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[Paris • France]

 

Shamanic Exsude est le fruit d’un travail collaboratif commencé il y a trois ans, pour la première soirée «L’Autre musique».

 

Un scratcher manipule deux platines vinyles augmentées, instrument de musique et de dessin inventé par l’artiste Matthieu Crimersmois en 2007. En effet, c’est aussi un télécran (machine à dessiner) dont le dessin projeté entraîne un dialogue avec un percussionniste, Frédéric Mathevet, qui réceptionne une partie du dessin sur la peau de son instrument. Il interprète les traces (gratter, frotter, taper…), autant qu’il conditionne le dessin du scratcher et les sons qu’il produit. Une sorte de partition graphique apparaît. L’ensemble est manipulé, trituré, poussé jusqu’aux limites de la rupture par un travail en temps réel sur deux sampleurs par Célio Paillard.

Performance pour bodhràn, scratch et sampleur.
Live enregistré en décembre 2016 à l'occasion du festival « Le corps dessinant » organisé par l’institut ACTE (Unité de recherche de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et du CNRS) au Musée des Arts et Métiers (Paris).

«Écouter l’espace» | Séance 6

[Paris XXe • France]

«Un nuage magique, calme, crépitant, liquide»… Reportage de la sixième séance du projet «Ecouter l’espace» à l’école Le Vau.

Ce projet invite les enfants de l’école Le Vau (Paris 20e) à ressentir l’environnement qui les entoure à partir de l’écoute et des sensations corporelles. Deux intervenantes sont à l’œuvre : Hélène Cœur, spécialiste du son, et Milena Gilabert, danseuse. Ensemble, elles amènent les enfants à traverser les sons comme des matières d’une palette en mouvement.

À la fin de chaque atelier, deux enfants sont désignés comme « reporters » un enfant lit, un autre enregistre.

Une quinzaine de séances sont réparties tout au long de l’année scolaire. Elle se déroulent parfois en classe, parfois dans d’autres espaces du quartier, à explorer et découvrir. Chaque séance fait l’objet d’un compte-rendu sonore (réalisé par les élèves) qui vous permettra de suivre le projet pas à pas !

[Montreuil • France]

 

Il s’agit de la deuxième des 5 pièces sonores à écouter en visitant l’exposition […] aide à la vision, en strié, sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit. proposée par Marie Cantos, commissaire d’expositions invitée aux Instants Chavirés à Montreuil, jusqu’au 11 juin 2017.

 

Benjamin L.Aman présente pour la première fois cette série composée en 2017 et intitulée Redshift (décalage vers le rouge). Elle est divisée en 5 chapitres : Redshift #1 : L’étang (9’) — Redshift #2 : Le muret (9’30) — Redshift #3 : Le Monoptère (Temple d’absence) (17’) — Redshift #4 : L’arbre agité (13’) — Redshift #5 : Le ciel distant (10’).

 

Chaque pièce est diffusée sur un casque sans fil disponible à l’entrée de l’exposition, qui devient ainsi arpentable de manière visuelle et sonore.

 

Benjamin L. Aman (né en 1981) est artiste et musicien. Il est diplômé de l’Ecole nationale supérieure d’art de Nancy. Il vit et travaille actuellement à Aubervilliers. Il est représenté par les galeries PA | Plateforme de création contemporaine (Paris), L’Atelier-KSR (Berlin) et Kunstraum Michael Barthel (Leipzig).

 

Plus d’informations sur l’exposition :
http://www.instantschavires.com/aide-a-vision-striesur-sondes-lunairesa-retrodiffusion-grand-petit-joan-ayrton-benjamin-l-aman/

Teaser de l’expo : https://vimeo.com/215148393

Benjamin L. Aman, «Redshift #2, Le muret», 2017.
Pièce sonore pour casque nomade.

[Les Lilas • France]

 

Jeux de paroles et d’images, questions de traduction et de relecture, l’œuvre de Katia Kameli est faite de circulation de récits, de courants d’histoires, passant d’un corps à un autre pour donner à entendre des fables anciennes autant que des voix contemporaines, des contes populaires et des films imaginaires qui tissent entre la Marrakech et Bollywood, Marseille et Alger une vaste géographie émotionnelle.

 

Projections et conversation traverseront un choix d’œuvres clefs du parcours de l’artiste, pour en dessiner quelques-uns des motifs les plus prégnants.

