : Hélène Cœur, spécialiste du son, et Milena Gilabert, danseuse. Ensemble, elles amènent les enfants à traverser les sons comme des matières d’une palette en mouvement.

Une quinzaine de séances sont réparties tout au long de l’année scolaire. Elle se déroulent parfois en classe, parfois dans d’autres espaces du quartier, à explorer et découvrir.
Chaque séance fait l’objet d’un compte-rendu sonore (réalisé par les élèves) qui vous permettra de suivre le projet pas à pas !

Enregistré à l'école Le Vau, Paris 20è
Son : Hélène Coeur
Mouvements : Milena Gilabert

Chronologie du rapport bonheur et politique

Cette chronologie est extraite de l’installation intitulée L’année mondiale de l’indice postérieur net et du bonheur national brut de Magali Desbazeille, produite par la Maison populaire avec l’aide du CNC/dicream. L’œuvre porte sur la quantification du ressenti dans nos grandes institutions, c’est-à-dire, comment l’ONU, Eurostat ou encore l’Insee, quantifient le bonheur, le sens de la vie, la satisfaction, le moral… Cette chronologie exhaustive remonte au début de la révolution française…
 

Magali Desbazeille

Tutoriel de la quantification

Ce tutoriel est extrait de l’installation intitulée L’année mondiale de l’indice postérieur net et du bonheur national brut de Magali Desbazeille, produite par la Maison populaire avec l’aide du CNC/dicream. L’œuvre porte sur la quantification du ressenti dans nos grandes institutions, c’est à dire, comment l’ONU, Eurostat ou encore l’Insee, quantifient le bonheur, le sens de la vie, la satisfaction, le moral… Ce tutoriel questionne les systèmes de mesure comme constituant d’une forme de pouvoir… 
 

Magali Desbazeille

[Paris • France]

Des ponts des fragments, un livre oublié, des silhouettes furtives, des créatures étranges…

La pièce sonore Tu m’entends là, maintenant ?, écrite par l’artiste lors de sa résidence d’auteure à Noisy-le-Sec, a été conçue à partir du songe de Poliphile et enregistrée sur un lac en Suisse. Elle a été réalisée pour l’édition 2016 de Nuit Blanche et initialement diffusée à bord des Batobus  dans le cadre du programme radiophonique Floating ON AIR. 

La Galerie développe depuis 2014 une résidence d’une durée de deux mois, qui offre à un auteur la possibilité de développer un travail d’écriture, qui allie les domaines de la littérature avec l’écriture critique sur l’art dans une forme de “fiction-critique”. Il est également un partenaire privilégié pour la construction du programme culturel autour de la thématique de saison.

Delphine Chapuis Schmitz explore dans sa pratique artistique  les possibilités du langage pris à la fois comme vecteur de sens et comme matériau. Les textes qu’elle compose, le plus souvent à partir de fragments, peuvent prendre différentes formes en fonction de la situation dans laquelle ils s’inscrivent : installations, lectures, performances, publications papier ou en ligne.  Basée à Zurich, elle est docteur en philosophie et diplômée de l’Université des Arts de Zurich.  Son travail a été montré notamment au Centre Pompidou et à Jeune Création au 104 à Paris, au Museum Haus Konstruktiv et au Corner College à Zurich, à Interno 4 à Bologne et à la Fondation Ratti à Côme.

http://dchapuis-schmitz.com/info/

1er Octobre 2016
Production : La Galerie, centre d'art contemporain de Noisy-le-Sec
Courtesy Delphine Chapuis Schmitz

[Paris XXe • France]

 

La Maison des Fougères a eu la chance d’accueillir Sarah de RAJE pour un atelier de création sonore « Made in Fougères » le 18, 19 et 20 octobre 2016. Cet atelier pour enfants a rassemblé une dizaine de jeunes enquêteurs en herbe, qui ont inventé des histoires autour de La Cabane Fleury en captant les sons alentours et en enregistrant leurs récits. À travers ce travail créatif, il s’agissait de capter la vie du square Fleury, tout cela en jouant et en se familiarisant avec les techniques radiophoniques.
Merci à Sarah et à la Cabane Fleury !

Participants : Matilde, Gabriel, Alexandre, Yousra, Boubakari, Tayra, Rahma, Wahel, Lina, Jezinho, Djimbala
Animé par : Sarah Haderbache

[Paris XXe • France]

 

La Maison des Fougères a eu la chance d’accueillir Sarah de RAJE pour un atelier de création sonore « Made in Fougères » le 18, 19 et 20 octobre 2016. Cet atelier pour enfants a rassemblé une dizaine de jeunes enquêteurs en herbe, qui ont inventé des histoires autour de La Cabane Fleury en captant les sons alentours et en enregistrant leurs récits. À travers ce travail créatif, il s’agissait de capter la vie du square Fleury, tout cela en jouant et en se familiarisant avec les techniques radiophoniques.
Merci à Sarah et à la Cabane Fleury !

Participants : Matilde, Gabriel, Alexandre, Yousra, Boubakari, Tayra, Rahma, Wahel, Lina, Jezinho, Djimbala
Animé par : Sarah Haderbache

[Paris XXe • France]

 

La Maison des Fougères a eu la chance d’accueillir Sarah de RAJE pour un atelier de création sonore « Made in Fougères » le 18, 19 et 20 octobre 2016. Cet atelier pour enfants a rassemblé une dizaine de jeunes enquêteurs en herbe, qui ont inventé des histoires autour de La Cabane Fleury en captant les sons alentours et en enregistrant leurs récits. À travers ce travail créatif, il s’agissait de capter la vie du square Fleury, tout cela en jouant et en se familiarisant avec les techniques radiophoniques.
Merci à Sarah et à la Cabane Fleury !

Participants : Matilde, Gabriel, Alexandre, Yousra, Boubakari, Tayra, Rahma, Wahel, Lina, Jezinho, Djimbala
Animé par : Sarah Haderbache

[Paris XXIe • France]

 

La Maison des Fougères a eu la chance d’accueillir Sarah de RAJE pour un atelier de création sonore « Made in Fougères » le 18, 19 et 20 octobre 2016. Cet atelier pour enfants a rassemblé une dizaine de jeunes enquêteurs en herbe, qui ont inventé des histoires autour de La Cabane Fleury en captant les sons alentours et en enregistrant leurs récits. À travers ce travail créatif, il s’agissait de capter la vie du square Fleury, tout cela en jouant et en se familiarisant avec les techniques radiophoniques.
Merci à Sarah et à la Cabane Fleury !

Participants : Matilde, Gabriel, Alexandre, Yousra, Boubakari, Tayra, Rahma, Wahel, Lina, Jezinho, Djimbala
Animé par : Sarah Haderbache

Écouter l’espace – 2

[Paris XXe • France]

 

Compte rendu de l’atelier son et mouvement de l’année scolaire 2016-2017. 

La deuxième année de l’atelier de la classe de Camille Bedel à l’école Le Vau, porté sur le son et le mouvement, a mené les élèves à réaliser un « reportage » enregistré, compte rendu de fin de séance.

 

Ces projets ont été produits par Khiasma et financés par la Fondation de France, la Ville de Paris et la Caisse des dépôts et consignations.

 

Enregistré à l'école Le Vau, Paris 20è
Son : Hélène Coeur
Mouvements : Milena Gilabert

Écouter l’espace – 1

[Paris XXe • France]

 

Compte rendus de l’atelier son et mouvement de l’année scolaire 2016-2017. La deuxième année de l’atelier ans la classe de Camille Bedel à l’école Le Vau porte sur le son et le mouvement.

Les élèves réalisent un « reportage » enregistré, compte rendu de fin de séance.

Ces projets ont été produits par Khiasma et financés par la Fondation de France, la Ville de Paris et la Caisse de dépôts et consignations.

Enregistré à l'école Le Vau, Paris 20è
Son : Hélène Coeur
Mouvements : Milena Gilabert

[Paris XXe • France]

 

Les enfants de la classe de Camille Bedel, à l’école Le Vau parlent plusieurs langues, ils se sont enregistrés.

 

Atelier son et photo mené pendant l’année scolaire 2016-2017 avec le plasticien Yo-yo Gonthier.

 

Prises de son : les élèves
Montage mixage : Hélène Cœur
Enregistré à l'école Le Vau, Paris 20è

Tendez l’oreille… ! Anne-Laure Pigache et Anne-Julie Rollet invitent à un voyage de 15 minutes à travers une pièce sonore. Une expérimentation de l’écoute, des jeux de voix, de conversations et de chorales de mot réalisés avec un groupe de 18 personnes accueillies pendant une résidence au Générateur au printemps 2016.

 

Écouter le marché de Gentilly un samedi de février //// Écouter comment ça parle //// S’enfermer en cabine pour mieux s’enregistrer //// Répéter tout ce que dit l’autre //// Écouter la radio //// Parler, moduler, changer de langue //// Quel est l’espace depuis lequel on parle ? //// Quel est l’espace dont Perec parle ? //// Quel espace aime-t-on traverser ? //// Dans quel espace aime-t-on rester ?

Anne-Laure Pigache & Anne-Julie Rollet
Avec les voix de Lise-Marie Baccan, Ghislaine Bergeroô, Irina Telkova, Marianne Roubaud, Nina Cholet, Aurore Laloy, François Durif, Bruno Siberchicot, Rémi Dauriac, Marie-Pierre Lepeintre, Christelle Delhommois, Pho Buu, Dorothée Beuzit.

Accueilli en résidence à l’atelier de Lindre-Basse, au cœur d’une réserve d’oiseau, Violaine Lochu pour la lettre U comme ululer, a cherché à explorer les possibilités ornithologiques de sa voix. Pour composer cette performance vocale, elle s’est inspiré du ululement des chouettes effraie et hulotte mais aussi d’autres oiseaux vivant à proximité ; cigogne, butor étoilé, locustelle, foulque, pinson, vanneau huppé, pouillot véloce, caille des blés, milan noir, hirondelle…

Pour la lettre R de son abécédaire, Violaine Lochu explore le principe de répétition au cours d’une courte performance vocale. Elle prend comme matériel d’exploration des mots dont on nous rabâche quotidiennement les oreilles ; slogans publicitaires, formules politiques, chansons populaires, répondeur téléphonique…  et se met à les répéter tant et tellement que leur pouvoir d’aliénation se révèle et s’annule à la fois, les mots si souvent entendus deviennent comme étrangers, se retournent sur eux même pour devenir matière sonore et poétique.

Comment entendons-nous notre propre voix ? Quels rapports entretenons-nous avec elle ? Quelles sonorités aimons-nous ou au contraire détestons-nous en elle ? Telles sont les questions que Violaine Lochu a posé aux habitants du Saulnois lors de sa résidence à la Synagogue de Delme, mais également à des professionnels de la voix (chanteuses, comédien, professeur…). Il est conseillé d’écouter cette pièce sonore au casque.

Pour la lettre B de son Abécédaire vocal, Violaine Lochu est allée enregistrer les babils des enfants âgés de 8 à 10 mois du Multi-accueil de Dieuze. Elle a ensuite composé cette pièce sonore en baissant la fréquence des voix des tout petits afin qu’elles s’apparentent à celles d’adultes. Les sonorités ainsi produites oscillent entre paroles préhistoriques, chants ancestraux ou encore langage extraterrestre…

Le hurlement est sans doute le son le plus animal que peut émettre l’homme. Jouant de cette ambigüité, Violaine Lochu crée cette pièce sonore à partir de cris d’enfants oscillant entre chant d’oiseau, langage sifflé de Gomera ou encore joute vocale.

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Violaine Lochu est allée à la rencontre d’une soixantaine de personnes pour leur demander de lui chuchoter un secret, un mot doux, une rumeur, une confidence, une médisance… A partir de ce matériau recueilli, l’artiste propose cette pièce sonore qui par un jeu de montage révèle et cache à la fois les confidences, faisant du chuchotement une véritable texture sonore.

Première lettre de l’alphabet, le A est ici privatif : aphonie – sans voix. Dans le cadre de son projet de résidence Abécédaire Vocal, à la Synagogue de Delme, Violaine Lochu a composé cette pièce sonore à partir d’entretiens auprès de personnes ayant vécu ce symptome.

 

[Montrouge • France]
Pièce sonore, 09:22mins, 2016

 

« Traitant le langage comme une matière malléable, les travaux d’Anne le Troter sont empreints d’une certaine trivialité, liée à l’utilisation de formes orales, ou des formes sans forme du langage utilitaire. S’inspirant de situations de la vie quotidienne, elle transforme en texte ses observations sur le monde qui l’entoure et questionne les fonctionnements du langage dans ce processus.

 

Utilisant la « mise en langage » comme instrument de connaissance, elle tente de décrire et partant, d’expliquer ce qu’elle observe du monde – tentative sans doute illusoire et sans fin, qui fait écho à cet extrait de Nathalie Quintane, auteure chère à l’artiste « Tout ça pour dire que ce n’est pas parce que tu écris que tu en sois moins embrouillé. Ça déplace l’embrouille, et voilà. »(1) » 

 

Isaline Vuille, Kunstbulletin, juillet-août 2014, ‘Anne le Troter – rollercoaster screams ou ça s’en va et ça revient’

 

(1) Extrait de ‘Crâne chaud’ de Nathalie Quintane, 2012, POL, Paris

 

Grand Prix du Salon et du Palais de Tokyo

Bourse de production : ADAGP

En collaboration avec les artistes ASMR : Final ASMR, Made In France ASMR, Miel ASMR, Mr Discrait, Sandra Relaxation ASMR, The French Whisperer.

Réalisation : Anne le Troter

La Maison Populaire / Carte de visite sonore

[Montreuil • France]
Un centre d’art en forme de hall d’accueil, où Auguste Rodin, Pablo Picasso, Robert Doisneau, Enrico Caruso et Martha Graham sont des noms de salle qui ouvrent des portes aux praticiens en herbe (avec certains, parmi les grands chanteurs actuels, ayant fait leur première scène dans celle d’à côté…), un lieu de rencontre et de vie « très montreuillois », maison de culture et d’éducation populaire : la Maison du même nom fête ses cinquante ans cette année ; roulement de tambour, pop-corn et claquettes !

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Juliette Gardé (chargée du développement des publics et de l'action culturelle et médiatrice), Louisa Ballant, Fabienne Gilles (céramiste), Delphine Mimpontel (danseuse), Malika Kaloussi (agent d’accueil et standardiste), Floriane Benjamin (coordinatrice du centre d'art et du secteur arts plastiques), Dominique Moulon (critique d'art et commissaire d'exposition), Caroline Delieutraz (artiste), les adhérant de la Maison Populaire, et un extrait de la création sonore « Portes entrouvertes » de Benoît Labourdette.

[Montrouge • France]
Tissu, carton et plâtre synthétique, installation sonore 30x26x21cm

 

« L’écriture est pour moi un fil d’Ariane, une pratique où les mots sont considérés comme des matériaux que l’on peut assembler et faire correspondre avec des objets ou des images. Si mes interventions empruntent diverses formes, elles sont traversées par des problématiques similaires.

 

Mes œuvres peuvent être de tailles variées, la plupart du temps en bois, métal ou céramique, et intègrent souvent des objets trouvés ou des enregistrements sonores, que j’utilise pour spatialiser le texte par l’intermédiaire de la voix. Partant d’une activité de poète qui prenait le livre pour seul support, j’ai progressivement ressenti le besoin de composer au-delà de la page, ce qui a déplacé ma pratique vers l’atelier et la production de volumes dialoguant entre eux dans l’espace.

 

En utilisant la sculpture, l’installation, et plus rarement l’image, je cherche à dépouiller le langage des conventions propres à nos usages coutumiers pour tenter de dégager un outil d’expression singulier. » Raphaël Tiberghien

Réalisation : Raphaël Tiberghien

La Poussière, poème déployé

[Montrouge • France]
La Poussière, poème déployé, 2013, gravure sur disque vinyle et installation sonore, 5’25

« La poussière suit méticuleusement son chemin, entre dans la maison, glisse sur les sols et les meubles avant d’investir le corps, les poumons, les yeux et la gorge enfin, là où le discours prend forme. Serait-ce donc elle qui grippe la belle mécanique du corps humain? Qui bloque l’élocution, qui vient couper, coller, fondre ou fendre les mots? Les bribes de mots ricochent et s’amalgament, des rimes se créent dans le choc des tronçons de paroles. Dans ce balbutiement apparent, le poème prend corps et les mots se chargent de matière, ils deviennent denses, physiques. Porteurs d’un sens autre que celui du langage, ils font presque douter de leur aptitude à communiquer quoi que ce soit. Pourtant ces paroles entrechoquées produisent un nouveaux flux, non conventionnel, qui n’annule pas la narration, ni la transmission. Les mots et les sons, devenus matériels, sont sculptés dans la couche du disque vinyle et permettent d’entrer à l’intérieur du langage, de creuser la surface des mots et du sens. » Agnès Werly

Réalisation : Raphaël Tiberghien

[Montrouge • France]
Stéréo, 10min26, 2016
Le Bruit des GaGas est une installation immersive qui joue sur la perception de la profondeur. À travers un paysage sonore et un paysage visuel, le spectateur est invité à fouiller les ombres au delà de ce qui semble identifiable et tangible. L’idée est d’invoquer les GaGas, esprits de la tribu aborigène de Taïwan, les Jianshi.

