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octobre 2018

HODOS #3 : CEREBUS SYNDROME

 

 » – please look at me, please look at 

the real me…

– I was so lonely, all by myself,in the dark… 

please don’t go away anymore « 

 

Forbidden Siren 2, Keiichiro Toyama, 2006

 

 

Le « Cerebus Syndrome » est un terme

qui décrit le basculement soudain

ou imprévisible du ton d’une oeuvre

narrative, qui se met à aborder des thèmes

plus dramatiques voir funèbres.

 

De Metroid à Outlast 2, en passant par

Silent Hill ou des jeux plus obscures

comme Kaguo no susume,

Bintahaha nous invite à errer

presque 2 heures durant au sein d’un mix

de 64 pistes révélant l’unicité du travail

sonore réalisé sur certains

jeux vidéo « survival-horror »,

ainsi que sur d’autres oeuvres vidéoludiques

aux thématiques en apparence

moins sombres (voir parfois pas du tout).

Ce travail de collage révèle la créativité

dont font preuve les compositeur.ice.s

pour instiller la peur,

façonnant un champ sonore foisonnant,

complexe et ouvert, parfois loin des clichés

associés au genre – ce n’est en effet pas

dans les jeux supposément effrayants

que l’on retrouvera les titres

les plus déroutants.

 

On retrouve dans cette démarche

de collecte et de partage des thématiques

et des couleurs sonores chères à l’artiste;

on avait déjà pu avoir un aperçu

de ses recherches sur le sujet lors

de la résidence de l’antenne Sept à

l’espace Khiasma en mai 2018

dans le cadre du programme Plateformes

(https://www.facebook.com/events/239186826643117/)

 

 

Tracklist :

Intro – Killer 7

Atsushi Fakuda – 2005

 

オプション画面 (Options Menu) – Kaguo no susume –

Kenji Yamazaki – 1997 

 

Alice in – Baroque

Masaharu Iwata – 1998

 

Silence – Metroid

Hirokazu Tanaka – 1986

 

Stage A – Galerians

Masahiko Hagio – 1999

 

The second floor – Resident Evil 2

Masami Ueda – 1998

 

Phrase of Eve – Parasite Eve

Yoko Shimomura – 1998

 

Deep sea – Deep Fear

Kenji Kawai – 1998

 

Arena entrance, channel 3 – Dead Space

Jason Graves – 2008

 

Right in the eye + Gold Digger

Wario Ware, Inc.: Mega Party Game$!

Ryoji Yoshitomi – 2003

 

Waiting for the end – Blood

Daniel Bernstein, Guy Whitmore – 1997

 

The fishing village – Fear Effect

Matt Furniss – 1999

 

Forest of fear – Wario land 3

Kozue Ishikawa – 2000

 

Haunted Park – Silent Hill 3

Akira Yamaoka – 2003

 

Gameplay – Powerdrill Massacre

Puppet Combo – 2013

 

Heroes never die – Resident Evil : Dead Aim

Nobuyoshi Sano – 2003

 

Giygas theme – Mother 2

Keiichi Suzuki – 1994

 

Shock + Curse – Clock Tower

Koji Niikura – 1995

 

Cleric Beast – Bloodborne

Tsukasa Saitoh – 2015

 

The whimpers of Hell – Project Zero IV

Masafumi Takada, Etsuko Ichikawa – 2008

 

Face of terror – Silent Hill 3

Akira Yamaoka – 2003

 

Set you at ease – Dino Crisis

Akari Kaida – 1999

 

Gameplay – Yume Nikki

Kikiyama – 2004

 

Block World – Yume Nikki

Kikiyama – 2004

 

I am Porky – Mother 3

Shogo Sakai – 2006

 

The creatures (Bloody Nav Room)

The White Chamber

Zakir Rahman – 2005

 

Empty halls – Illbleed

Yukinori Kikuchi – 2001

 

Facing the demon – Dragon: the Bruce Lee story

Randy Edelman – 1993

 

Twelfth Chapter, Closing – Drakengard

Nobuyoshi Sano – 2003

 

Secret – Petscop

Garalina – 2017

 

Eye of the storm – Doom 64

Aubrey Hodges – 1997

 

Chase 04 – Dead Space

Jason Graves – 2008

 

Travis Talk – Killer 7

Atsushi Fakuda – 2005

 

Sly hunter – Demento

Seiko Kobuchi – 2005

 

Dank amusment park – Siren 2

Kuniaki Haishima – 2006

 

Gameplay – Dead End Road

DDD Wares – 2016

 

歓楽の街 – Kowloon’s Gate

Kuniaki Haishima – 1997

 

Agony – Shadow Man

Tim Haywood – 1999

 

Angel…? – Siren

Hitomi Shimizu – 2003

 

Kinjo building – The Silver Case

Masafumi Takada – 1999

 

Twilight – The Legend of Zelda: Twilight Princess

Toru Minegishi, Asuka Ohta,

Koji Kondo, Mahito Yokota – 2006

 

Gameplay – Until Dawn

Supermassive Games – 2015

 

Herzeleid – Splatterhouse

Katsuro Tajima – 1988

 

Museum of agony – Stretch Panic (Hippa Linda)

Norio Hanzawa – 2001

 