 

Katia Kameli est une artiste pluridisciplinaire. Elle vit à Paris. Elle est diplômée d’un DNSEP à l’École Nationale des Beaux-Arts de Bourges et d’un post-diplôme, le College-Invisible, dirigé par Paul Devautour à l’École Supérieure d’Arts de Marseille.

En 2007-2008, elle est lauréate du programme Cultures France, Paris-New York, et part en résidence à Location One (NY). Son travail a trouvé une visibilité et une reconnaissance sur la scène artistique et cinématographique nationale et internationale, et a été montré dans des expositions personnelles : What Language Do You Speak Stranger, The Mosaic Rooms, London (2016); Futur, Artconnexion, Lille (2016); Taymour Grahne Gallery, New York (2014); 7 Acts of Love in 7 days of Boredom, Transpalette, Bourges (2012) ; et des expositions collectives : Cher(e)s Ami(e)s, Centre Pompidou, Paris (2016); Made in Algeria, Mucem, Marseille (2016); Entry Prohibited to Foreigners, Havre Magasinet, Boden, Sweden (2015); Where we’re at, Bozar, Bruxelles (2014); Lubumbashi Biennale, Congo (2013); Pour un Monde Durable, Fondation Calouste Gulbenkian, Portugal (2013); Le Pont, MAC Marseille (2013); Dak’art, Biennale de Dakar (2012); Higher Atlas, Biennale de Marrakech (2012); et La Biennale de Bamako, Mali (2011).

Magie par transpositions

[Paris – Montigny-Lencoup • France]

 

Retour aux sources.
Aux premières discussions lors des Assemblées Générales.
Notre envie commune et folle de faire une revue.
D’explorer les interstices et les zones grises.

 

« C’est magique ».

 

Partir du constat que l’on entendait autour de nous ces mots dans des situations où, si l’on creusait un peu, absolument rien n’était magique justement – Amazon, je clique et je reçois mon livre le lendemain. Où les conditions d’exploitation étaient au maximum.

 

« C’est magique ».

 

On a choisi d’explorer.
Par l’image, par les mots, par les sons.
Appréhender le réel, trouver une prise, sans avoir peur de mêler poétique et politique, réel et fiction.

 

On a choisi une comptine, «Trois p’tits chats» et de la démarrer à «Marabout».
Notre outil pour explorer la magie, entre croire et pouvoir.
Pour désenchanter les faux-semblants, et préserver le mystère des zones d’enchantement qui demeurent.

 

Après deux pièces sonores extraites du tout dernier opus de la revue Jef Klak, l’antenne Jef Klak revient aux sources avec «Magie par transpositions», pièce sonore de Benoit Bories qui, en jouant de la transposition des sons et des glissements de sens, fait entendre le charme d’une magie opérante pourtant issue de la réalité assourdissante.

 

(Cette pièce sonore est issue du CD gratuit qui accompagne le premier numéro de la revue Jef Klak, « Marabout », toujours disponible. N’hésitez pas à solliciter votre libraire qui peut la commander).

Crédits :
«Magie par transpositions», création sonore de Benoit Bories.
5'26''
CD "Marabout", Jef Klak.
Avec les voix de Michel, imprimeur de Jef Klak alors, et de Chloé, créatrice sonore.

Raw live recording #1 : Dedekind Cut

05.2017

Musique

Sept

2:13:10

 

 

[Paris • France]

 

Dedekind cut, artiste new yorkais proche de « Non Worldwide », un collectif, un mouvement d’artistes africains et issus de la diaspora africaine*, aujourd’hui encore sous représentés et souvent invisibilisés dans les champs des musiques expérimentales, nous propose ici une performance singulière et hors normes. Articulant musiques expérimentales, extrêmes, dansantes, ambiantes, mainstream, underground, engagées, etc. dans un dj set libéré de toute notion de structure linéaire et des conventions techniques du mix, il navigue pendant plus de deux heures au sein d’un spectre sonore et émotionnel large et complexe.

 

*« A collective of African artists, and of the diaspora, using sound as their primary media, to articulate the visible and invisible structures that create binaries in society, and in turn distribute power. The exploration of ‘non, prior to the adjective, gives intel into the focus of the label, creating sound opposing contemporary canons »

https://nonafrica.bandcamp.com/music

Dj set enregistré au Petit Bain le 10 février 2017.
Un grand merci à Dedekind cut, au collectif I’ve seen the future, et à l’équipe du Petit Bain.
«Raw Live Recording» est la série de captations brutes de performances, concerts et dj sets de l'antenne Sept.