 

La bande sonore est diffusée en boucle dans une installation avec un caisson lumineux. 

Réalisation : Julie Vacher

[Bourges • France]
Lors de sa résidence de trois mois à La Box (galerie de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Bourges), Violaine Lochu développe le projet Animal Mimesis. Celui-ci interroge, de manière à la fois critique et poétique, la dimension collective de ce qu’il est convenu d’appeler la parole d’artiste. Censée révéler une vision de l’art et du monde subjective et individuelle, le « parler artiste », est pris en de nombreuses occurrences (presque toujours en fait) dans un régime de langage éminemment commun et construit. Parmi les instances de transmission de ce langage commun, l’école d’art occupe bien sûr une place privilégiée. Violaine Lochu mène cette recherche en réalisant une trentaine d’interviews avec les étudiants et enseignants de l’école ; dans les pièces sonores issues de ces interviews, des parallèles sont établis entre le phénomène de transmission de ce langage particulier et l’intelligence mimétique à l’œuvre dans les groupes animaux.

Réalisation : Violaine Lochu

[Bourges • France]
Lors de sa résidence de trois mois à La Box (galerie de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Bourges), Violaine Lochu développe le projet Animal Mimesis. Celui-ci interroge, de manière à la fois critique et poétique, la dimension collective de ce qu’il est convenu d’appeler la parole d’artiste. Censée révéler une vision de l’art et du monde subjective et individuelle, le « parler artiste », est pris en de nombreuses occurrences (presque toujours en fait) dans un régime de langage éminemment commun et construit. Parmi les instances de transmission de ce langage commun, l’école d’art occupe bien sûr une place privilégiée. Violaine Lochu mène cette recherche en réalisant une trentaine d’interviews avec les étudiants et enseignants de l’école ; dans les pièces sonores issues de ces interviews, des parallèles sont établis entre le phénomène de transmission de ce langage particulier et l’intelligence mimétique à l’œuvre dans les groupes animaux.

Réalisation : Violaine Lochu

[Bourges • France]
Lors de sa résidence de trois mois à La Box (galerie de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Bourges), Violaine Lochu développe le projet Animal Mimesis. Celui-ci interroge, de manière à la fois critique et poétique, la dimension collective de ce qu’il est convenu d’appeler la parole d’artiste. Censée révéler une vision de l’art et du monde subjective et individuelle, le « parler artiste », est pris en de nombreuses occurrences (presque toujours en fait) dans un régime de langage éminemment commun et construit. Parmi les instances de transmission de ce langage commun, l’école d’art occupe bien sûr une place privilégiée. Violaine Lochu mène cette recherche en réalisant une trentaine d’interviews avec les étudiants et enseignants de l’école ; dans les pièces sonores issues de ces interviews, des parallèles sont établis entre le phénomène de transmission de ce langage particulier et l’intelligence mimétique à l’œuvre dans les groupes animaux.

Réalisation : Violaine Lochu

Le lundi des Revues #8 – LA MOITIÉ DU FOURBI / Frank Smith

[Les Lilas • France]
La moitié du fourbi est une revue littéraire bi-annuelle de 112 pages, qui travaille à livre ouvert et à livre fermé. Elle voudrait incarner l’idée que « la littérature est l’exercice jubilatoire le plus sérieux du monde ».

 

Autour de 18 auteurs, chaque numéro explore librement et largement un thème unique, une proposition, une luciole. Par ce biais, la revue navigue notamment dans les eaux de la création non-fictionnelle, de la critique littéraire subjective, de la photographie, du récit-analyse, de l’entretien, du témoignage et de la parole vive.

 

Dans le cadre du festival Hors limites, Khiasma accueille la revue pour le lancement de son troisième numéro, dont l’ensemble des contributions gravite encore autour d’un seul mot : VISAGE.

 

Khiasma a donné carte blanche à trois auteurs de ce numéro.

 

Frank Smith, Alessandro Mercuri et Sylvain Pattieu présenteront une performance en résonance avec leurs textes respectifs. Ce spectacle littéraire sera suivi d’une rencontre avec les animateurs de la revue.

Enregistré à l'Espace Khiasma le lundi 4 avril 2016, dans le cadre du festival « Hors limites »
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Bourges • France]
Lors de sa résidence de trois mois à La Box (galerie de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Bourges), Violaine Lochu développe le projet Animal Mimesis. Celui-ci interroge, de manière à la fois critique et poétique, la dimension collective de ce qu’il est convenu d’appeler la parole d’artiste. Censée révéler une vision de l’art et du monde subjective et individuelle, le « parler artiste », est pris en de nombreuses occurrences (presque toujours en fait) dans un régime de langage éminemment commun et construit. Parmi les instances de transmission de ce langage commun, l’école d’art occupe bien sûr une place privilégiée. Violaine Lochu mène cette recherche en réalisant une trentaine d’interviews avec les étudiants et enseignants de l’école ; dans les pièces sonores issues de ces interviews, des parallèles sont établis entre le phénomène de transmission de ce langage particulier et l’intelligence mimétique à l’œuvre dans les groupes animaux.

Réalisation : Violaine Lochu

Récits d’après / les verbes

[Villemomble • France]
Le parcours « La Culture et l’Art au Collège » ‘Récits d’après’, organisé par l’Espace Khiasma au collège Pasteur de Villemomble avec la complicité de l’auteur Emmanuel Rabu, s’inscrit dans la continuité directe de la thématique du festival de littératures vivantes RELECTURES 16 ‘des récits du futur’.

 

À un moment où notre vision du futur est marquée par des incertitudes politiques, économiques, climatiques, génératrices d’angoisse et de décomposition du lien social, il semble important d’outiller les élèves pour leur permettre de concevoir un avenir qui conserve une dimension de promesses et de transformations. Or, la capacité de fabulation fait partie des ressources dont nous disposons pour transmettre une mémoire, une compréhension du monde, et inventer un devenir.

 

Récit d’après se présente donc comme un dispositif de « narration spéculative » qui a pour but la mise en situation d’une classe de sixième à travers une fiction-cadre : imaginer quels pourraient être les récits, les connaissances, les contes et les fables du « monde d’avant » qu’en regard de ce « monde d’après », les survivants de l’apocalypse pourraient se raconter. Rassemblés autour du feu ou dans l’enceinte de ce « cercle magique » théorisé par Johan Huizinga, lequel permet de créer momentanément une parenthèse spatiotemporelle dans laquelle les règles de comportements sont différentes. Ces « jeux » que l’on dit à juste titre « de sociétés », et qui peuvent être une façon de reconstituer, transmettre et remettre en acte une mémoire, des savoirs, des pratiques, des valeurs et des histoires qui permettraient de réenvisager différemment le présent « à partir de l’avenir »…

 

La question du rapport entre les Hommes et les animaux y est centrale, permettant de lier la question de l’écologie à l’usage narratif des symboliques animales dans les oeuvres aux programmes (tel que la figure du loup dans les contes, les fables, ou encore du renard dans Le Petit Prince, qui est l’oeuvre intégrale étudiée). Conformément à l’hétérogénéité textuelle qui caractérise l’esthétique littéraire d’Emmanuel Rabu, différents types de textes sont directement manipulés par les élèves, expérimentant ainsi leurs spécificités propres en imaginant comment ces derniers pourraient être agencés pour reconstituer une « encyclopédie post-apocalyptique » sous forme de poème visuel et sonore :

 

– Vaste jeu de l’Oie qui rassemblerait des savoirs disparates sur un monde animal disparu…

 

– Litanie de listes à fonction récapitulatives qui, à l’exemple de celles qui nous reste des civilisations également disparues, telles les listes lexicales sumériennes et mésopotamiennes, constituent souvent les premières formes littéraires répertoriées…

Réalisation : Emmanuel Rabu
Voix : les élèves de la classe de 6e de Chloé Denamur, du collège Pasteur de Villemomble

[Montreuil • France]
« Nous sommes des migrants originaires de l’Afrique de l’Ouest et centrale et, pour la plupart, nous vivions en Libye depuis de nombreuses années… puis la guerre nous a forcé à partir. Aujourd’hui, nous sommes en France pour travailler et nous demandons au préfet de nous régulariser au plus vite ! Les critères imposés par la loi sont beaucoup trop restrictifs sur la régularisation par le travail. Pourtant la plupart des membres du collectif peuvent attester d’une promesse d’embauche et, même souvent, du soutien d’un employeur. Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration… tous ces secteurs nous exploitent, car nous n’avons actuellement pas de statut. Pour mettre fin à cela, il faut obtenir la régularisation de tous les sans-papiers ! Le Collectif Baras, mot qui signifie “travailleurs” en bambara, est tout autant déterminé à obtenir un toit pour l’ensemble de ses membres. Un squat comme le nôtre n’est pas une solution idéale, c’est une solution par défaut, pour répondre à l’urgence de la situation ! Nous demandons aux autorités de ne pas nous expulser de notre lieu de vie situé au 72 rue René Alazard à Bagnolet – ni celui de nos camarades qui ont obtenu un hébergement provisoire dans des foyers Adoma. Nous avons essayé de trouver d’autres logements, en faisant des demandes officielles qui n’ont rien donné, et en occupant des bâtiments vides, mais à chaque fois, la préfecture nous en a expulsés. »
 (collectif Baras)

 

En se basant sur l’histoire du collectif Baras, et après les avoir suivi lors de la manifestation du 13 février, dans un parcours où ces derniers se sont arrêtés, symboliquement, devant tous les endroits dont ils ont été expulsés, Frédéric Mathevet découpé les 20 minutes de sa pièce sonore en fonction du temps passé par les Baras dans les différents squats occupés.

 

« Les 1 077 120 minutes (de la naissance du collectif à la fête de soutient prévue le 18 mars 2016) ont été ainsi rabattues sur 20 minutes, et tous les événements importants de l’histoire des Baras, les différents procès, les expulsions musclées, mais aussi les fêtes de soutien et les manifestations, ont pu trouver une place et une durée (au pro-rata) dans chacune des 5 parties. Conséquemment, chaque partie porte les noms des lieux du squat et sa durée correspond au temps d’occupation du collectif jusqu’à son expulsion. Chaque événement sonore à l’intérieur de ces durées, chaque variation, correspond à un événement de la vie du collectif. 

 

J’ai donc transformé la narration plus ou moins précise du collectif en surface d’inscription temporelle avec des moments de montage précis. Or, se posaient deux problèmes qui, me semble-t-il, sont complémentaires : où poser son micro quand on suit un tel événement, et comment penser les moments de rupture du montage ? 

La réponse à ces deux questions se trouve dans la notion de hors-champs. Enfin de “hors-son” dans le cas d’une pièce sonore. Et le montage sonore n’est pas le montage cinématographique, de la même manière que l’écran du cinéma n’est pas l’espace de projection sonore “immersif” (c’est un mot à la mode qui témoigne à quel point les artistes sonores sont dans le déni des problématiques propres de leur discipline) qui spatialise, au minimum sur un dispositif stéréophonique. 

 

C’est François Laplantine qui m’a aidé à résoudre ce double problème. Je découvre François Laplantine (De tout petits liens, Mille et une nuit), et constate que les liens métis qu’il décrit sont très proches de la bande dessinée et de sa gouttière (l’espace blanc entre les vignettes) qui hante mon travail plastique et sonore. 

 

“Les petits liens métis […] ne se forment pas par simple contiguïté qui ferait simplement coexister ce qui est attenant ou adjacent. On ne parlera dans ce dernier cas que de ‘bon voisinage’. Un quartier dans lequel un groupe étranger peut laisser les uns parfaitement indifférents aux autres […]. Les liens qui nous intéressent ne sont pas des liens de juxtaposition ni même de superposition, c’est-à-dire de simultanéité, mais de successivité.” (p. 199) 

 

Ces liens métis sont affaire de rythme et de formes en mouvement, ce sont des liens plastiques (plastikos) de jonction de flux. Des lieux de métamorphose qui forcent à une auscultation des “cadences des petites flexions”. 

 

Où placer son micro pour saisir ce flux, pour l’attraper, le laisser filer et lui donner d’autres lignes de fuite ? “Entre le trop loin (l’indifférence) et le trop près (l’identification).” (p.45) 

 

Ne pas réduire l’enregistrement au champ du micro (si on peut dire), ce qui reviendrait à faire un reportage sur cet événement précis (“La manifestation du 13 février 2016”) et qui aurait alors fonctionné comme un “cache”. C’est-à-dire, que l’événement aurait caché l’ensemble du hors-champ de cette manifestation : les questions réelles que nous devons nous poser quant aux vieilles notions de frontières et de territoires. Notamment quand ces mêmes notions n’existent plus quand il s’agit de commerce et main-d’œuvre bon marché : les questions relevant des enjeux géopolitiques unilatéraux qui nourrissent des conflits locaux et imposent des migrations. » (Frédéric Mathevet)

Récits d’après / les lieux

[Villemomble • France]
Le parcours « La Culture et l’Art au Collège » ‘Récits d’après’, organisé par l’Espace Khiasma au collège Pasteur de Villemomble avec la complicité de l’auteur Emmanuel Rabu, s’inscrit dans la continuité directe de la thématique du festival de littératures vivantes RELECTURES 16 ‘des récits du futur’.

 

À un moment où notre vision du futur est marquée par des incertitudes politiques, économiques, climatiques, génératrices d’angoisse et de décomposition du lien social, il semble important d’outiller les élèves pour leur permettre de concevoir un avenir qui conserve une dimension de promesses et de transformations. Or, la capacité de fabulation fait partie des ressources dont nous disposons pour transmettre une mémoire, une compréhension du monde, et inventer un devenir.

 

Récit d’après se présente donc comme un dispositif de « narration spéculative » qui a pour but la mise en situation d’une classe de sixième à travers une fiction-cadre : imaginer quels pourraient être les récits, les connaissances, les contes et les fables du « monde d’avant » qu’en regard de ce « monde d’après », les survivants de l’apocalypse pourraient se raconter. Rassemblés autour du feu ou dans l’enceinte de ce « cercle magique » théorisé par Johan Huizinga, lequel permet de créer momentanément une parenthèse spatiotemporelle dans laquelle les règles de comportements sont différentes. Ces « jeux » que l’on dit à juste titre « de sociétés », et qui peuvent être une façon de reconstituer, transmettre et remettre en acte une mémoire, des savoirs, des pratiques, des valeurs et des histoires qui permettraient de réenvisager différemment le présent « à partir de l’avenir »…

 

La question du rapport entre les hommes et les animaux y est centrale, permettant de lier la question de l’écologie à l’usage narratif des symboliques animales dans les oeuvres aux programmes (tel que la figure du loup dans les contes, les fables, ou encore du renard dans Le Petit Prince, qui est l’oeuvre intégrale étudiée). Conformément à l’hétérogénéité textuelle qui caractérise l’esthétique littéraire d’Emmanuel Rabu, différents types de textes sont directement manipulés par les élèves, expérimentant ainsi leurs spécificités propres en imaginant comment ces derniers pourraient être agencés pour reconstituer une « encyclopédie post-apocalyptique » sous forme de poème visuel et sonore :

 

– Vaste jeu de l’Oie qui rassemblerait des savoirs disparates sur un monde animal disparu…

 

– Litanie de listes à fonction récapitulatives qui, à l’exemple de celles qui nous reste des civilisations également disparues, telles les listes lexicales sumériennes et mésopotamiennes, constituent souvent les premières formes littéraires répertoriées…

Réalisation : Emmanuel Rabu
Voix : les élèves de la classe de 6e de Chloé Denamur, du collège Pasteur de Villemomble

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

[Bagnolet • France]
« Nous sommes des migrants originaires de l’Afrique de l’Ouest et centrale et, pour la plupart, nous vivions en Libye depuis de nombreuses années… puis la guerre nous a forcé à partir. Aujourd’hui, nous sommes en France pour travailler et nous demandons au préfet de nous régulariser au plus vite ! Les critères imposés par la loi sont beaucoup trop restrictifs sur la régularisation par le travail. Pourtant la plupart des membres du collectif peuvent attester d’une promesse d’embauche et, même souvent, du soutien d’un employeur. Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration… tous ces secteurs nous exploitent, car nous n’avons actuellement pas de statut. Pour mettre fin à cela, il faut obtenir la régularisation de tous les sans-papiers ! Le Collectif Baras, mot qui signifie “travailleurs” en bambara, est tout autant déterminé à obtenir un toit pour l’ensemble de ses membres. Un squat comme le nôtre n’est pas une solution idéale, c’est une solution par défaut, pour répondre à l’urgence de la situation ! Nous demandons aux autorités de ne pas nous expulser de notre lieu de vie situé au 72 rue René Alazard à Bagnolet – ni celui de nos camarades qui ont obtenu un hébergement provisoire dans des foyers Adoma. Nous avons essayé de trouver d’autres logements, en faisant des demandes officielles qui n’ont rien donné, et en occupant des bâtiments vides, mais à chaque fois, la préfecture nous en a expulsés. »
 (collectif Baras)

 

En se basant sur l’histoire du collectif Baras, et après les avoir suivi lors de la manifestation du 13 février, dans un parcours où ces derniers se sont arrêtés, symboliquement, devant tous les endroits dont ils ont été expulsés, Frédéric Mathevet découpé les 20 minutes de sa pièce sonore en fonction du temps passé par les Baras dans les différents squats occupés.