The lake is wrong – Outlast II

Samuel Laflamme – 2017

 

I didn’t want to die like this… – Hellnight (Dark Messiah)

Harumi Fujita (?) – 1998

 

Ggm 5_ghost – Doki Doki litterature club

Dan Salvato – 2017

 

Never again – Silent Hill

Akira Yamaoka – 1999

 

Requiem – Koudelka

Hiroki Kokuta – 1999

 

Bubbling chili theme – Bad Mojo

Peter Stone – 1996

 

Central Park – Postal

Christian A. Salyer – 1997

 

Gameplay – P.T. – 7780s Studio

(Kojima Productions) – 2014

 

Safe Heaven – Resident Evil

Akari Kaida – 1996

 

Gameplay – Kakurenbo

Tozica – 2014

 

Wrecked ship – Super Metroid 

Kenji Yamamoto, Minako Hamano – 1991

 

BGM_27B – deSPIRIA

Harumi Fujita(?) – 2001

 

Siren 2 FMV Teaser Trailer – Siren 2

Team Siren – 2004-2005 (?)

 

Machine gun tranquility – Limbo

Martin Stig Andersen – 2010

 

A feeling for meat – Little nightmares

Tobias Lilja – 2017

 

Minecraft Cave sound – Minecraft

Daniel Rosenfeld – 2011

 

Thrill Kill – Thrill Kill

Contagion – 1998

 

Beyond 2 – Harvester

ZORCH! Productions – 1996

 

Entrance to the maze – Shivers

Guy Whitmore – 1995

 

Cutscene – Moonlight Syndrome –

Human entertainment / Goichi Suda – 1997

"Hodos" est la série de mix musicaux de l'antenne Sept; un outil pour le partage et l'exploration d'horizons sonores pluriels.

POINTS-BASCULE. CARNET DE RECHERCHE (PLONGÉE) : PART 3

 

Le projet Points-Bascule est une création expérimentale issue d’un travail de recherche à long terme mené par le duo d’artistes Julia Borderie et Éloïse Le Gallo. Le projet vise à repenser la cartographie du territoire français par rapport à l’eau – en tant que substance, matière, corps et information. Les artistes se concentrent sur le dialogue et les possibilités de coexistence entre les parties rompues de la carte de France, à savoir les territoires de Métropole et d’Outre-mer, et notamment l’île de La Réunion. L’idée de l’Outremer, point de départ du projet, est prétexte à entamer une réflexion plus globale sur le rapport entre la terre métropolitaine et les régions géographiquement discontinues. Celles-ci mènent leur existence séparément, tout en lui étant liées. Quel est le rapport entre le corps et ses éléments qui se développe en détachement, sans accès direct ?

 

Le projet interroge la méthode de la recherche artistique : de nombreuses rencontres y compris avec des professionnels – hydrogéologues, écrivains, musiciens – ont conduit à la constitution d’une archive substantielle de connaissances. Situé au croisement de la production intellectuelle et plastique, le projet examine l’eau-matière en tant que substance existante en rapport anthropologique avec les territoires qu’elle baigne.

 

Alliant les différents types de connaissance, du scientifique à l’ésotérique, Borderie et Le Gallo tissent le récit des divers témoignages sans pour autant tomber dans la documentation. Elles se servent du cadre du projet comme d’un dispositif, une table ronde qui réunit des invités avec des parcours variés, leurs histoires et experiences, leurs angoisses et fantaisies, leurs rêves et visions du futur. Avec beaucoup d’empathie, les artistes donnent à entendre les voix des autres, en attirant l’attention sur des questions cruciales de la société contemporaine vue de différents angles.

 

La quatrième publication aborde le phénomène de la créolité au sens large. Evoquant les issues politiques et sociales de cette problématique, la publication contribue à la definition du language plastique réfléchissant la notion de la créolité. L’intervention brusque et violente, la jonction douce, le remplissage du vide par des matières variés, la référence à une multitude antipodale, décrivent la gestuelle de la création plastique de cette phase du projet Points-Bascule.

Artistes : Julia Borderie & Éloïse Le Gallo


Curatrice : Ekaterina Shcherbakova


Compositeur, musicien, designer sonore : Martin Balmand
Publication avec les voix de :

Christian Jalma dit Floyd dog
Nicolas Gérodou

L'île de La Réunion – l’Hexagone
 2016-2018

[Paris • France]

 

Le premier ouvrage du collectif « Décoloniser les arts » paraît chez l’Arche Editeur. Pour cette soirée de lancement, de lectures et de débats, seront présentes Françoise Vergès, Gerty Dambury, Leïla Cukierman qui ont dirigé l’ouvrage et signé les textes théoriques. Mais aussi la plupart des artistes qui y ont contribué : Marine Bachelot Nguyen, Rébecca Chaillon, Eva Doumbia, Daïa Durimel, Amandine Gay, Mohamed Guellati, Karima El Kharraze, Jalil Leclaire, D’ de Kabal, Pascale Obolo et Sandra Sainte Rose Fanchine.

 

Tou.tes ces artistes (avec également Kader Attia, Myriam Dao, Hassane Kassi Kouyaté, Olivier Marboeuf) décrivent leur pratique dans sa dimension décoloniale, parlent des processus de racisation et de la manière dont la décolonisation des arts permet de dénationaliser, déracialiser et désoccidentaliser l’idéologie occidentale de l’universel.