[Montreuil • France]

 

Il s’agit de la première des 5 pièces sonores à écouter en visitant l’exposition […] aide à la vision, en strié, sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit. proposée par Marie Cantos, commissaire d’expositions invitée aux Instants Chavirés à Montreuil, jusqu’au 11 juin 2017.

 

Benjamin L.Aman présente pour la première fois cette série composée en 2017 et intitulée Redshift (décalage vers le rouge). Elle est divisée en 5 chapitres : Redshift #1 : L’étang (9’) — Redshift #2 : Le muret (9’30) — Redshift #3 : Le Monoptère (Temple d’absence) (17’) — Redshift #4 : L’arbre agité (13’) — Redshift #5 : Le ciel distant (10’).

 

Chaque pièce est diffusée sur un casque sans fil disponible à l’entrée de l’exposition, qui devient ainsi arpentable de manière visuelle et sonore.

 

Benjamin L. Aman (né en 1981) est artiste et musicien. Il est diplômé de l’Ecole nationale supérieure d’art de Nancy. Il vit et travaille actuellement à Aubervilliers. Il est représenté par les galeries PA | Plateforme de création contemporaine (Paris), L’Atelier-KSR (Berlin) et Kunstraum Michael Barthel (Leipzig).

 

Plus d’informations sur l’exposition :
http://www.instantschavires.com/aide-a-vision-striesur-sondes-lunairesa-retrodiffusion-grand-petit-joan-ayrton-benjamin-l-aman/

Teaser de l’expo : https://vimeo.com/215148393

Benjamin L. Aman, «Redshift #1, L'étang», 2017.
Pièce sonore pour casque nomade

Soirée revue N/Z : «Les tendres plaintes», par Perrine Lamy-Quique et les Marquises

[Paris • France]

 

Projection et lectures, poésie et images. Un projet documentaire de Perrine Lamy-Quique (1h20) accompagné d’une musique originale des Marquises.

 

Une nuit d’avril 1970, face au Mont-Blanc, un sanatorium pour enfants s’est effondré à la suite d’un glissement de terrain qui a fait 72 victimes dont 56 enfants. À l’époque, on a accusé la montagne et l’affaire a été classée. Aujourd’hui que s’effacent les dernières traces de cet effondrement, Perrine Lamy-Quique nous ramène dans cette vallée gris-fer pour nous donner à entendre la parole dégelée des victimes et dévoiler les strates qui sédimentent ce drame. Sa lecture filmique, aux frontières du documentaire et de la poésie, nous plonge dans une quête de sens au bord des failles, comme un défi lancé à l’oubli.

 

N/Z est une revue expérimentale à ciel ouvert qui s’intéresse à l’écriture comme processus de travail, en amont de sa formalisation définitive et sous toutes ses formes.

 

« C’est une histoire fracassée, une histoire qui a été maltraitée en 1970, volontairement. J’essaie depuis trois ans de rassembler les matières survivantes qui la racontent, de remettre en contact des êtres, des lieux et des archives qui se sont dispersés dans l’espace et dans le temps, pour extraire cette histoire de l’oubli et en remonter une version plus juste. Mon hypothèse, c’est que le passé ne passe pas, qu’il trouve toujours une niche où se cacher, et que plus le temps passe, plus le passé nous saute aux yeux. Il y a quelques mois, la Revue N/Z m’a proposé d’ouvrir temporairement les coulisses de ce double projet en cours. J’ai relevé le défi et je présente une forme de lecture-projection qui donne à sentir à la fois le film documentaire et le récit littéraire à venir. Cette performance est donc une forme éphémère, vouée à être avalée par les remontages à venir. » Perrine Lamy Quique

 

http://www.revuenz.fr/blog-lamyquique

 

Le travail de Perrine Lamy-Quique (née en 1983 en Haute-Savoie) associe écriture, film et photographie, autour des notions de périmètre et de transgression. Depuis 2010, ses créations – associant mots et images – amorcent une investigation poétique de l’oubli, entre frontalité et mystère, aux frontières du documentaire et de la poésie.