 

« Les 1 077 120 minutes (de la naissance du collectif à la fête de soutient prévue le 18 mars 2016) ont été ainsi rabattues sur 20 minutes, et tous les événements importants de l’histoire des Baras, les différents procès, les expulsions musclées, mais aussi les fêtes de soutien et les manifestations, ont pu trouver une place et une durée (au pro-rata) dans chacune des 5 parties. Conséquemment, chaque partie porte les noms des lieux du squat et sa durée correspond au temps d’occupation du collectif jusqu’à son expulsion. Chaque événement sonore à l’intérieur de ces durées, chaque variation, correspond à un événement de la vie du collectif. 

 

J’ai donc transformé la narration plus ou moins précise du collectif en surface d’inscription temporelle avec des moments de montage précis. Or, se posaient deux problèmes qui, me semble-t-il, sont complémentaires : où poser son micro quand on suit un tel événement, et comment penser les moments de rupture du montage ? 

 

La réponse à ces deux questions se trouve dans la notion de hors-champs. Enfin de “hors-son” dans le cas d’une pièce sonore. Et le montage sonore n’est pas le montage cinématographique, de la même manière que l’écran du cinéma n’est pas l’espace de projection sonore “immersif” (c’est un mot à la mode qui témoigne à quel point les artistes sonores sont dans le déni des problématiques propres de leur discipline) qui spatialise, au minimum sur un dispositif stéréophonique. 

 

C’est François Laplantine qui m’a aidé à résoudre ce double problème. Je découvre François Laplantine (De tout petits liens, Mille et une nuit), et constate que les liens métis qu’il décrit sont très proches de la bande dessinée et de sa gouttière (l’espace blanc entre les vignettes) qui hante mon travail plastique et sonore. 

 

“Les petits liens métis […] ne se forment pas par simple contiguïté qui ferait simplement coexister ce qui est attenant ou adjacent. On ne parlera dans ce dernier cas que de ‘bon voisinage’. Un quartier dans lequel un groupe étranger peut laisser les uns parfaitement indifférents aux autres […]. Les liens qui nous intéressent ne sont pas des liens de juxtaposition ni même de superposition, c’est-à-dire de simultanéité, mais de successivité.” (p. 199) 

 

Ces liens métis sont affaire de rythme et de formes en mouvement, ce sont des liens plastiques (plastikos) de jonction de flux. Des lieux de métamorphose qui forcent à une auscultation des “cadences des petites flexions”. 

 

Où placer son micro pour saisir ce flux, pour l’attraper, le laisser filer et lui donner d’autres lignes de fuite ? “Entre le trop loin (l’indifférence) et le trop près (l’identification).” (p.45) 

 

Ne pas réduire l’enregistrement au champ du micro (si on peut dire), ce qui reviendrait à faire un reportage sur cet événement précis (“La manifestation du 13 février 2016”) et qui aurait alors fonctionné comme un “cache”. C’est-à-dire, que l’événement aurait caché l’ensemble du hors-champ de cette manifestation : les questions réelles que nous devons nous poser quant aux vieilles notions de frontières et de territoires. Notamment quand ces mêmes notions n’existent plus quand il s’agit de commerce et main-d’œuvre bon marché : les questions relevant des enjeux géopolitiques unilatéraux qui nourrissent des conflits locaux et imposent des migrations. » (Frédéric Mathevet)

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

[Bagnolet • France]
« Nous sommes des migrants originaires de l’Afrique de l’Ouest et centrale et, pour la plupart, nous vivions en Libye depuis de nombreuses années… puis la guerre nous a forcé à partir. Aujourd’hui, nous sommes en France pour travailler et nous demandons au préfet de nous régulariser au plus vite ! Les critères imposés par la loi sont beaucoup trop restrictifs sur la régularisation par le travail. Pourtant la plupart des membres du collectif peuvent attester d’une promesse d’embauche et, même souvent, du soutien d’un employeur. Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration… tous ces secteurs nous exploitent, car nous n’avons actuellement pas de statut. Pour mettre fin à cela, il faut obtenir la régularisation de tous les sans-papiers ! Le Collectif Baras, mot qui signifie “travailleurs” en bambara, est tout autant déterminé à obtenir un toit pour l’ensemble de ses membres. Un squat comme le nôtre n’est pas une solution idéale, c’est une solution par défaut, pour répondre à l’urgence de la situation ! Nous demandons aux autorités de ne pas nous expulser de notre lieu de vie situé au 72 rue René Alazard à Bagnolet – ni celui de nos camarades qui ont obtenu un hébergement provisoire dans des foyers Adoma. Nous avons essayé de trouver d’autres logements, en faisant des demandes officielles qui n’ont rien donné, et en occupant des bâtiments vides, mais à chaque fois, la préfecture nous en a expulsés. »
 (collectif Baras)

 

En se basant sur l’histoire du collectif Baras, et après les avoir suivi lors de la manifestation du 13 février, dans un parcours où ces derniers se sont arrêtés, symboliquement, devant tous les endroits dont ils ont été expulsés, Frédéric Mathevet découpé les 20 minutes de sa pièce sonore en fonction du temps passé par les Baras dans les différents squats occupés.

 

« Les 1 077 120 minutes (de la naissance du collectif à la fête de soutient prévue le 18 mars 2016) ont été ainsi rabattues sur 20 minutes, et tous les événements importants de l’histoire des Baras, les différents procès, les expulsions musclées, mais aussi les fêtes de soutien et les manifestations, ont pu trouver une place et une durée (au pro-rata) dans chacune des 5 parties. Conséquemment, chaque partie porte les noms des lieux du squat et sa durée correspond au temps d’occupation du collectif jusqu’à son expulsion. Chaque événement sonore à l’intérieur de ces durées, chaque variation, correspond à un événement de la vie du collectif. 

 

J’ai donc transformé la narration plus ou moins précise du collectif en surface d’inscription temporelle avec des moments de montage précis. Or, se posaient deux problèmes qui, me semble-t-il, sont complémentaires : où poser son micro quand on suit un tel événement, et comment penser les moments de rupture du montage ? 

 

La réponse à ces deux questions se trouve dans la notion de hors-champs. Enfin de “hors-son” dans le cas d’une pièce sonore. Et le montage sonore n’est pas le montage cinématographique, de la même manière que l’écran du cinéma n’est pas l’espace de projection sonore “immersif” (c’est un mot à la mode qui témoigne à quel point les artistes sonores sont dans le déni des problématiques propres de leur discipline) qui spatialise, au minimum sur un dispositif stéréophonique. 

 

C’est François Laplantine qui m’a aidé à résoudre ce double problème. Je découvre François Laplantine (De tout petits liens, Mille et une nuit), et constate que les liens métis qu’il décrit sont très proches de la bande dessinée et de sa gouttière (l’espace blanc entre les vignettes) qui hante mon travail plastique et sonore. 

 

“Les petits liens métis […] ne se forment pas par simple contiguïté qui ferait simplement coexister ce qui est attenant ou adjacent. On ne parlera dans ce dernier cas que de ‘bon voisinage’. Un quartier dans lequel un groupe étranger peut laisser les uns parfaitement indifférents aux autres […]. Les liens qui nous intéressent ne sont pas des liens de juxtaposition ni même de superposition, c’est-à-dire de simultanéité, mais de successivité.” (p. 199) 

 

Ces liens métis sont affaire de rythme et de formes en mouvement, ce sont des liens plastiques (plastikos) de jonction de flux. Des lieux de métamorphose qui forcent à une auscultation des “cadences des petites flexions”. 

 

Où placer son micro pour saisir ce flux, pour l’attraper, le laisser filer et lui donner d’autres lignes de fuite ? “Entre le trop loin (l’indifférence) et le trop près (l’identification).” (p.45) 

 

Ne pas réduire l’enregistrement au champ du micro (si on peut dire), ce qui reviendrait à faire un reportage sur cet événement précis (“La manifestation du 13 février 2016”) et qui aurait alors fonctionné comme un “cache”. C’est-à-dire, que l’événement aurait caché l’ensemble du hors-champ de cette manifestation : les questions réelles que nous devons nous poser quant aux vieilles notions de frontières et de territoires. Notamment quand ces mêmes notions n’existent plus quand il s’agit de commerce et main-d’œuvre bon marché : les questions relevant des enjeux géopolitiques unilatéraux qui nourrissent des conflits locaux et imposent des migrations. » (Frédéric Mathevet)

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

[Montreuil • France]
« Nous sommes des migrants originaires de l’Afrique de l’Ouest et centrale et, pour la plupart, nous vivions en Libye depuis de nombreuses années… puis la guerre nous a forcé à partir. Aujourd’hui, nous sommes en France pour travailler et nous demandons au préfet de nous régulariser au plus vite ! Les critères imposés par la loi sont beaucoup trop restrictifs sur la régularisation par le travail. Pourtant la plupart des membres du collectif peuvent attester d’une promesse d’embauche et, même souvent, du soutien d’un employeur. Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration… tous ces secteurs nous exploitent, car nous n’avons actuellement pas de statut. Pour mettre fin à cela, il faut obtenir la régularisation de tous les sans-papiers ! Le Collectif Baras, mot qui signifie “travailleurs” en bambara, est tout autant déterminé à obtenir un toit pour l’ensemble de ses membres. Un squat comme le nôtre n’est pas une solution idéale, c’est une solution par défaut, pour répondre à l’urgence de la situation ! Nous demandons aux autorités de ne pas nous expulser de notre lieu de vie situé au 72 rue René Alazard à Bagnolet – ni celui de nos camarades qui ont obtenu un hébergement provisoire dans des foyers Adoma. Nous avons essayé de trouver d’autres logements, en faisant des demandes officielles qui n’ont rien donné, et en occupant des bâtiments vides, mais à chaque fois, la préfecture nous en a expulsés. »
 (collectif Baras)

 

En se basant sur l’histoire du collectif Baras, et après les avoir suivi lors de la manifestation du 13 février, dans un parcours où ces derniers se sont arrêtés, symboliquement, devant tous les endroits dont ils ont été expulsés, Frédéric Mathevet découpé les 20 minutes de sa pièce sonore en fonction du temps passé par les Baras dans les différents squats occupés.

 

« Les 1 077 120 minutes (de la naissance du collectif à la fête de soutient prévue le 18 mars 2016) ont été ainsi rabattues sur 20 minutes, et tous les événements importants de l’histoire des Baras, les différents procès, les expulsions musclées, mais aussi les fêtes de soutien et les manifestations, ont pu trouver une place et une durée (au pro-rata) dans chacune des 5 parties. Conséquemment, chaque partie porte les noms des lieux du squat et sa durée correspond au temps d’occupation du collectif jusqu’à son expulsion. Chaque événement sonore à l’intérieur de ces durées, chaque variation, correspond à un événement de la vie du collectif. 

 

J’ai donc transformé la narration plus ou moins précise du collectif en surface d’inscription temporelle avec des moments de montage précis. Or, se posaient deux problèmes qui, me semble-t-il, sont complémentaires : où poser son micro quand on suit un tel événement, et comment penser les moments de rupture du montage ? 

 

La réponse à ces deux questions se trouve dans la notion de hors-champs. Enfin de “hors-son” dans le cas d’une pièce sonore. Et le montage sonore n’est pas le montage cinématographique, de la même manière que l’écran du cinéma n’est pas l’espace de projection sonore “immersif” (c’est un mot à la mode qui témoigne à quel point les artistes sonores sont dans le déni des problématiques propres de leur discipline) qui spatialise, au minimum sur un dispositif stéréophonique. 

 

C’est François Laplantine qui m’a aidé à résoudre ce double problème. Je découvre François Laplantine (De tout petits liens, Mille et une nuit), et constate que les liens métis qu’il décrit sont très proches de la bande dessinée et de sa gouttière (l’espace blanc entre les vignettes) qui hante mon travail plastique et sonore. 

 

“Les petits liens métis […] ne se forment pas par simple contiguïté qui ferait simplement coexister ce qui est attenant ou adjacent. On ne parlera dans ce dernier cas que de ‘bon voisinage’. Un quartier dans lequel un groupe étranger peut laisser les uns parfaitement indifférents aux autres […]. Les liens qui nous intéressent ne sont pas des liens de juxtaposition ni même de superposition, c’est-à-dire de simultanéité, mais de successivité.” (p. 199) 

 

Ces liens métis sont affaire de rythme et de formes en mouvement, ce sont des liens plastiques (plastikos) de jonction de flux. Des lieux de métamorphose qui forcent à une auscultation des “cadences des petites flexions”. 

 

Où placer son micro pour saisir ce flux, pour l’attraper, le laisser filer et lui donner d’autres lignes de fuite ? “Entre le trop loin (l’indifférence) et le trop près (l’identification).” (p.45) 

 

Ne pas réduire l’enregistrement au champ du micro (si on peut dire), ce qui reviendrait à faire un reportage sur cet événement précis (“La manifestation du 13 février 2016”) et qui aurait alors fonctionné comme un “cache”. C’est-à-dire, que l’événement aurait caché l’ensemble du hors-champ de cette manifestation : les questions réelles que nous devons nous poser quant aux vieilles notions de frontières et de territoires. Notamment quand ces mêmes notions n’existent plus quand il s’agit de commerce et main-d’œuvre bon marché : les questions relevant des enjeux géopolitiques unilatéraux qui nourrissent des conflits locaux et imposent des migrations. » (Frédéric Mathevet)

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

[Bagnolet • France]
« Nous sommes des migrants originaires de l’Afrique de l’Ouest et centrale et, pour la plupart, nous vivions en Libye depuis de nombreuses années… puis la guerre nous a forcé à partir. Aujourd’hui, nous sommes en France pour travailler et nous demandons au préfet de nous régulariser au plus vite ! Les critères imposés par la loi sont beaucoup trop restrictifs sur la régularisation par le travail. Pourtant la plupart des membres du collectif peuvent attester d’une promesse d’embauche et, même souvent, du soutien d’un employeur. Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration… tous ces secteurs nous exploitent, car nous n’avons actuellement pas de statut. Pour mettre fin à cela, il faut obtenir la régularisation de tous les sans-papiers ! Le Collectif Baras, mot qui signifie “travailleurs” en bambara, est tout autant déterminé à obtenir un toit pour l’ensemble de ses membres. Un squat comme le nôtre n’est pas une solution idéale, c’est une solution par défaut, pour répondre à l’urgence de la situation ! Nous demandons aux autorités de ne pas nous expulser de notre lieu de vie situé au 72 rue René Alazard à Bagnolet – ni celui de nos camarades qui ont obtenu un hébergement provisoire dans des foyers Adoma. Nous avons essayé de trouver d’autres logements, en faisant des demandes officielles qui n’ont rien donné, et en occupant des bâtiments vides, mais à chaque fois, la préfecture nous en a expulsés. »
(collectif Baras)

 

En se basant sur l’histoire du collectif Baras, et après les avoir suivi lors de la manifestation du 13 février, dans un parcours où ces derniers se sont arrêtés, symboliquement, devant tous les endroits dont ils ont été expulsés, Frédéric Mathevet découpé les 20 minutes de sa pièce sonore en fonction du temps passé par les Baras dans les différents squats occupés.

 

« Les 1 077 120 minutes (de la naissance du collectif à la fête de soutient prévue le 18 mars 2016) ont été ainsi rabattues sur 20 minutes, et tous les événements importants de l’histoire des Baras, les différents procès, les expulsions musclées, mais aussi les fêtes de soutien et les manifestations, ont pu trouver une place et une durée (au pro-rata) dans chacune des 5 parties. Conséquemment, chaque partie porte les noms des lieux du squat et sa durée correspond au temps d’occupation du collectif jusqu’à son expulsion. Chaque événement sonore à l’intérieur de ces durées, chaque variation, correspond à un événement de la vie du collectif.