Enregistré par l'équipe de la Colonie le 26 septembre 2018.
Mixage : Simon Marini

Présentation de l’ouvrage Décoloniser les arts (3/4) • Intervention de Françoise Vergès

[Paris • France]

 

Le premier ouvrage du collectif « Décoloniser les arts » paraît chez l’Arche Editeur. Pour cette soirée de lancement, de lectures et de débats, seront présentes Françoise Vergès, Gerty Dambury, Leïla Cukierman qui ont dirigé l’ouvrage et signé les textes théoriques. Mais aussi la plupart des artistes qui y ont contribué : Marine Bachelot Nguyen, Rébecca Chaillon, Eva Doumbia, Daïa Durimel, Amandine Gay, Mohamed Guellati, Karima El Kharraze, Jalil Leclaire, D’ de Kabal, Pascale Obolo et Sandra Sainte Rose Fanchine.

 

Tou.tes ces artistes (avec également Kader Attia, Myriam Dao, Hassane Kassi Kouyaté, Olivier Marboeuf) décrivent leur pratique dans sa dimension décoloniale, parlent des processus de racisation et de la manière dont la décolonisation des arts permet de dénationaliser, déracialiser et désoccidentaliser l’idéologie occidentale de l’universel.

Enregistré par l'équipe de la Colonie le 26 septembre 2018.
Mixage : Simon Marini

[Paris • France]

 

Le premier ouvrage du collectif « Décoloniser les arts » paraît chez l’Arche Editeur. Pour cette soirée de lancement, de lectures et de débats, seront présentes Françoise Vergès, Gerty Dambury, Leïla Cukierman qui ont dirigé l’ouvrage et signé les textes théoriques. Mais aussi la plupart des artistes qui y ont contribué : Marine Bachelot Nguyen, Rébecca Chaillon, Eva Doumbia, Daïa Durimel, Amandine Gay, Mohamed Guellati, Karima El Kharraze, Jalil Leclaire, D’ de Kabal, Pascale Obolo et Sandra Sainte Rose Fanchine.

 

Tou.tes ces artistes (avec également Kader Attia, Myriam Dao, Hassane Kassi Kouyaté, Olivier Marboeuf) décrivent leur pratique dans sa dimension décoloniale, parlent des processus de racisation et de la manière dont la décolonisation des arts permet de dénationaliser, déracialiser et désoccidentaliser l’idéologie occidentale de l’universel.

Enregistré par l'équipe de la Colonie le 26 septembre 2018.
Mixage : Simon Marini

[Paris • France]

 

Le premier ouvrage du collectif « Décoloniser les arts » paraît chez l’Arche Editeur. Pour cette soirée de lancement, de lectures et de débats, seront présentes Françoise Vergès, Gerty Dambury, Leïla Cukierman qui ont dirigé l’ouvrage et signé les textes théoriques. Mais aussi la plupart des artistes qui y ont contribué : Marine Bachelot Nguyen, Rébecca Chaillon, Eva Doumbia, Daïa Durimel, Amandine Gay, Mohamed Guellati, Karima El Kharraze, Jalil Leclaire, D’ de Kabal, Pascale Obolo et Sandra Sainte Rose Fanchine.

 

Tou.tes ces artistes (avec également Kader Attia, Myriam Dao, Hassane Kassi Kouyaté, Olivier Marboeuf) décrivent leur pratique dans sa dimension décoloniale, parlent des processus de racisation et de la manière dont la décolonisation des arts permet de dénationaliser, déracialiser et désoccidentaliser l’idéologie occidentale de l’universel.

Enregistré par l'équipe de la Colonie le 26 septembre 2018.
Mixage : Simon Marini

septembre 2018

[Tout-monde]

 

А vos agendas ! Le cinquième numéro de la revue Jef Klak – COURSE À PIED – sortira en librairie le 27 septembre.

Et comme d’habitude, а l’intérieur : un beau cd plein de choses а écouter. 

Pour vous faire patienter, un petit avant-goût sonore en provenance du cd en question, tout chaud pressé. 

А vos marques, prêt.e.s, partez !

 

Le marathon : plaisir ou souffrance ? 

Éric oscille de l’un à l’autre, au fil des aléas de la vie. Il questionne ces défis physiques que l’on impose à soi-même, et le « travail mental » qui en découle. 

Un entretien d’Emmanuelle Tornero et Emilie Mousset
pour le cinquième numéro de la revue Jef Klak – Course à pied (en librairie le 27 septembre 2018)

[Paris • France]

 

Au travail : avec Noemi Lefebvre, Cyrille Martinez, Jean-Yves Jouannais, Gisèle Sapiro, Mélanie Yvon, Benoît Toqué, Sven Hansen-Løve

 