Lecture-projection enregistrée à la Maison de la Poésie (Paris), le 24 février 2017.
Mixage : Adrien Tripon.

Les résidents et le robot

Les Résidents et le robot, est une œuvre sonore sur ce curieux « robot d’aide à la personne ». Interrogation poétique autour de sa présence en maison de retraite, elle donne l’occasion de rebondir sur la vision qu’en donne un reportage télé. Elle suit quelques pistes qui questionnent l’esthétique, la technique mais aussi la magie, sur les traces de Simondon et N. Wiener…

 

Cette narration de Laurent Bonnotte se déroule dans un paysage sonore créé avec son frère Gérard.

 

Si vous souhaitez voir (et savoir) en plus d’entendre, vous pouvez aussi regarder cet épisode du webdoc animé des lendemains hybrides : https://vimeo.com/153846122

Narration de Laurent Bonnotte, dans un paysage sonore créé avec son frère Gérard.

«Je sais pas m’arrêter alors je continue» | Confession de bistrot

[Seine-Saint-Denis • France]

 

« Parfois, c’est leur prénom que j’aime bien. Ah le 3 il est bien. Comment il s’appelle ? Poupée d’amour. Ah ben Poupée d’amour il va gagner »

 

Depuis son divorce, Marcus a le jeu dans la peau. Autour d’un café, il raconte à Jef Klak son itinéraire de joueur, lui explique à quoi il joue, à quoi il jouait, et comment.

 

Joueur un jour, joueur toujours ?

Création sonore d'Emmanuelle Tornero issue du quatrième numéro de la revue Jef Klak, «Ch'val de course» (avril 2017).

avril 2017

Le Journal Sonore de la R22 #3 | avril 2017

[Tout Monde]

 

Redécouvrez le meilleur du mois d’avril sur la r22 dans notre tour d’horizon mensuel.

 

Sur fond d’un live de Frédéric Mathevet et Jean-Philippe Velu à la Galerie Planète Rouge (antenne L’autre Musique), les brèves nous emmènent dans la Chaufferie des brasseries de Maxéville, où Jérémy Damian nous parlait de la pratique du contact improvisation (antenne Vie), à Khiasma où s’exprimait le féminisme décolonial de Françoise Vergès, à Lyon, où Barbara Manzetti réalisait la dernière séquence de «Rester. Étranger», et enfin au sous-sol du Théâtre Gérard Philippe, où les étudiants du Master de création littéraire de l’université Paris 8 passaient une nuit pour produire un texte collectif.

 

Dans un deuxième temps, on vous propose un extrait d’une discussion captée lors du workshop «EVOL» à Khiasma, début avril. Quelle place pour les pratiques sonores et musicales dans les écoles des Beaux-arts aujourd’hui ? Un échange diffusé alors en direct sur Radio BAL (« Beaux-arts Live »), et qui réunissait Vincent Rioux, responsable du pôle numérique des Beaux-Arts de Paris, Églantine Laval, qui porte avec d’autres le projet Radio BAL, Olivier Marboeuf, et des artistes étudiantes et étudiants de l’Ensba : Maëlle Poirier, Nina Galdino, Audrey Carmes, Sacha Rey et Gaspard Laurent.

 

Et pour refermer ce journal, un morceau de Sacha Rey alias Amanda Grey, Like a memory of present.

 

Rendez-vous fin mai pour notre prochain journal !

 

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Montage-mixage : Adrien Tripon et Esther Porylès
Voix (brèves) : Esther Porylès
Entretien : Vincent Rioux, Olivier Marboeuf, Églantine Laval, Maëlle Poirier, Audrey Carmes, Nina Galdino, Sacha Rey et Gaspard Laurent.

Pot d’âne : recette en verre

[Toulouse • France]

 

Performance sonore et culinaire réalisée à partir du texte de Sophie Tiers, Pot d’Âne : Recette en verre (CMDE, 2016) au Centre Culturel Bellegarde (Toulouse), le 10 mars 2017.

 

La performance est construite comme un repas. En tête à tête, la lecture déploie une installation sonore, visuelle et olfactive.