 

J’ai donc transformé la narration plus ou moins précise du collectif en surface d’inscription temporelle avec des moments de montage précis. Or, se posaient deux problèmes qui, me semble-t-il, sont complémentaires : où poser son micro quand on suit un tel événement, et comment penser les moments de rupture du montage ?

 

La réponse à ces deux questions se trouve dans la notion de hors-champs. Enfin de “hors-son” dans le cas d’une pièce sonore. Et le montage sonore n’est pas le montage cinématographique, de la même manière que l’écran du cinéma n’est pas l’espace de projection sonore “immersif” (c’est un mot à la mode qui témoigne à quel point les artistes sonores sont dans le déni des problématiques propres de leur discipline) qui spatialise, au minimum sur un dispositif stéréophonique.

 

C’est François Laplantine qui m’a aidé à résoudre ce double problème. Je découvre François Laplantine (De tout petits liens, Mille et une nuit), et constate que les liens métis qu’il décrit sont très proches de la bande dessinée et de sa gouttière (l’espace blanc entre les vignettes) qui hante mon travail plastique et sonore.

 

“Les petits liens métis […] ne se forment pas par simple contiguïté qui ferait simplement coexister ce qui est attenant ou adjacent. On ne parlera dans ce dernier cas que de ‘bon voisinage’. Un quartier dans lequel un groupe étranger peut laisser les uns parfaitement indifférents aux autres […]. Les liens qui nous intéressent ne sont pas des liens de juxtaposition ni même de superposition, c’est-à-dire de simultanéité, mais de successivité.” (p. 199)

 

Ces liens métis sont affaire de rythme et de formes en mouvement, ce sont des liens plastiques (plastikos) de jonction de flux. Des lieux de métamorphose qui forcent à une auscultation des “cadences des petites flexions”.

 

Où placer son micro pour saisir ce flux, pour l’attraper, le laisser filer et lui donner d’autres lignes de fuite ? “Entre le trop loin (l’indifférence) et le trop près (l’identification).” (p.45)

 

Ne pas réduire l’enregistrement au champ du micro (si on peut dire), ce qui reviendrait à faire un reportage sur cet événement précis (“La manifestation du 13 février 2016”) et qui aurait alors fonctionné comme un “cache”. C’est-à-dire, que l’événement aurait caché l’ensemble du hors-champ de cette manifestation : les questions réelles que nous devons nous poser quant aux vieilles notions de frontières et de territoires. Notamment quand ces mêmes notions n’existent plus quand il s’agit de commerce et main-d’œuvre bon marché : les questions relevant des enjeux géopolitiques unilatéraux qui nourrissent des conflits locaux et imposent des migrations. » (Frédéric Mathevet)

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

Plaidoyer en faveur des rats de Paris

[Les Lilas • France]
« Un ami n’est pas quelqu’un d’indispensable. Un ami n’est pas indispensable à la vie. Il n’est pas nécessaire. Il est même contingent. De ce point de vue là, un ami n’est pas un rat et le rat, peut-être, n’est pas notre ami. »

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 19 février 2016, dans le cadre de la soirée « Brouhaha, les mondes du contemporain »
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Khiasma / Carte de visite sonore

[Les Lilas • France]
Khiasma ? Un lieu. Une association loi 1901. Une racine grecque. Une ancienne imprimerie. Ce qui se croise. Ce qui s’inverse. De l’inconnu inscrit dans le connu. Un point de vue qu’il faut toujours refonder pour arriver à voir quelque chose.

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Olivier Marboeuf (directeur), Simon Quéheillard (artiste), François Daireaux (artiste), Alice Rivières (personnage conceptuel), Sébastien Zaegel (coordinateur du pôle littérature), les extraits d’une performance d’Emmanuel Adely et de David Haddad et de la création sonore « Archipel » de Vincent Chevillon et de Marion Cros

bonjourmilena@gmail.com

[Les Lilas • France]
« Si vous aussi vous avez une question à lui poser, elle vous répondra à cette adresse. Discrétion assurée. Elle travaille exceptionnellement ce soir. Elle est derrière son comptoir et elle est là pour parler. »

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 19 février 2016, dans le cadre de la soirée « Brouhaha, les mondes du contemporain »
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

La littérature, c’est physique

[Les Lilas • France]
« Nous avons organisé notre travail autour de quelques étapes que nous allons nommer ici instants :

– Instant métro.
– Instant agenda.
– Instant fac.
– Instant Caf.
– Instant haïku.
– Instant rose.
– Instant pub.
– Instant nocturne.
– Instant scandale.
– Instant performance.

On va pas tous vous les faire. »

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 19 février 2016, dans le cadre de la soirée « Brouhaha, les mondes du contemporain »
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Présentation de la collection Les Contemporains

[Les Lilas • France]
Les Contemporains, une nouvelle collection littéraire et plastique aux éditions Manucius, dirigée par Céline Flécheux et Magali Nachtergael

 

Mis en place en 2011 par des chercheurs de l’Université Paris Diderot et Paris 13, le séminaire Les Contemporains. Littérature, arts visuels, théorie. est ouvert à des artistes et des écrivains venant présenter leurs œuvres devant des étudiants et des chercheurs spécialistes d’art et de littérature. Le projet du séminaire a été désigné lauréat de l’appel « Initiatives innovantes » lancé par l’IDEX SPC (Initiative d’Excellence du PRES Sorbonne Paris Cité).

Sa finalité est la recherche, tout en explorant de nouveaux matériaux de réflexion pour l’enseignement. En confrontant des expériences artistiques, il entend montrer l’art dans ses complexes processus de production et recueillir les échos qui se forment entre des domaines de création différenciés.

Pour faire entrer les arts visuels dans le littéraire, nous avons choisi des personnalités qui traçaient des lignes de récit, mettaient à l’œuvre de nouvelles formes de fictions ou qui faisaient l’histoire d’une expérience visuelle si forte qu’elle en modifiait profondément l’écriture.

Nous tentons par là de rendre compte de la dimension visuelle que se donne la littérature depuis quelques années, ainsi que des préoccupations plastiques sensibles chez nombre d’écrivains contemporains. Réciproquement, de nombreux artistes se montrent préoccupés par des questions d’écriture, qu’il s’agisse de récits, fictions ou d’essais.

De nouvelles expérimentations littéraires et plastiques trouvent dans le texte un moment de pause avant de se relancer vers la performativité, le volume, les images et les écrans dans un flux qui laisse parfois le livre derrière elles. La série de séminaires espère donner à saisir le moment où se pose un texte dans un entre-deux, toujours avant ou après un épisode plastique qui le poussera et le reposera plus loin.

La collection que nous publions chez Manucius représente le fruit des séances publiques de séminaires. Nos invités, des personnalités du monde de l’écriture et de l’art, ont pu proposer un texte qui se trouve édité ici. Nous avons également souhaité publier des formes qui ne pouvaient être dites, car leur matière n’est pas toujours le langage, mais qui trouvent leur expression dans le livre. C’est ainsi que la collection accueille également des projets artistiques originaux.

Céline Flécheux (Université Paris Diderot) et Magali Nachtergael (Université Paris 13)

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 19 février 2016, dans le cadre de la soirée « Brouhaha, les mondes du contemporain »
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

François Bensignor, auteur de « Fela Kuti, le génie de l’Afrobeat »

[Paris • France] 
À l’occasion de la soirée événement autour de Fela Kuti le 15 janvier 2016 au cinéma La Clef, Belleville en vues a rencontré François Bensignor, journaliste musical spécialiste des musiques du monde et auteur de la biographie sur Fela Kuti intitulée Fela Kuti, le génie de l’Afrobeat. Personnalité iconoclaste, provocateur plein de courage, fervent panafricaniste, pourfendeur des régimes militaires qui ont ruiné son pays, le Nigeria, FELA Anikulapo KUTI est avant tout le génial créateur de l’Afrobeat. Fela a exercé une influence majeure, musicale, culturelle, politique, en Afrique et dans ses diasporas. Mieux, il a fait de l’Afrobeat un phénomène mondial !

Présentation de la revue Terrain vague

[Les Lilas • France]
Terrain vague est une revue borderline qui investit les interstices et explore les lisières du genre, du féminisme, de l’art contemporain et de la culture pop. Il y a là un terreau commun où poussent, entre deux carcasses de voiture, les herbes folles, les fleurs sauvages et les essences rares.

 

La revue est un espace de création ouvert qui cultive les rencontres, trop rares, entre la multitude des identités queer. Un terrain de jeux et d’expérimentations où se mêlent création graphique et littéraire, philosophie et sociologie, photos et illustrations, entretien et fiction, arts et performances.

 

Terrain vague est né de la volonté d’un groupe d’amis. L’objectif est de créer un lieu d’expression qui fédérerait des démarches artistiques identitaires, un catalyseur qui permettrait d’interroger ensemble les représentations et les relations de force sexuelles et sociales.

 

Terrain vague se propose d’attirer d’autres corps minoritaires et de leur donner une visibilité. De ces échanges et confrontations naîtront des aspérités riches de sens et d’idées, une terre fertilisée de tous bords pour y planter et y construire.

 

L’aspect de la revue est celui d’un journal, et plus particulièrement du tabloïd. Il s’agit autant de mettre en tension une certaine “pauvreté” de l’objet avec un contenu inédit et précieux, que de réinterroger un format qui est à l’origine d’une diffusion massive, populaire et globale de l’information. Enfin, en l’absence de brochage, chaque page peut devenir œuvre, affiche, manifeste, memento, ex-voto.

 

Terrain vague est proposé par
Pierre Andreotti, photographe plasticien,
Tiphaine Kazi-Tani, chercheur(e) en design,
Adam Love, designer,
Anne Pauly, journaliste, et
Antoine Pietrobelli, universitaire.

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 19 février 2016, dans le cadre de la soirée « Brouhaha, les mondes du contemporain »
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

La mort d’un théâtre, Episode 11 : Jour J – 27

[Le Blanc-Mesnil • France]
Le chorégraphe Herman Diephuis propose un atelier danse à des étudiants du Master Coopération artistique internationale de l’Université de Paris 8 et du DSAA Multimédia du Lycée Jacques Prévert à Boulogne-Billancourt.

 

Vous avez des commentaires, des questions, vous êtes intéressés par les activités du Forum Hors les murs, n’hésitez pas à nous contacter : leforumhlm@gmail.com

 

Pour en savoir plus sur le Forum hors les murs :

https://www.facebook.com/forum.deblancmesnil

https://lwww.leforumhlm.wordpress.com

 

Pour en savoir plus sur la Compagnie Herman Diephuis :

http://www.hermandiephuis.com/H/Herman_Diephuis.html

Pour en savoir plus sur le projet mené par les étudiants et le chorégraphe :

http://mediation-numerique.com 

Le 116 / Carte de visite sonore

[Montreuil • France]
Un centre d’art né d’un chantier, une maison bourgeoise restaurée et son extension en acier corten, un projet artistique portant un regard aimant un habitat collectif dés-associé de son utopie sociale, des couleurs prélevées sur les façades, des oeuvres en papiers peints, un Mémoire Palace : au 116 de la rue de Paris, à Montreuil, l’architecture raconte une histoire. La création s’y drape dans le tissu urbain en impliquant les habitants, les artistes en résidence y habitent aussi et des espaces à « vivre-ensemble dans l’espace » s’y dessinent… suivez le guide pour une visite « à l’aveugle » !

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Heidi Wood (artiste), Etaïnn Zwer, Marlène Rigler (ancienne directrice), Sidonie Rocher (artiste médiatrice), les visiteurs du 116, ainsi que des extraits de « Mémoire Palace » de Violaine Lochu

[Noisy-le-Sec • France]
L’ancienne mairie ? Un minichâteau ? Une maison historique ? La Galerie, tel le bateau des argonautes dont chacune des pièces fut remplacée au cours du voyage, entraine la fable dans son sillage. Sans doute parce qu’avant de devenir le centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec, elle fut successivement cabinet de notaire, musée de la préhistoire, bibliothèque, centre de loisirs, et qu’à travers ses multiples identités et attributions, elle a su garder cette fonction de véhicule. C’est ainsi qu’aujourd’hui, les « corps se mêlent [à nos] chaussures », les robots nous saluent en passant, et les immeubles flottants de Noisy-le-Sec la mal nommée — puisqu’envahie par les eaux ! — dérivent pour un retour au pays natal, en passant par le pays imaginaire…

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Florence Marqueyrol (responsable des publics et de l'action culturelle), Émilie Renard (directrice), julien Creuzet (artiste), Anna Principaud (artiste responsable des ateliers éducatifs), et celles des Noiséens

La mort d’un théâtre, Episode 10 : Jour J – 29

[Le Blanc-Mesnil • France]
Témoignage de Marie-Louise, qui a accueilli un concert en appartement proposé par des musiciens de l’orchestre Les Siècles.

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Les Instants Chavirés / Carte de visite sonore

[Montreuil • France]
Première structure associative à ouvrir une salle de concert de Seine-Saint-Denis, Les Instants Chavirés travaillent autour des musiques dites « expérimentales » et des arts visuels. À noter au bilan (provisoire) de leurs 25 ans d’activités : un cheminement artistique, des compagnonnages, des rencontres qui se font comme ça, des choses qui se sont construites, des évolutions sur le long terme, des employés polyvalents, des ateliers pédagogiques qui ouvrent des portes et permettent de faire comprendre ce qui se passe derrière des murs, du vin naturel et de la bière d’abbaye, de la poésie sonore, du rock’n’roll noise, de la musique contemporaine, de la culture qui se fait, « beaucoup de différentes choses ». Moralité : l’improvisation, ça s’organise et, parfois, même le spectacle sonne vrai !

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Charles Pennequin (artiste), Marianne Le Petit (responsable de l’intendance), Régis Darthez (responsable du bar), Jean-François Pichard (responsable de la programmation / communication musique), Jean-Luc Guionnet (artiste), Thierry Schaeffer (directeur), Nina Garcia (responsable de la médiation culturelle), les élèves de l’école Daniel Renoult, Guillaume Constantin (responsable des arts visuels / commissaire invité), ainsi que des extraits du concert de Charles Pennequin et Jean-François Pauvros du 5 juin 2015, du concert de Jean-Luc Guionnet et de Seijiro Murayama, et de la soirée performance « Le souci du père de famille, chapitre 1 » du 11 juin 2015, programmée lors de l’exposition Odradek

La mort d’un théâtre, Episode 9 : Jour J – 31

[Le Blanc-Mesnil • France]
Eric Joly, responsable des Arts visuels, accueille une classe de collégiens sur une exposition du collectif Tendance Floue. Ensemble, ils commentent une image du photographe Bertrand Meunier.

 

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[Les Lilas • France]
Droit de vote, une nouvelle de Emmanuel Adely, publié dans le numéro du 20 juillet 2015 du journal L’Humanité, et complétée à l’occasion du Festival RELECTURES 16 ‘des récits du futur’ !

Enregistré à la Maison des Fougères le dimanche 4 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16.

Mixage : Benoit Baudinat

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

La mort d’un théâtre, Episode 8 : Jour J – 32

La mort d’un théâtre, Episode 6 : Jour J – 37

[Le Blanc-Mesnil • France]
Le Conseil Municipal du Blanc-Mesnil doit se réunir pour statuer sur l’avenir du Forum.
Avec les interventions de Didier Mignot, ancien maire communiste du Blanc-Mesnil, de Thierry Meignen, actuel maire UMP, de Karim Boumedjane, adjoint à la culture, de salariés du Forum, de citoyens.

 

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Bande annonce RELECTURES 16

[Les Lilas • France]

Du 24 septembre au 4 octobre, à l’Espace KHIASMA et dans des lieux partenaires, la 16e édition du festival RELECTURES renouera avec les puissances de la fabulation !

RELECTURES 16 ‘des récits du futur’ invite à un certain usage de la littérature de science-fiction : non seulement comme genre, mais aussi comme méthode. À un moment où notre vision du futur est marquée d’incertitudes politiques, économiques et climatiques, génératrices d’angoisse et de décomposition du lien social, le récit se présente comme un espace d’expérimentation, d’ouvertures. De ruptures créatives et motrices qui sont autant de possibles concourant à la fondation d’un futur commun. En lutte avec l’idéologie de la décadence et ses nostalgies mortifères, une question se profilera donc à l’horizon de chacune des formes proposées par le festival : comment accéder à un avenir qui conserve une dimension de promesse et de transformations radicales ?

Tous les évènements seront captés et diffusés ici-même, du jour pour le lendemain, tout au long du festival.