Normalement le vendredi à 17h on se dit « Thanks God, it’s Friday ». Pas nous, pas ce soir, 7 septembre. Ce soir c’est « Au travail » pour la dernière émission de Radio Brouhaha dans le cadre du Festival Extra!. Une émission conçue après avoir lu l’extraordinaire Poétique de l’emploide Noémi Lefebvre. Poétique de l’emploiest certainement un des textes les plus forts lus cette année. C’est un texte court mais qui dans un dispositif fictionnel aborde rien moins que l’état d’urgence, la société de consommation, le fascisme, la question de l’emploi. Ce dispositif c’est un dialogue avec le père du narrateur ou de la narratrice, on ne sait pas, ou plutôt un surmoi paternel, sorte de super-héros à la fois grotesque et terrifiant qui ne s’empêche rien pour rabaisser sa fille/fils. Elle ou lui se débat avec cette injonction à l’emploi qui lui est faite ce qui déclenche un dialogue socratique sur la nature du travail et de la poésie. Le déclencheur du livre est le moment où le narrateur dit « Il n’y a pas beaucoup de poésie en ce moment ». On aurait pu passer 1h30 avec elle et on le fera un jour mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, c’est le bouquet final avec plein d’invité-es. 

Alors, avec qui dialoguer pour parler emploi, travail, poésie, littérature? Inévitablement avec Cyrille Martinez et son irrésistible et profond recueil d’anecdotes sur la poésie contemporaine qu’il a publié sous le titre Le poète insupportable. Mais Radio Brouhaha c’est aussi une radio de recherche. On a invité Gisèle Sapiro pour parler avec elle de cette curieuse profession qu’est la profession d’écrivain. À tout ce travail, à tout cet emploi, Jean-Yves Jouannais opposera peut-être le désœuvrement des artistes sans œuvres, ou nous parlera de son emploi du temps depuis trois jours au forum – 1. 

Côté diplômés du master, Benoît Toqué, avant sa performance de dimanche lira un texte en cours d’écriture, Mélanie Yvon, à partir de son Entrée libreparlera de l’écriture dans le monde du travail, et avec eux deux le collectif collectif chôSe (chômage et sexualités) ne sera pas bien loin. On écoutera aussi un extrait d’Un emploi sur mesure de Sven Hansen-Løve (Arturo Belano).

Allez maintenant « Au travail ». 

Enregistré le 7 septembre 2018 au Centre Pompidou par l'équipe de la r22 Tout-monde.
Mixage : Victor Donati

[Paris • France]

 

Terrains : Avec : le projet « Les mots qui touchent » (Bafodé Kaba, Elvina Lepoul, Juliette Delestre), Sébastien Thiéry, Marielle Macé, Philippe Vasset, Mathilde Roussigné

 

Pendant le festival Extra !« Radio Brouhaha »s’installe au Centre Pompidou pour une série de trois émissions littéraires.

 

« Terrain ». Tiens, voilà un mot qu’il faudrait conduire au lavoir, comme dirait Jean-Marie Gleize, tant il est encrassé, recouvert, enduit, rendu opaque par ses usages médiatiques et politiques. Il se trouve que le mot terrain a aussi envahi le vocabulaire littéraire et c’est un envahissement consenti par tous les acteurs qui ne cessent de le reprendre ; il se trouve aussi que cet envahissement n’est pas sans rapport avec la littérature hors du livre. Il y a même parfois une sorte de rapport métonymique entre le terrain et le hors livre, le terrain est dans ses acceptions maximalistes le hors livre. Ou du moins il est tout sauf la tour d’ivoire. Il désigne une sortie de l’atelier, du studio, de la bibliothèque, que ce soit pour la rédaction d’un livre ou pour une expérience littéraire qui relève du social, du politique, du commun. Il évoque aussi des pratiques collectives, des apprentissages, des débuts, des essais. L’idée de cette émission est venue du compagnonnage avec l’espace Khiasma et de leur projet « Les mots qui touchent » qui fait partie d’un ensemble d’ateliers d’écriture à destination des adolescents des Lilas et de jeunes exilés « auprès des personnes dont la parole est disqualifiée, silencée ou contrainte. » Plusieurs terrains se rencontrent, celui d’une commune limitrophe de Paris, L’atlas lieu culturel presque au-dessus du périphérique, des terrains plus lointains, généralement en Afrique, les terrains du déplacement et ceux de l’adolescence. Étoilant la chose, j’ai souhaité demander à Mathilde Roussigné qui consacre une thèse de doctorat à la question du terrain en littérature de nous éclairer sur ce mot. Logiquement, la réflexion nous a fait rejoindre Sébastien Thiéry, animateur du Pérou, pour lequel les questions du terrain et de la littérature sont centrales, et à l’écrivaine Marielle Macé, partenaire de travail du Pérou et dont les derniers livres ne cessent de poser cette question de l’habitation du monde. Son texte récemment paru dans AOC « Nos cabanes » est à cet égard emblématique. Enfin l’actualité ne pouvait pas mieux tomber puisque Philippe Vasset, l’homme du Livre blanc fait paraître en cette rentrée un nouveau livre, Une vie en l’air, un livre qui nous dit enfin quelle est l’espace qui le fait écrire.

Enregistré le 6 septembre 2018 au Centre Pompidou par l'équipe de la r22 Tout-monde.
Mixage : Victor Donati

[Paris • France]

 

Avant-Après la littérature : Avec : Johan Faerber, Alain Viala, Tracie Morris, Vincent Broqua, Abigail Lang, Nicolas Attal, Magali Nachtergael.