 

Texte-Graphisme : Sophie Tiers
Lecture : Célio Paillard
Mise en son : Frédéric Mathevet

19 ans aujourd’hui

[Lyon • France]

 

Séquence#5 : 19 ans aujourd’hui

Avec Julien Abbes, Lucie Pavy, Rita Rochdi et Denis Mariotte

 

« Je préfère m’intéresser à ce qui m’entoure. Le point de vue de l’autre. Etre métisse c’est vivre sa mixité. Pour moi, c’est une chance. Ce problème d’étiquettes ça ne me va pas. C’est ma vie. On m’a mis dedans. C’est ce que ma maman me dit. Je ne serai jamais de la couleur locale ».

Lucie Pavy, 19 ans aujourd’hui

 

www.rester-etranger.fr

Antenne Rester. Étranger.
Séquence 1 : Je vole
Séquence 2 : C'est relou
Séquence 3 : Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.
Séquence 4 : Chaud comme la pluie
Séquence 5 : 19 ans aujourd'hui

Soirée revue N/Z : «Le livre dense», par Raphaël Tiberghien

[Paris • France]

 

« Le langage nous est utile, à quoi ? J’aimerais profiter de l’occasion de ma participation à la revue N/Z pour établir une correspondance avec d’autres artistes de ma génération qui en font usage, afin de comprendre comment et pourquoi ils l’utilisent. Beaucoup de jeunes plasticiens manipulent les mots, qu’ils soient écrits, prononcés ou enregistrés, et l’on peut s’interroger sur cette pratique, sur ce qu’elle dit de notre époque. » — R. Tiberghien

 

Pour cette soirée de la revue N/Z, Raphaël Tiberghien invite Violaine Lochu, Sara Acremann et Timothée Dufresne à penser ensemble l’utilité du langage et l’usage qu’en font ces jeunes plasticiens à notre époque.

 

Éditée par le Bureau des activités littéraires, N/Z est une revue expérimentale à ciel ouvert qui s’intéresse à l’écriture comme processus de travail, en amont de sa formalisation définitive et sous toutes ses formes.

 

Déroulé de la soirée :

Violaine Lochu – Animal Mimesis, performance-conférence, 2015.

Sara Acremann – Présentation du travail Les Listes, et de ses différentes formes entre 2013 et 2016.

Raphaël Tiberghien – Danoisie – lecture sculptée.

Timothée Dufresne & Raphaël Tiberghien – Je suis la ligne, vidéo (non restituée dans cette captation)

Soirée enregistrée le 2 décembre 2016 à la Maison de la Poésie, Paris.
Mixage : Adrien Tripon

 

La Règle du jeu : 
C’est une réalisation à 14 mains en ajout, couche, sur-couche, cuts, clarifications, suspens et superpositions. La règle, c’est qu’il en va du jeu comme dans la vie : on s’amuse, on se lance, on tente. Parfois, les choses se brouillent, on n’y comprend plus rien et ceux qui gagnent créent la surprise.

Reste une certitude : 
Ce n’est pas parce que l’on a des oreilles ou un micro que l’on est sûr.e de pouvoir tout capter ! 

 

Merci à celles et ceux qui se sont aussi prêtées au jeu : Cristina, Guillaume, Carla, Vincent, Lise, Arsène, Anouk, Fabrice, Antoine, les punks de la ferme du Haut Nueil.

Pièce collective de Jef Klak – 3 min 50
Nombre de joueuses : sept
Emilie Mousset, Aude Rabillon, Céline Della Savia, Cabiria Chomel,
Michelle Fikou, Cécile Debove, Emmanuelle Tornero.

Echange avec Françoise Vergès autour de son livre «Le Ventre des femmes»

[Les Lilas • France]

Ces échanges avec Françoise Vergès font suite à la lecture-rencontre organisée à l’Espace Khiasma en mars 2017, à l’occasion de la sortie de son livre Le Ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme (Albin Michel, 2017). Cliquez ici pour commencer avec la lecture d’Olivier Marboeuf et les interventions de Seloua Luste Boulbina et Françoise Vergès.

«Dans les années 1960-1970, l’État français encourage l’avortement et la contraception dans les départements d’outre-mer alors même qu’il les interdit en France métropolitaine. Comment expliquer de telles disparités ? Dès 1945, invoquant la « surpopulation » de ses anciennes colonies, l’État français prône le contrôle des naissances et l’organisation de l’émigration ; une politique qui le conduit à reconfigurer à plusieurs reprises l’espace de la République, provoquant un repli progressif sur l’Hexagone au détriment des outre-mer, où les abus se multiplient. Françoise Vergès s’interroge sur les causes et les conséquences de ces reconfigurations et sur la marginalisation de la question raciale et coloniale par les mouvements féministes actifs en métropole, en particulier le MLF. En s’appuyant sur les notions de genre, de race, de classe dans une ère postcoloniale, l’auteure entend faire la lumière sur l’histoire mutilée de ces femmes d’outre-mer, héritage douloureux d’un système esclavagiste, colonialiste et capitaliste encore largement ignoré aujourd’hui.»