RELECTURES propose chaque année une programmation croisant les littératures actuelles aux pratiques d’écriture issues de l’art contemporain. RELECTURES est thématique et décline, d’une édition à l’autre, des problématiques liées à la question du récit. Festival des littératures vivantes, RELECTURES met en évidence les démarches transdisciplinaires d’auteurs et d’artistes ouvrant d’autres espaces à la littérature pour se faire entendre (la scène, l’écran, les ondes, le flux, l’installation, le néon, l’affiche, le haut-parleur ou le corps du performeur). Créé en 2006, RELECTURES a lieu pendant deux semaines, entre septembre et octobre. Débutant à l’Espace Khiasma (Les Lilas – 93), il se déploie ensuite dans des lieux partenaires, en Seine-Saint-Denis et dans le 20e arrondissement de Paris.

Bande Annonce réalisée par Benoit Baudinat

La mort d’un théâtre, épisode 5 : Jour J – 59

[Le Blanc-Mesnil • France]
Rémy Berthier, magicien et comédien de la compagnie Le Phalène, en résidence au Forum, propose un atelier à des personnes en insertion.
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Pour en savoir plus sur la compagnie Le Phalène : http://www.thierrycollet.fr

[Les Lilas • France]
Confrontée à l’angoisse d’avoir à créer une pièce sur le thème de la divination, Violaine Lochu décide de consulter une voyante afin qu’elle lui prédise la performance qu’elle donnera le 30.09.15 à l’Espace Khiasma, dans le cadre du festival Relectures 16 ‘des récits du futur’.

[Rotterdam • Pays-Bas]
Les annonces publiques de Sabrina Chou est une série de 10 émissions courtes prenant la forme de séquences de flash info et de bulletins météo, au croisement de la science fiction et la réalité. Se faisant passer pour de véritables tropes radiophoniques, les émissions viennent interrompre la grille de programmation de la radio pour créer une altération dans la perception de la réalité. Les titres des Annonces publiques : 1. Breaking News – Mountain I / 2. PSA – Listen / 3. Breaking News – Universe I / 4 PSA – Isometrics / 5. PSA – Destroy Earth / 6. Breaking News – Universe II / 7. Weather – Moon I / 8. Breaking News – Mountain II / 9. PSA – Militarize Art / 10. Weather – Moon II

Tu aimes jouer ?

[Grenoble • France]

 Lié de près ou de loin au mouvement porno-lettriste et à l’armée noire avec lequel on a pu l’entendre lire, déclamer, interpréter… Antoine a commencé à écrire des polars expérimentaux, mais cela ne lui a pas suffit. Il s’est attaqué à révolutionner les enterrements avec ses enfants dans les morts rigolo et maintenant, s’enfonçant dans la boue et la forêt, il s’engage dans la Révolution Bio-Hardcore, hors de l’argent et dans la vie.

La Révolution Bio-Hardcore est un ensemble de textes écrits en partie à Grenoble et s’adressant à tout un chacun, l’enjoignant de rejoindre cette révolution sauvage et végétale.

Réalisé par Antoine Boute et la Session 24

[Rotterdam • Pays-Bas]
Les annonces publiques de Sabrina Chou est une série de 10 émissions courtes prenant la forme de séquences de flash info et de bulletins météo, au croisement de la science fiction et la réalité. Se faisant passer pour de véritables tropes radiophoniques, les émissions viennent interrompre la grille de programmation de la radio pour créer une altération dans la perception de la réalité. Les titres des Annonces publiques : 1. Breaking News – Mountain I / 2. PSA – Listen / 3. Breaking News – Universe I / 4 PSA – Isometrics / 5. PSA – Destroy Earth / 6. Breaking News – Universe II / 7. Weather – Moon I / 8. Breaking News – Mountain II / 9. PSA – Militarize Art / 10. Weather – Moon II

[Rotterdam • Pays-Bas]
Les annonces publiques
de Sabrina Chou est une série de 10 émissions courtes prenant la forme de séquences de flash info et de bulletins météo, au croisement de la science fiction et la réalité. Se faisant passer pour de véritables tropes radiophoniques, les émissions viennent interrompre la grille de programmation de la radio pour créer une altération dans la perception de la réalité.
Les titres des Annonces publiques : 1. Breaking News – Mountain I / 2. PSA – Listen / 3. Breaking News – Universe I / 4 PSA – Isometrics / 5. PSA – Destroy Earth / 6. Breaking News – Universe II / 7. Weather – Moon I / 8. Breaking News – Mountain II / 9. PSA – Militarize Art / 10. Weather – Moon II

L’ivresse te pose question ?

[Grenoble • France]

 Lié de près ou de loin au mouvement porno-lettriste et à l’armée noire avec lequel on a pu l’entendre lire, déclamer, interpréter… Antoine a commencé à écrire des polars expérimentaux, mais cela ne lui a pas suffit. Il s’est attaqué à révolutionner les enterrements avec ses enfants dans les morts rigolo et maintenant, s’enfonçant dans la boue et la forêt, il s’engage dans la Révolution Bio-Hardcore, hors de l’argent et dans la vie.

La Révolution Bio-Hardcore est un ensemble de textes écrits en partie à Grenoble et s’adressant à tout un chacun, l’enjoignant de rejoindre cette révolution sauvage et végétale.

Annonce publique: Détruire la terre

[Rotterdam • Pays-Bas]
Les annonces publiques de Sabrina Chou est une série de 10 émissions courtes prenant la forme de séquences de flash info et de bulletins météo, au croisement de la science fiction et la réalité. Se faisant passer pour de véritables tropes radiophoniques, les émissions viennent interrompre la grille de programmation de la radio pour créer une altération dans la perception de la réalité. Les titres des Annonces publiques : 1. Breaking News – Mountain I / 2. PSA – Listen / 3. Breaking News – Universe I / 4 PSA – Isometrics / 5. PSA – Destroy Earth / 6. Breaking News – Universe II / 7. Weather – Moon I / 8. Breaking News – Mountain II / 9. PSA – Militarize Art / 10. Weather – Moon II

[Rotterdam • Pays-Bas]
Les annonces publiques
de Sabrina Chou est une série de 10 émissions courtes prenant la forme de séquences de flash info et de bulletins météo, au croisement de la science fiction et la réalité. Se faisant passer pour de véritables tropes radiophoniques, les émissions viennent interrompre la grille de programmation de la radio pour créer une altération dans la perception de la réalité.
Les titres des Annonces publiques : 1. Breaking News – Mountain I / 2. PSA – Listen / 3. Breaking News – Universe I / 4 PSA – Isometrics / 5. PSA – Destroy Earth / 6. Breaking News – Universe II / 7. Weather – Moon I / 8. Breaking News – Mountain II / 9. PSA – Militarize Art / 10. Weather – Moon II

Les événements nous ont-ils dépassés ?

[Grenoble • France]

Tous les matins pendant cinq jours, Anne-Laure Pigache est venue enregistrer au studio de Take You There Radio.

Un article pris dans la presse ou une phrase, qu’elle découpe/performe/répète/exagère avec sa voix, un rapport au texte ayant pour base sa pratique de vocaliste, inspirée par la poésie sonore.

Les articles parlent de robots, de futurs possible et de technologies qui nous permettent de nous améliorer, le bug d’un monde meilleur.

 

[Rotterdam • Pays-Bas]
Les annonces publiques de Sabrina Chou est une série de 10 émissions courtes prenant la forme de séquences de flash info et de bulletins météo, au croisement de la science fiction et la réalité. Se faisant passer pour de véritables tropes radiophoniques, les émissions viennent interrompre la grille de programmation de la radio pour créer une altération dans la perception de la réalité. Les titres des Annonces publiques : 1. Breaking News – Mountain I / 2. PSA – Listen / 3. Breaking News – Universe I / 4 PSA – Isometrics / 5. PSA – Destroy Earth / 6. Breaking News – Universe II / 7. Weather – Moon I / 8. Breaking News – Mountain II / 9. PSA – Militarize Art / 10. Weather – Moon II

Dormir pour modifier ses idées reçues

[Grenoble • France]

Tous les matins pendant cinq jours, Anne-Laure Pigache est venue enregistrer au studio de Take You There Radio.

Un article pris dans la presse ou une phrase, qu’elle découpe/performe/répète/exagère avec sa voix, un rapport au texte ayant pour base sa pratique de vocaliste, inspirée par la poésie sonore.

Les articles parlent de robots, de futurs possible et de technologies qui nous permettent de nous améliorer, le bug d’un monde meilleur.

 

 

[Grenoble • France]
Produit en résidence à Grenoble, Dream Diary est une série de performances enregistrées, chacune prenant comme départ la narration d’un rêve de la nuit précédente. La pièce explore l’espace entre le texte et sa vocalisation, c’est une narration onirique altérée par son passage par le corps de l’artiste, acquérant un effet quasi hypnotique par des procédés de répétition et de soustraction.

Annonce publique : Militariser l’art

[Rotterdam • Pays-Bas]
Les annonces publiques de Sabrina Chou est une série de 10 émissions courtes prenant la forme de séquences de flash info et de bulletins météo, au croisement de la science fiction et la réalité. Se faisant passer pour de véritables tropes radiophoniques, les émissions viennent interrompre la grille de programmation de la radio pour créer une altération dans la perception de la réalité. Les titres des Annonces publiques : 1. Breaking News – Mountain I / 2. PSA – Listen / 3. Breaking News – Universe I / 4 PSA – Isometrics / 5. PSA – Destroy Earth / 6. Breaking News – Universe II / 7. Weather – Moon I / 8. Breaking News – Mountain II / 9. PSA – Militarize Art / 10. Weather – Moon II

L’armée à la recherche du soldat augmenté

[Grenoble • France]

Tous les matins pendant cinq jours, Anne-Laure Pigache est venue enregistrer au studio de Take You There Radio.

Un article pris dans la presse ou une phrase, qu’elle découpe/performe/répète/exagère avec sa voix, un rapport au texte ayant pour base sa pratique de vocaliste, inspirée par la poésie sonore.

Les articles parlent de robots, de futurs possible et de technologies qui nous permettent de nous améliorer, le bug d’un monde meilleur.

 

Tu es thérapeute de groupe ?

[Grenoble • France]

 Lié de près ou de loin au mouvement porno-lettriste et à l’armée noire avec lequel on a pu l’entendre lire, déclamer, interpréter… Antoine a commencé à écrire des polars expérimentaux, mais cela ne lui a pas suffit. Il s’est attaqué à révolutionner les enterrements avec ses enfants dans les morts rigolo et maintenant, s’enfonçant dans la boue et la forêt, il s’engage dans la Révolution Bio-Hardcore, hors de l’argent et dans la vie.

La Révolution Bio-Hardcore est un ensemble de textes écrits en partie à Grenoble et s’adressant à tout un chacun, l’enjoignant de rejoindre cette révolution sauvage et végétale.

[Rotterdam • Pays-Bas]
Les annonces publiques de Sabrina Chou est une série de 10 émissions courtes prenant la forme de séquences de flash info et de bulletins météo, au croisement de la science fiction et la réalité. Se faisant passer pour de véritables tropes radiophoniques, les émissions viennent interrompre la grille de programmation de la radio pour créer une altération dans la perception de la réalité. Les titres des Annonces publiques : 1. Breaking News – Mountain I / 2. PSA – Listen / 3. Breaking News – Universe I / 4 PSA – Isometrics / 5. PSA – Destroy Earth / 6. Breaking News – Universe II / 7. Weather – Moon I / 8. Breaking News – Mountain II / 9. PSA – Militarize Art / 10. Weather – Moon II

Internet mais Internet Bio-Hardcore

[Grenoble • France]

 Lié de près ou de loin au mouvement porno-lettriste et à l’armée noire avec lequel on a pu l’entendre lire, déclamer, interpréter… Antoine a commencé à écrire des polars expérimentaux, mais cela ne lui a pas suffit. Il s’est attaqué à révolutionner les enterrements avec ses enfants dans les morts rigolo et maintenant, s’enfonçant dans la boue et la forêt, il s’engage dans la Révolution Bio-Hardcore, hors de l’argent et dans la vie.

La Révolution Bio-Hardcore est un ensemble de textes écrits en partie à Grenoble et s’adressant à tout un chacun, l’enjoignant de rejoindre cette révolution sauvage et végétale.

[Grenoble • France]
Produit en résidence à Grenoble, Dream Diary est une série de performances enregistrées, chacune prenant comme départ la narration d’un rêve de la nuit précédente. La pièce explore l’espace entre le texte et sa vocalisation, c’est une narration onirique altérée par son passage par le corps de l’artiste, acquérant un effet quasi hypnotique par des procédés de répétition et de soustraction.

Bienvenue dans l’ère des machines créatives

[Grenoble • France]

Tous les matins pendant cinq jours, Anne-Laure Pigache est venue enregistrer au studio de Take You There Radio.

Un article pris dans la presse ou une phrase, qu’elle découpe/performe/répète/exagère avec sa voix, un rapport au texte ayant pour base sa pratique de vocaliste, inspirée par la poésie sonore.

Les articles parlent de robots, de futurs possible et de technologies qui nous permettent de nous améliorer, le bug d’un monde meilleur.

 

Tu aimes boire de la bière au volant ?

[Grenoble • France]

 Lié de près ou de loin au mouvement porno-lettriste et à l’armée noire avec lequel on a pu l’entendre lire, déclamer, interpréter… Antoine a commencé à écrire des polars expérimentaux, mais cela ne lui a pas suffit. Il s’est attaqué à révolutionner les enterrements avec ses enfants dans les morts rigolo et maintenant, s’enfonçant dans la boue et la forêt, il s’engage dans la Révolution Bio-Hardcore, hors de l’argent et dans la vie.

La Révolution Bio-Hardcore est un ensemble de textes écrits en partie à Grenoble et s’adressant à tout un chacun, l’enjoignant de rejoindre cette révolution sauvage et végétale.

[Grenoble • France]

 Lié de près ou de loin au mouvement porno-lettriste et à l’armée noire avec lequel on a pu l’entendre lire, déclamer, interpréter… Antoine a commencé à écrire des polars expérimentaux, mais cela ne lui a pas suffit. Il s’est attaqué à révolutionner les enterrements avec ses enfants dans les morts rigolo et maintenant, s’enfonçant dans la boue et la forêt, il s’engage dans la Révolution Bio-Hardcore, hors de l’argent et dans la vie.

La Révolution Bio-Hardcore est un ensemble de textes écrits en partie à Grenoble et s’adressant à tout un chacun, l’enjoignant de rejoindre cette révolution sauvage et végétale.

[Grenoble • France]

Tous les matins pendant cinq jours, Anne-Laure Pigache est venue enregistrer au studio de Take You There Radio.

Un article pris dans la presse ou une phrase, qu’elle découpe/performe/répète/exagère avec sa voix, un rapport au texte ayant pour base sa pratique de vocaliste, inspirée par la poésie sonore.

Les articles parlent de robots, de futurs possible et de technologies qui nous permettent de nous améliorer, le bug d’un monde meilleur.

[Grenoble • France]
Produit en résidence à Grenoble, Dream Diary est une série de performances enregistrées, chacune prenant comme départ la narration d’un rêve de la nuit précédente. La pièce explore l’espace entre le texte et sa vocalisation, c’est une narration onirique altérée par son passage par le corps de l’artiste, acquérant un effet quasi hypnotique par des procédés de répétition et de soustraction.

On t’appelait mademoiselle Jésus ?

[Grenoble • France]

 Lié de près ou de loin au mouvement porno-lettriste et à l’armée noire avec lequel on a pu l’entendre lire, déclamer, interpréter… Antoine a commencé à écrire des polars expérimentaux, mais cela ne lui a pas suffit. Il s’est attaqué à révolutionner les enterrements avec ses enfants dans les morts rigolo et maintenant, s’enfonçant dans la boue et la forêt, il s’engage dans la Révolution Bio-Hardcore, hors de l’argent et dans la vie.

La Révolution Bio-Hardcore est un ensemble de textes écrits en partie à Grenoble et s’adressant à tout un chacun, l’enjoignant de rejoindre cette révolution sauvage et végétale.

[Grenoble • France]
Produit en résidence à Grenoble, Dream Diary est une série de performances enregistrées, chacune prenant comme départ la narration d’un rêve de la nuit précédente. La pièce explore l’espace entre le texte et sa vocalisation, c’est une narration onirique altérée par son passage par le corps de l’artiste, acquérant un effet quasi hypnotique par des procédés de répétition et de soustraction.

Les Indomptables Rondes #1

[Reims • France]
proposées et animées par LES ALENTOURS 

Cycle de rencontres publiques.
Hics et tics et déclics et des hauts et débats.
Une invitation à explorer une zone de libre-échange
entre artistes, soignants et patients.

De quelle manière l’artiste peut-il «embarquer» sans prétendre «mener la barque» ?
 De quelle manière le soignant peut-il s’émanciper de l’injonction à la rentabilité quand rien n’est plus suspect qu’une tentative de faire autre chose, et que toute impulsion novatrice équivaut à soulever des montagnes ?
 Et comment faire pour que l’action artistique en milieu de soin ne se limite pas à la seule anticipation de ses effets thérapeutiques ?