 

Radio Brouhaha fait son retour au Centre Pompidou pour trois émissions en direct et en public, diffusées sur la webradio r22 de l’Espace Khiasma. Pour ceux qui ne nous connaissent pas, Radio Brouhaha c’est un projet mené dans le cadre du master création littéraire, qui produit des créations sonores et des émissions plus réflexives sur le statut de la littérature contemporaine en associant chercheurs, écrivains, artistes et étudiants. Chaque émission se consacre à un enjeu de la littérature contemporaine qui touche notamment la question du hors livre. Vendredi au centre de nos débats se trouvera la question du travail, jeudi nous tenterons de comprendre pourquoi on emploie si souvent le mot de terrain pour parler de littérature aujourd’hui. Aujourd’hui nous profitons d’une actualité éditoriale et critique, la parution du livre de Johan Faerber, Après la littérature qui, c’est le moins qu’on puisse dire, ne laisse pas indifférent, lorsqu’il reprend la vieille antienne de la mort de la littérature pour nous dire que c’est peut-être une opportunité pour la faire renaître. Pour dialoguer avec lui, comme nous le faisons toujours dans ces émissions, nous avons voulu inviter un grand chercheur qui a changé notre perception de la littérature. Il fallait un chercheur non pas de l’après mais de l’avant, c’est Alain Viala, qui en 1986 nous instruisait de La Naissance de l’écrivainet qui par la suite s’est intéressé avant tout le monde à la culture littéraire ou à la publication. Pour les accompagner, non plus le pré- ou le post-, mais le néo- avec Magali Nachtergael qui sur la même période que Johan Farber pose son regard tout à fait ailleurs.

 

Dans un second plateau, nous sommes plus qu’honorés d’accueillir la poétesse et performeuse états-unienne Tracie Morris, en compagnie de ses traducteurs français Abigail Lang et Vincent Broqua. Il sera question de la page, du corps, de la voix, de la poésie comme archive immémoriale de l’humanité.

 

Mais avant cela Nicolas Attal.

Enregistré le 5 septembre 2018 au Centre Pompidou par l'équipe de la r22 Tout-monde.
Mixage : Victor Donati

Global ’68 : Conversation entre Vijay Prashad et Françoise Verges

[Paris • France]

 

9h30 – 10h30

Conversation entre Vijay Prashad et Françoise VergesMarcus Rediker, University of Pittsburgh

Modéré par Françoise Vergès, Collège d’études mondiales

 

 

1968 fut une année de luttes, d’insurrections, d’offensives et de manifestations contre le capitalisme et l’impérialisme dont la guerre du Viêt Nam fut l’épicentre. La démocratie, l’égalité et l’émancipation y gagnèrent mais ces luttes rencontrèrent aussi une répression brutale et meurtrière. Des récits révisionnistes ont cherché à effacer la violence policière et la mort de combattants, à estomper le rôle des ouvriers, des femmes, des étudiants et des peuples autochtones, et à éliminer l’importance de l’anti-Américanisme comme de l’anti-impérialisme et de l’anticapitalisme, ainsi que les profondes influences qu’eurent ces mouvements sur les guerres de libération en Algérie, en Amérique Latine et au Viêt Nam.

 

Global 68 est une série de conférences organisées par Françoise Vergès, Marcus Rediker, Oscar Guardiola-Rivera et Sylvie Robic, grâce au soutien du Collège d’études mondiales (FMSH), de l’Université de Pittsburgh, du Birkbeck College (Université de Londres) et de l’Université de Paris-Nanterre.

 

Au cours de ces conférences seront analysés les mouvements et les transformations profondes dans les domaines politique et culturel qui ont fait de 1968 une année extraordinaire au niveau mondial. Trois notions seront au centre des discussions : solidarité, histoire globale et histoire d’en bas.

 

 

Global ’68 : Lewis Gordon, Thinking Politically against Moralism

[Paris • France]

 

18h30-19h30, Keynote II

Lewis R. Gordon, Connecticut

Thinking Politically against Moralism: Demystifying the Right and the Left in Light of 1968, 2018, and Beyond

Modéré par Oscar Guardiola-Rivera

 

 

1968 fut une année de luttes, d’insurrections, d’offensives et de manifestations contre le capitalisme et l’impérialisme dont la guerre du Viêt Nam fut l’épicentre. La démocratie, l’égalité et l’émancipation y gagnèrent mais ces luttes rencontrèrent aussi une répression brutale et meurtrière. Des récits révisionnistes ont cherché à effacer la violence policière et la mort de combattants, à estomper le rôle des ouvriers, des femmes, des étudiants et des peuples autochtones, et à éliminer l’importance de l’anti-Américanisme comme de l’anti-impérialisme et de l’anticapitalisme, ainsi que les profondes influences qu’eurent ces mouvements sur les guerres de libération en Algérie, en Amérique Latine et au Viêt Nam.

 

Global 68 est une série de conférences organisées par Françoise Vergès, Marcus Rediker, Oscar Guardiola-Rivera et Sylvie Robic, grâce au soutien du Collège d’études mondiales (FMSH), de l’Université de Pittsburgh, du Birkbeck College (Université de Londres) et de l’Université de Paris-Nanterre.

 

Au cours de ces conférences seront analysés les mouvements et les transformations profondes dans les domaines politique et culturel qui ont fait de 1968 une année extraordinaire au niveau mondial. Trois notions seront au centre des discussions : solidarité, histoire globale et histoire d’en bas.