Françoise Vergès est titulaire de la Chaire « Global South(s) » au Collège d’études mondiales, Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris. Elle est notamment l’auteure d’Entretiens avec Aimé Césaire, Nègre je suis, nègre je resterai (2005), de La Mémoire enchaînée (2006), et de L’Homme prédateur (2011).

Enregistré à l'Espace Khiasma, le 22 mars 2017.
Mix : Esther Poryles et Adrien Tripon

Once upon a time, Fukushima (Balade de l’invisible mix)

[Paris • France]

La partition de cette nouvelle version de «Once Upon A Time Fukushima» reprend la note d’intention du projet proposé à Dominique Balaÿ pour le projet collaboratif qu’il a développé : Meanwhile, In Fukushima

« Je suis de mon occident. Je n’ai rien vu de Fukushima. Sinon des images et des sons, des agencements médiatiques qui sont venus habiter la sonorité /fukushima/. Pour nous, Occidentaux, Fukushima n’est plus ni un lieu, ni un événement. C’est cette sonorité-réceptacle où se sont déposés les angoisses, les fantasmes, les prémonitions d’une société égarée sur les voies de la mondialisation énergétique et nucléaire. Fukushima est une allégorie moderne, la figure d’un mythe moderne, le précipité d’un inconscient collectif. Fusion et fission se sont agrégés à une catastrophe et à un cataclysme faisant de /fukushima/ le signe d’une apocalypse hypermoderne : Fukushima est un big crunch symbolique, une cosmogonie inversée. »

Once upon a time, Fukushima, partition suspendue pour un aérophone et un manipulant, vise à inverser la narratologie liée à /fukushima/. Elle reste fidèle au sens singulier indiqué par Otomo Yosihide, Michiro Endo et Ryoichi Wago dans leur manifeste : il ne s’agit ni d’une dénonciation militante, ni d’un simple reporting de faits, plutôt la démonstration d’un désir et une tentative de maintenir une « connexion » avec ces lieux et ces populations officiellement condamnés. Il s’agit d’activer un moment symbolique pour rendre à fukushima ses forces positives et centrifuges ; d’un moment de lutte symbolique contre les forces mortifères pour proposer une nouvelle cosmogonie ouverte et en expansion.

La partition est constituée d’un plateau sur lequel un relevé transparent de l’ensemble des centrales nucléaires japonaises se déplace et offre à l’instrumentiste des notes et des motifs à jouer. L’ensemble des manipulations de la carte est capté en temps réel et manipulé, ainsi que les sons produits par l’instrumentiste.

Les déplacements du calque sur le plateau, comme les différents moments de la construction sonore sont déterminés par le lancer de deux dés : l’un qui indique un chiffre compris entre un et six et qui permet un déplacement latéral ou une rotation précise de la carte, l’autre qui propose une suite d’opérations comme changer de calques, déplacer latéralement, rotation vers la gauche, rotation vers la droite, retourner le calque ou ne rien faire…

Au sol, une projection d’un respirant qui « incorpore » la définition de Fukushima et sur lequel l’instrumentiste se calque, tout en colorant sa respiration des phonèmes de /fukushima/. Pendant ce temps le manipulant fait disparaître un dessin méticuleusement choisi parmi des images de Kamishibaï , puis décalquées.

[Saint-Denis • France]

 

Sous-sol, une pièce sonore conçue par les étudiants M1 du Master de création littéraire de l’université Paris 8.
Au mois de novembre 2016, les étudiants ont été invités à écrire avec et autour de l’exposition Habiter le campement qui se tenait dans les sous-sols du Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis.
Ils ont décidé de faire eux-mêmes l’expérience du campement en restant toute une nuit dans le théâtre. Durant cette longue nuit, ils ont fait des rondes successives afin de prendre soin les uns les autres, de dormir alternativement et d’écrire un texte collectif.
Ce texte a été enregistré dans le studio de Sébastien Trouvé qui lui a donné sa texture sonore et musicale.