Aux « actions transversales et mutualisées » – notions fumeuses utilisées à tort et à travers – LES ALENTOURS proposent de répondre par l’ancien terme « esgarder » :
quelque part entre « regard », « égard » et « s’égarer ».

L’avènement prime sur l’évènement :
Un espace commun d’hospitalité et d’imaginaires partagés,
où l’on n’a pas peur de dérailler dans l’imprévu

Enregistré à l’Espace Khiasma le vendredi 22 mai 2015, dans le cadre de la rencontre Les Indomptables Rondes #1
Mixage : Sébastien Zaegel

La mort d’un théâtre, épisode 4 : Jour J – 71

[Le Blanc-Mesnil • France]
Le danseur Clément Aubert propose un atelier de pratique corporelle à des personnes retraitées.

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La Révolution Bio-Hardcore est un ensemble de textes écrits en partie à Grenoble et s’adressant à tout un chacun, l’enjoignant de rejoindre cette révolution sauvage et végétale.

[Grenoble • France]
Produit en résidence à Grenoble, Dream Diary est une série de performances enregistrées, chacune prenant comme départ la narration d’un rêve de la nuit précédente. La pièce explore l’espace entre le texte et sa vocalisation, c’est une narration onirique altérée par son passage par le corps de l’artiste, acquérant un effet quasi hypnotique par des procédés de répétition et de soustraction.

La mort d’un théâtre, épisode 3 : Jour J – 80

[Le Blanc-Mesnil • France]
Mona Leroux, fidèle spectatrice, a rédigé une lettre de soutien au Forum. En quelques jours, avec d’autres usagers de ce théâtre, ils ont récolté plus de 4000 signatures.

 

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[Grenoble • France]
Produit en résidence à Grenoble, Dream Diary est une série de performances enregistrées, chacune prenant comme départ la narration d’un rêve de la nuit précédente. La pièce explore l’espace entre le texte et sa vocalisation, c’est une narration onirique altérée par son passage par le corps de l’artiste, acquérant un effet quasi hypnotique par des procédés de répétition et de soustraction.

La mort d’un théâtre, épisode 2 : Jour J – 89

[Le Blanc-Mesnil • France]
Commentaires d’une toute jeune spectatrice, à propos de Métamorf’Ose, un spectacle de la compagnie du Loup-Ange, proposé à partir de 6 mois.

 

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Pour en savoir plus sur la compagnie du Loup-ange: www.loup-ange.fr/

La mort d’un théâtre, épisode 1 : Jour J – 96

[Le Blanc-Mesnil • France]

Nous sommes des professionnels, nous sommes des salariés, et nous méritons le respect.
Dernière présentation de saison du Forum du Blanc-Mesnil.

Avec les voix de Xavier Croci, directeur du Forum, Alain Brunel, président de l’association, Eric Joly, délégué du personnel, Nelly Boullenger, spectatrice, Estelle Ducruit, chargée des relations avec le public.

« Le 31 décembre 2014, le Forum du Blanc-Mesnil a fermé suite à une décision de la nouvelle municipalité. J’y travaillais depuis douze ans. 
Ce journal sonore raconte les dernières semaines de ce théâtre : débats publics, réunions, discussions entre collègues, ateliers, témoignages de spectateurs… Il démarre le 27 septembre 2014 et se termine le 20 décembre, jour du départ. La diffusion durera plusieurs mois, à raison d’un épisode par semaine.
Il s’agit d’un projet intime et politique qui décrit de l’intérieur l’inquiétude et les souffrances des salariés, la fragilisation des artistes et le désarroi des spectateurs. 
Il s’agit d’une histoire triste. La fin est donnée par le titre. 
Mais ce récit donne aussi à entendre les solidarités, les liens et les convictions qui se sont renforcés au fil des semaines. Nous avons aussi partagé de très belles choses au milieu de cette tempête. Ce que nous avons vécu ensemble avait du sens et nous avons continué à travailler jusqu’au dernier jour. 
Il s’agit d’une alerte, car au-delà de la petite histoire, cet exemple révèle la fragilité de la culture publique en temps de crise. Quelles réactions peuvent s’imaginer, individuellement et collectivement ? 
Je n’ai pas de réponse, mais j’ai récolté des témoignages que je souhaite vous faire entendre. Ils racontent l’importance de l’art et des lieux de culture dans nos vies. 
Ils racontent que le Forum est mort mais que nous sommes toujours vivants. » Marie Guéret, mai 2015

 

Pour en savoir plus :

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Mathieu Amalric lit Édouard Levé — Autoportrait [part 1]

[Saint-Ouen • France] 
Autoportrait, dernier livre paru du vivant d’Édouard Levé n’est ni plus ni moins que ce que son nom indique. Ainsi l’auteur ne nous cache-t-il rien de ce qui le constitue, le désigne au regard des autres comme au sien, tant sur le plan physique que psychologique, voire sentimental ou sexuel, politique, philosophique, esthétique…
Mathieu Amalric, nous fait l’honneur de prêter voix et corps à ce portrait individuel-universel. Édouard Levé, écrivain, photographe, artiste, est mort en 2007 quelques jours après avoir rendu à son éditeur P.O.L son dernier manuscrit Suicide, qui évoque celui d’un ami proche et qui ‘annonce’ le sien.

Enregistré à la Médiathèque Persépolis de Saint-Ouen le mercredi 1er avril 2015, dans le cadre du festival Hors limites
Mixage : Sébastien Zaegel

Mathieu Amalric lit Édouard Levé — Autoportrait [part 2]

[Saint-Ouen • France] 
Autoportrait, dernier livre paru du vivant d’Édouard Levé n’est ni plus ni moins que ce que son nom indique. Ainsi l’auteur ne nous cache-t-il rien de ce qui le constitue, le désigne au regard des autres comme au sien, tant sur le plan physique que psychologique, voire sentimental ou sexuel, politique, philosophique, esthétique… 
Mathieu Amalric, nous fait l’honneur de prêter voix et corps à ce portrait individuel-universel. Édouard Levé, écrivain, photographe, artiste, est mort en 2007 quelques jours après avoir rendu à son éditeur P.O.L son dernier manuscrit Suicide, qui évoque celui d’un ami proche et qui ‘annonce’ le sien.

Enregistré à la Médiathèque Persépolis de Saint-Ouen le mercredi 1er avril 2015, dans le cadre du festival Hors limites
Mixage : Sébastien Zaegel

[Paris • France]
Cécile et Minh Tam se sont rencontrées lors d’un vide grenier dans le quartier, alors que je recrutais des chanteurs pour ma collecte. Elles ont décidé de chanter ensemble, Minh Tam écoutait la variété française quand elle était enfant. Elles ont travaillé une version bilingue de « Viens m’embrasser » de Julio Iglesias, elles ont trouvé une version sur youtube, par une chanteuse vietnamienne au succès international, elles s’amusent des décors du clip qu’elles ont sous les yeux.

Réalisé par Hélène Cœur au Musée Commun, dans le cadre du projet « Chantez vous », une collecte de chansons et réalisation de portraits chantés, dans le territoire de Saint-Blaise

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Avignon • France] 
Atelier Refaire le Monde du 13 janvier 2015, CASA HAS, Avignon.

Texte-manifeste de l’Atelier Refaire le Monde :

 

« Le précurseur est celui dont on ne sait qu’après qu’il venait avant. » Georges Canguilhem, cité par Edgar Morin, La Complexité humaine, Flammarion, 1994

 

Entendu que nous allons droit dans le mur si nous ne changeons pas la conduite et si nous n’ôtons pas le mur,
entendu que le monde n’a pas vocation à rester tel qu’il est, ni a fortiori, à s’encriser davantage,
entendu que nous avons des comptes à rendre à l’intraitable beauté du monde,
entendu que nous devons avoir le courage d’être jusqu’au bout la poésie qui nous concerne,
entendu que beaucoup de choses ne s’entendent pas, a fortiori si on ne se les dit pas,
Nous, atelier « refaire le monde », avons décidé d’écrire la constitution de ce qui nous constitue,
nous, atelier « refaire le monde », avons décidé d’entrer dans la clandestinité de nos rêves et de nos utopies,
nous, atelier « refaire le monde », avons décidé de prêter serment à ce qui vient et ne peut manquer,
nous, atelier « refaire le monde », avons décidé de former un gouvernement provisoire en exil des idées reçues, des évidences, des expertises, des probabilités, des statistiques et des indices de croissance,
nous, atelier « refaire le monde », avons décidé de refaire le monde.
Nomades de la langue et des gestes, sans papiers ni feuilles de route, nous irons là où le vent nous mène, 
anonymes du tout-monde, travailleurs d’humanités, artisans de la communauté inavouable, nous réveillerons d’anciens soubassements et ferons hospitalité aux idées neuves,
réfugiés de la dictature économiques, nous réhabiliterons la dépense et le ruissellement électrique,
déçus de la déception, exclus de l’inclusion, nous dirons la relation plutôt que les liens,
clandestins de la politique, nous ferons res publica, table d’hôte, arbre à palabres, atelier d’écritures, forge d’expériences, antichambre d’horizons, et d’autres choses qu’on ne sait pas encore.

Mettre la promesse en acte. Commencer à continuer, et vice versa. Y croire, juste y croire. Pour que l’existence soit autre chose que la remise à plus tard de l’existence. Refaire le monde, un chantier d’utopie(s), un « work in progress ». L’art n’est rien si nous n’en faisons pas tout, et pas seulement. Coopérative. Hospitalité. Ecoute. Tchatche. Respiration. Ce n’est qu’un début, mais il y a longtemps que ça a commencé.

Jean-Marc Adolphe, pour l’atelier « Refaire le monde »,
Paris, 5 janvier 2015

 

Extrait enregistré lors de l'Atelier Refaire le Monde du 13 janvier à Avignon

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Once upon a time Fukushima, partition suspendue pour aérophone

[Pantin • France] 
Je suis de mon occident. Je n’ai rien vu de Fukushima. Sinon des images et des sons, des agencements médiatiques qui sont venues habiter la sonorité fukushima. Pour nous occidentaux, Fukushima n’est plus ni un lieu, ni un événement. Elle est cette sonorité-réceptacle où se sont déposées les angoisses, les fantasmes, les prémonitions d’une société égarée sur les voies de la mondialisation énergétique et nucléaire.Fukushima est une allégorie moderne, la figure d’un mythe moderne, le précipité d’un inconscient collectif. Fusion et fission se sont agrégées à une catastrophe et à un cataclysme faisant de fukushima le signe d’une apocalypse hypermoderne : Fukushima est un Big Crunch symbolique, une cosmogonie inversée. 

Once upon a time, Fukushima, partition suspendue pour un aérophone et un manipulant, se propose d’inverser la narratologie liée à fukushima. Elle restera fidèle au sens singulier indiqué par Otomo Yosihide, Michiro Endo et Ryoichi Wago dans leur manifeste : il ne s’agira ni d’une dénonciation militante, ni d’un simple reporting de faits, plutôt la démonstration d’un désir et une tentative de maintenir une « connexion » avec ces lieux et ces populations officiellement condamnées. Il s’agira d’activer un moment symbolique qui rendra à fukushima ses forces positives et centrifuges, d’un moment de lutte symbolique contre les forces mortifères qui proposera une nouvelle cosmogonie ouverte et en expansion. 

Informations complémentaires

Participation au projet sonore et collaboratif de Dominique Balaÿ, Meanwhile in Fukushima.

Mouvement n°75 / entre les lignes

[Paris • France]
Le 28 mai dernier, était annoncée par communiqué la décision du Tribunal de Commerce de Paris de prononcer la liquidation judiciaire de la revue Mouvement. « Il suffirait de peu de mots : voilà, c’est fini. » La nouvelle en avait peiné beaucoup. Il faut dire que cette publication, fondée en 1993 par Jean-Marc Adolphe, avait, sous ses formules successives — « l’indisciplinaire des arts vivants », « revue indisciplinée », puis sous-titrée « arts et politiques » — accompagnée de nombreuses carrières de spectateurs. Elle avait, aussi, relayé et parfois impulsé nombre de luttes et de combat politiques. Une fabrique (collective) du regard (collectif), où art et engagement s’ajustaient sur la même focale.
Aussi, quand nous avons appris qu’après six mois d’absence Mouvement allait à nouveau être disponible en kiosque, c’est avec grand plaisir que nous lui avons ouvert une antenne sur la r22 Tout-monde ! Aïnhoa Jean-Calmettes, qui est avec Jean-Roch de Logivière à l’initiative de ce nouveau chapitre dans l’histoire de la revue, nous présente donc le sommaire de ce fameux n°75 : ses grandes lignes, sa ligne directrice et, en filigrane, son « interlignage »…

Réalisé par Aïnhoa Jean-Calmettes et Sébastien Zaegel

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

RIF-POST RÉSIDENCES/EXPÉDITIONS – Sofia Aguiar / Audioguide

[Rabat • Maroc] 
Dans le cadre de la première partie de l’exposition RIF-POST RÉSIDENCES/EXPÉDITIONS à L’appartement22 du, 24 octobre 2014 au 15 février 2015, Sofia Aguiar revient sur les œuvres réalisées dans la Rif Résidence Sabra et FloraSabra est une œuvre collaborative autour de la broderie réalisée avec la communauté, autour du motif floral. Flora est un herbier des fleurs qui composent l’environnement proche de la résidence. Un couple de plants de Kif, autour des plantes de potager, met en tension les enjeux sociaux du contexte de la résidence. 
Pour plus d’informations, cliquez sur l’onglet « Transcription ».

Transcriptions :
Français / English

Enregistré à L’appartement22, dans le cadre de l’exposition RIF-POST RÉSIDENCES /EXPÉDITIONS qui à eu lieu du 15 Janvier au 15 Février 2015

Une transcription traduite en anglais et en français sera très prochainement disponible sur le site

[Paris • France]
Pour enterrer les amours mortes, il vaut mieux choisir un joli cimetière !

Réalisé par Hélène Cœur au Musée Commun, dans le cadre du projet « Chantez vous », une collecte de chansons et réalisation de portraits chantés, dans le territoire de Saint-Blaise

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

RIF-POST RÉSIDENCES/EXPÉDITIONS – Tomas Colaço / Audioguide

[Rabat • Maroc]
Dans le cadre de la première partie de l’exposition RIF-POST RÉSIDENCES/EXPÉDITIONS à L’appartement22 du 24 octobre 2014 au 15 février 2015, Tomas Colaco revient sur son installation Vivre avec les autres, récréant le contexte de la création des œuvres au sein de la résidence dans l’espace d’exposition. Des objets du quotidien peints et collectés sont implantés et échangés dans le village de Beni Boufrah au sein de la communauté. Des performances ont également été réalisées avec ces mêmes objets tels qu’une série de selles d’ânes que l’artiste a peints et fait déambuler sur le dos d’un âne dans l’environnement et l’architecture autour de la résidence. Pour plus d’informations, cliquez sur l’onglet « Transcription ».

Transcriptions :
Français / English

Enregistré à L’appartement22, dans le cadre de l’exposition RIF-POST RÉSIDENCES /EXPÉDITIONS qui à eu lieu du 15 Janvier au 15 Février 2015

Une transcription traduite en anglais et en français sera très prochainement disponible sur le site

[Paris • France] 
Atelier Refaire le Monde du 5 janvier 2015.

 

Texte-manifeste de l’Atelier Refaire le Monde :

 

« Le précurseur est celui dont on ne sait qu’après qu’il venait avant. » Georges Canguilhem, cité par Edgar Morin, La Complexité humaine, Flammarion, 1994

 

Entendu que nous allons droit dans le mur si nous ne changeons pas la conduite et si nous n’ôtons pas le mur,
entendu que le monde n’a pas vocation à rester tel qu’il est, ni a fortiori, à s’encriser davantage,
entendu que nous avons des comptes à rendre à l’intraitable beauté du monde,
entendu que nous devons avoir le courage d’être jusqu’au bout la poésie qui nous concerne,
entendu que beaucoup de choses ne s’entendent pas, a fortiori si on ne se les dit pas,
Nous, atelier « refaire le monde », avons décidé d’écrire la constitution de ce qui nous constitue,
nous, atelier « refaire le monde », avons décidé d’entrer dans la clandestinité de nos rêves et de nos utopies,
nous, atelier « refaire le monde », avons décidé de prêter serment à ce qui vient et ne peut manquer,
nous, atelier « refaire le monde », avons décidé de former un gouvernement provisoire en exil des idées reçues, des évidences, des expertises, des probabilités, des statistiques et des indices de croissance,
nous, atelier « refaire le monde », avons décidé de refaire le monde.
Nomades de la langue et des gestes, sans papiers ni feuilles de route, nous irons là où le vent nous mène, 
anonymes du tout-monde, travailleurs d’humanités, artisans de la communauté inavouable, nous réveillerons d’anciens soubassements et ferons hospitalité aux idées neuves,
réfugiés de la dictature économiques, nous réhabiliterons la dépense et le ruissellement électrique,
déçus de la déception, exclus de l’inclusion, nous dirons la relation plutôt que les liens,
clandestins de la politique, nous ferons res publica, table d’hôte, arbre à palabres, atelier d’écritures, forge d’expériences, antichambre d’horizons, et d’autres choses qu’on ne sait pas encore.