Global ’68 : Les luttes au Viêt Nam, en Afrique du nord et en Amérique

[Paris • France]

 

17h-18h30

Global 68 : les luttes au Viêt Nam, en Afrique du nord et en Amérique

 

Philippe Peycam, Leiden, et Rachel Harrison, SOAS

Ephemeral: Empathy, Identification and Consciousness – Vietnam, the War, and the Protest Movements in 1968

Ronald Judy, Pittsburgh

Fanon and the significance of Radical Black Internationalism to 1968: From Tunis to Oakland to Algiers

Robyn C. Spencer, City University of New York

The Black Panther Party and Black Power Internationalism

Oscar Guardiola-Rivera, Birkbeck

On Revolution and Global ‘68

 

 

1968 fut une année de luttes, d’insurrections, d’offensives et de manifestations contre le capitalisme et l’impérialisme dont la guerre du Viêt Nam fut l’épicentre. La démocratie, l’égalité et l’émancipation y gagnèrent mais ces luttes rencontrèrent aussi une répression brutale et meurtrière. Des récits révisionnistes ont cherché à effacer la violence policière et la mort de combattants, à estomper le rôle des ouvriers, des femmes, des étudiants et des peuples autochtones, et à éliminer l’importance de l’anti-Américanisme comme de l’anti-impérialisme et de l’anticapitalisme, ainsi que les profondes influences qu’eurent ces mouvements sur les guerres de libération en Algérie, en Amérique Latine et au Viêt Nam.

 

Global 68 est une série de conférences organisées par Françoise Vergès, Marcus Rediker, Oscar Guardiola-Rivera et Sylvie Robic, grâce au soutien du Collège d’études mondiales (FMSH), de l’Université de Pittsburgh, du Birkbeck College (Université de Londres) et de l’Université de Paris-Nanterre.

 

Au cours de ces conférences seront analysés les mouvements et les transformations profondes dans les domaines politique et culturel qui ont fait de 1968 une année extraordinaire au niveau mondial. Trois notions seront au centre des discussions : solidarité, histoire globale et histoire d’en bas.

 

 

Global’68 : Peter Linebaugh, An Historical Perspective

[Paris • France]

 

1968 fut une année de luttes, d’insurrections, d’offensives et de manifestations contre le capitalisme et l’impérialisme dont la guerre du Viêt Nam fut l’épicentre. La démocratie, l’égalité et l’émancipation y gagnèrent mais ces luttes rencontrèrent aussi une répression brutale et meurtrière. Des récits révisionnistes ont cherché à effacer la violence policière et la mort de combattants, à estomper le rôle des ouvriers, des femmes, des étudiants et des peuples autochtones, et à éliminer l’importance de l’anti-Américanisme comme de l’anti-impérialisme et de l’anticapitalisme, ainsi que les profondes influences qu’eurent ces mouvements sur les guerres de libération en Algérie, en Amérique Latine et au Viêt Nam.

 

Global 68 est une série de conférences organisées par Françoise Vergès, Marcus Rediker, Oscar Guardiola-Rivera et Sylvie Robic, grâce au soutien du Collège d’études mondiales (FMSH), de l’Université de Pittsburgh, du Birkbeck College (Université de Londres) et de l’Université de Paris-Nanterre.

 

Au cours de ces conférences seront analysés les mouvements et les transformations profondes dans les domaines politique et culturel qui ont fait de 1968 une année extraordinaire au niveau mondial. Trois notions seront au centre des discussions : solidarité, histoire globale et histoire d’en bas.

 

15h30-16h30, Keynote I

Peter Linebaugh, Toledo
Global ’68: An Historical Perspective
Modéré par Marcus Rediker

[Paris • France]

 

15h-15h30

Ouverture

Marcus Rediker, University of Pittsburgh

Françoise Vergès, Collège d’études mondiales

 

 

1968 fut une année de luttes, d’insurrections, d’offensives et de manifestations contre le capitalisme et l’impérialisme dont la guerre du Viêt Nam fut l’épicentre. La démocratie, l’égalité et l’émancipation y gagnèrent mais ces luttes rencontrèrent aussi une répression brutale et meurtrière. Des récits révisionnistes ont cherché à effacer la violence policière et la mort de combattants, à estomper le rôle des ouvriers, des femmes, des étudiants et des peuples autochtones, et à éliminer l’importance de l’anti-Américanisme comme de l’anti-impérialisme et de l’anticapitalisme, ainsi que les profondes influences qu’eurent ces mouvements sur les guerres de libération en Algérie, en Amérique Latine et au Viêt Nam.

 

Global 68 est une série de conférences organisées par Françoise Vergès, Marcus Rediker, Oscar Guardiola-Rivera et Sylvie Robic, grâce au soutien du Collège d’études mondiales (FMSH), de l’Université de Pittsburgh, du Birkbeck College (Université de Londres) et de l’Université de Paris-Nanterre.

 

Au cours de ces conférences seront analysés les mouvements et les transformations profondes dans les domaines politique et culturel qui ont fait de 1968 une année extraordinaire au niveau mondial. Trois notions seront au centre des discussions : solidarité, histoire globale et histoire d’en bas.