Atelier animé par Olivia Rosenthal.
Merci aux intervenants, François Lorin, Fiona Meadows, Jean Bellorini, Claire Lecadet, Marion Canelas et Thierry Thieû Niang.
Merci à toute l’équipe du TGP qui a accueilli les étudiants dans ses murs jour et nuit.

Enregistrement et création sonore: Sébastien Trouvé
avec les voix de : Stéphanie Arc, Nicolas Attal, Perrine Baron, Camille Bonvalet, Caroline Boulord, Allan Deneuville, Leïla Dijoux, Millie Duyé, Mathilde Forget, Valérian Guillaume, Anna Mezey, Arthur Petin, Samuel Poisson-Quinton, Lucie Rico, Woosung Sohn, Anne-Lise Solanilla, Alexandra Sollogoub, Stéphanie Vivier, Guillaume Wavelet.

[Les Lilas • France]

Projections et conversation avec l’artiste Liv Schulman, accompagnée d’Émilie Renard (directrice de La Galerie, Centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec) et Olivier Marboeuf.

Cette conversation ponctuée de projections traverse la résidence de l’artiste Liv Schulman, intitulée Que faire ?, à La Galerie, centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec, qui se déroule du 2 septembre 2016 au 1er avril 2017. Que faire ? consiste à créer une mini-série télévisée de 3 épisodes. Cette série se développe autour de séances de thérapie collective pour des scénaristes souffrant du syndrome de la page blanche. Liv Schulman fait de Noisy-le-Sec le terrain de cette fiction et y intègre les habitants, l’activité et les lieux de la ville, autour des notions d’inspiration et de créativité au travail. À cette occasion l’artiste revisite également certaines de ses œuvres précédentes qui s’intéressent de manière caustique aux contraintes et aux conventions du langage issues de l’art, de l’économie et du champ social.

Liv Schulman (née en 1985) vit à Paris et Buenos Aires (Argentine). Elle est diplômée de l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy et du Post-Diplôme de l’Ecole nationale des beaux-arts de Lyon.

https://livschulman.com/

Le Ventre des femmes, Lecture-Rencontre avec Françoise Vergès

[Les Lilas • France]

Rencontre avec Françoise Vergès à l’occasion de la sortie de son dernier livre, Le Ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme (Albin Michel, 2017). Une lecture d’un passage par Olivier Marboeuf, auteur et directeur de Khiasma. En conversation avec Seloua Luste Boulbina, chercheuse associée au Laboratoire de Changement Social et Politique (LCSP – Université Denis Diderot Paris). Elle est notamment l’auteure de L’Afrique et ses Fantômes (2015), Les Arabes peuvent-ils parler? (2011) et Le Singe de Kafka et autres propos sur la colonie (2008).

« Dans les années 1960-1970, l’État français encourage l’avortement et la contraception dans les départements d’outre-mer alors même qu’il les interdit en France métropolitaine. Comment expliquer de telles disparités ? Dès 1945, invoquant la « surpopulation » de ses anciennes colonies, l’État français prône le contrôle des naissances et l’organisation de l’émigration ; une politique qui le conduit à reconfigurer à plusieurs reprises l’espace de la République, provoquant un repli progressif sur l’Hexagone au détriment des outre-mer, où les abus se multiplient. Françoise Vergès s’interroge sur les causes et les conséquences de ces reconfigurations et sur la marginalisation de la question raciale et coloniale par les mouvements féministes actifs en métropole, en particulier le MLF. En s’appuyant sur les notions de genre, de race, de classe dans une ère postcoloniale, l’auteure entend faire la lumière sur l’histoire mutilée de ces femmes d’outre-mer, héritage douloureux d’un système esclavagiste, colonialiste et capitaliste encore largement ignoré aujourd’hui. »

Françoise Vergès est titulaire de la Chaire « Global South(s) » au Collège d’études mondiales, Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris. Elle est notamment l’auteure d’Entretiens avec Aimé Césaire, Nègre je suis, nègre je resterai (2005), de La Mémoire enchaînée (2006), et de L’Homme prédateur (2011).

Le Ventre des femmes est disponible en vente à l’Espace Khiasma.

Enregistré à l'Espace Khiasma le mercredi 22 mars 2017
Mix : Esther Poryles

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