Mettre la promesse en acte. Commencer à continuer, et vice versa. Y croire, juste y croire. Pour que l’existence soit autre chose que la remise à plus tard de l’existence. Refaire le monde, un chantier d’utopie(s), un « work in progress ». L’art n’est rien si nous n’en faisons pas tout, et pas seulement. Coopérative. Hospitalité. Ecoute. Tchatche. Respiration. Ce n’est qu’un début, mais il y a longtemps que ça a commencé.

Jean-Marc Adolphe, pour l’atelier « Refaire le monde »,
Paris, 5 janvier 2015

Extrait enregistré lors de l'Atelier Refaire le Monde du 5 janvier à Paris

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Paris • France]
Enfilez votre manteau, la poésie de Baz cisaille dans le blizzard le portrait d’un amour perdu. A cette époque, l’hiver était joyeux, car c’est là qu’il l’attendait.

Réalisé par Hélène Cœur au Musée Commun, dans le cadre du projet « Chantez vous », une collecte de chansons et réalisation de portraits chantés, dans le territoire de Saint-Blaise

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

RIF-POST RÉSIDENCES/EXPÉDITIONS – Mustapha Akrim / Audioguide

Rabat • Maroc]
Dans le cadre de la première partie de l’exposition RIF-POST RÉSIDENCES /EXPÉDITIONS à L’appartement22 du 24 octobre 2014 au 15 février 2015, Mustapha Akrim parle d’Article 25, une série d’œuvres autour des articles de la nouvelle constitution marocaine datant de 2011. L’œuvre qu’il présente à L’appartement22, décontextualisée du lieu où l’œuvre a été créée, est la phrase gravée de l’article 25 sur un bidon de chantiers. La déclaration constitutionnelle est mise en porte à faux par la nature de l’objet, mais également par le contexte historique et politique du Rif, d’où provient l’objet. L’artiste définit le bidon comme une archive sur lequel viendraient se confronter deux temporalités.
Pour plus d’informations, cliquez sur l’onglet « Transcription ».

Transcriptions :
Français / English

Enregistré à L’appartement22, dans le cadre de l’exposition RIF-POST RÉSIDENCES /EXPÉDITIONS qui à eu lieu du 15 Janvier au 15 Février 2015

Une transcription traduite en anglais et en français sera très prochainement disponible sur le site

In-formed music [extrait]

[Pantin • France]
In-formed Music est une composition pour être joué avec journaux de toutes provenances, de tous genres et de toutes dates. La pièce est composée pour trois groupes de joueurs de journaux. Le nombre de joueurs doit être le même dans tous les groupes, à partir de quatre joueurs par groupes. La performance nécessite au moins 12 joueurs. Le nombre de joueurs peut être augmenté. Mais toujours avec 3 comme plus petit commun multiple (par exemple 15, 18, 21, 24, 27, 30, etc.). En prenant ceci en considération, il n’y a pas de nombre maximum joueurs.

[Montreuil • France]
Si la remémoration et l’oubli avaient un son, quel serait-il? C’est à partir de cette question que Violaine Lochu crée Le mot qui vient, constitué de heu, hum, du shmol, j’me souviens plus, attendez, bah… autant de tics de langage que l’on émet pour retrouver ce qu’on a sur le bout de la langue.

Pièce sonore réalisée par Violaine Lochu dans le cadre de sa résidence au 116 et de la fabrication de son projet Mémoire Palace, du 15 sept au 10 janvier.
Partition : Violaine Lochu

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

[Montreuil • France]
Depuis septembre, Violaine Lochu a commencé son travail de collectage sur tout Montreuil. Lors de rencontres organisées dans des structures ou des associations – Maison des Babayagas, Collectif 14, Ecod’rom, le 116, lycée Condorcet, bibliothèque Daniel Renoult, centre social du Bel Air, Nouveau Théâtre de Montreuil, bibliothèque Colonel Fabien, fête des Ramenas, fondation Rothschild – la jeune artiste a demandé aux montreuillois de lui transmettre quelque chose qu’ils connaissaient par cœur (chant, poésie, prière, recette de cuisine, etc. ) dans la langue de leur choix. A partir de ces matériaux sonores, elle propose deux pièces sonores construites sous la forme d’anadiploses ; une figure de style consistant en la reprise du dernier mot d’une proposition à l’initiale d’une proposition qui suit.

Pièce sonore réalisée par Violaine Lochu dans le cadre de sa résidence au 116 et de la fabrication de son projet Mémoire Palace, du 15 sept au 10 janvier.
Partition : Violaine Lochu

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

La chanson de bûcherons

[Pantin • France]
1. Comment décririez-vous cette forme d’écriture sonore et / ou de musique ?
Pré-conscient / anti-cérébral.
2. Comment pensez-vous que votre proposition peut être interprétée ?
D’une manière analogue à l’écriture automatique.
3. Quelles significations ou niveau supplémentaire fournit cette forme particulière de l’écriture à la performance et / ou à l’interprétation de l’œuvre?
La subversion des gestes pré-conditionnés de la performance et de l’improvisation.

Episode 1: Devenir magicien. Rencontre avec Ioanis Nuguet, réalisateur de Spartacus et Cassandra.

[Lussas • France]
Malgré les efforts redoublés de Spartacus, l’équipe de foot qui affronte cet après-midi-là l’U.S Lussas demeure inconnue. Alors que les supporters sont tenus en haleine sur le banc de touche par le match en cours, Ioanis Nuguet évoque sa vision du cinéma et la fabrication de son film Spartacus et Cassandra, qui a fait l’ouverture des projections en plein air de la 26ème édition des États Généraux du Film Documentaire, en août dernier.

Synopsis du film :
Deux enfants roms sont recueillis par une jeune trapéziste dans un chapiteau à la périphérie de Paris. Un havre de paix fragile pour ce frère et sa soeur de 13 et 10 ans, déchirés entre le nouveau destin qui s’offre à eux, et leurs parents vivant dans la rue.

Transcriptions :
English

Réalisé par Laure Franquès à l’occasion de la 26ème édition des États Généraux du Film Documentaire de Lussas (Ardèche), dans le cadre du projet Journal Sonore#1. Lussas sur écoute, production Khiasma.

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur ce site.

[Montreuil • France]
Auriez vous pensé qu’une recette de tchep sénégalais pouvait un jour croiser le chemin de l’Invitation au voyage de Baudelaire?

Pièce sonore réalisée par Violaine Lochu dans le cadre de sa résidence au 116 et de la fabrication de son projet Mémoire Palace, du 15 sept au 10 janvier.
Partition : Violaine Lochu

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

[Montreuil • France]
Sept personnes ont chanté La souris verte à Violaine Lochu, faisant de la chanson enfantine l’élément le plus transmis lors du collectage de Mémoire Palace. La jeune artiste se propose de superposer ces versions les unes avec les autres, faisant apparaître à la fois différences et ressemblances entre elles. Une véritable polyphonie se fait alors entendre.

Pièce sonore réalisée par Violaine Lochu dans le cadre de sa résidence au 116 et de la fabrication de son projet Mémoire Palace, du 15 sept au 10 janvier.
Partition : Violaine Lochu

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

Greffer, Espalier, Dresser – Mohssin Harraki / Audioguide

[Rabat • Maroc]
Réalisé dans le cadre de l’exposition Greffer, Espalier, Dresser de Mohssin Harraki, qui a eu lieu du 25 juin au 16 août 2014 à L’appartement22, cet audioguide vous permettra de suivre cet événement à distance – à la fois dans l’espace et dans le temps. L’artiste y évoque son questionnement du lignage et de la filiation à partir d’une réflexion sur le motif de l’arbre généalogique appréhendé de façon littérale, comme une espèce végétale sur laquelle il serait possible de pratiquer l’horticulture. Un aperçu de son travail au son des outils qui y prennent part : meuleuse, arc à souder – lui permettant d’imprimer à même la surface du fer ses arborescences aux allures d’organigrammes.

 

Nous invitons nos auditeurs non-arabophones qui souhaiteraient en savoir plus à lire la présentation de l’exposition par Emma Chubb, disponible en cliquant sur l’onglet « Transcription ».

Transcriptions :
Français / English

Audioguide réalisé par L’appartement22, dans le cadre de l’exposition Greffer, Espalier, Dresser de Mohssin Harraki qui a eu lieu du 25 juin au 16 août 2014

Une transcription traduite en anglais et en français sera très prochainement disponible sur le site

[Montreuil • France]
Un jour, dans l’espace du Centre d’art Le 116, le QG a chuchoté à l’oreille des visiteurs :
« Quel a été le moment déclencheur, l’étincelle ? »
« Qu’est-ce qui t’inspire ? »
« Qu’est-ce que tu produis dans le monde ? »

L’objectif de ces 3 questions : enquêter le « satori », un mot japonais difficile à traduire, désignant ce moment d’illumination que nous avons tous pu avoir quand, soudainement, un événement, et notamment une expérience esthétique, a provoqué en nous une compréhension de l’ordre de l’éveil spirituel, qui nous enseigne indistinctement quelque chose de très important sur notre soi profond et sur le monde. Les visiteurs ont écrit leurs réponses sur des feuilles blanches, dont voici la compilation.

Collecter et faire entendre ces moments de satori auprès du public du 116 consistait pour le QG à se mettre à l’écoute de la sensibilité intérieure de ce public, de lui donner un lieu d’expression et de mise en commun au sein du centre d’art.

Réalisation: Pour le QG: Anna Recalde Miranda, Claire Fouquet, Romain Di Vozzo.
Merci à Sarina Basta et Marianne Cornil pour l'inspiration.

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Montreuil • France]
De quoi parle t-on le plus à Montreuil ? Quel serait le thème favoris des montreuillois ? L’amour bien sûr ! Violaine Lochu regroupe chansons, poésies, blagues, expressions… pour constituer un véritable Hymne à l’amour protéiforme.

Pièce sonore réalisée par Violaine Lochu dans le cadre de sa résidence au 116 et de la fabrication de son projet Mémoire Palace, du 15 sept au 10 janvier.
Partition : Violaine Lochu

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Montreuil • France]
A partir de promenades dans Montreuil, Violaine Lochu se questionne sur la manière dont on entend l’espace lors de déplacements urbains. Strates sonores, bruits soudains, changements d’ambiance, variation de volume sonore… autant de phénomène que la jeune artiste cherche à retranscrire dans Ballade.

Pièce sonore réalisée par Violaine Lochu dans le cadre de sa résidence au 116 et de la fabrication de son projet Mémoire Palace, du 15 sept au 10 janvier.
Partition : Violaine Lochu

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

Glitch in Variable and Determinate States

[Pantin • France]
« Enregistrement MIDI de l’interface clavier, tandis que sept notes sont jouées de façon linéaire ou en masses sur des périodes chronométrées. Ces données d’enregistrement ont ensuite été imprimées sur 102 pages qui ont été entrées dans l’ordinateur de commutation vidéo, et la télévision a joué visuellement les sept notes. Les 102 pages ont ensuite été réinterprétées comme un volume de texte et de dessin. Le texte est de trois phrases : « je suis dans l’amour », « la maison est un tangible », « le sublime n’est pas un faussaire », avec des pages de dessin qui les sépare. Les données MIDI ont été enfin utilisées pour contrôler la lecture des échantillons enregistrés du tube cathodique de la télévision en tension et hors tension. » Rebekkah Palov

Greffer, Espalier, Dresser – Mohssin Harraki / entretien avec Emma Chubb

[Rabat • Maroc]
L’artiste Mohssin Harraki s’entretient avec Emma Chubb, commissaire de l’exposition qui s’est tenue à L’appartement22 l’été dernier, accueillant son installation intitulée Greffer, Espalier, Dresser. Composée de trente-trois « dessins » sur trois panneaux et trente feuilles de fer, lesquelles sont rassemblées dans un carnet à spirale, cette œuvre retraite la métaphore de l’« arbre généalogique » au moyen de techniques dont on use habituellement lorsqu’il s’agit d’horticulture. Greffer, espalier, Dresser déplace donc symboliquement cette volonté de domestiquer la nature – de la cultiver – sur ce terrain de la transmission culturelle qu’est la généalogie. L’arbre étant utilisé comme support d’une modélisation graphique pouvant permettre d’observer la façon dont les grandes familles religieuses et politiques traversent l’Histoire d’un pays, et de mettre en question les opérations de « sélections » qui, comme dans l’horticulture, sont à l’œuvre dans la constitution des lignées et l’établissement des filiations.

Nous invitons nos auditeurs non-arabophones qui souhaiteraient en savoir plus à lire la présentation de l’exposition par Emma Chubb, disponible en cliquant sur l’onglet « Transcription ».

Transcriptions :
Français / English

Enregistré à L’appartement22, dans le cadre de l’exposition Greffer, Espalier, Dresser de Mohssin Harraki qui à eu lieu du 25 juin au 16 août 2014

Une transcription traduite en anglais et en français sera très prochainement disponible sur le site

[Montreuil • France]
Depuis septembre, Violaine Lochu a commencé son travail de collectage sur tout Montreuil. Lors de rencontres organisées dans des structures ou des associations – Maison des Babayagas, Collectif 14, Ecod’rom, le 116, lycée Condorcet, bibliothèque Daniel Renoult, centre social du Bel Air, Nouveau Théâtre de Montreuil, bibliothèque Colonel Fabien, fête des Ramenas, fondation Rothschild – la jeune artiste a demandé aux montreuillois de lui transmettre quelque chose qu’ils connaissaient par cœur (chant, poésie, prière, recette de cuisine, etc. ) dans la langue de leur choix. A partir de ces matériaux sonores, elle propose deux pièces sonores construites sous la forme d’anadiploses ; une figure de style consistant en la reprise du dernier mot d’une proposition à l’initiale d’une proposition qui suit.

Pièce sonore réalisée par Violaine Lochu dans le cadre de sa résidence au 116 et de la fabrication de son projet Mémoire Palace, du 15 sept au 10 janvier.
Partition : Violaine Lochu

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

It’s All True [extrait]

[Les Lilas • France]
Dans la baie de Rio, rôde le fantôme d’un crocodile.
On dit qu’il vient du Nordeste.
Qu’il a été dévoré par un requin après avoir rencontré le président Vargas.
On dit que c’est à cause d’un film tourné par un américain.
On dit aussi que les requins ne mangent pas les crocodiles.
Et qu’Orson Welles n’a rien à faire là-dedans.

 

dans le cadre d’une résidence au Musée d’Art Contemporain de Niteroi, avec le collectif Suspended Spaces.

Enregistré à l’Espace Khiasma le jeudi 25 septembre 2014, dans le cadre du festival Relectures 15

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Stade Banal (une soirée diapo)

[Les Lilas • France]
À l’occasion du festival RELECTURES 15 ‘d’après documents’, Matthieu Dibelius a projeté sur les murs de l’Espace Khiasma un montage éloquent d’images sans commentaire. Sans commentaire, mais avec quelques précisions, qu’il apporta lors des échanges qui ont suivi : après son Stade Banal, Matthieu Dibelius est donc passé à l’oral !
Aussi, pour faire échos à l’article que le magazine en ligne de Khiasma publia sur son travail, nous en diffusons un extrait. Il y est question des actions qu’il mène dans le champ « médico-social » (puisque c’est comme ça qu’ « on dit ») et de son rapport au langage, marqué par le « frallemand » de son enfance, et par le dépiautage ludique des dictionnaires…

Enregistré à l’Espace Khiasma le mardi 23 septembre 2014, dans le cadre du festival Relectures 15

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« Ghérasim Luca » – Intro

[Paris • France]
Ghérasim Luca est né à Bucarest en 1913. Apatride, il s’installe à Paris en 1952 et choisit le français comme langue d’écriture. Dans sa solitude et sa recherche d’une pierre philosophale, d’une clé, et de plus en plus troublé par la montée des courants racistes et antisémites, il se jettera dans la Seine une nuit de janvier 1994. C’est sur son œuvre poétique qu’ont travaillé durant cinq ans, avec la complicité de Patrick Fontana, des personnes en apprentissage du « Français Langue Etrangère » à l’Atelier Formation de Base de l’association Emmaüs à Paris. Lecture(s) de bouche(s) était le nom de cet atelier de poésie à voix haute, enregistrée, où la langue française était travaillée d’arrache-pied en vue de « s’en sortir sans sortir » (selon la formule de Ghérasim Luca). L’expérience prenait la forme d’une aventure de la langue qui passe par l’écoute de sa propre musique dans une nouvelle langue. Pour y concevoir une autre « possibilité de soi-même » dans une période où, contrainte et réduite, la langue est placée au cœur des lois sur l’immigration et devient l’outil d’une chasse aux précaires qui ne dit pas son nom.
Résultat de cet atelier, le CD Luca Babel – Parcours dans l’œuvre de Ghérasim Luca (1913-1994) a été récompensé par le prix « Coup de cœur 2014 » de la commission « parole enregistrée et documents sonores » de l’académie Charles Cros.