 

 

SHANSHUI [carte blanche à Tengger part 1]

 

[Enlish Below]

 

Actifs sous le nom de Tengger depuis 2013,

Itta et Marqido, accompagnés par leur fils

Raii, sont une famille de musiciens et de

voyageurs coréano-japonaise basée à

Séoul. ils développent depuis cinq ans

à travers leur pratique musicale et leurs

voyages (conçus comme des experiences

spirituelles) un univers riche, dans lequel

chacun de leurs albums, performances,

concerts et autres projets nous invitent

à naviguer.

Leur dernier album en date « Segye »

est sorti sur le label néerlandais

Guruguru Brain. Sa confection a été

considérablement influencée par la

proximité qu’avait le studio

d’enregistrement avec le lieux où prit place

la mobilisation populaire conduisant

à la destitution de la présidente

Geun-hye Park au cours des mois

d’octobre et de novembre 2016.

 

A l’occasion de cette nouvelle

carte blanche sur l’antenne Sept de la r22,

Itta et Marqido on réalisé shanshui,

une pièce qui s’inspire d’un concept

d’abord appliqué à l’art pictural Chinois,

coréen et japonais*, et dont ils livrent ici

leur interprétation toute personnelle,

à l’exact opposé d’une carte postale sonore,

dans les nappes et les volutes hypnotiques

du synthétiseur de Marqido,

des profondeurs desquelles surgissent

les motifs lumineux de l’harmonium indien

d’Itta auxquels répond sa voix éthérée.

 

Illustration réalisée par Paul Descamps

d’après la pièce de Tengger

et le concept de shanshui.

 

*Le terme sansuiga 山水画 désigne

la peinture chinoise coréenne et japonaise

représentant une image idéalisée

de la nature, en utilisant principalement

des formes de montagnes, de rivières,

de nuages, et des éléments naturels

comme des rochers et des arbres.

C’est l’un des 3 thèmes majeurs

de la peinture extreme orientale,

avec la peinture de personnages

jinbutsuga 人物画 ainsi que la peinture

de fleurs et d’oiseaux kachouga 花鳥画.

Souvent considérée comme la plus

caractéristique de la tradition picturale

chinoise, la peinture de paysage n’est pas

pensée commeun miroir du monde naturel,

mais plutôt un moyen d’expression de

la pensée humaine et de concepts

abstraits et/ou philosophiques.

source : http://www.aisf.or.jp/~jaanus/deta/s/sansuiga.htm

 

[English]

 

Active under the name of Tengger

since 2013, Itta (from Korea)

Marqido (from Japan) and their son Raii,

are a traveller and musician family

based in Seoul.

For five years they have been exploring

through their musical practice

and their travels (envisioned as spiritual

experiences in real environments) a rich

and diverse world, in which each of their

albums, performances, concerts and other

project invite us to wander.

Tengger’s most recent album, « Segye »

was released on dutch label

Guruguru Brain. It’s making was heavily

influenced by the proximity between

the recording studio and the location

where popular protests leading to

the destitution of president

Park Geun-hye took place, between

October and November of 2016.

 

For this new Carte Blanche on Sept*,

Itta and Marqido did craft an original

sound piece called « Shanshui »,

based on a concept that takes its roots

in Chinese Korean and Japanese

painting**. They deliver here their

very own interpretation of 山水, far away

from the sonic postcard that one could

expect, in the profound layers of tones

and hypnotic volutes and swirls of 

Marqido’s modular synthesizer,

from which depths Itta’s Indian

harmonium luminous patterns arise,

followed by her ethereal voice,

seeming to echo and answer it.

 

The illustration was created by french

illustrator Paul Descamps, inspired by

Tengger’s sound piece and shanshui

painting style and concept.

 

*Sept is a virtual (and sometime

concrete) place dedicated to

the development and sharing of

experimental music practices.

It was initiated a year and a half ago

by Victor Donati, and is currently active as

an « antenna » of R22 tout monde

(a french webradio founded by

Khiasma independent art center,

based in Les Lilas 93260)

 

**The term sansuiga 山水画 is applied to

Chinese, Korean, and Japanese painting

which depicts an idealized image primarily

using the forms of mountains, rivers,

clouds and natural features such as

rocks and trees.

One of the three major subject categories

of Far Eastern painting, along with figure

painting jinbutsuga 人物画 and bird and

flower painting kachouga 花鳥画.

(Although the representation of landscape

had a long history in China,

only in the 11c did it become the

dominant subject of mainstream

painting.) Sometimes called the most

characteristic or the chief glory of the

entire Chinese painting tradition,

landscape painting is said to provide

not only a mirror of the natural world

but a means of expressing

human thought and abstract or

philosophical principles.

 

source: http://www.aisf.or.jp/~jaanus/deta/s/sansuiga.htm

[Les Lilas • France]

 

Du 22 au 31 mai, Khiasma a accueilli le projet ‘Pratiquer les images coloniales’ porté par un collectif d’artistes, d’enseignants et de chercheurs, lors d’un workshop proposé en collaboration avec l’université Paris 8. À l’occasion d’une invitation de Catherine Perret et Anna Seiderer faite à l’artiste Alexander Schellow, le collectif a fait intervenir les participants autour de la constitution d’une archive participative de films privés tournés dans les contextes coloniaux – et des questions que soulèvent la constitution d’une telle archive. Les initiateurs de ce projet de recherche artistique invitent les étudiants à prendre part à l’élaboration de pratiques et de gestes à partir desquels travailler et questionner ces images.

 

Le jeudi 31 mai 2018, une ouverture publique a été proposée afin de partager les processus engagés et les réflexions menées par le collectif durant leur résidence. La voici en réécoute. 

 

Cliquer ici pour plus d’informations

Enregistré à Khiasma le 31 mai 2018.
Mixage : Victor Donati

juillet 2018

POINTS-BASCULE. CARNET DE RECHERCHE (PLONGÉE) : PART 2

 

Le projet Points-Bascule est une création expérimentale issue d’un travail de recherche à long terme mené par le duo d’artistes Julia Borderie et Éloïse Le Gallo. Le projet vise à repenser la cartographie du territoire français par rapport à l’eau – en tant que substance, matière, corps et information. Les artistes se concentrent sur le dialogue et les possibilités de coexistence entre les parties rompues de la carte de France, à savoir les territoires de Métropole et d’Outre-mer, et notamment l’île de La Réunion. L’idée de l’Outremer, point de départ du projet, est prétexte à entamer une réflexion plus globale sur le rapport entre la terre métropolitaine et les régions géographiquement discontinues. Celles-ci mènent leur existence séparément, tout en lui étant liées. Quel est le rapport entre le corps et ses éléments qui se développe en détachement, sans accès direct ?

 

Le projet interroge la méthode de la recherche artistique : de nombreuses rencontres y compris avec des professionnels – hydrogéologues, écrivains, musiciens – ont conduit à la constitution d’une archive substantielle de connaissances. Situé au croisement de la production intellectuelle et plastique, le projet examine l’eau-matière en tant que substance existante en rapport anthropologique avec les territoires qu’elle baigne.

 

Alliant les différents types de connaissance, du scientifique à l’ésotérique, Borderie et Le Gallo tissent le récit des divers témoignages sans pour autant tomber dans la documentation. Elles se servent du cadre du projet comme d’un dispositif, une table ronde qui réunit des invités avec des parcours variés, leurs histoires et experiences, leurs angoisses et fantaisies, leurs rêves et visions du futur. Avec beaucoup d’empathie, les artistes donnent à entendre les voix des autres, en attirant l’attention sur des questions cruciales de la société contemporaine vue de différents angles.

 

Cette troisième publication évoque différents mouvements du à des manipulations naturelles : retournement, basculement, le processus de remplissage du vide. Ceux-ci définissent la disparition et l’emergence des terres et des identités.

 

Artistes : Julia Borderie & Éloïse Le Gallo


Curatrice : Ekaterina Shcherbakova


Compositeur, musicien, designer sonore : Martin Balmand

Deuxième publication avec les voix de :

Christian Jalma dit Floyd dog
Nicolas Gérodou

L'île de La Réunion – l’Hexagone
 2016-2018

Discussion n°2 : Gaston Lapierre

[Paris XIX • France]

 

Gaston Lapierre est touché par une forme relativement précoce de la maladie de Huntington. Il nous raconte comment, après être passé par des moments de profonde solitude et de détresse liés à sa situation de personne à-risque puis à l’annonce de son diagnostic, il a peu à peu constitué une méthodologie du bonheur, en créant notamment un groupe d’entraide. Le blog de Gaston vient juste de naître : https://vivreaveclamaladiedehuntington.wordpress.com/

 

Les Discussions. D’une demi-heure environ, menées par Ddd auprès de personnes qui œuvrent pour faire du Huntingtonland un monde habitable, qu’ils soient soignants ou usagers, ces interviews sont l’occasion d’écouter celles/ceux qui ont les mains dans le cambouis.

 

Cliquer ici pour écouter la capsule associée. Avec Émilie Hache. 

 

 

Enregistré en décembre 2017 par l'équipe de Ding Ding Dong et mixé par l'équipe de la r22 Tout-monde.

Capsule n°2 : Le rapport à la catastrophe par Émilie Hache

[Paris XIX • France]

 

Emilie Hache est philosophe et maître de conférences à l’Université de Nanterre. Elle s’intéresse à élaborer une philosophie pragmatique à l’aune de problématiques actuelles telles que l’écologie et certaines pratiques militantes. Elle est notamment l’auteur de Ce à quoi nous tenons. Propositions pour une écologie pragmatique, Les empêcheurs de penser en rond / La découverte, 2011 ; Ecologie politique, Communautés, cosmos, milieux (dir.), Editions Amsterdam, 2012 ; et De l’Univers clos au monde infini, éditions Dehors, mai 2014. Elle est la présidente de Dingdingdong.

 

Les capsules. Les membres de Ddd prennent la parole par l’intermédiaire de capsules sonores de trois-quatre minutes pour partager leurs idées. Elles peuvent être écoutées indépendamment des interviews, comme de petites fenêtres sur les travaux du labo Ddd.

 

Cliquer ici pour écouter la discussion associée. Avec Gaston Lapierre.

Enregistré en décembre 2017 par l'équipe de Ding Ding Dong et mixé par l'équipe de la r22 Tout-monde.

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