Atelier Lecture(s) de bouche(s) animé par Patrick Fontana, 1 CD, Coproduction Espace Khiasma / Patrick Fontana / Association Emmaüs Solidarité

Réalisée par Patrick Fontana, direction : Rose-Marie Ryan. Avec le soutien de la Drac Ile-de France et de l’association L’œil à l’écoute.
Les textes utilisés sont extraits du livre Paralipomènes (1976, éditions José Corti) de Ghérasim Luca, aves l’aimable autorisation des éditions José Corti

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Paris • France]
Puisque les chansons de la Commune sont un patrimoine (du) commun, tous ensemble au Grand Métingue du Métropolitain !

Réalisé par Hélène Cœur au Musée Commun, dans le cadre du projet « Chantez vous », une collecte de chansons et réalisation de portraits chantés, dans le territoire de Saint-Blaise

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Nous sommes tous des schizophrènes dangereux

[Reims • France]
Un dimanche par mois, au 10 rue Voltaire, juste derrière la cathédrale de Reims :
Des patients et des soignants se retrouvent pour réfléchir à voix haute.
Certains sont toujours là, quelques-uns viennent souvent, d’autres ne font que passer.
Les Hauts Parleurs réinventent à chaque fois un espace commun d’hospitalité et d’imaginaires partagés pour bousculer les mots à la mode, les mots « commodes » que tout le monde emploie, mais que personne n’écoute… Dédogmatiser le « prêt-à-parler » et se réapproprier le pouvoir perdu de « nommer ».
Leurs trouvailles sont restituées sous différentes formes : une vidéo largement diffusée, des collaborations éditoriales, et plusieurs performances scéniques (dont l’ouverture du festival Les Évadés du Bocal).
Donnant aussi leur propre interprétation de la « Semaine de la santé mentale » promue par les instances officielles, les patients et les soignants du réseau thérapeutique Antonin Artaud proposent une « Semaine de la folie ordinaire », avec débats, expositions et prises de parole multiples, pour faire entendre un autre écho de la souffrance psychique que celui du risque, de la dangerosité, de la simple adaptabilité sociale ou de l’efficience individuelle. On y fait un sort aux étiquettes et aux clichés sur la folie que véhicule la rubrique des faits divers.
Pour inaugurer le feuilleton radiophonique diffusé sur R22 jusqu’à la prochaine « Semaine de la Folie Ordinaire » en mars 2015, Les Hauts Parleurs reviennent sur les slogans concoctés pour la première MAD PRIDE française. Organisée sur le modèle de celles qui ont vu le jour à Londres, Toronto, Bruxelles ou Salvador, « LA MARCHE DES FOUS » a eu lieu le samedi 14 juin 2014 entre l’hôpital psychiatrique Sainte-Anne et l’Hôtel de Ville de Paris, pour lutter contre la stigmatisation des personnes souffrant de troubles psychiques.

Réalisé par Matthieu Dibelius, dans le cadre de l’atelier d’écriture qu’il mène avec le réseau thérapeutique Antonin Artaud

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Chanter en chœur ? Une question de foi. Et de foule qui entre en échos avec une « soif d’idéal » qui « nourrit de l’intérieur »…

Réalisé par Hélène Cœur au Musée Commun, dans le cadre du projet « Chantez vous », une collecte de chansons et réalisation de portraits chantés, dans le territoire de Saint-Blaise

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

La Fin du monde – Prendre corps / Ghérasim Luca

[Paris • France] 
Ghérasim Luca est né à Bucarest en 1913. Apatride, il s’installe à Paris en 1952 et choisit le français comme langue d’écriture. Dans sa solitude et sa recherche d’une pierre philosophale, d’une clé, et de plus en plus troublé par la montée des courants racistes et antisémites, il se jettera dans la Seine une nuit de janvier 1994. C’est sur son œuvre poétique qu’ont travaillé durant cinq ans, avec la complicité de Patrick Fontana, des personnes en apprentissage du « Français Langue Etrangère » à l’Atelier Formation de Base de l’association Emmaüs à Paris. Lecture(s) de bouche(s) était le nom de cet atelier de poésie à voix haute, enregistrée, où la langue française était travaillée d’arrache-pied en vue de « s’en sortir sans sortir » (selon la formule de Ghérasim Luca). L’expérience prenait la forme d’une aventure de la langue qui passe par l’écoute de sa propre musique dans une nouvelle langue. Pour y concevoir une autre « possibilité de soi-même » dans une période où, contrainte et réduite, la langue est placée au cœur des lois sur l’immigration et devient l’outil d’une chasse aux précaires qui ne dit pas son nom. 
Résultat de cet atelier, le CD Luca Babel – Parcours dans l’œuvre de Ghérasim Luca (1913-1994) a été récompensé par le prix « Coup de cœur 2014 » de la commission « parole enregistrée et documents sonores » de l’académie Charles Cros.

Bamby Bassoum, Maria Antonietta Benedetti, Frédéric Dautais, Guillaume Mahé, Tayyebeh Tafrechy, Nidia Alba Ramirez, Léa Nguyen, Taha Baharam Brahim, Chen Zhijie, Delphine Verron, Li Thi Cam Van, Firouzeh Esmaeili Kosej, Thi Nga Galmiche

Atelier Lecture(s) de bouche(s) animé par Patrick Fontana, 1 CD, Coproduction Espace Khiasma / Patrick Fontana / Association Emmaüs Solidarité

Réalisée par Patrick Fontana, direction : Rose-Marie Ryan. Avec le soutien de la Drac Ile-de France et de l’association L’œil à l’écoute.
Les textes utilisés sont extraits du livre Paralipomènes (1976, éditions José Corti) de Ghérasim Luca, aves l’aimable autorisation des éditions José Corti

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Pantin • France]
Au rythme de… Les Mercuriales est la tentative de faire perdurer un moment. Celui où la répétition de quelques néons allumés, probablement par les agents de services de l’entreprise, rythmait les deux façades obscures des Mercuriales, conférant un aspect singulier à ces deux tours imposantes, marquant le paysage du 20e arrondissement de Paris. Ce moment a donné lieu à la réécriture graphique des néons, afin d’être translittéré ensuite en musique. L’interprétation proposée ici est celle du groupe MMMRL BBQ. Partition de Frédéric Mathevet, interprétation de MMMRL BBQ (Denis Bernardi, guitare basse, Frédéric Mathevet, synthétiseur, Célio Paillard, percussions).

Démonstration par le groupe MMMRL BBQ d’une partition graphique issue du Fernsbook, présentée le 13 septembre 2013 à l’espace Khiasma (Les Lilas). Captation audio et vidéo Delphine Verron

[Paris • France]
Parler du rôle de l’école publique rue Léon Frapié, ou : du bon usage (politique) de la toponymie !

Réalisé par Hélène Cœur à La Maison des Fougères, dans le cadre du projet La Fougère à l’écoute du temps, production Espace Khiasma

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

La Fin du monde – Son corps léger / Ghérasim Luca

[Paris • France] 
Ghérasim Luca est né à Bucarest en 1913. Apatride, il s’installe à Paris en 1952 et choisit le français comme langue d’écriture. Dans sa solitude et sa recherche d’une pierre philosophale, d’une clé, et de plus en plus troublé par la montée des courants racistes et antisémites, il se jettera dans la Seine une nuit de janvier 1994. C’est sur son œuvre poétique qu’ont travaillé durant cinq ans, avec la complicité de Patrick Fontana, des personnes en apprentissage du « Français Langue Etrangère » à l’Atelier Formation de Base de l’association Emmaüs à Paris. Lecture(s) de bouche(s) était le nom de cet atelier de poésie à voix haute, enregistrée, où la langue française était travaillée d’arrache-pied en vue de « s’en sortir sans sortir » (selon la formule de Ghérasim Luca). L’expérience prenait la forme d’une aventure de la langue qui passe par l’écoute de sa propre musique dans une nouvelle langue. Pour y concevoir une autre « possibilité de soi-même » dans une période où, contrainte et réduite, la langue est placée au cœur des lois sur l’immigration et devient l’outil d’une chasse aux précaires qui ne dit pas son nom. 
Résultat de cet atelier, le CD Luca Babel – Parcours dans l’œuvre de Ghérasim Luca (1913-1994) a été récompensé par le prix « Coup de cœur 2014 » de la commission « parole enregistrée et documents sonores » de l’académie Charles Cros.

Chen Zhijie, Li Thi Cam Van, Firouzeh Esmaeili Kosej, Ndoubme Gueye, Barikissou Le Gac, Niranjana Kanagaratnam, Thi Nga Galmiche, Maria Antonietta Benedetti, Tayyebeh Tafrechy, Nidia Alba Ramirez, Taha Baharam Brahim, Léa Nguyen

Atelier Lecture(s) de bouche(s) animé par Patrick Fontana, 1 CD, Coproduction Espace Khiasma / Patrick Fontana / Association Emmaüs Solidarité

Réalisée par Patrick Fontana, direction : Rose-Marie Ryan. Avec le soutien de la Drac Ile-de France et de l’association L’œil à l’écoute.
Les textes utilisés sont extraits du livre Paralipomènes (1976, éditions José Corti) de Ghérasim Luca, aves l’aimable autorisation des éditions José Corti

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

La Voie est Libre

[Montreuil • France]
Sur l’autoroute A186 rendue piétonne par ses riverains, l’éco-festival « La Voie est Libre » réunifie pour une journée le Haut et le Bas Montreuil et rassemble tout ce que la ville compte d’artistes et d’acteurs sociaux. Les membres du collectif Quartier Général y ont promené leurs enregistreurs, et d’un réjouissant brouhaha se dégagent des prises de paroles singulières…

Réalisé par Le QG du 116, à l’occasion du festival « La Voie est Libre » qui s’est tenu le 21 septembre 2013 à Montreuil

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Fluctuatio (in)animi – œuvre musicale pour flûte, violon, alto, violoncelle, contrebasse et électronique et Kinem(a) – dessin

[Pantin • France]
« Je suis fascinée par tous les sons mécaniques, industriels, par la richesse de leur sonorité, leur qualité cinétique irrépressible et leur fonctionnement autonome, imperturbable. Les deux types d’écriture que j’utilise pour mes créations (musicale et graphique) sont étroitement connectés, mais ils ne sont pas systématiquement associés pour une œuvre donnée. Ils se réfèrent plutôt à la pensée artistique qui sous-tend chacune de mes créations. Le schéma ou le dessin n’est pas destiné à produire du bruit. La musique n’est pas destinée à évoquer une production visuelle. Mais c’est un même réseau de connexions nombreuses et très imbriquées qui infiltre les deux médiums artistiques et qui est à la source des processus sonores et visuels que j’imagine. C’est mon intérêt pour les rouages, les assemblages d’unités extrêmement minimales qui est à l’origine de la recherche de mécaniques visuelles, d’un côté, et de ces mécanismes sonores “hybrides”, entre le mécanique et l’organique (ou presque animal) d’un autre côté. C’est ce que je nomme une “nanomusique” (et des “nanographiques”), c’est-à-dire l’articulation d’éléments infimes qui produit une globalité très complexe, dense et évolutive. Les deux créations proposées ici (une œuvre musicale, “Fluctuatio (in)animi”, et une œuvre graphique, “Kinêma”) sont représentatives de cette parenté structurale entre mes créations musicales et graphiques.»

-> Clara Maïda pour l’enquête de L’Autre musique

Enregistrement du concert de création à l’Akademie der Künste de Berlin le 25 novembre 2006. KAMMERENSEMBLE NEUE MUSIK BERLIN. Honorary Mention au PRIX ARS ELECTRONICA 2007. Publié sur le CD monographique in corpore vili (DAAD et Edition RZ, Berlin, 2010. Distribution française : label Metamkine)

Radiomaton 30-10-13 — Evguenia

[Montreuil • France]
Le Radiomaton, proposition sonore et performative de Célio Paillard et Frédéric Mathevet (L’Autre Musique), s’est installé dans Le 116, nouveau centre d’art contemporain de Montreuil, du 16 octobre au 13 décembre 2013. En voici la « récolte » : fragments de vie et de désirs collectifs…

Réalisé par Célio Paillard et Frédéric Mathevet (L'Autre Musique), dans le cadre du projet Radiomaton au 116, production Espace Khiasma

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Paris • France] 
Racines
: un morceau chanté en mandingue, la langue maternelle de Mo, avec un deuxième couplet en espagnol — entre Mexique et Sénégal, Racines, un morceau qui se chante en polyglotte !

Réalisé par Hélène Cœur au Musée Commun, dans le cadre du projet « Chantez vous », une collecte de chansons et réalisation de portraits chantés, dans le territoire de Saint- Blaise

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Paris • France]
« La vie champêtre fait irruption dans la ville, une chèvre entre dans un appartement, au rez-de-chaussée d’un HLM de la rue le Vau, on compte les étoiles filantes les soirs d’été, et on refait le monde au petit matin, après le bal, sur la Zone. » (Hélène Cœur)

Réalisé par Hélène Cœur à La Maison des Fougères, dans le cadre du projet La Fougère à l’écoute du temps, production Espace Khiasma

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Thabrate (Correspondance), 2011 — de Badr à Fadma

[Rabat • Maroc]
Le projet Thabrate, littéralement « lettre » est un projet artistique qui s’inspire de l’oralité des populations du Rif, une pratique qui se trouve limitée par la distance et l’analphabétisme. Dans les années 1960-70, les dialogues se sont prolongés par les outils techniques de reproductibilité du son. Les familles éclatées entre l’Europe et le Maghreb ont trouvé dans la technologie de la K7 magnétique le moyen de maintenir les échanges parlés. Les artistes, Badr Hammami et Fadma Kaddouri, ont mis en pratique des conversations qui réactivent cette histoire immatérielle par des archives et une discussion par cassettes interposées, entre 2010 et 2011.

La vidéo Thabrate (Correspondance) est actuellement exposée au SAVVY Contemporary (Berlin) dans le cadre de l’exposition GIVING CONTOURS TO SHADOWS

Thabrate (Correspondance), 2011 — de Fadma à Badr

[Rabat • Maroc]
Le projet Thabrate, littéralement « lettre » est un projet artistique qui s’inspire de l’oralité des populations du Rif, une pratique qui se trouve limitée par la distance et l’analphabétisme. Dans les années 1960-70, les dialogues se sont prolongés par les outils techniques de reproductibilité du son. Les familles éclatées entre l’Europe et le Maghreb ont trouvé dans la technologie de la K7 magnétique le moyen de maintenir les échanges parlés. Les artistes, Badr Hammami et Fadma Kaddouri, ont mis en pratique des conversations qui réactivent cette histoire immatérielle par des archives et une discussion par cassettes interposées, entre 2010 et 2011.

La vidéo Thabrate (Correspondance) est actuellement exposée au SAVVY Contemporary (Berlin) dans le cadre de l’exposition GIVING CONTOURS TO SHADOWS

[Paris • France]
« J’ai été frappée par ce que cette « Zone » porte d’imaginaire, de légendes : interlope, champêtre, de bric et de broc, floue, à la limite de… en bordure… terrain vague. » (Hélène Cœur)

Réalisé par Hélène Cœur à La Maison des Fougères, dans le cadre du projet La Fougère à l’écoute du temps, production Espace Khiasma

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Radiomaton 23-10-13 — Sophie Haluk

[Montreuil • France]
Le Radiomaton, proposition sonore et performative de Célio Paillard et Frédéric Mathevet (L’Autre Musique), s’est installé dans Le 116, nouveau centre d’art contemporain de Montreuil, du 16 octobre au 13 décembre 2013. En voici la « récolte » : fragments de vie et de désirs collectifs…

Réalisé par Célio Paillard et Frédéric Mathevet (L'Autre Musique), dans le cadre du projet Radiomaton au 116, production Espace Khiasma

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Une chanson traditionnelle, une chanson retrouvée, une chanson historique : une histoire sur laquelle on a écrit un livre qu’on n’a pas lu, une tragédie qui parle « du marquis, sa femme et le roi », une façon de communiquer et de transmettre — un message que l’on fait passer en chantant !

Réalisé par Hélène Cœur au Musée Commun, dans le cadre du projet « Chantez vous », une collecte de chansons et réalisation de portraits chantés, dans le territoire de Saint-Blaise

Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site